Voici donc un de mes projets que je prépare depuis un certain temps. Certains d'entre vous savent que j'ai depuis pas mal de temps déjà un petit bonhomme à mèche bleue qui s'appelle Cardia dans ma tête, sans pour autant que je dévoile son histoire ni celle de ses amis à mèche rouge ou blanche. Je me suis dit qu'il était temps de le faire.
Voilà. Si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez rebrousser chemin. Sinon, ça commence maintenant. Bonne lecture !
Chapitre 1
Je suis assis à ma place, en attendant le début des cours. Ces cours qui me tapent sur les nerfs sans arrêt. Entendre un professeur monologuer sur un sujet qu'il croit maîtriser mais qui lui échappe autant que moi au final, ce n'est pas mon truc. Mais pourtant, j'y suis. Je n'ai pas tant de raisons d'y être, si ce n'est tuer le temps. Et obtenir un diplôme pour survivre, aussi. Pourquoi ce monde a-t-il besoin de preuves de notre capacité ? Des milliers de personnes pourraient occuper des places qui leur conviendraient bien mieux que leur travail au salaire de misère... Mais non. Faute d'argent ou de temps, on refuse de reconnaitre leur capacité à faire ce qu'ils savent faire avant tout. Ca m'énerve. Ca m'énerve, mais c'est comme ça. Et on doit subir, parce qu'on n'a pas le choix.
Conneries. Aujourd'hui, c'est la rentrée. Le début de l'année. Le moment que j'attends le plus et que je redoute tout autant. C'est le moment où je vais apprendre à connaître les crétins qui partageront ma vie pendant huit mois. Huit mois ! Presque le temps d'une grossesse. C'est un peu ça, en fait, l'école. Huit à neuf mois avant de pondre une aptitude à passer à l'échelon supérieur. Une grossesse de diplôme immonde, partagée avec une flopée d'incapables hypocrites. Le plus hypocrite de tous arrive d'ailleurs dans la salle, un dossier sous le bras. Notre professeur référent, dans toute sa morosité et son envie de travailler qui me touche directement. Ce type a l'air aussi fatigué et lassé de la vie sociale que moi. Je me redresse, je retire mes écouteurs et j'attends.
Le voilà parti dans un speech. Bienvenue en ces lieux, en espérant que vous passiez une bonne année, nous ferons tout pour que vous décrochiez votre diplôme, bla bla bla. Bien vite les bavardages commencent dans l'amphithéâtre, pendant que l'homme debout tout là-bas continue, imperturbable. Je tourne ma tête à gauche, où se trouve une fille pas trop mal foutue. Assez jolie, pas trop pétasse, un peu attentive mais pas trop. Elle tourne la tête vers moi et sourit. Moi non, je ne souris pas. Si elle s'attend à pouvoir être amie avec son cher voisin, elle se trompe assez lourdement. Autant engager le dialogue, puisqu'elle me fixe depuis une trentaine de secondes.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux un tic-tac ?
Suivant mes paroles, j'exhibe la boite de dragées sortie de ma poche. Vide. Tout ça, pour changer, avec un ton assez mauvais. Elle ne se retourne pas vers le prof, elle ne se vexe pas, elle garde ce petit sourire. Ca m'énerve. J'ai envie de retirer ce sourire de son visage. Pourquoi les gens ne comprennent jamais que je ne suis pas du genre à aimer l'humanité et être le bon samaritain ?
- C'est juste que tes cheveux, ça me surprend... C'est une teinture ?
- Non, bien sûr, tout le monde sait que le bleu est une couleur commune et naturelle. T'as d'autres questions, du genre ?
Mes cheveux, comme elle dit, c'est assez simple à expliquer. Elle n'a pas tout à fait tort, en fait. J'ai les cheveux noirs naturellement, et je les porte mi-longs, avec deux longues mèches s'étalant sur mes tempes. Ce qui l'a sans doute étonnée, c'est la partie gauche de la chevelure qui entoure mon visage, toute bleue. J'aime bien ce style, il a toujours éloigné les gens. Trop différent pour eux. Malgré que je la raille comme pas permis, elle ne se décourage pas de la discussion et continue encore et toujours. Ca m'énerve, ça m'énerve...
- C'est quoi ton nom ? Moi, c'est Camille.
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
- Je suis curieuse, c'est tout...
- Mon nom est Cardia. Ca te va, tu peux me laisser maintenant ?
