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JVWC 2005. Homosexualité.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
26 mars 2005 à 17:00:54

Le thème étant :
" Un homosexuel avoue à ses parents son homosexualité".

Voici donc mon texte, et j´invite les autres membres de la poule à poster les leur.

*

Toute vérité n’est pas bonne à dire

Depuis quand cette sensation est-elle mienne ? Depuis quand vis-je avec elle ? Deux ans ? Trois ? Je ne sais plus. Mais ce qui est certain, c’est qu’elle est bien là et qu’aujourd’hui, elle va changer ma vie. Mais pas seulement la mienne.

« Alors quand est-ce que tu nous présente ta petite amie ? » Puis ce petit rire, sympathique, mais tellement dénué de sens, autant que la remarque. Combien de fois ai-je du habilement mentir pour répondre à mon père ? Une petite amie . .. Et ma mère, qui rêve depuis que j’ai quitté ce cocon familial, d’être grand-mère. Elle qui parle à chaque repas de famille de tricot pour bébé et autre morceaux de plaisir qu’elle est persuadée de vivre un jour. La pauvre, j’ai peur de la tuer par moment.

Car oui, vous l’aurez compris, je m’appelle Eric, et je suis homosexuel. Et aujourd’hui je vais l’annoncer à mes parents. « Il est temps . .. » comme dirait Schwarzy dans Terminator 3, un bon film . ..

*

La rue est encore bondée. L’Avenue Jeanne d’Arc de Rouen, toujours pleine à craquer de voitures et de bus. Je vais encore devoir partir avec une heure d’avance, comme à chaque fois que je vais chez mes parents. Pourtant, les appartements de Saint - Sever, de l’autre côté de la Seine ne sont pas si loin, mais c’est une manie chez moi, toujours la ponctualité. En avance, c’est une obsession . .. Jamais à l’heure, toujours en avance . .. Peut-être comme ce mode de sexualité que j’ai toujours cru refouler, si on le dit comme ça, vous me rattraperez. Jamais je ne me suis mis en la tête que cela pouvait m’arriver. Pas à moi. Il y a encore cinq ans, j’en avais une, de petite amie. Mais aujourd’hui . .. Je sens déjà l’anxiété me ronger de l’intérieur. Il est dix heures et demie. Je dois être à Saint – Sever à midi. Il faut y aller. « Il est temps . .. ». J’adore cette phrase . ..

Mon appartement est tout ce qu’il y a de plus sobre. Un parquet légèrement vitrifié, donnant une sensation de propre à l’ensemble avec ses murs et leurs papiers peints verts. Le salon avec un canapé, simple mais confortable à souhait, juste en face de la télévision. Un petit coin bien sympathique lorsque l’on rentre du boulot. Je travaille à la gare de Rouen. Je suis conducteur de trains, et je suis actuellement en vacances alors j’en profite pour aller rendre une petite visite à mes parents. Si ça se trouve ce sera la dernière fois . .. J’ai peur. Je ne veux pas les perdre. Pourtant, ni eux ni moi ne pouvons y faire quelque chose. Je ne pourrais pas changer du jour au lendemain. Ni jamais d’ailleurs. J’ai failli dire « Je le crains », mais en fait, je ne le crains pas. J’ai réussi à l’accepter, une victoire ? Je ne sais pas... Et eux, pourront-ils l’accepter ? Je ne connais pas leur point de vue là-dessus, j’y vais un peu à l’aveugle... Voilà, maintenant que je m’en suis rendu compte, j’ai réellement peur...

Ma veste, à l’entrée, je l’attrape. Je passe devant ma chambre pour aller devant la porte d’entrée. Le lit est défait. Normalement, c’est toujours le contraire, mais là, j’ai l’esprit ailleurs. Les clefs de mon appartement sont sur la porte, je les sors de la serrure, et jette un dernier coup d’œil à l’ensemble. Ce couloir qui débouche sur le salon, joint à la cuisine, et la porte, à mi-chemin, celle de ma chambre, jointe, elle, avec la salle de bain. Un dernier coup d’œil, et je sors.

L’immeuble est assez vétuste mais la récente rénovation du lieu lui offre un certain charme. Evidemment, l’ascenseur est en panne. Et j’habite au troisième étage. Les escaliers grincent. A mi-chemin, je croise une vieille dame. Je ne l’aime pas, cette voisine. Raciste comme il n’est pas permis, et homophobe avec ça. Mais rassurez-vous, elle n’est pas au courant pour moi. Il suffit juste de l’écouter parler pour comprendre ce qu’elle pense de tout ça. Elle aussi il a fallu que lui mente, lorsqu’elle a débarqué chez moi, je ne sais plus pour quelle raison et qu’un autre homme était en serviette, sortant de la salle de bain, chez moi. Je l’ai vu à son regard, qu’elle avait immédiatement fait le rapprochement. « Je vous présente mon cousin », cette phrase a calmé ses ardeurs. Heureusement que je la crois stupide, ça me rassure. Tiens, je viens de prendre conscience d’une nouvelle chose, c’est marrant. Je crois qu’elle est irrécupérable.

