Voici une nouvelle que j’ai déjà publiée sur le forum, mais à la relecture il y avait énormément de fautes, je l’ai donc retravaillée, car elle avait plus à 2 personnes. J’espère que cela vous plaira.
Amitié.
Il était 7 heures du matin. Le bruit strident du réveil lui fit prendre conscience qu’il devait se lever. Une routine s’était installée depuis maintenant 2 ans. André n’était pas mécontent de ce train de vie. Il aimait être libre et n’avait pas de travail. Il aimait également regarder le vendredi soir les vieux films américains, qui le distrayaient.
Il vivait en colocation avec un homme, Philippe. Cet homme avait toujours été bon avec lui, par conséquent il le laissait en paix.
André avait don emménagé dans cet appartement depuis 2 ans, car il cherchait un abri après la mort de ses parents, tués dans un accident de voiture. En effet un soir, un automobiliste, éméché, avait percuté ses deux parents qui ne s’en étaient pas relevés.
Sa nostalgie ne l’empêchait pas d’avoir une belle vie.
Il se leva, les yeux quelque peu fatigués. Il faut dire que la veille il s’était couché tard, il avait regardé « Le jour le plus long », l’un de ses films préférés.
Philippe, d’une incommensurable bonté, avait passé la soirée à mijoter des petits plats pour son compagnon qui ne savait pas faire la cuisine, ce qui avait permis à André de se régaler.
Philippe était un homme solitaire, sans femme ni enfant et qui n’avait pas de travail. Ils allaient souvent à l’ANPE mais étaient toujours rejetés. On disait à Philippe qu’il n’avait pas de compétences assez élevées, quant à André on le regardait et on riait ; il était très blessé par cette attitude hautaine qui lui était réservée.
Philippe n’aimait pas le contact avec les gens, au contraire André était sociable ; tous les matins il avait un programme bien défini : dans un premier temps il allait chercher le pain dans la boulangerie la plus proche ; il connaissait bien le patron car il était l’un de ses meilleurs clients, d’ailleurs celui-ci lui faisait régulièrement des réductions.
André allait ensuite au square, il adorait les enfants et il regrettait beaucoup de ne pas en avoir ; il avait pourtant essayé maintes fois avec Charline, une amie, en vain. C’est pourquoi il les observait longuement le matin.
Après il faisait un tour par la boucherie, où il humait les bonnes odeurs de viande, lui mettant l’eau à la bouche, et faisant frétiller ses narines.
Quand André rentrait, Philippe était toujours heureux. André n’avait jamais su pourquoi mais son compagnon avait toujours peur qu’il lui arrive quelque chose.
Le midi, Philippe racontait à son ami ses rêves, ses angoisses, ses projets pour l’avenir. André restait silencieux et donnait son approbation ou son désaccord d’un signe de tête.
L’après-midi, Philippe partait de temps en temps à l’ANPE. Il proposait à André de l’accompagner, mais ce dernier, en définitif n’avait pas tellement envie d’avoir un travail, lui faisait comprendre qu’il refusait.
Dédé, comme le surnommait affectueusement son ami, passait ses après-midi sur le lit à rêver d’une vie où il aurait pu être comme Philippe, il aurait voulu savoir ce que cela faisait d’être dans une telle enveloppe charnelle ; car lui avec ses puces et ses poils, son confort personnel était restreint.
Mais il aimait malgré tout sa vie.
Ce n’était pas une vie de chien !