Je me retourne vers le professeur, au bon moment pour recevoir une pile de documents à faire passer. J'en pose un devant moi et je laisse passer le reste à ma voisine Camille, qui fait elle aussi passer à sa gauche. Une fois les feuilles passées à la rangée de derrière, elle se penche de nouveau vers moi et continue à parler. Je vous jure que si elle continue à me parler tout le long de la réunion d'accueil, je l'étripe et je décore ma maison avec ses intestins. Je ne peux pas supporter ce genre de personnes qui se veulent amicales alors qu'elles te connaissent à peine. C'est un peu comme ces gens qui vous disent qu'ils sont ravis de vous rencontrer. Je ne t'ai même pas encore parlé, imbécile, comment veux-tu être ravi ?
- Tout de même, Cardia, c'est pas commun comme prénom. C'est de quelle origine ?
- J'en sais rien, et je m'en branle.
Mon regard s'est porté sur une autre fille dans l'assemblée, quelques rangs plus bas. Je ne la vois que de dos, mais ce que j'en vois me paraît intéressant. Elle a les cheveux noirs comme les miens et plutôt longs vu que je les vois descendre jusqu'au milieu de son dos, mais seule la partie gauche de ses cheveux forme une couette sur le côté de sa tête. Ladite couette s'avère comporter la pointe des cheveux teinte en rouge, et le reste de ses cheveux, la partie droite de son crâne donc, est libre comme le vent. C'est plutôt original, j'aime bien. Elle a dû sentir mon regard sur elle, puisqu'elle s'est retournée vers moi. C'est un choc pour moi. Le devant de sa tête comporte la même particularité d'avoir juste le côté gauche teint autour du visage, sauf qu'il s'agit de rouge et non de bleu. Aussi, je vois avec netteté ses deux yeux d'un vert émeraude malgré la distance. Son teint est aussi blanc que le mien et elle me regarde avec la même expression surprise.
Honnêtement, oui. C'est une surprise. Elle me ressemble énormément. On dirait moi. Féminisé et avec les cheveux rouges au lieu de bleus. C'est tout. Et ses yeux. J'aime bien mes yeux noirs, mais ses yeux verts, c'est encore autre chose. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'aime bien juste parce qu'elle me ressemble, mais quand même. Je pense qu'elle fait partie des gens à qui je parlerais. Ce qui n'est pas rien. Je me retourne donc vers ma voisine et je pointe la fille du doigt.
- Tu la connais ?
- Non. Pourquoi ?
- Rien, simple curiosité.
Les gens se lèvent. J'en déduis que la réunion est finie. Je n'ai même pas regardé le document qui nous a été distribués. Je ferai ça chez moi. Le plus important pour moi, c'est d'aller voir cette fille. Elle m'intrigue. Je laisse donc ma chère voisine Camille en plan, alors que je dévale les marches qui mènent à sa rangée. Oh, la déception quand je vois qu'elle est déjà partie ! Je redescends donc le reste des marches les mains dans les poches, en grognant. A la sortie, un type me bouscule l'épaule. Je suis pas du tout de bonne humeur. Je l'arrête donc et je l'entraîne avec moi dehors. On a à parler, lui et moi.
- Tu sais que tu m'as bousculé, là.
- Peut-être... et ?
- Ca t'écorcherait le cul de dire "pardon" ?
Il me regarde de haut en bas. Il a dû remarquer que je suis assez fin et que je n'ai pas l'air très bagarreur. Il me regarde donc avec un sourire, après m'avoir fixé dans les yeux, et se fend la gueule.
- Pourquoi je dirais pardon à un emo ?
- Tu peux répéter ?
Il a dit le mot qu'il ne fallait pas dire. Ne surtout pas dire. S'il répète après ça, j'ai trois hypothèses. Soit ce mec a des couilles grosses comme des melons et n'a pas peur de se faire envoyer dans un mur. Ou alors, ce type n'a pas remarqué que j'ai légèrement changé de posture et que ma jambe droite est légèrement en avant et les poings serrés. Ou encore, ce type est juste con. J'opterais plus pour la troisième option. Il n'a pas l'allure d'un type qui sait se battre, et il n'a pas l'air particulièrement courageux.
- J'ai dit, pourquoi je m'excuserais auprès d'un emo ?
Oh. Il l'a dit.
