à tous, j´ai écrit cette petite fiction et je voudrais savoir ce que vous en pensez!!!! merci
Nous sommes en 1955, Paul habite à Paris, dans le 1er arrondissement. Il a beaucoup d´amis et les invite régulièrement chez lui pour boire un verre et discuter.
Ce soir là, Paul avait invité ses amis les plus fidèles: il y avait M. Dehy, avoué, M. Marcus, médecin et M. Zacbal qui, lui aussi, était médecin. Après avoir pris un bon repas, ils s´étaient assis au salon et buvaient un verre en discutant. Au bout d´un moment, le sujet dont il discutaient étant épuisé, ils restèrent assis là sans rien dire. Paul, que ce silence ennuyait, demanda à Alfred Marcus, le médecin, de leur conter une histoire, une histoire belle et véridique que tout le monde serait heureux d´entendre. Marcus réfléchit puis accepta.
_Mais, dit-il, il vous faudra attendre que je la couche sur papier.
Après une semaine d´attente, Paul réunit ses amis et après le repas, il demanda à Marcus de leur lire son histoire. Voici ce qu´il raconta:
_J´étais jeune alors, j´avais commencé mes études de médecine et bien qu´elles soient passionnantes, j´avais du mal à tenir en place. Un jour, après mon heure de psychologie humaine, je partis me promener. Je pris ma voiture, traversai Paris et allait à la campagne. Là je m´arrêtais au bord d´un ruisseau. Après une heure de marche, je m´asseyais au bord de l´eau . Je ne sais combien de temps je restais assis là, mais quand je repris conscience, il faisait nuit, la lune et les étoiles brillaient d´une froide lumière. J´étais glacé, je me relevai d´un bon et couru jusqu´à la voiture. Elle était toujours là, mais il y avait quelqu´un dedans. A pas de loup, je m´approchai et en ouvrant doucement la portière, je découvris mon ami d´alors: James Rothile. Il étudiait la médecine tout comme moi, mais il était bien plus sérieux. Je le réveillai et lui demandai ce qu´il faisait dans ma voiture. Il m´apprit qu´il m´attendait et qu´il s´était inquiété pour moi. Il avait retrouvé ma voiture par hasard et avait attendu à l´intérieur pour être sur de me retrouver. Je lui assurai que j´allais bien et nous repartîmes, chacun dans notre voiture, vers Paris. Arrivés là-bas, nous nous séparâmes et je rentrai chez moi, je garai la voiture, montai les escaliers et me couchai directement.
Le lendemain, il était déjà bien tard quand je me réveillai. Je pris mon petit déjeuner tout en lisant le journal, en gros titre on pouvait lire:
MEURTRE AU COUTEAU RUE LAFAYETTE
Tout de suite, je pris peur, le rue Lafayette était celle où j´avais laissé mon James la veille. J´attrapais un manteau et courus là-bas. Je montai jusqu´à l´appartement de mon ami. Là, je le trouvai assis, sale, échevelé sur son lit. Il me dit qu´il allait bien mais qu´une chose l´inquiétait, il n´arrivait plus à se souvenir de ce qu´il avait fait en rentrant la veille. Je le rassurais, lui expliquait qu´il était très fatigué et qu´il ne fallait surtout pas qu´il s´inquiète. Pourtant, malgré mes paroles rassurantes, je n´étais pas tranquille. Il y avait quelque chose qui n´allait pas chez James, son visage, bien qu´il me sembla être le même, avait une chose, un regard ou je ne sais quoi de différent. Toute la journée, je restais près de lui, l´observant: tous ses gestes ses regards indiquaient qu´il fuyait quelques chose. Etait-ce moi qui l´inquiétait à ce point? Enfin, le soir, je découvris ce qui n´allait pas:
Il était près de 20H, je m´apprêtais à quitter James ( qui paraissait toujours bizarre) quand je remarquais quelque chose. En passant devant la salle de bain, je vis un énorme couteau, le bout en était rouge... Je courus chercher James et le trouvait étendus sur sont lit, son cœur ne battait plus et il avait un verre à la main. A coté de lui, il y avait un mot qui disait ceci:
_Si tu lis ceci c´est que tu as découvert qui je suis. Je crois que c´est moi qui ais tué cet homme la nuit dernière. Je suis schizophrène. Tu sais comment les gens réagissent face au personnes qui en sont atteintes? Cet homme avait commencé à découvrir ma maladie et il me harcelait. Excepté lui, personne ne savait. Mais comment aurais-je pu cacher la vérité à mon meilleur ami? Adieu Alfred Marcus, je suis désolé...
James
Je lu et relu la lettre plusieurs fois. Comment n´avais-je pas vu que James était malade? J´aurais peut-être pu l´aider... Très lentement, je quittais l´appartement de mon ami. C´était peut-être un meurtrier, mais malgré tout, il avait toujours été mon ami. Sa maladie l´empêchait de vivre normalement et la peur de la réaction des autres l´empêchait d´en parler. C´était la maladie qui l´avait tué.
Voilà la fin de mon histoire.
Quand Marcus leva les yeux de sa lecture il vit tous les autres qui le regardaient.
_Tu n´en avais jamais parlé? Lui demanda Paul.
_Non, répondit Marcus, j´ai toujours gardé le secret et j´aimerais que vous le fassiez aussi. Les autres promirent et maintenant, ils sont quatre à garder ce secret.
voilà, merci de laisser des coms pour que je sache ce que vous en pensez!