La double porte est lourde, à l’entrée du bâtiment. Mais depuis le temps, j’arrive à l’ouvrir, et me voilà sur les trottoirs de Jeanne d’Arc. Une circulation tout, sauf fluide, je descend la rue, tranquillement, il fait beau aujourd’hui. En bas, au croisement de la rue avec l’avenue du Général Leclerc, entame le pont. Je monte dans le bus qui part pour Saint – Sever. Il démarre et s’engage dessus. On traverse la Seine, à chaque fois, une petite émotion que je ne saurais décrire naît en moi. Peut-être une expression de la peur du vide que j’ai, je ne sais pas. Quoi qu’il en soit, nous voilà de l’autre côté, engagés sur l’avenue qui va nous mener droit à ce grand Centre Commercial qu’est celui de Saint – Sever. Quelques arrêts plus tard, je descends enfin. Sur ma gauche, « Centre Commercial Saint-Sever », surplombant la voie de métro passant en dessous de ses lettres bleues. Mais pour moi, c’est en face, que ça se passe, dans la petite ruelle un peu plus loin, avec un grand immeuble. Quatre étages d’appartements. Dans l’un d’eux, mes parents.

Ils m’attendent certainement. Ma montre affiche onze heures. Je me suis trompé sur le temps de trajet. D’habitude, les bus n’avancent pas aussi rapidement dans le trafic. Disons que j’ai eu de la chance. Si le fait de m’être trompé, ajouté à ce nœud terrible dont mon estomac ne parvient pas à se défaire, peut être qualifié de chance. Me voilà au pied des escaliers, dans le hall d’entrée du bâtiment. Un certain luxe y régnait. Un hall, déjà. Pour un immeuble d’appartements, avouez que ce n’est pas monnaie courante. Surtout en comparaison du mien. Ici, au moins, l’ascenseur marche. J’ai toujours été impressionné par ce lieu. Dans la cabine, la moquette me caresse les semelles. J’appuie sur le bouton « 4 ». L’ascenseur se meut. Au fur et à mesure que la cabine dépasse les étages, je sue de plus en plus. Le nœud de mon estomac se noue de plus en plus fort. Je suis anxieux. Jamais je ne l’ai autant été de toute mon existence. Comment vais-je leur dire ? Que vais-je faire ?

Je ne sais plus, j’hésite. Pour la première fois depuis que j’ai décidé de leur dire, j’hésite. Réellement. On se dit souvent que sur le fait, on trouvera une once de courage pour parachever le tout. Et bien pas moi. Mon courage s’est enfui. Seules la peur et l’hésitation sont restées. Dès que l’ascenseur arrive en haut, je redescends et je trouverais une excuse. Je me défile . .. La cabine arrive. La porte s’ouvre, je pose le doigt sur le bouton poussoir pour retourner au rez-de-chaussée. Je lève les yeux. Mon père est sur le palier. Trop tard.

L’intérieur est toujours aussi bien entretenu. Ma mère a toujours été victime de cette espèce de personnalité maniaque, qui veut que tout invité soit accueilli dans les meilleures conditions qui soient. Tout à fait louable me direz-vous. Mais je ne suis que son fils tout de même. Qu’importe. La porte de l’appartement débouche directement sur le salon. La table est déjà dressée. L’odeur du coq au vin emplit déjà la pièce et lance l’assaut sur mes narines. Une odeur plus qu’agréable. L’espace d’un instant très court, trop court, j’oublie ce pourquoi je suis venu. Mais la réalité reprend vite le dessus. « Alors, où elle est ta petite amie ? ». Je vous l’avais dit, mon père est incorrigible. Je lui souris en guise de réponse. Ma mère sort alors de la cuisine. Le tablier toujours impeccable. Quelque chose d’extraordinaire avec ma mère, c’est son tablier. Elle peut vous faire les plats les plus salissants de toute l’histoire de la cuisine, jamais son tablier n’en sera la victime. Elle s’approche de moi, et m’embrasse. Un sourire, et elle repart aussitôt. Je reste seul avec mon père. Ce dernier s’installe sur le canapé du salon, face à la table basse sur laquelle reposent toutes sortes d’apéritifs, prêts à être servis. Mécaniquement, je le rejoins. Assis en face de lui, je le fixe en train de servir les trois verres. Il ne se doute absolument de rien. Normal, me direz-vous. C’est là que je commence à anticiper leur réaction. J’imagine leur manière de réagir. Le seul problème, c’est que je n’ai aucune idée de cette réaction.

