Ferme les yeux maintenant. Fais face à cette humanité qui t'exaspère. Celle qui te donne envie de pleurer. Mais tes yeux sont secs. Celle qui te donne envie de crier. Mais tu restes silencieux. Parce que t'as toujours été comme ça. Silencieux.
Pense à cette autre humanité maintenant, celle que t'aime. Celle qui fait toutes ces belles musiques que tu fredonnes, celle qui crée, celle qui rit mais pas des autres, celle qui discute, celle qui réfléchit. Celle dont tu voudrais faire partie. Mais toi tu reste silencieux, Parce que t'as toujours été comme ça. Silencieux.
Tu ne te sens pas bien, parmi eux et tu le sais. Depuis toujours, tu veux penser par toi-même, tu veux te faire tes propres idées. Mais a force, tu t'es senti très seul. C'est un fait, tu es seul. Autour de toi, personne ne veut parler de ces sujets qui te tiennent à cœur. Tu juge leurs conversations superficielles, ils jugent les tiennent trop compliquée ou juste sans intérêt car sans rapport avec leurs vies immédiates. Un peu comme ces terminales avachis sur leurs tables à se demander pourquoi des idiots dévouent leur vie à la philosophie. Tu ne parles plus, ou alors pas très souvent. Tout ce que tu sais dire finalement, c'est des plaisanteries. En conséquence, les gens apprécient ta compagnie la plupart du temps. Même si toi, tu ne les aimes pas. Bâtard d'insensible que tu es. Au fur et à mesure, tu as perdu espoir. Si personne ne pense comme toi, alors c'est que tu dois être le problème. Et tu as fini par te détester, détester ta façon d'être. Tu ne compte plus les fois ou le suicide t'es apparu comme meilleure solution. Tu y penses encore n'est ce pas ? L'idée n'est jamais partie longtemps, elle est là dans ta tête, même dans ces moments ou tu te sens heureux. Elle te ronge. Lentement, et par à coup. Un jour peut-être, elle vaincra ton instinct de survie. Tu es déjà aller jusqu'à te mutiler, par pur désir de voir ton sang couler. Tu as eu peur d'y avoir ressenti un plaisir morbide, un plaisir pervers à te faire mal. Aujourd'hui, les cicatrices restent discrètes mais bien visible sur ton avant bras.
Tu n'es pas qu'une pauvre victime. Du mal, tu en as fait. Beaucoup. La seule fille que tu aies embrassé en deux ans, c'est la petite amie de « ton meilleur pote ». Tu abandonne les gens dès que ça devient difficile avec eux. Mais quelque part je te comprends, ton meilleur pote n'a pas été sympa avec moi ces derniers temps, il m'a abandonné dans mes problèmes aussitôt que les siens se sont envolés. Il n'avait plus besoin de moi, mais moi j'avais besoin de lui. Et ces gens tu les abandonnes parce que toi aussi tu as des problèmes. Et mes problèmes sont déjà tellement difficiles à gérer. Je n'arrive pas à les partager aux autres. Je me sens tellement gêné d'en parler. J'ai peur qu'ils me prennent pour une espèce d'idiot dépressif. Mais c'est ce que je suis un dépressif.
Enfin je suppose, j'ai jamais eu le courage d'aller me faire analyser. J'ai cette rage en moi, cette envie de tout détruire autour de moi, tout ce qu'il y a de joyeux, tout ce qui pourrait me faire ressentir de la joie. J'ai cette envie car rien ne me fait plus plaisir, c'est une vengeance. Une pulsion d’autodestruction. Un cycle sans fin.
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"It never felt right to be alone. Sometimes it felt good
But it nerver felt right." C Bukowski
Joie et bonne humeur
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