Mon genou gauche est parti tout seul s'enfoncer dans sa cuisse droite. Dans un cri, il porte les deux mains à sa jambe et tente de partir en boitant et en pestant. C'était sans compter sur ma jambe droite, dont le tibia vient s'écraser contre son bras droit. Il se cambre pile poil comme il faut, légèrement trop en avant. Le nez juste à hauteur de mon coude gauche, qui vient percuter son appendice nasal dans un craquement sinistre. Il recule, le nez en sang et des larmes aux yeux. Mon poing part dans son sternum, lui coupant le souffle tandis que mon coude gauche se prépare à heurter sa nuque. Ce qui se fait, une fois qu'il a eu la tête assez baissée. Il s'écroule peu après.
Il gémit par terre et essaie de se relever. Je pose donc mon pied droit sur son dos, et je le maintiens ainsi pendant que je jette un regard noir aux passants qui ont regardé la scène et qui ont pour la plupart des têtes horrifiées. Certains s'en vont en courant, d'autres partent en baissant les yeux et en marchant vite. Ceux qui restent sont toujours à me regarder comme s'ils avaient vu un fantôme. Je crache sur la joue du type sous mon pied, et je relève la tête vers eux. Il y a des mots qui font un excellent travail pour dissiper les foules, et j'aime les employer.
- Qui est le suivant ?
Voilà qui achève de disperser les derniers spectateurs. Tout ce qui reste est le son d'une seule personne qui applaudit, dans mon dos. Je me retourne, donc. Il s'agit de la fille que j'avais remarqué tout à l'heure, qui me ressemble un peu. Elle a un grand sourire et elle m'applaudit. Je m'approche donc d'elle, en la regardant d'une telle manière que si un regard pouvait tuer, elle serait morte une bonne dizaine de fois déjà. Elle n'arrête pas d'applaudir pour autant, et attend patiemment que je vienne me planter devant elle. Enfin là, elle arrête de frapper dans ses mains. J'en profite pour laisser mon ton assassin faire la conversation.
- Un problème, toi ?
- Aucun ! J'aime bien la façon dont tu te bats, c'est rigolo.
Elle a toujours ce grand sourire, mais je n'ai pas l'envie de le retirer de son visage comme je l'avais avec cette Camille. Il y a quelque chose de différent dans la manière dont elle sourit. Je ne saurais pas dire quoi. Peut-être parce que ce n'est pas un sourire de sympathie ou quoi que ce soit. Son sourire dit qu'elle a pris son pied à regarder ce type se faire tabasser, rien de plus. Aucune sympathie à mon égard, ni rien du genre. Ca me donne envie d'en savoir plus.
- C'est quoi, ton nom ?
- C'est plus poli de donner son nom avant, tu sais ?
- J'encule la politesse.
Elle se retourne donc, fait quelques pas pour s'éloigner de moi. Puis elle se retourne de nouveau vers moi, sa couette se balançant dans le mouvement. Elle a toujours ce sourire, inoxydable. Puis elle me tend la main. Ce faisant, elle prononce ces mots que je n'oublierai sans doute jamais.
- Mon nom est Mila. Enchantée !
Ton personnage m'énerve dès le premier paragraphe. Je pense que même à huit ans, je n'aurais jamais osé poser une question du style "Pourquoi ce monde a-t-il besoin de preuves de notre capacité ?". Et la suite ne m'a aucunement fait changer d'avis.
Je déteste Cardia, voilà, c'est dit. Pourtant certains dessins sur FB m'avaient fait rire, mais là c'est vraiment trop, ils se coltinent beaucoup trop de clichés à la fois. Et le fait qu'il insulte les autres alors qu'il est vraiment loin d'être le plus malin. (Si ton pseudo n'était pas le même que ton personnage, j'aurais rajouté que c'était un tocard sur pattes en pleine crise d'adolescence
).
Ah, et pour parler technique, l'emploi du présent dans un récit de ce type m'étonne assez, j'ai l'impression que cela rend certaines tournures étranges (comme le passage avec le coup de genou).
Aussi, le côté énervant provient du fait que ce petit c... chérubin soit narrateur. Cela aurait pu être différent si l'on avait pas eu affaire à ses gémissement toutes les trois lignes ("ololz, c'est tous des cons, monde de merde, ouin ouin, je suis trop dark moi d'abord").