Je commence à me motiver. Je pense. Il faut que je sois direct. Un coup sec. Je sais que ce n’est le meilleur moyen d’annoncer ça à mes parents, mais pour moi, c’est la meilleure manière de le sortir. Je me connais, je sais que si je commence à meubler, je vais finir par me défiler, encore. Ma mère arrive enfin, le tablier a disparu mais le plateau de petits fours est bien là lui. Elle s’assied à côté de mon père. Je me sers. Je n’ose même pas la regarder. Plus je suis prêt à me lancer, moins j’en ai l’envie. J’avale le petit four, et relève la tête.

Je regarde mes parents. Eux aussi, ils me sourient. Moi, pas. Je me lance enfin, l’anxiété est à son paroxysme, je sue, je tremble presque. Je me suis toujours demandé comment est-ce que je parviendrais à gérer cette situation. Maintenant, je sais que je ne sais pas faire. Ma mère me fixe droit dans les yeux, le sourire aux lèvres, indécrochable. Mon père, lui, se doute que quelque chose se prépare. Le visage presque grave, il fronce les sourcils, et me communique instinctivement que je peux y aller. Il me mettrait presque en confiance. J’ouvre la bouche. Ma vie s’apprête à changer.

« Je suis homosexuel. »

Je n’entends plus aucun bruit. Suis-je devenu sourd ? Je regarde ma mère. Le sourire a disparu. C’est ce que je craignais, ils le prennent mal. Mon père n’a pas bougé. Je me sens mal, je sens que je vais m’évanouir, ma bouche est sèche, j’ai soif, j’ai peur. J’ai l’impression que je vais mourir. Je veux quitter la pièce mais mes parents sont en face de moi et ne réagissent pas.

Trois énormes minutes viennent de s’écouler. Je retrouve peu à peu mes sens, mon père n’a pas décroché son regard de moi. La première odeur qui me revient est celle du coq au vin qui cuit dans le four. Le premier bruit, quant à lui est celui du minuteur. Un petit tintement qui achève ce silence plus que pesant. Ma mère montre enfin signe de vie. Elle tourne la tête vers la cuisine. « Mon coq est prêt, on va pouvoir passer à table, je vous laisse deux minutes ». Elle s’en va. Mon père laisse apparaître un sourire sur son visage.

Je ne sais plus ce que je dois faire. M’ont-ils entendu ? Font-ils exprès de ne pas avoir entendu ? Si ça trouve, ils ne vont même plus m’adresser la parole. Je viens de perdre ma famille. C’est terrible, j’ai peur, je savais que je n’aurais pas dû. Je regrette déjà.

« Comment te sens-tu ? » Mon père vient de me parler. Incroyable. Pourquoi est-ce que je doute autant d’eux ? « Bien » réponds-je. Il me fixe toujours, mais son visage a changé d’expression, plus . .. convivial. Ma mère dépose le plat sur la table et s’assied en me regardant. « Je te trouve très courageux de nous l’avoir dit » me dit-elle. « Tu sais, nous sommes au courant depuis quelques temps déjà ». Je ne sais pas quoi lui répondre. Ils le savaient, comment est-ce possible ? Je m’apprête à le leur demander lorsque une main se pose sur mon épaule. Mon père dépose le regard sur moi. « Viens manger, on en discutera après, mais tu resteras toujours mon fils ». Ces mots sont ceux qui m’ont certainement fait le plus de bien de toute ma vie. Comment le savent-ils ? J’aurais ma réponse plus tard. Ils le savent, et plus important encore, ils le prennent bien. Mais pourquoi diable ai-je encore cette sensation qu’ils l’auraient mal prit ? Depuis le début, je doute de leur réaction. Cela aurait pu être une mauvaise nouvelle pour eux. Il n’en rien, au contraire. C’en est une bonne pour moi. Finalement, ma vie n’a pas changé, elle reste comme avant, sauf que je n’ai plus de secrets pour mes parents...

Voltaire a dit un jour « Toute vérité n’est pas bonne à dire ». A-t-il raison ? Je ne sais pas, mais les miennes, elles le sont.

Poseidon96
Poseidon96
Niveau 10
26 mars 2005 à 21:29:45

Ton style est excellent, je trouve. C´est un de ces styles qui nous laissent la réponse en attente, on attend, on attend, et puis finalement le personnage principal continue de raconter diverses choses...
J´ai beaucoup aimé. Pas mal, la conclusion.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
26 mars 2005 à 21:53:58

Merci bien. :)

GeOrge_StaRk
GeOrge_StaRk
Niveau 4
27 mars 2005 à 12:05:20

Attention, je poste mon navet :

Ecrit par GeOrge_StArk
( Alias x-1-alpha)
Thème : Un adolescent avoue son homosexualité à ses parents.

- Allez, faut y aller mon gars !

Raphaël se regardait attentivement dans la grande glace de sa chambre, décorée dans les coins de cartes postales diverses, en formes basiques généralement, mais parfois représentant des cœurs.

