LE NOIR
Le Noir n'est pas triste. Le Noir n'est ni moderne. Mais, pour sûr, pas que vestimentairement parlant, le Noir est modeste et arrogant. A ce niveau, le revêtir est paresseux et facile, mais le Noir reste mystérieux ; mystérieusement inégalable, car il n'est point que couleur. Il est bien plus que cela. Le Noir malmène et emmène là, où, seul le mal mène.
En ascendance sur toutes choses, l'Homme ne se dévoilera jamais davantage en sa possession car le Noir ne peut être plus sombre que la singulière noirceur à l'intérieur de lui, son valet. Le port et l'apport du Noir dans notre valetaille d'aujourd'hui ne sont alors que perfides manies, déformées au gré du temps; conséquences de l'expiation de soi causées par celles d'autrui. Le Noir, c'est l’égoïsme pur.
Mais surtout, surtout, Le Noir rentre, plus que tout le reste, en résonance - de fait, en tous lieux - avec l'ensemble de ce qui nous entoure : couleurs, humeurs, torseurs, valeurs, vecteurs et spineurs, sueur, secteurs... Il est cet unique fil conducteur, liant le commencement du Rien à l'aboutissement du Tout et peut alors se permettre, toujours avec ce dédain qui lui est propre, ce qu'Il fait déjà si bien.
Le Noir est à la fois essence de la nuit et naissance de la vie. Il le sait bien, et nous le fait dûment comprendre, Monsieur nous imposant ses horaires et ses lieux; et encore, lorsque qu'Il dédaigne s'y présenter. Le commun des mortels n'entrevoient qu'une infime partie de son obscure omnipotence. Pour ma part, et cela m'a, longuement, entraîné démence, je sais qu'il est au dessus de tout, et ressens dorénavant constamment sa présence.
En effet, un jour, comprenant la grandeur de ses sens, le Noir, ayant alors pris conscience de son omniscience, fit l'unique, singulier mais plus grand honneur qu'il ne puisse rendre à l'humanité, et Il lui permit d'entendre le son de sa voix. Il choisit une jeune pousse, et lui susurra, d'un timbre sans pareilles, ceci à l’oreille :
« Je suis le Noir, je suis là, je suis fort, et je ne me soucie de vous. Vous ne pouvez en faire autant. Alors ne me contrariez en rien. »
Voilà, petit texte que j'ai écris dans l'heure passée. J'ai pas l'habitude d'écrire d'habitude et m'embrouille dans ma tête ces derniers temps, donc cela se ressent dans le texte (je pense).
Je le poste ici pour avoir quelques retours : qu'en pensez-vous?
Je pensais peut-être le structurer et le compléter pour en faire une nouvelle (ça serait ma première, whaou!
). Là c'est presque un one-shot, j'ai écris un peu ça à la va vite, en "très peu" (car il est pas bien long non plus...) de temps (1h30 max), pour évacuer surtout, mais est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir une (potentielle, du coup) nouvelle écrite à partir de ce texte?
Merci d'avance pour vos réponses (ou pas, peut-être bien qu'il n'y en aura pas haha) et soyez pas trop méchant, comme dis plus haut, l'écriture n'est point dans mes habitudes usuellement!
Cordialement, et bonne soirée (ou journée) à tous. 