Oh, et tirets cadratins, accents spéciaux, tout ça, tout ça. Je ne vais pas m'étaler sur ces points, flemme de le faire sur chaque topic
J'espère que d'autres apprécieront, mais je n'ai aucune empathie pour Cardia, ni pour Mila.
Et je maintiens pour le shonen, j'ai vraiment l'impression de lire un manga. Sauf que d'ordinaire, les cardia-like endossent le rôle de copains-mais-quand-même-némésis-du-héros. Des personnages comme Végéta ou Sasuke, si tu vois ce que je veux dire.
(Pas taper
)
Oh, ne t'en fais pas. Y'a pas de mal à ne pas aimer Cardia, au contraire. Je l'ai fait pour être aussi détestable que Luke dans Tales of the Abyss. Cardia est un sale connard qui s'assume dans le départ.
Le fait de faire de Cardia un anti-héros sans aucun bon point ni aucun charisme, c'est pas pour rien. C'est un défi que je me lance d'en faire un personnage acceptable par la suite. Pour Mila, il est encore un peu tôt pour juger selon moi. Le chapitre consacré à elle vient par la suite, au chapitre deux. Je fais tout à la première personne jusqu'au chapitre trois, mais je vais changer les points de vue entre chaque chapitre.
La narration à la première personne au présent, c'est quelque chose que j'ai voulu essayer. Ca peut être sympa à lire, mais elle a malheureusement ses limites. Ca limite en particulier l'action, là où la pensée est largement plus libre en fait. Je me tâte à continuer sur les prochains chapitres, en fait. Ca va finir par me poser des problèmes, quoi.
Bref, le projet est justement de faire mûrir Cardia, lui apprendre qu'en fait les amis ça peut servir dans la vie et qu'être un gros con, ben ça n'attire que des emmerdes. Ne t'en fais donc pas pour Cardia, d'ici le chapitre 5 il sera lu sympathique à vivre ! ![]()
Le problème ici au niveau de la narration par Cardia est surtout que son opinion sur le monde, en dehors de son impolitesse et sa haine massive, est un gros cliché vu de manière extrêmement répétitive, et ainsi donc, ennuyant. Il faudrait donc changer la plupart des phrases qui cherchent à expliquer son point de vue au lecteur sur la société, qui n'en a pas besoin, parce qu'il a probablement déjà vu ça, et raccourcir le trop classique " l'école ça sert à rien et la société n'a pas de sens ".
Et d'ailleurs, Luke est une tafiole qui cherche à flemmarder plutôt qu'à haïr, et ses mèches ne sont pas une teinture.
"Ne t'en fais donc pas pour Cardia, d'ici le chapitre 5 il sera lu sympathique à vivre !
"
Je n'ai pas envie de le voir changer, j'ai envie de le voir mourir dans d'atroces souffrances... ![]()
Enfin, tout ça pour dire que je ne pense pas vraiment lire la suite, cela serait me forcer. Quand je dis que je n'ai pas d'empathie pour ton duo, je n'ai vraiment, vraiment pas d'empathie. Le côté "connard ténébreux" est vraiment trop exagéré pour que je m'intéresse à lui. Je ne vois vraiment pas comment je pourrais l'apprécier, même s'il changeait.
Je suis rancunier, m'voyez.
(Par contre je n'ai rien contre, et oui, j'ai vraiment arrêté des séries (Hannibal et sa p%#$@&n de rousse par exemple
) simplement parce que je détestais un personnage.)
Oh viii... T'as finalement choisi "Dieu Léthargique".
Bon, mon com va pas être spécialement plus sympa que les autres. Moi non plus, j'accroche pas trop pour l'instant. Cela dit, n'empêche, j'lirais peut-être la suite (par contre, pas sûr que je prenne le temps de beaucoup commenter).
Tout d'abord, je parlerai d'un avis que j'ai vis-à-vis de pas mal de trucs, dont ton texte, bien que cet avis puisse sembler assez contradictoire : d'un coté, c'est trop provoc, et de l'autre, ça l'est pas assez.