Il était déjà tard, la journée toucherait bientôt à sa fin lorsque les derniers rayons du soleil disparaîtraient au loin pour laisser place à l’obscurité de la nuit.
Ses yeux inspectèrent lentement chaque parcelle de son corps de la tête au pied ; il était vêtu d’un T-shirt rose avec une représentation de Titi, ce canari jaune toujours, inlassablement mais vainement pourchassé pas le Gros minet.
Il portait un jean légèrement fantaisiste au yeux de certains, mais Raphaël, lui, l’aimait. Rose, extrêmement moulant, c’était sa fierté, et les gens qui ne l’appréciaient pas avaient beau dire ce qu’ils pensaient, cela ne le touchait en rien.

Il soupira longuement, ne pouvant s’empêcher d’embrasser sa chambre du regard.
Cette pièce dans laquelle il avait vécu depuis sa plus tendre enfance, jamais perturbée par le moindre déménagement, il avait toujours pu y faire ce qu’il voulait ; décorer sa chambre, afficher des posters sur toutes les façades, punaiser des multitudes de photos, cartes postales…
Cette chambre représentait sa personnalité. Cette chambre, c’était lui.

Et voilà qu’il avait pris la décision de tout dire à ses parents ; son père, sa mère, dans l’heure qui suivrait.
Survivraient-ils à la vérité ? il en doutait beaucoup, il supposait même qu’ils n’avaient jamais pensé un seul instant de leur vie que leur fils, ce garçon qui a avait toujours joué avec ses poupées plutôt qu’aux traditionnels G.I Joe, ce garçon qui avait toujours voulu que le papier peint qui recouvrait aujourd’hui ses murs soit rose, ce garçon qui avait toujours invité ses copines à jouer à la dînette, ce garçon que les autres enfants masculins avaient toujours insulté, humilié à tord et à travers, ce garçon qui avait toujours détesté le rugby, le foot, au profit de la danse, ce garçon qui, en somme, a toujours été une fille…
Jamais ils n’auraient pensé que leur garçon leur avouerait un jour la chose que ses parents ont peut être toujours redouté en silence, sans jamais être surs, sans jamais y faire allusion, sans jamais l’envisager…
Mais voilà, il était à présent très proche de sa majorité, et il fallait bien un jour ou un autre qu’ils sachent la vérité, et toute la vérité.

Un dernier regard sur sa chambre ; son lit recouvert d’une couette rose vif, elle-même recouverte d’indénombrables peluches variées, cette commode assortie au papier peint, avec ses bibelots comme ces totoches gagnées à la foire, ses nombreux miroirs, sa trousse à maquillage usagée.
Quant à tous ses posters accrochés aux murs, représentant ses idoles, aussi bien des acteurs que des chanteurs ; emplissant ses rêves de fantasmes pendant la nuit. Il avait mis des années à collecter tout cela, et voilà que sur une simple phrase, tout cela disparaîtrait peut être à jamais, selon la réaction de ses parents.
Bien sur, il pourrait bientôt quitter le cocon familial s’il le désirait, sa majorité étant toute proche. Mais pour aller ou ? Avec quel argent ? Autant se retrouver à la rue bien sur, il savait que si il sortait de cette maison de force, ce serait avec un unique bagage et sans argent.

Il referma la porte derrière en quittant sa chambre, puis descendit les escaliers vermoulus.
La maison commençait à sérieusement vieillir, mais il l’aimait tant.
En soupirant, il réalisait que malgré tout ce qui pourrait se passer, tout ce qui pourrait se dire, il ne voudrait vraiment pas quitter cette demeure.

Arrivé au rez-de-chaussée, il prêta l’oreille et entendit la télé en marche, ils devaient être scotchés devant le maillon faible ou une autre émission débile du même genre, sa mère en était particulièrement fada depuis toujours.
Il marcha dans le couloir jusqu’à la porte menant au salon, caressant son chien au passage, affublé d’un nœud papillon rose sur son collier, et portant le doux nom de Gai.
« Car ce chien est joyeux que tu veux l’appeler comme ça ? » avait demandé son père alors que Raphaël, à l’époque, mettait la première jupe de sa vie. En voyant son fils se vêtir de la sorte, il ne s’était même pas douté le moins du monde de la vérité.

La main posée sur la poignée, prenant une forte inspiration, il la tourna et entra dans le salon, apercevant ses deux parents assis sur le canapé, les yeux rivés, comme hypnotisés, sur l’espèce d’énorme chose qui était la présentatrice du maillon faible.
A ce moment, un candidat répondait à la question de la baleine noire : « Commençant par la lettre B, quel poisson vivant dans les rivières de France est couramment péchée ?
Ne faisant pas tache à la tradition de participants d’un niveau plus que risible, celui-ci sortit, pensant probablement à une nuit avec la présentatrice : « La baleine ».
« Faux », répondit-elle avant de se tourner vers un autre candidat.
Mais à présent, Raphaël ne regardait plus, il était tourné vers ses parents qui venaient d’éclater de rire à la dernière mais mémorable réponse. Mais il n’avait pas le cœur à rire.

