Bon, bah comme je suis sur mon grand projet, ça fait un moment que j´avais plus fait de trucs sans prétentions... J´étais motivé, cette nuit : ça a donné ce début, sur lequel j´aimerais bien avoir vos avis^^
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« Tous les systèmes ok ! assura Larry de sa voix de moniteur. Allez, Dennis, accroche-toi où tu peux, mon pote, je sens qu’on va battre des records aujourd’hui ! »
Dennis sourit conventionnellement. Certes, il n’en était plus tout à fait à ses premiers pas en tant que copilote, et le trac qui accompagnait en général ceux-ci avait déserté son esprit. Cependant, c’était la première fois qu’il était avec un type aussi fêlé que Larry. Il se demanda si on l’écouterait, lui, pauvre jeunot inexpérimenté, au cas où l’autre alcoolique – personne ne l’avait jamais prouvé, mais Dennis aurait parié qu’il était impossible de se retrouver dans un état aussi lamentable sans aucune aide extérieure – péterait un plomb.
Il décida que oui, qu’on l’écouterait. Parce que s’il ne prenait pas cette décision, ces pensées allaient l’occuper tout le vol, et c’est lui qui allait griller ses fusibles. Son « pote » se détourna et, prenant appui de l’avant-bras sur son siège, s’adressa à l’hôtesse qui attendait derrière eux.
« Allez, Virginia, on va décoller. C’est pas le moment de regarder les nuages, tu pourras le faire autant que tu veux après. »
L’hôtesse revint sur terre et baissa la tête. Comme elle s’y attendait, le pilote était en train de lui adresser son fabuleux sourire en forme de hamac, celui qu’il devait considérer comme l’arme ultime de la séduction. Dans d’autres circonstances, elle lui aurait probablement fait ravaler son engouement, mais il était pilote.
« Excusez-moi, monsieur. J’y vais immédiatement. »
Virginia s’était toujours étonnée de l’absence, parmi les nombreuses questions existentielles de l’espèce humaine, du simple mais fondamental : *Comment Joseph Larrington avait-il pu obtenir son brevet de pilotage ? *. C’était son quatrième vol en sa compagnie, et cela lui devenait de plus en plus insupportable. Elle ne laissait cependant rien paraître, se dotant du même calme que celui qu’elle employait envers les passagers discourtois ou inconvenants. Après tout, c’est tout ce qu’était le patron ; un passager. S’il maniait les boutons, il ne pouvait influer sur la destination.
Rassérénée par cette pensée, elle s’approcha du système de micros et toussota une fois avant de s’exprimer.
« Mesdames et Messieurs, nous sommes sur le point de décoller… »
« …Veuillez retourner à vos places et attacher vos ceintures, débita la voix enjouée de l’hôtesse de l’air. Nous vous rappelons qu’il est interdit de fumer dans les avions de la compagnie NaughtAir, et nous vous souhaitons un agréable trajet à bord de ce vol à destination de Genève. »
Kathryn se demanda comment l’hôtesse pouvait bien imaginer qu’elle allait passer ces 15 heures de sevrage forcé dans la béatitude. Le toucher de Dieu, peut-être ? Une voix intérieure lui rappelant que « Boire, c’est mal » et que « fumer donne le cancer » ? De son siège, elle avait une vue parfaite sur l’air niais de l’employée de la compagnie d’aviation. Elle détourna les yeux avec un reniflement de dédain, et son regard dériva à travers le hublot, sur la piste. C’était la seconde fois qu’elle faisait étape à l’aéroport de Miami. Mais quinze ans mouvementés séparaient les deux passages. Pour elle, c’était un aéroport. Un outil, un moyen de passer d’un endroit à un autre. Sans intérêt. Rien que des murs, des visages. Et du bruit.
« Monsieur, ayez l’obligeance d’être plus discret, le bruit perturbe tout le monde », fit une voix agacée, peut-être deux sièges plus haut dans la colonne.
Pas de changement. Plusieurs visages se retournèrent, et certains étaient dans son champ de vision.
Larry leur adressa un regard incompréhensif, puis une lueur d’intelligence traversa – brièvement – son regard, et il retira les écouteurs de ses oreilles. Liquido, qui s’en donnait déjà à cœur joie quand l’obstacle atténuait le son, se lamenta avec une vigueur peu commune sur les raisons qui poussaient son interlocutrice à persister à lui mentir. Un murmure désapprobateur parcourut cette fois-ci tous ses voisins, ce que Larry prit personnellement ; comment pouvait-on ne pas apprécier une musique aussi géniale ?
Il adressa un regard noir à tous ses détracteurs, et, tandis que le chanteur essayait d’espérer des jours meilleurs, il baissa le volume de quatre mesures.
« Fais gaffe, tu vas jamais rentrer gros comme t’es ! Tu dois d’abord diminuer de volume ! »
Mais Christopher n’eut pas le temps ; avec un bruit mat, Goldbeater, le petit ballon violet, vint heurter le haut du tunnel, où il explosa en un *plop* sonore. Après quoi la gameboy nargua le joueur d’une joyeuse musique, lui indiquant que le jeu était terminé.
« Ah ah, c’est ballot, fit remarquer Johnny, sarcastique. Surtout que c’était ta dernière partie, Chris. A moi ! »
Et il lui arracha la console des mains – c’est tout juste s’il n’arracha pas les mains de la console, à dire vrai. La rivalité qui opposait Chris et Johnny était simple : Chris avait de la classe, Chris était respecté. Johnny était ignoré, il n’était qu’une ombre sans importance. Une manette entre les mains, Johnny devenait le meilleur – et il s’acharnait à ce que Chris en prenne conscience le plus souvent possible.
« Vise-moi cette combinaison de gosu, s’exclama-t-il, des lumières allumées au fond de ses yeux. Putain, j’ai gagné 12 vies et je sais comment. Tu crois que le jeu s’arrête à combien de vie maximum ? 500 ? 1000 ? »
Or voilà que le petit soulevait là un point intéressant, en dehors du fait qu’il avait par trop arrondi ses chiffres. Il y avait dans cet avion 452 vies, selon le registre de bord. En comptant les pilotes, et les 19 membres d’équipage, on pouvait même frôler les 475. C’était un jour comme un autre pour tenter l’Expérience. Il décida que ce serait aujourd’hui. Et que ce serait ces 475 là.
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Voilà, voilà.
En même temps, je sais pas ce que ça vaut, mais ça a eu le mérite de m´occuper un moment^^ J´espère que vous apprécierez - et j´attends vos commentaires 