Mon amour, que tu es beau…
Nous étions gentiment assis sur une colline, ou non, plutôt, au sommet d’un donjon, ou plutôt, sur le rebord glacé d’un iceberg. La lune tombait sur nos cheveux, le vent sifflait dans nos fringues légères. Quel froid impitoyable…
Non, mon amour, ce n’est pas le moment, j’aperçois un cadavre éventré qui court dans les nues, oh, il s’approche, fuyons mon amour, je sais qui c’est, c’est la réincarnation d’un esprit des montagnes aux collines parsemées de colliverts…
« Qu’est-ce qu’un collivert ?
-Je ne sais pas…il s’en nourrit, c’est dangereux.
-Mais non, il est insignifiant, regarde-le.
-Oh, il n’est plus là. » dit la jeune fille.
-Tu vois.
-Pfff, il fait pitié.»
Nous nous étendîmes quand nous vîmes ce qui ressemblait à de la vigne, mais c’était noir de jais.
« Oh, abricot, regarde ce que je vois, c’est du vin.
-Non, mon ange, si tu as soif, j’ai de l’eau de vie. » dis l’homme.
« Oui, nous devons nous enivrer jusqu’à pouvoir observer les naïades.
-Qu’est-ce que les naïades ?
-De viles créatures.
-Je n’en ai cure, oh, regarde, un zèbre qui court vers nous.
-Je fais glisser mon cutter.
-Non regarde, il observe…ma musculature impressionnante. »
« Que veux-tu, petit zèbre ? »
L’animal superbe hennit doucement, remua sa queue qui s’allongea jusqu’à une pile de pyjamas.
« Prenez ces pyjamas » semblait-t-il nous dire.
« Quoi, mais, Dani, c’est dangereux, ils sont rayés.
-Enfilons-les. »
La douce et son amant enfilèrent soigneusement leurs pyjamas, et se regardèrent, ils étaient si beaux, que même la nuit en frémit. Soudain, le jour tomba, les abeilles bourdonnèrent, les éclairs apparurent, et ils se retrouvèrent dans une petite pièce humide avec lits superposés.
« On est sensés dormir comme des merdes dans ces lits-là… ? » dit l’homme.
-Oh, bordel, on est dans une prison. 
-Des lits superposés, on se croirait dans mickey quand il essaie de devenir pote avec des taulards mais en fait c’est pour faire évader un pion qui…
-Tais-toi, ma fleur du désert, nous sommes en mauvaise posture, qu’allons-nous faire ?
-C’est simple, on va demander à celui qui est derrière la porte de nous apporter un repas et on va cacher une lime dedans…
- Quoi ? Elle est où cette lime ?
-Ben justement, elle est cachée dans le repas.
-…
-J’ai une meilleure solution, ô petit cœur de toujours…
-C’est quoi… ? »
Il s’agit et réfléchit.
« Tu réfléchis à quoi ?
-A la solution. »
Elle l’observa, l’air furieux :
« Tu te fous de moi depuis tout à l’heure !
- Il faut bien détendre l’atmosphère, si je la ramollit suffisament, les barreaux vont finir par fondre.
- -C’est incohérent. »
Soudain, il entendirent un bruit énorme, un fracas inconcevable, quelque choc terrible s’était produit dans le bâtiment non loin d’eux, il s’agissait en réalité d’un aquarium qui s’était brisé, et les poissons remuaient sur le sol, asphyxiés. »
« C’est quoi ce bruit ? » dit la femme.
-On dirait une multititude de gens qui font des crises d’asthme.
-Sauvons-les !
-J’aimerais bien…dit-t-il. »
Alors il fit 100 pompes, afin de dévellopper sa musculature, pendant ce temps-là, mille poissons eurent le temps de mourir.
-Chéri, tu ne peux pas continuer, il seront bientôt tous morts, tu dois les briser maintenant.
-Regarde, j’ai crée une marre de sueur, si on pouvait mettre les poissons dedans…
-Arrête espèce de cinglé, nous devons d’abord sortir ! »
Le jeune homme se concentra, prit une pelle adossée contre le mur près du lit, et se mit à taper sur les barreaux pendant plusieurs minutes, deux mille autres poissons moururent.
« Dani, dépêche-toi.
-Aide-moi. »
La jeune fille ouvrit sa main droite et la referma sur le barreau du milieu, d’une légère traction, elle tordit le barreau et l’enleva, et fit de même avec tous les autres.
-Heu… 
-Pff…
-Allez, sortons !!! Putain de merde !! »
Un gardien leur barra la route :
« Que voulez-vous mes minous ?»
La jeune fille bloqua son index à l’intérieur de son pouce et relâcha ce dernier dans le front du maton, qui s’écroula à l’autre bout du couloir, dans un profond coma.
Il coururent et tournèrent à l’angle du mur…