- Maman, Papa… ?
Ses parents tournèrent tous deux la tête vers lui, et sur le coup, il failli faire un mouvement de recul.
Ils semblaient avoir pris un coup de vieux, mais ce n’était que l’effet du reflet provenant du téléviseur.
- Qu’y a-t-il mon chéri ? demanda sa mère dans un sourire.
- Eh bien, je…
Silence.
Il n’y arrivait pas. Il rouvrit la bouche, tenta de parler.
Les deux géniteurs le regardaient en silence, attendant que quelque chose, n’importe quoi, sorte de sa bouche, mais sans montrer d’impatience cependant.
Mais rien ne sortit.
Sur l’écran de télé, la baleine annonçait une page de pub, mais personne n’y prêta vraiment attention.

- Oh, tu as mis ton beau T-shirt rose aujourd’hui mon bébé, dit son père dans un grand sourire, sans doute histoire de dire quelque chose. Tu vas faire tomber les gar… les filles, habillé comme ça.
Raphaël eu les yeux écarquillés en entendant ce que Papa venait de dire.
- Que… tu peux répéter ce que tu viens de dire ?
Le regard du père changea, ne comprenant pas.
- Répète ta phrase s’il te plait papa, dit il.
- J’ai juste dit que tu plairais à toutes les filles, habillé ainsi. Qu’est ce que ça a de…
- Non, pas ça, tu allais dire autre chose, à la place de faire tomber les filles, tu allais dire que je ferais tomber quoi ?
Son père paru embarrassé, et Raphaël s’aperçu que c’était aussi le cas pour sa mère.
- Vous… commença-t-il, mais il fut interrompu par sa mère.
- Ecoute, mon chéri, je pense que tu es grand maintenant, et à mon avis… Elle regarda son mari, l’instant de quelques secondes, puis celui-ci acquiesça d’un mouvement de tête non sans pousser un soupir.
Elle continua.
- Tu sais Raphy, tu es un garçon, je veux dire, comme ton père, mais voilà, tu n’es pas comme les autres, tu… on en a longuement parlé, n’est ce pas Ghislain ? demanda-t-elle en direction de son époux qui confirma de la même façon que tout à l’heure. Depuis tout petit, tu adores le rose, et tu joues avec tes barbies, ta dînette… on pense que tu as une préférence sexuelle envers les garçons plutôt que les filles. Mais ce n’est pas grave tu sais, ça arrive parfois, … mais il ne faut pas t’en faire, tu n’es pas le seul dans ton cas et…
Elle ne pu terminer sa phrase, étant interrompue brusquement par son fils.
Celui-ci éclata d’un rire strident avant de tomber sur le sol, complètement recroquevillé sur lui-même, se tenant les cotes tellement il riait à ne plus pouvoir s’arrêter.

Notes :
Toutes mes excuses, cette nouvelle est lamentable, écrite en près de deux heures, avec une fin joyeusement bâclée, mais bon, au moins je l’ai faite.

La question du maillon faible et sa réponse sont véridiques.

Bon je précise là que vu comment est parti le consour, j´aurais pu la modifier, mais non, je laisse tel quel :d

Vil-e-Coyote
Vil-e-Coyote
Niveau 10
27 mars 2005 à 12:23:58

Le phare et la fontaine des maux

Cher Journal,

Tout d’abord, permet moi de me présenter car Nous allons faire un bout de chemin ensemble : Cyril Jaspard mais mes copains m’appellent C.J {ça se prononce : Si Jay}. Un petit gars de 25 ans qui atteint tout juste son metre septante et qui se lance à peine dans la vie active en agitant, avec platitude, le flambeau de son diplôme d’oisivité invetérée. Un aspirant monarque, qui rève d’un royaume en Autarcie mais qui s’en éloigne jour apres jour. En grosse majorité, autodidacte et apprenti funambule ; tant sur la corde sensible de la poésie que sur le fil volontier plus tenu de la vie. Comprends par la un bohême qui refuse de perdre son âme d’enfant et de rejeter sa part de rebellion puérile, le genre de loustic qui – bien que conscient de la menace d’une épée de Damoclès, prête à trancher le fil – ne s’en contrefout pas moins. Un Jean Foutre dans toute sa splendeur et fier de l’être ; Tu verras pourquoi plus tard, Cher Journal, si Tu es assez perspicace pour comprendre les vestiges d’un être torturé par les labyrinthes de son passé.
Nous sommes le 26 mai 2005. Seigneur, ca fait sept ans déjà…

