Œuvres écrites par Ghislain Bouvier
Le ventre de l’infamie
Écoute les soupirs de l’ardeurs adolescentes
Écoute les hurlements déchirant ton enceinte
Écoute les plaintes, écoute les putains de craintes
Qui envahissent l’âme torturée
Qui déchirent l’esprit tourmenté
Chaque pierres tombent et jonchent les champs
Ton édifice s’écroule au son des gémissements
Écoute les, écoute les peines et les sanglots
Dieu t’a créé pour que tu puisses chialer
Alors espèce d’idiot réfugie toi dans tes craintes
Dans tes illusions et tes mensonges de soumission
La prison de tes songes n’est pas une vision
Les murs ne sont que des oreilles bouffeuses de cris
Le sol n’est qu’un amas d’insidieuses tromperies
Le plafond t’écrase d’une méticuleuse ignominie
Chiale que les draps de soie blanche deviennent rouge
Sang de tes larmes reines du mélange de tes peurs
De tes angoisses mécènes de la fange d’où tu patauges
Misérable être pour qui joie et louanges changent en pleurs
Écoute les plaintes, écoute les putains de craintes
Qui envahissent l’âme torturée
Qui déchire l’esprit tourmenté
Tes pierres hurlent, crient et évoluent en visage d’enfant
Ton édifice se redresse, tu peux porter mon avortement
De l’humain abjecte qui aurait pu renaître dans les gémissements
Car j’aime déprimer
Les drogues et les antalgiques ne peuvent faire passer la douleur
Car elle n’est pas physique et provient de mon putain de cœur
Une amputation entraîne des traces voyantes
L’amour ne laisse pas de blessures apparentes
Mais pourtant une cicatrice saille mon âme
Et les balafres se multiplient au son de mes pleurs
Les affres du quotidien enfoncent plus profond la lame
De rasoir qui cisaille mon esprit au rythmes des erreurs
Tu prends des saletés de drogues pour oublier ton passé
Moi je préfère sourire et mettre de côté mes pensées
Sans toutefois les laisser à l’abandon car un jour
Si je néglige mes mutilations je ne serais plus pareil
Ce serait Van Gogh avec ses deux oreilles
Ce serait Beethoven qui ne serait pas sourd
J’aime vivre avec mes tourments
Une scie circulaire me découpant
Ouvrant une nouvelle plaie béante à chaque toucher
Je n’échangerais pas ma douleur
Contre une dose de bonheur
Car elle fera taire mes peurs
Je ne souhaites pas ce tel châtiment car j’aime déprimer
Pour moi la vie est noir comme le carré de Malevitch
La vie est une toile de Trevor Brown assez kitsch
Un univers glauque, sombre et gore à souhait
Au beau milieu palpite mon cœur ensanglanté
Posé sur un piédestal si facile à atteindre
Une flamme brille mais une larme peut l’éteindre
Moi je crache sur cette lueur car j’aime déprimer
Je me torture moralement, me tourmente inutilement
Je plonge dans ma dépression d’un noir ébène
Mes pieds dans le ciment je sombre au plus profond
Touchant le bord de l’épave rouillée de ma haine
Vestige ancien et artefact de la provocation
Les poissons-clowns perdent leurs couleurs lumineuses
Les étoiles de mer ne scintilleront jamais dans le ciel
De lit sur lequel tu aimes tant reposer ta face radieuse
Je caresse ton corps-mort et grimpe ta chaîne vermeil
Tu me tends la main pour me hisser à la surface
Je la repousse et efface le sourire de ta face
Car j’aime mes blessures évasées
Car j’aime m’enfoncer dans l’obscurité
Car j’aime plonger dans mes saletés
Car j’aime déprimer…
Dieu est un voyeur
Dieu nous regarde lorsque nous baisons sur le lit-canapé
Dieu nous regarde lorsque nous nous branlons devant la télé
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sucer par une prostitué
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sodomiser par un gay
Dieu observe, on lui dit de fermer un moment les yeux
Mais Dieu continu à nous mater et nul ne peut l’en empêcher
Alors accepte de te faire observer lorsque tu veux baiser
Prouve à Dieu que tu le sens et montre lui ton majeur
Dieu n’est pas si innocent, encule moi à la gloire du seigneur!
