4 - Exemple de contenu d'une double-pages
L'homme qui n'a jamais tué personne
Fiche technique 
1 h 44 min Sorti le 21 octobre 2009
Réalisé par James Huth Aventure, comédie et western
Avec Jean Dujardin, Michaël Youn, Sylvie Testud, Melvil Poupaud, Daniel Prévost, Jean-François Balmer, Alexandra Lamy
Délégué par le président américain Winston H. Jameson pour sécuriser Daisy Town afin de pouvoir faire la jonction du chemin de fer est-ouest, Lucky Luke retourne dans sa ville natale désormais dominée par l'escroc Pat Poker. Hanté par de vieux démons, il voit ses ambitions d'y faire le ménage bientôt contrariées par l'arrivée de vieux ennemis.
Lucky Luke, « l'homme qui tire plus vite que son ombre », ça, tout le monde connaît. Caricature du cow boy solitaire héroïque au passé mystérieux, protagoniste de la bande dessinée éponyme. C'est un héros, un héros qui ne tue vraissemblablement jamais. Pourtant, dans la bande dessinée, Luke a effectivement déjà tué. Par exemple, il y a eu deux générations de Daltons : les premiers, ceux de l'album Hors-la-loi, qui sont donc Bob, Grat, Bill et Emmet, et les seconds, bien plus connus, ceux d'après Les Cousins Dalton. Les seconds sont encore aujourd'hui sur le devant de la scène, menés par le colérique Joe, suivi par William et Jack, ainsi que leur frère idiot et adoré de Ma Dalton, Averell. Mais s'il y a eu de nouveaux Daltons, c'est bel et bien parce que les anciens ont passé l'arme à gauche : Bob, leur meneur, a été explicitement tué par Lucky Luke d'une balle dans la tête, et ses trois frères ont été pendus par la suite. Sauf que le public ciblé par les aventures de Lucky Luke, c'est la jeunesse, et c'est pourquoi une censure a été appliquée sur ce genre de passages. Et c'est là que les avis divergent : est-ce la première version la vraie, ou la seconde, non censurée ? Pour ma part c'est la première, je pense que la censure peut avoir du bon dans certains cas, et celui-ci en fait partie.
Et puis il y a Lucky Luke, un autre Lucky Luke, un pour chaque nouvelle adaptation de l’œuvre originale au cinéma, ou dans chaque album de l'après Goscinny. Le Lucky Luke d'aujourd'hui, c'est « l'homme qui n'a jamais tué personne ». Ҫa vous dit probablement rien, et c'est normal, puisque c'est tiré du film éponyme pas forcément bien reçu par la critique et par le public, bien que personnellement, je le trouve intéressant ; il est plus profond qu'il n'y paraît, même si ce n'est pas un western stricto sensu, mais plus une parodie du genre. Contrairement à la bande dessinée, dans ce film, Luke n'a jamais tué personne, et c'est expliqué dès le début, en commençant sur l'enfance de Lucky Luke. Il vit à proximité de Daisy Town, la ville où se déroulera une grande partie de l'intrigue, avec ses parents, parents tué sous ses yeux par un groupe de desperados au visage masqué, le gang des Tricheurs. Bien évidemment, il leur échappe grâce à son fidel destrier Jolly Jumper, et c'est un exploit en soit, puisqu'ils ont la réputation de ne jamais laisser personne leur filer entre les doigts... Pour ça, Luke est lucky. L'occasion de donner une explication au surnom du personnage, mais aussi de lui coller un prénom, un vrai : dites bonjour à Johny Luke, aka Lucky Luke. A la suite de la mort de ses parents, il se promet de ne jamais tuer personne, mais il renie ses convictions lorsqu'il sort vainqueur d'un duel typiquement western au prix de la vie de son adversaire.
En quelques instants, Luke va basculer : pris de sueurs froides, il veut mourir parce qu'il a renié son idéologie. Il abandonne même sa vie de cow boy pendant une partie du film avant de reprendre les armes. Et ce basculement, que peut-il bien signifier ? La représentation du héros pour son public. Prenez un héros classique, qui touche principalement les enfants (ne voyez rien de malsain là-dedans, vous m'avez très bien compris). La plupart du temps, il n'est pas violent, ou du moins jamais trop, et c'est tout à fait le cas de Lucky Luke : et que je vise le lustre pour qu'il te tombe dessus, et que je tire dans ton flingue pour t'empêcher de t'en servir... Mais pas de morts, jamais. Et si ce héros vient à changer, à mûrir sans attendre ceux qui le suivent, il peut perdre beaucoup de monde en chemin. Une partie du public ne reconnaît plus son idole fictive, et ce film... Il représente ça à travers l'effet que ça produit chez les fans à travers une idole justement.
L'avis de [Nom du rédacteur] 
Donc en fait, j'ai pas eu le temps de le rédiger encore, mais ce serait un avis rapide, global de ce qu'on a pensé de l’œuvre traitée, un peu comme une conclusion de test jeuxvideo.com ou une conclusion de Crossed condensée (enfin je dis ça sans prétention hein). Sans système de note, mais j'ai déjà une idée assez fun pour remplacer ça.
5 – Des doutes sur le format 
Je doute sur le format, oui. Pas du projet globalement, l'aspect BD-magazine, c'est bon, mais sur les double-pages en elle-même, le style d'écriture à employer.
→ Écrire comme un professionnel, avec beaucoup de mots techniques, au risque de perdre certaines personnes à la lecture des doubles-pages, en plus de donner deux façons de parler complètement opposés aux personnages-rédacteurs de la BD ?
→ Se donner un style naturel, bien que ce serait difficile de garder un style parlé à certains moments ?
→ Se donner un style romanesque, en faisant en sortes que les rédacteurs se retrouvent dans l’œuvre qu'ils traitent, et qu'ils parlent comme s'ils étaient au cœur de l'action ?
C'est un point qui me titille vraiment, c'est pour ça que je suis très peu convaincu de mon essai ci-dessus.
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C'en est fini, vous pouvez vous reposer les yeux. Il n'y aura pas de troisième message, je vous laisse donc commenter s'il vous en prend l'envie, et moi, j'y retourne ! Où ? Tu le sauras pas. 