J'ai eu la drôle impression, un court moment, de voir cette femme la bouche grande ouverte, et lascive, les yeux grands ouverts aussi, immobile, comme prête à sauter, alors qu'en fait elle est fermée, et même de tout son corps, et même que ça me donne envie de lui caresser le saillant de sa mâchoire, pour rejoindre le cou, l'oreille, mais elle ne voudrait pas. Ce doit ressembler à un savon mouillé, à toucher, ce morceau musculaire au bout de la mâchoire, car réellement elle est toute juteuse et grelotte, la petite pomme. Elle n'a pas le sous, elle se trouve en haillon chez moi, une joue brûlante auprès de la cheminée, l’œil qui me regarde, luisant, et ce petit genoux que je vois contre le carrelage, et qui bouge quelque fois ; il n'est pas bien.
- Il y a un fauteuil là, tu ne vois pas ?
- Non merci, je veux être au plus proche du feu.
- Mais c'est bizarre.
Elle ne répond pas et je la vois sourire, ce qui la rend toute différente, maligne. Mais néanmoins son corps se soulève un peu, laissant montrer le plat luisant de sa poitrine au travers du col en v, ses cheveux touchant maintenant la tablette de la cheminée, lesquelles sont rejoints, des fois, par intervalles irréguliers, par le crâne qui tape, mais doucement, et les yeux vers le haut, car apparemment elle réfléchit. Seulement ça ne dure pas, ça ne dure jamais, et toujours à peu près la même durée, comme si elle faisait semblant, une petite comédie. Elle tourne les yeux maintenant, pour faire la pose, en trois-quart, vers le noir du bois, ces striures de bois qui sont, comme les nuages, stimulantes pour l'imagination, et desquelles je voyais sourdre enfant des choses du diable, l'arbre mojo, des personnages de bois dans les disneys, des petites formes organiques étirées et qui me suivaient, avec de larges mouvements marrons et organiques, noirs, se fondant parfois dans les ombres de la maison, et qui me causaient tant de frayeurs et de discussions du genre commerciale avec le diable, sur ce qui lui était permis de faire et de ne pas faire. Je me souviens, c'est ce temps là où j'avais cette obsession d'enfant, et que j'ai toujours mais différemment, de me laisser traîner beaucoup d'heures, le visage placide, à ne rien faire, la crotte au cul, dans les recoins les plus confinés et les plus marginaux de la maison, pour me sentir chez moi ; puisqu'il ne fallait pas que j'y revienne, derrière la peau de la mère. Mais maintenant, pour stimuler plus agréablement mon imagination, et m'assoupir au mieux, je n'ai qu'à suivre les reliefs du cou de cette femme devant moi, le creux en bas d'abord, duquel surgit ces genre de tendons, cordes s'accrochant aux muscles, mais douceur, douceur... sur lesquelles il m'est donné le droit aujourd'hui, pour une fois, par le moyen d'une conversion toute spéciale de l’œil, d'y coucher mon regard, de sorte que j'ai l'impression de revenir sous la peau d'une mère, mais en ayant toujours ce plaisir du courant d'air lascif, parfumé de rock anglais et de liberté... et non plus la crotte au cul, mais la bave au menton. Je suis nerveux.
- Nous irons voir demain, s'il y a des cerises, au petit recoin que tu sais.
- Je n'en ai pas très envie, je n'aime pas les cerises, et ce jardin, je le trouve malsain, fiévreux. A cause de l'odeur, elle vient d'où cette odeur ?
- Je ne vois pas de quelle odeur tu parles.
-Mais parce que tu es habitué, et puis tu pues toi même de cette odeur.
- Autant que le jardin ?
- Non pas autant que le jardin.
- Alors tais-toi.
- Je ne vois pas le rapport.
- Oui je trouve ça amusant.
Et maintenant elle se tourne vers la télévision, l'écran noir, pour se regarder dedans.
- Tu es bizarre.
- Je vais me coucher Claudia.
Le couloir me fait toujours peur, même à mon âge, car au bout l'on y trouve un épais rideau, et derrière je m'imaginais enfant les pires choses au monde, alors qu'en fait ce n'est qu'un résidus poussiéreux. Mais moi, dans mon imagination d'enfant, je voyais tout un univers d'orgies et de femmes grises poussières, jaunes des fois, ou bleues, comme dans les tableaux que je voyais dans le salon de ma grand mère, et le bric à brac que je savais derrière, un peu quand même, me faisait mélanger tout, et je voyais dans la nuit, dans les rêves et de partout, des femmes mortes et bizarres, pleines de broches, de bois, de tapisseries et de masques vénitiens, toutes nues, qui mangeaient par bouches éventrées, filandreuses, dans des bols de couilles, avec des rides sur la peau ; des bouches molles et graisseuses, mais avec toujours de gros molletons rouges de tapis, et des choses d'or et de bois. Je me sens lourd, j'ai trop mangé, et puis j'ai un peu peur.