Dieu observe, on lui dit de fermer un moment les yeux
La seule façon de détourner son regard
C’est d’éprouver du dédain à son égard
Sois vil, obscène et sordide… blasphème!
Désirs morbides et haine… blasphème!
Dieu observe, on lui dit de fermer un moment les yeux
Ils ne nous considère plus comme ses enfants
Nous sommes l’avortement de nos maman-divinités
Allah, Krishna, Dieu, si nous sommes médisants
C’est à cause de ces vicieux qui ont créé pour mater
Dieu nous regarde lorsque nous baisons sur le lit-canapé
Dieu nous regarde lorsque nous nous branlons devant la télé
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sucer par une prostitué
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sodomiser par un gay
Jusqu’à l’inhumation ne le laisse pas te regarder
La vie n’est pas une prison surveillée par un geôlier
Dieu est créateur mais il n’est pas censé être observateur
L’homme est son invention pas un troupeau de mouton
Dieu regarde mais peut-il agir?
Tape 1 pour éviter le carnage d’Hiroshima
Tape 2 pour fermer les camps de concentration
Tape 3 pour sauver un arménien de sa prison
Tape 4 pour les laisser patauger dans leur merde
C’est la géniale nouvelle émission de télé-réalité
« Mesdames et messieurs n’ayez pas peur d’approcher
Nous avons une magnifique planète terre à vendre
A une foule obscène d’apprentis dieux dépravés
Pouvant voir deux millions d’humains se pendre
En moins de deux semaines si vous le souhaitez
Observer le bétail, faire des guerres pour se distraire
Nourriture comprise dans l’achat, achetez ma Terre! »
Dieu nous regarde lorsque nous baisons sur le lit-canapé
Et espère que l’on donne naissance à un bébé meurtrier
Dieu nous regarde lorsque nous nous branlons devant la télé
Et observe ce qui aurait pu être de la vie couler le long de la main
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sucer par une prostitué
Et s’énerve en voyant le futur bétail dans la bouche d’une catin
Dieu nous regarde lorsqu’on se fait sodomiser par un gay
Et il se met alors à haïr les préférences sexuelles de demain
Dieu veut que l’on baise pour fournir la Terre
Dieu veut que l’on crée sous l’effet de serre
Dieu veut que l’on survive pour recommencer à procréer
Dieu veut ensuite que l’on se battre pour s’entretuer
Alléluia!
La Substance Dépendante
Je suis une drogue à l’état liquide dans une seringue
Espère ne pas devenir accro car je n’ai rien de beau
Tout juste de quoi te rendre vraiment vraiment dingue
Aussi névrosé qu’un fonctionnaire derrière son bureau
Inhume moi et scelle à tout jamais mon mausolée
Muraille de pierres te protégeant dans son intégralité
Envers mon infection et mes exhalaisons affligeantes
Source du mal produit par ma gangrène dégoûtante
Abomination qui risque de te souiller si tu me prends
Nécropole du nécromancien essayant de te désintoxiquer
De l’effet produit par mon injection sous-cutanée
Risques et périls futiles provoqué par ce médicament
Abjecte que je suis, ni calmant, ni provoquant
Je ne suis qu’une saleté de stupéfiant
Drogue qualifiée dur qui peut pourtant être douce
Si l’on me met au contact de ton sang
Je veux être avec toi et caresser ta chevelure rousse
Je veux me lover dans tes bras
Je suis une drogue dépendante à son utilisateur
Je veux me pelotonner contre toi
Je suis de la morphine sous l’emprise de la douleur
Je suis du haschich qui a besoin de son fumeur
Ce que je veux c’est être auprès d’L
Que l’on puisse échanger D baisers
Inhale, exhale, ma drogue c’est miss S.