J’aurais voulu commence par il était une fois…

Si je couche une partie de ma vie en Tes pages vierges, ce n’est pas pour une question de posterité ou même qu’elle soit d’une grande originalité. Non, ce genre de chose est arrivée – et continue d’arriver - à des miliers de gens partout dans le monde et pourtant… et pourtant aucune leçon n’en a jamais été tirée. Partout l’intransigeance et le mépris continue à se déveloper telle une gangrène, irrémédiablement. Le « On » ne loupe pas souvent le coche. Il s’agglutine autour du ragot, telle une sangsue sur une plaie, et le grignote - avec un infime mais infâme bruit de succion - comme si c’était un vulgaire ragoût. ll s’empare du vécu d’autrui et bafoue ce qu’il ne comprend pas.
Que veux-Tu ? Les mouches ont l’ouïe fine. Elles vénèrent la Rumeur, cette Déesse Gargantuesque – aux mille bouches et aux mille langues – qui enfle, et qui enfle sans cesse, sous le flux des potins dont elle s’abreuve avec un un appétit toujours plus titanesque. En effet, se tenant toujours à l’affut : elle a faim, et elle guette avec avidité le prochain jet en provenance de la fontaine des maux, telle une cannibale de la psychee humaine qui attend qu’ « On » remplisse sa prochaine gamelle. Enfin bref.
Non donc, si j’écris ce qui va suivre ce n’est pas par excès d’égocentrisme mais bien pour un exorcisme. En vérite, Tu vas être la croix me permettant de vaincre le démon qui m’a possédé voici sept années. Grâce à Toi Je vais entreprendre la cure qu’Angel, mon petit ami, me pousse à faire depuis des lustres. En réalité, il se nomme Pete DiAngeli, c’est un type tout a fait extraordinaire. Un grand philanthrope incorruptible et d’une sagesse infinie qui me sert aussi d’ange gardien, a ses heures perdues bien entendu. Et comme il me l’a conseillé : il est temps pour moi d’empoigner le taureau par les cornes. C’est finit ! Je ne pactiserai plus avec la bête cornue qui se repaît de ma peur. Pas de compromis ! Je n’écouterai plus les discours grandiloquents, ventripotents et corrompus de l’homme aux pieds fourchus. Je suis peut-être un con promu, mais pas à ce point la. Ca fait trop longtemps que je suis hanté par les fantômes de mon passé. J’ai decidé de partir en croisade contre mes chimères, le goût du péché encore aux lèvres.
La rédemption.sera mon Graal. Tu seras ma bouée de sauvetage dans ces marecages ou je surnage.
Le mal dont je veux me purger n’est pas mon homosexualité - elle n’est pas en cause même si elle est au centre de l’affaire - mais bien les perfides maléfices que laissent en nous de trop terrible secret, dévorant, ruinant et percant petit a petit les défenses de son detenteur. Le secret en question me flagelle l’esprit depuis cette sinistre soirée d’un hiver de 1998 fait de brume, de neige poudreuse et d’un fait divers cruel. Comme bien des secrets, celui ci comprend sa part d’Amour et « d’Amort ».
C’est donc une histoire oscillant entre le miel et le fiel que je me propose de rapporter en Tes pages. Une histoire de haine et de peine, de chaire et de sang : mon histoire. Celle d’un mec paumé et sans repaire devant les multiples choix qu’offre une société bouleversée. Une féroce jungle urbaine négligée, à saciété, par ses « fauves » eux meme delaissés et adeptent de la politique de l’autruche. Ne vas pas croire que mes petites digressions ne soient pas en rapport avec ce qui va suivre : elles sont necessaires ! Du moins j’ose l’esperer car sinon comment pourrait-on expliquer le fait que des monstres tel que Lui existent en si grand nombre ? Ils ne naissent pas comme ca, non, ils le deviennent en mangeant a tous ces rateliers dégénérés qu’offrent les médias et autres télédys… fonctionnements de l’esprit critique. Quand la télé s’en mèle, les neurones se font souvent la malle. Bien sur ca n’explique pas tout mais je suis intimement convaincu que ca joue pas mal. Les requins de la finance ne sont pas directement responsables des maux mais ils n’en ont pas moins les dents longues… surinformation, sous-information et desinformation prolifèrent mais l’information est, désormais, six pieds sous terre…

Tic Tac Toc ! L’étau se ressere…
Les taux augmentent… Scouic, Scouac, et Scroque !