- Claudia, tu ne veux pas aller te coucher toi aussi ?
Elle ne répond pas.
Ça me fait penser à papa qui disait : « Il y a un problème de communication dans cette maison. »
- Claudia, tu ne veux pas dire : « Il y a un problème de communication dans cette maison » ? Je pense que ça pourrait donner quelque chose d'intéressant, et puis ça me rendrait joyeux de te l'entendre dire.
- Oui, il y a un problème de communication dans cette maison.
Je trouve que Claudia est magnifique, je l'aime d'un amour profond et sincère. Alors tout joyeux de ne plus me sentir seul, dans ce monde froid et noir, je vais me coucher en pensant à Claudia.
Claudia Claudia, je l'aime beaucoup, je gigote mes pieds sous la couette. Mon esprit est tourné là bas, toujours, je me la situe dans le salon, sa petite tête merveilleuse, et je ne fais que ça, de garder bien en moi, dans mon corps, cette présence et sa localisation, à la petite Claudia.
Salut et bienvenue par chez nous !
Voici quelques critiques et conseils :
Dans l'ensemble, il y a une vraie intention littéraire et artistique et c'est un bon point. En revanche, le style et le vocabulaire pêchent et te freinent clairement.
Ce qui saute aux yeux, c'est ton rythme, très découpé. Si j'aime beaucoup ça en temps normal, ici, tu le systématises un peu trop. On a une virgule entre chaque proposition d'une même phrase (à quelques exceptions près), et le tout en devient très mécanique et monotone. On a l'impression que tu t'y perds toi-même dans toutes ces virgules car tu commets quelques anicroches de syntaxe. Rien de méchant, mais fais quand même attention à garder en tête le tronc principal de ta phrase.
Il te manque à certains endroits de la justesse et de la précision dans le choix des images et du vocabulaire. Ce dernier manque de variété et t'empêche clairement de t'envoler sur le paragraphe décrivant les orgies. C'est celui qui avait le plus d'envies artistiques et malheureusement, c'est le plus foireux. Il est trop vague, répétitif (le verbe voir revient trop/ le bois/ les "choses" et des femmes "bizarres" laissent dans le flou total)
Quelques petits exemples pour illustrer tout ça :
"des fois, par intervalles irréguliers, par le crâne qui tape, mais doucement, et les yeux vers le haut, car apparemment elle réfléchit" -> Ici "des fois" n'est pas correct, préférer "parfois". "les yeux vers le haut" est assez disgracieux. Il y a plein d'autres possibilités et même des expressions qui existent.
"...du bois, ces striures de bois qui sont" -> "ces striures de bois", n'étant pas un nouveau sujet, doit se faire un écho synonymique d'un élément précédent. "bois" n'était pas synonyme de "striure de bois", ça ne veut rien dire. ("les striures, ces griffures dans le bois" fonctionnerait sur ce principe) En plus, bois se répète.
"des personnages de bois dans les disneys" -> Je suis confus. Des personnages de bois ? Veux-tu dire en bois ? Ou qui viennent des bois ? Si oui, quels personnages emblématiques de Disney vient des bois ? L'image ne me semble pas faire sens. Disney prend une majuscule.
"des petites formes organiques étirées et qui me suivaient, avec de larges mouvements marrons et organiques" -> répétition assez violente. Varie le vocabulaire.
"et de discussions du genre commerciale avec le diable" -> C'est horrible et ça ne veut rien dire. Des négociations peut-être ?
"de me laisser traîner beaucoup d'heures" -> "se laisser traîner" est une expression que j'ai jamais entendu. Traîner tout court n'irait pas ?
"ces genre de tendons, cordes s'accrochant aux muscles" -> Vocabulaire vraiment très vague. Tu aurai pu faire une petite recherche non ? Tu dois pas être loin des cervicales. De plus, "cordes qui s'accrochent au muscle" c'est une image vraiment pas super juste. Tu en fais quelque chose de négatif, alors que c'est ce qui permet au muscle de servir à quelque chose.
"- Alors tais-toi.
- Je ne vois pas le rapport." -> Dialogue absurde. Une telle demande ("tais-toi") n'a pas besoin d'avoir rapport à quoi que ce soit. Je ne suis pas sûr que le spectateur ressente l'effet recherché (je ne le comprends pas, personnellement).
"ce n'est qu'un résidus poussiéreux" -> "ce" réfère à quoi ? Le rideau ?
"mangeaient par bouches éventrées" -> "Manger par bouche" c'est pas français. Manger par bouchées ou manger par la/les/leurs bouche ?
Si je t'ai paru sévère je m'excuse. Je répète encore une fois qu'il y a de louables intentions dans ce texte et ça c'est déjà un excellent début.
