Bonjour.
Ayant partagé très, très peu d’écrits ici, de plus avec mon ancien pseudonyme, je décide aujourd’hui de partager un petit recueil de poésie dans le but de recevoir des critiques de votre part. Ces poèmes sont assez personnels, mais je les assume, car nous traversons tous diverses étapes à travers notre vie. Sur ce, bonne lecture à vous ! ^^
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Pourquoi pas (1/24)
Horizon pluvieux de bord de mer,
Quand l’esprit souhaite quitter la terre ;
Dos à la ville, face à l’infini,
Et si tout n’était pas encore fini ?
Pourquoi ne pas s’exiler en campagne,
En solitaire ou avec une compagne ?
Plus aucun cri, plus le moindre moteur,
De la vie, aucune attention à l’heure.
En une intégrale perdition,
Plus personne ne sait faire attention.
Tous, rêvons d’une parfaite utopie ;
Zappons que nous allons de mal en pis.
Horizon mielleux de bord de terre,
Quand l’esprit souhaite gagner la mer ;
Vivons quand nous en serons enfin là,
Car après tout, après tout, pourquoi pas ?
Dans le gouffre (2/24)
Que pleurent les âmes de ce tréfonds humain,
Que nos mains se lient dans le gouffre du Malin ;
Au revoir la Terre et nos sémaphores cieux,
Offrons notre salut à ce dieu radieux.
Le monde s’ouvrira et l’Homme trouvera
Au sein de ce magma des relents de lilas,
De marguerites et de roses noires – des fleurs –,
D’espérance détruite et de constante peur.
Nous disons que l’avenir est la jeunesse,
Mais la jeunesse n’est autre que le vieillesse.
Que nos poings se serrent face à la morte-vie,
Que nous abandonnions tous enfin et puis...
(
Il y a pile le chœur-péplum (3/24)
Il y a la houle qui mouille
Et leur papier qui en découle ;
Il y a le phare qui rouille
Et mon amour qui se déroule.
La pupille du loup m’épie,
Elle est l’œil et le pilier,
Le lac, la mer, le ciel, la pie ;
La pluie pilée s’est pliée.
A plié l’amour et le cœur,
Il a mâché le mûr opium,
A rayé le cor et le chœur,
Il a parlé au chœur-péplum.)
– Aleny ©