Je me souviens de la blancheur immaculée de la neige ; des formes éphémères que prenaient les flocons à travers le brouillard, ce jour là… j’avais 18 ans. J’avais passé un excellent après-midi à la patinoire avec mon ami sauf que j’avais été sur les nerfs tout le temps, me rongeant le sang en vue de ce que j’allais anoncer ce soir à mes parents. Angel pensait que c’était une mauvaise idée. J’aurais du l’écouter. Quoique… après réflexions, je n’en suis plus si sur… si c’était à refaire peut-être bien que je recommencerai. Néanmoins, j’en souffrais encore aujourd’hui et j’y réflechirais à deux fois avant de réinvoquer un Nemesis de cet accabit…
Ma maman était un paradoxe vivant. A la fois d’un courage si tenace, et si rare, qu’il m’est à jamais interdit de croire que j’en possederais un jour ne fut-ce qu’une quelconque forme. Elle était aussi d’une lacheté affligeante qui me faisait parfois la mépriser. Je lui en voulais - à l’époque - de faire naître en moi des sentiments aussi contradictoires que la dévotion et le mépris. Maintenant, je n’éprouve plus qu’un amour et qu’un respect sans borne pour cette sainte femme que j’admire plus que tout mais il est vrai que j’ai compris bien des choses depuis lors. Quant à Lui… sous ses airs d’ancien militaire : stricte, bien carré et « trop » droit dans ses bottes pour être honnête, c’était le plus immonde des salopards.
Je Te brosse, Cher Journal, le portrait typique d’un macho accro aux coups de crosses et aux taloches…

« Tic Tac ! » Fait l’heure qui tourne, le temps qui se détraque.
« Boum je t’attrape ! » Fait l’ogre qui nous retourne et nous met dans son sac…
… un picnic de plus qui nous estomaque !

… Le tableau pathétique d’un pseudo-boss qui se tripe de son ego, sa moralité passée à la trappe.
Je l’avait surnommé « l’Abominable Acromagnon des foyers » {le néandertalien accro-homme a gnon}. Un malabar vautré devant la téloche avec sa sempiternelle paluche dans le calebar. Le stade utltime du cliché chope\canapé. Cette ordure s’était bien joué de maman. Il lui avait promis monts et merveilles : Il lui en avait fait voir des vertes et des pas mûres ou plutôt ; des bleutées et des fractures… Il se prétendait militaire de carrière, Il devait l’être car Il touchait une pension d’invalidité. Je lui reconnaissais au moins ça : Il avait bien entubé l’armée.aussi. Il était en alors de garde la nuit - pendant la seconde guerre mondiale - quand le camp se fit attaqué, Il profita du choc d’une grenade imaginée pour se faire passer à moitié sourd et à moitié aveugle. Il avait ainsi achever son service à l’abri en tant que cuistot - non que ce ne soit pas honorable - mais Lui, en parlait comme si Il avait été un para-commando de la dernière heure et n’avait fait mention de son état de marmiton. J’avais pour ma part appris la vérité de notre medecin de famille qui ne pensait pas a mal. Ce brave docteur me demanda des nouvelles de Lui car il l’avait connu à cette époque, je l’orientais quelque peu et, de fil en aiguilles, j’en appris plus : en fait j’en savais déjà « trop ». Il était le dernier des hypocrites et un parasite total de A à Z en passant par X et Y.
C’était à ce sauvage - dont je craignais la réaction primate – que j’allais devoir faire accepter mon homosexualité. L’Abominable Acromagnon allait en devenir rouge. De toute facon qu’Il l’accepte ou pas j’ai 18 ans pensais-je, naïf. Si ca part en couac ou que mes pneus éclatent : Je sors mon cric et plante mon bivouac. J’avais fort bien prévu mon coup. Angel possedait un petit studio assez grand pour deux, au cas ou la situation tournerait au vinaigre. Bigre, c’est qu’il en venait presque à prier pour que ca dérape ce bougre… Sept ans plus tard un sourire me monte encore au lèvres en repensant à ce qu’Angel m’avait dit dans sa voiture ce jour là : « Baroum bardouf m’wana m’wana ! Ce qui veut dire dans le langage pittoresque du néandertalien de base courant : Si l’Acromagnon te chasse de sa grotte, sache que la mienne t’es ouverte, mon jeune chainon manquant ! C’est tout ce que j’ai à dire. » Le sourire à jauni avec le temps car cette scène a pris l’allure d’une vision prophétique douloureuse. Non pas que l’amour adjacent ai disparu mais parce que les évènements qui se sont passé ce soir la ont teintés ce souvenir d’une aura funeste. Tout cela, je m’en souviens comme si c’etait hier. Je me rappelle de la nervosité qui me contractait le corp alors que Pete « Angel » DiAngeli me ramenait chez moi, des frissons que j’éprouvais à l’idée de rompre le climat malsain habituel – de plus en plus palpable – des repas familiaux dont l’atmosphère glaciale et insalubre empirait au gré des ans, de quelle manière j’avais embrassé Angel en sortant de sa voiture : avec la fougue de l’adolescence mais aussi et surtout, avec une angoisse bien trop adulte… ou encore de comment je m’engouffra – l’esprit ouvert à la brume - dans l’allée du 45 rue des esquisses.
Ici, Nous entrons au coeur des bris d’une amertume couvée. Tu vas acceuillir en Ton sein la mélopée de mon malheur, sous l’egide du glâs de ma souffrance et des bruits d’une rancoeur eclatée. Ici, Nous pénétrons dans le placard ou mes squelettes croupissent et ou leurs miasmes viciés dansent la sarabande sur l’air lugubre d’une flute d’os. Sur cette mélodie, je n’ai pu fermer l’oeil pendant bien des nuits… piegé tel un insecte dans un attrape-rêve.
Aussi loin que je me souvienne – jusqu’à mes quatre ans donc ça fait vingt-et-un ans pour être précis - je l’ai toujours hai. Lui, ce porc qui n’a jamais rien trouvé de mieux à faire que de rabaisser ceux qui étaient plus faible pour se donner un semblant de vie. Le hall d’entrée donne directement sur le salon, ce qui fait qu’on est obligé de passer dedans. Et devines, Cher Journal, qui est d’emblée dans le canapé faisant office de perchoir pour ce rapace friand d’emission à scandal ? Je Te le donne en mille, oui c’est Lui. Je vais Te donner un exemple du genre de salutation qu’on avait l’un envers l’autre, jours après jours, et du langage chatoyant dont Il raffolait :