J'ai commencé il y a très peu de temps à écrire, et au début je n'arrivais à rien du tout, je me regardais écrire au lieu d'écrire, je faisais semblant, une petite comédie. J'en suis rapidement venu à une étape supérieure où je me suis rendu compte de la fausseté de ce que je produisais, et j'ai donc voulu l'atténuer le plus possible. Un des moyens que j'ai trouvé est de faire de l'excentrique pas trop évident, mais ce n'est pas de l'originalité, c'est une mauvaise solution et ça ne fait qu'ajourner d'un temps très court l'impression de fausseté. Alors je reprends un peu ma lecture des frères Karamazov et, comme un coup de bâton, je me suis rendu compte de l'évidence de la chose, bien sûr, il faut raconter des choses vraies, et oui. Mais je me suis vite rendu de la difficulté, quelque chose de monumental, je commence à entr'apercevoir ce que c'est que la littérature. Et puis de la vérité qui doit se dévoiler parfois par des moyens détournés, peut-être, pas forcément en faisant du réalisme naturaliste. Je ne sais pas si ça existe de la littérature qui ne veut pas donner un effet de réel, provoquer des genres de réminiscence, des "mais bien sûr !" qui étaient jusqu'alors enfouis, et qui font pleurer parfois. Un peu comme les peintres nous permettent de voir mieux la nature, Dostoïevski me permet de mieux voir les réalités psychologiques, mais dans la vie telle qu'elle est vécue, c'est à dire avec des images poétiques, obsédantes. C'est très spectaculaire dans les frères karamazov, il sonde mon âme, comme le dit Fiodor Pavlovitch à propos du staret, et pas seulement la mienne mais celle du sujet humain, et presque ça m'effraie de continuer à lire.
"J'ai eu la drôle impression, un court moment, de voir cette femme la bouche grande ouverte, et lascive, les yeux grands ouverts aussi, immobile, comme prête à sauter, alors qu'en fait elle est fermée, et même de tout son corps"
Ça je l'ai vécu, réellement, mais j'ai l'impression qu'il me faudrait dix pages de phénoménologie pour développer toutes les subtilités de cette impression, dont je me demande même si à rebours je ne l'ai même pas imaginé, car il est possible de se construire des souvenirs de toute pièce.
Alors j'ai commencé à écrire quelque chose de nouveau, une sorte de lettre au monde dans laquelle je dévoile mon âme, et qui ressemble un peu à la lettre du mourant au milieu de l'Idiot de Dostoïevski, je sais pas si vous voyez. Une lettre de justification, qui veut essayer de soulager un poids moral, de se rattraper souvent au sein même du discours de ce que l'on a dit précédemment, mais souvent pas de manière immédiatement consciente, je crois qu'il y a un peu cette constante chez dosto, mais je voudrais pas trop m'avancer. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite de la ressemblance flagrante, seulement après coup, alors ça me gênait de voir du sous-sous Dostoïevski, et puis pas tellement de la fiction, même si s'en est en quelque sorte, car je me sens incapable de ne pas en faire (et là je me sens encore faire de la comédie, adapter ma manière d'écrire au contenu, je joue un type de gens) mais reste que c'est une confession avant tout, et c'est difficile de dévoiler des confessions. Mais j'en suis assez fier, ce qui s'y trouve écrit je n'ai pas l'impression que ce sont des banalités.
Et puis le présent texte, c'est le premier pour lequel j'ai trouvé une solution, et elle n'est pas sans rapport avec ce reproche de manque de vocabulaire que tu me fais. J'ai décidé d'infantiliser mon écriture, un petit peu, pas complètement, et ça rend un peu l'impression d'un mimétisme de l'enfant chez l'adulte, mais enfin je crois que c'est un peu la continuation de cet excentrique pas trop évident, mais avec quand même peut-être un peu d'idée à l'intérieur, celle d'avoir une écriture qui se rapproche du langage parlé, ce qu'à fait Dosto avant Céline (On le voit bien dans la dernière traduction de Markowicz), et c'est quelque chose que l'on rencontre souvent ce genre d'images ratées mais soucieuse du vrai dans les réelles discussions de la vie. Mais je ne voulais pas complètement non plus écrire de la parole, j'ai fait quelque chose entre les deux, un hybride, comme un mimétisme de l'enfant chez un style particulier et un peu cliché que l'on peut trouver en littérature, j'en sais rien, quelque chose comme ça. Et puis je n'ai rien réussi à rendre vraiment de ce que je voulais.
"je n'ai qu'à suivre les reliefs du cou de cette femme devant moi, le creux en bas d'abord, duquel surgit ces genre de tendons, cordes s'accrochant aux muscles, mais douceur, douceur.." ce douceur, douceur... c'est parce qu'évidement l'image est fausse, elle est dure alors que la vérité est douce.