En détails :
Alors effectivement, moi non plus, je ne peux pas sacquer Cardia, sa façon de faire l'intéressant tout en rejetant ceux qui veulent l'approcher, de garder une boîte de tic-tac sur lui exprès pour les vanner, de bastonner un type pour des motifs franchement douteux + la nana qui s'éclate à regarder, etc... Dans le genre anti-héros, c'est assez cool, comme tu le voulais, si j'ai bien lu ton post. SAUF QUE... ça fait pas seulement connard, ça fait aussi très con. Je plussoie les coms à propos de ses idées stupides sur le monde. Perso, ça me renvoie plus à Light Yagami. Au moins, dans Death Note, les auteurs sont restés minimalistes sur sa misanthropie, probablement par peur du superflu. Je pense que ce minimalisme aurait aussi pu profiter à ton texte de ce coté. Puis y a aussi ce passage où il... traîne (?!) le gus à l'extérieur (avant de le tabasser sans prendre une seule égratignure)... Attends, c'est un caïd, ton Cardia ??! L'autre type ne se débat jamais ? Ou alors il a pas encore compris qu'il avait affaire à une brute pour l'insulter ensuite ? "Qui est le suivant ?" Je trouve cette phrase bateau, ce qui n'est pas pour alléger la scène. Tu parlais dans le café d'un Cardia charismatique... Tu parlais quand même que d'un Cardia avec des muscles, j'espère... ?
Mais surtout, d'un autre coté, comme je disais... Y a des moyens monstrueusement plus simples et efficaces de rejeter les gens ! A lui aussi, est-ce que ça lui trouerait le cul de simplement dire à quelqu'un "j'ai pas envie de te parler, j'me fous de ta vie, alors ta gueule" ? Y a même une méthode plus simple de se foutre de la gueule de quelqu'un TOUT EN le rejetant : <<"excuse-moi, c'est qu'en fait je suis quelqu'un de très timide et je ne sais pas gérer mes émotions quand on me regarde ou qu'on me parle" lui récitais-je sur mon ton le plus faux, essayant comme je pouvais de me retenir de rire. Puis je conclus par un regard noir de haine contenue, le temps de m'assurer qu'elle avait capté le message.>> Plus tard, il laisse une nana lui parler de politesse alors qu'il vient d'étaler quelqu'un sur le béton.
Étrange... étrange...
Voilà pour l'anti-héroïsme de Cardia.
Du reste, je regrette que tu n'ais pas donné une autre dimension... "capillaire" à ton texte. ça va peut-être paraître très con, ce que je dis, mais j'avais l'impression que c'était quand même un aspect assez important, du moins pour la présentation des persos, dans la mesure où c'est ce qui les rapproche le plus significativement. Concrètement, si Mila ne s'était pas teint des mèches rouges dans sa chevelure brune comme Cardia avec ses mèches bleues, ce dernier aurait peut-être mis beaucoup plus longtemps (voire jamais) à s'intéresser à elle. Je sais pas, peut-être quelque chose de... plus imagé, même poétique (Baudelaire s'est pas gêné, après tout, cf. "La Chevelure"). une symbolique des couleurs rouge et bleue, aussi, ou bien ce que représente ce look pour Cardia, au-delà d'un moyen de repousser les gens (epic fail, au passage), etc...
Voilà. Dites-moi ce que vous en pensez.
Par grand chose à dire à part ça, si ce n'est le coté très cliché de l'ado trop d4rk, de la douce qui se retourne comme si elle avait des pouvoirs télépathiques, ou qui disparaît par malheur puis reparaît comme par enchantement, l'emploi du terme "rigolo" en mode "JE SUIS CYNIQUE ET DÉTACHÉE, T'AS BESOIN D'UN DESSIN ?!", qui fait le coup de l’ascenseur émotionnel positif...
Ah, et aussi le coté bizarre de lire un asocial nous raconter sa life. On a envie de lui dire à chaque ligne "mais on s'en fout aussi, nous, de ta vie, p'tite merde, arrête de nous parler !".
Et j'pense que j'm'arrêterai là sur le fond. La forme, je sais pas si j'aurais le temps de l'aborder, mais j'ai lu ton texte assez agréablement, aucune énormité à part "malgré que", que j'viens de capter vers le début. Bon point.
Voilà voilà... Je commente un peu à l'arrache, j'espère avoir eu le bon ton et ne surtout pas t'avoir vexé. J'm'excuse d'avance si c'est le cas.
En attendant, sweet ![]()
Je pense qu'il essaie aussi d'aller trop vite, d'où les pouvoirs de télépathe de la fille, par exemple. Mais on peut faire des trucs intéressants sur un nolife aussi ( Chaos;Head, par exemple, bien que ça soit un VN et donc pas exactement une nouvelle, mais y a nullement ce côté chiant et répétitif de la société qui est pourrie )
Au vu des commentaires, je commence à voir que j'y ai vraiment été fort sur le cliché en fait...