- Tu ne me salue pas p’tit morpion ?
- bonjour…
- C’est quoi ces couinements de gorets ? J’entend rien p’tite pédale ! J’ai pas mis au monde une larve de p’tit branleur !
- Bonjour…
- QUOI ? Je m’en vais t’apprendre le respect moi bordel de merde. Bonjour qui lopette ?
- BONJOUR…. Père !
- Espèce de Jean Foutre ! Quand j’étais à l’armée…

J’arrète là les fraits car c’est assez ; l’outre est pleine, pleine de rage, pleine de fiel. Je pense que Tu as compris une ou deux petites choses maintenant sinon c’est que je m’y suis mal pris… voilà comment était mon train train quotidien. Tiens c’est marrant ca me fait songer que c’est le seul qui n’est jamais en retard et le seul qu’on ne rate ( presque) jamais non plus d’ailleurs… Mes wagons était du style de cette farce grotesque, cette comédie macabre dont les actes se répetaient sans cesse et me donnait l’impression d’être dans un film noir et desabusé de la fin des années 50.
Je traversais donc le salon en coup de vent, le salua d’une voix à peine audible et coupa court – en m’enfuyant vers le sanctuaire - au sermont qui naissaient sur sa bouche. Rien à battre je savais bien qu’il y avait je ne sais quelles foutaises abrutissantes qui passaient à la télé maintenant. Du genre tout le monde en parle avec des guillemets… Peuh ! Et vas-y que ca se discute à coup de kalashnikov. Je dois néanmoins remercier ce carnaval de faux-culs en col blanc car ainsi Il n’avait pas de temps à perdre pour me coller une trempe et m’apprendre le « Respect ».
Ma mère passait une grosse majorité de son temps dans ce sanctuaire dont elle était la gardienne ou la grande prétresse : la cuisine.

Vil-e-Coyote
Vil-e-Coyote
Niveau 10
27 mars 2005 à 12:26:05

normalement à chaque fois que je parle du père les " Il" et les " Lui" sont en italique et leur première lettre en majuscule, ce qui lui donne une présence imposante, presque menacante avant même qu´on en entende parler. Pour le journal c´est pareil les " Tu", " T´" et les " Tes" sont en italique et le journal est un personnage à part entière dans le récit.

J´ai déjà posté ce texte sur un topic que j´avais crée mais je trouve plus sympa l´idée que les textes sur l´homosexualité soi tous ensemble :ok:

painstupide
painstupide
Niveau 10
27 mars 2005 à 19:59:07

Tres bien, le 1er texte ( c´est le seul que j´ai lu )
En plus il se déroule en Normandie, c´est forcement un plus :-)

Ca me rappelle quand j´ai du annoncer a mes meres que j´étais hétéro

GoldenCladMast
GoldenCladMast
Niveau 10
27 mars 2005 à 20:33:46

franchement le 1er texte est excellent capelle il est bien présenté j´ai pas vu une seule faute d´orthographe et on se demande vraiment ce qu´il va faire bravo!

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
28 mars 2005 à 01:43:09

Merci.

Rouen et ses embouteillages, que du bonheur ^^

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
28 mars 2005 à 14:20:50

" Ca me rappelle quand j´ai du annoncer a mes meres que j´étais hétéro"

:d) Pardon? C´est moi ou tu as posté " mes mères"?

LOVEISGREAT
LOVEISGREAT
Niveau 10
30 mars 2005 à 17:20:57

J´ai adoré ton texte Capelle, mais j´ai juste envie de donner un conseil:

Ta conclusion avec Voltaire, essaye de la mettre aussi au début, mais avec un avis différent, si tu vois ce que je veux dire :)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
30 mars 2005 à 18:15:29

Oui, j´y ai pensé mais je ne savais pasz vraiment comment agencé le truc :)

Merci.

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