Ce qui s'est passé en vérité est beaucoup plus confus et compliqué, les prises de conscience se sont faites graduellement, du savoir à la croyance, de la croyance abstraite à la croyance vécue, alors là je suis content d'avoir réussi à faire comme de la fiction qui sert à rendre ce que là je crois j'ai réussi à rendre. Je te remercie de ne pas avoir appelé prétention mes louables intentions, et aussi je te remercie de ta critique qui m'a vraiment été très utile.
Et en fait je voulais dire réduis, pas résidus.
Et puis je m'en excuse profondément, je suis terrifié à l'idée de relire tout ce que je viens d'écrire, sinon je n'en finis pas de corriger. Je vais peut-être te répondre plus précisément sur tes remarques précises, mais plus tard.
Et bien sûr ne vous dérangez pas dans vos critiques, je n'ai pas le projet de devenir un grand écrivain, je veux seulement essayer de mieux comprendre la littérature, et j'ai l'impression qu'écrire m'y aide un peu. Même soyez très durs, je ne demande qu'à être lucide.
Et les virgules tout le temps, c'est à cause du style de la traduction de Markowicz. A chaque fois que je suis en train de lire quelque chose ça se ressent dans mon écriture, c'est instinctif.
Mais je pense que l'exercice d'imiter des auteurs, comme on le fait faire en classe de français, est vital, je commence à peine à le comprendre.
"Et puis de la vérité qui doit se dévoiler parfois par des moyens détournés, peut-être, pas forcément en faisant du réalisme naturaliste. Je ne sais pas si ça existe de la littérature qui ne veut pas donner un effet de réel, provoquer des genres de réminiscence, des "mais bien sûr !" qui étaient jusqu'alors enfouis, et qui font pleurer parfois. "
Chacun se fait sa définition, mais je pense que c'est le but de l'art. Il s'agit dépeindre une justesse qui fait écho chez le lecteur/spectateur, avec des outils qui sont propres à chaque discipline, et donc via des moyens détournés, qui sont peut-être les seules solutions d'atteindre cette mise en lumière. Après il y a des manières, le réalisme en est une. Ca dépend des sensibilités et des goûts de chacun pour le coup. On n'est pas forcément réceptif à tout.
Dosto est d'une justesse psychologique incroyable. Il va si loin dans les méandres de chaque esprit que ça en modèle une partie de l'intrigue. Il est d'une telle épaisseur que je me demande sans cesse comment il fait pour avoir de quoi en dire autant. Au-delà de ça, il n'utilise pas ses décors, par exemple. Il décrit très peu et de manière assez simple, de sorte que je n'ai jamais été touché par ça chez lui. Alors que chez d'autres si. Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas ul du Dosto ici mais il y a un quelque chose de Nouveau Roman/nouvelle Vague dans tes dialogues et l'immobilisme de ta situation première. Puis on tombe dans quelque chose d'assez fantastique, fantasmagorique.
Sinon je me souviens de la lettre du phtisique. L'Idiot est un de mes romans favoris.
Malgré tout, essaye de ne pas avoir l'épaisseur d'un Dosto quand tu commentes ici car ça fait une sacré lecture ! Bonne chance pour la suite !
C'est sur le paragraphe décrivant les orgies que ça s'est infantilisé beaucoup, et on en voit déjà une trace au début, lorsqu'il veut décrire sa drôle d'impression.
"Alors là je suis content d'avoir réussi à faire comme de la fiction qui sert à rendre ce que là je crois j'ai réussi à rendre."
Je parle du pavé que je viens de réaliser.
Je n'avais pas vu ton message.
Il y a un avant et un après ma lecture de L'Idiot. Elle m'a fait un effet monstrueux, ça m'a poussé à écrire et j'ai voulu directement passer aux frères Karamazov. En même temps j'ai eu une claque sur Le Mépris de Godard en cinéma, et Rock Bottom de Robert Wyatt en musique que je conseille fortement. Donc voilà nouvelle vague, et puis Wyatt j'avais envie de le conseiller. J'ai rien lu du nouveau Roman. J'ai très peu lu en fait, seulement les deux plus grands de Céline et de Fitzgerald, Cosmos de Gombrowicz, et puis maintenant je passe à Dosto où là j'ai l'impression que je passe à une étape supérieure, mais dans mon niveau de lecture plus que dans le niveau du roman je pense. Il m'apprend à mieux lire dans la mesure où justement je suis plus touché "naturellement" par la psychologie des personnages, cette manière de faire, que par les descriptions qui elles me causent beaucoup de soucis. Je n'y suis pas très sensible, sauf à de rares moments. Et je ne suis pas très sensible à la poésie aussi, mais j'aimerais me forcer un peu.
Lorsque que je vous écrivez là, j'avais l'impression que vous étiez mon père.