Je vais peut-être réécrire ce chapitre autrement, ça aidera peut-être la pilule à passer. L'objectif de faire un Cardia détestable, il est plus que rempli.
A propos du "Cardia charismatique", je parle de ce "charisme naturel" qui fait que t'as envie d'approcher quelqu'un, tant qu'il ferme sa gueule. Une fois qu'il l'ouvre et que tu vois que c'est un sale con, là oui il perd son charisme.
Pour le reste, je vais plutôt braquer le projecteur sur cette pauvre Mila qui s'en prend plein la gueule pour son peu d'action...
Je vais développer ce point assez longuement dans le chapitre 2, celui développé sur Mila, mais elle n'est pas cynique pour un rond et c'est une bonne actrice. L'idée du moment où elle se retourne, je compte l'expliquer également dans le chapitre 2, c'est pas la magie de la chose ni rien. C'est se retourner pour constater que l'autre connard trois rangs derrière a fini de l'ouvrir. J'ai pas trop de défense sur le comment elle disparait, par contre. Je ne l'ai pas encore prévu. Le chapitre 2 est assez clair niveau détails dans ma tête, mais il y manque quelques petites choses. L'applaudissement est plus sarcastique qu'autre chose, et ce qu'elle représente c'est le moyen de redresser Cardia. C'est d'ailleurs autour de Mila, malgré que Cardia soit le personnage principal, que l'intrigue se développe.
Voilà voilà. J'écrirai le chapitre 2 dès que possible, et je ferai un reboot du chapitre 1 un de ces jours.
(Et t'en fais pas, je ne me vexerai pas. J'ai posté ce texte justement pour avoir de la critique et savoir ce que je dois changer. En l'occurence, j'ai énormément de choses à y changer.
)
Faire le chapitre deux avant de refaire le premier ? Mauvaise et tes lecteurs ne vont pas suivre ![]()
Mila qui se retourne en amphi
Oooh... Mais pourquoi t'as spoilé dans ton post ?
Plus sérieusement, j'aime beaucoup la raison que tu donnes de ce regard étrange, j'y avais pas du tout pensé. ça me donne bien plus envie de lire la suite.
J'allais pour stupidement contredire BeslSmasher, mais en fait non, c'est vrai, autant profiter qu'on est encore qu'au 1er chap pour soigner l'ordre sur le topic.
Au pire, tu peux toujours m'envoyer un MP pour le chap 2, t'auras tout le temps de le poster après.
Bonjour
Je suis désolé de pas faire une review longue, mais je suis sur mobile m'voyez
Comme les autres, j'ai détesté dès le départ Cardia. J'ai un peu de mal avec les tro d4rk, et tu nous donne vraiment envie de voir ton perso passer sous une voiture.
Perso je ne comprends pas pourquoi il cherche le conflit, ni pourquoi il ne veut pas qu'on lui parle. En plus, il gâche ses chances de socialisation avec la petite Camille au début, et j'aime pas les personnages qui gaspillent
Enfin, je trouve le dialogue assez artificiel, et c'est un peu gênant, surtout au niveau de Cardia. Est-il un solitaire où un aggressif ? ![]()
C'est pas très clair
Pour le reste, c'est bien écrit, y'a de belles images (la grossesse par exemple
)
Bon courage + sweet ![]()
Je crois que tout a déjà été dit. J'arrive donc après la fête, enfonçant de (grosses) portes ouvertes et tirant sur de (non moins) grosses lianes de fils rouges et blancs...
Moi j'aime bien son coté connard, à Cardia, justement. Si pour le moment tout ceci sent fort mauvais le cliché exploité de manière très commune, je pense ne pas trop me planter en affirmant que tu as sans doute l'ambition (audace ! ) de te servir de ces mêmes clichés pour t'y appuyer et faire ressortir quelque chose de plus personnel. En tout cas, c'est mon maigre et terne espoir là dessus...
Sur la forme, peu à dire : le narrateur interne avec un temps de conjugaison au présent, wait 'n see. Effectivement, ça limite un max. Autant sur un OS, c'est gérable, autant sur un roman j'attend de voir si au bout de vingt pages ça ne risque pas de devenir très pénible...
ps : il me rappelle ce sympathique perfide de Guillhem de Choire. Hélas, lui, il a fini découpé au sabre laser
...