Bien... Choquant, mais je n´en attendais pas moins de toi...
J´aime ce ton rageur, cette haine profonde qui semble être infinie et tellement fascinante...
Les rimes sont bonnes, la fin est pareille à une claque retentissante...
Une sacrée poésie...
Tu ne m’as jamais dit au revoir
Tu ne m’as jamais dit au revoir
Pourtant j’aurais tant aimé te voir
Ne serait-ce qu’un dernier soir
Pour ne plus jamais garder espoir
De te faire un jour réapparaître dans ma vie
Et de nouveau disparaître sans faire de bruit
Sans jamais me dire au revoir
Sans jamais me dire au revoir
Je me dis que je devrais t’oublier
Car quand je me mets à me souvenir
De ces moments et de ton sourire
Tout ça me donne envie d’chialer
Car tu m’as abandonné
Sans jamais me dire au revoir
Car tu m’as délaissé
Sans jamais me dire au revoir
Lorsque je crois voir mon reflet dans un miroir
Je n’aperçois que des lettres de sang
Me disant les mots que j’espérais, juste au revoir
Sans rien d’autre qui me soit offensant
Je brise la glace d’un coup de poing
Et les bris de verre m’entaillent les phalanges
Je ne demande pourtant aucunes louanges
Mais qu’avant que tu n’ailles au loin
Tu ne me dises juste au revoir!
Adieu! Adieu! Dis le moi mon ange…
Tu ne m’as jamais dit au revoir…
L´horloge funèbre
Je suis l’horloge du temps qui s’est écoulé
Je suis les aiguilles tournant à l’envers
Écoute mon « Tac-tic » disant que tu vas crever
Je suis cette fatale sonnerie de l’Enfer
Et quand je retentis
Tu te souviens de toutes les larmes versées
Et quand je retentis
Tu te rappelles le sang coulant de tes plaies
Je suis le temps te séparant de la mort
Celle que tu essayes vainement d’oublier
Je suis celui qui redresse tout tes torts
En faisant crever cette putain d’humanité
Je suis la montre en or
Du dandy à tête de mort
Quand je sonne il se réveille
Et il vous fauche à la pelle
Je te conseille de te faire à cette idée
Car tu vas forcement y passer
Je te conseille de te faire à cette idée
Car vous êtes tous condamnés
Le connard rêvant de liberté
Hé! L’être stupide qui lis cela
Je suis le messie et écoute moi
Tes chaînes t’entravent
Tu rampes tel une larve
Soumets toi et lèche le cul de ton bourreau
Tu vas chercher le bâton et tu fais le beau
Hé! Mon chéri, tu sais quoi?
T’es le prisonnier de l’État
Dans les geôles de la « Liberté, Égalité, Fraternité »
T’es un esclave qui est gouverné, espionné, exploité
Aux mains liées par les menottes de la démocratie
Tu es attaché au pilori de cette république pourrie
Hé! Toi l’individu obéissant!
Ne trouves-tu pas cela révoltant?
Hé! Toi qui suis docilement!
Ne veux-tu pas sortir de ce rang?
C’est un monstre froid dévorant sans pitié
Les plus pauvres des captifs de ta société
Les chairs sont arrachées par des milliers de dents
Des piles de cadavres déchirés autour du président
C’est un monstre froid et tu es la prochaine victime
Ne te retourne pas, prie juste, c’est l’heure du crime
Hé! L’individu qui n’a aucune liberté
Tu sais, si tu ne veux pas être dirigé
Tu auras toujours la solution de te révolter
N’as-tu jamais pensé à renverser l’autorité?
La haine est ton alliée
La colère est ton épée
La violence est la solution
Pour faire cette révolution
La clé pour se libérer de l’oppression
La seule manière de vivre à sa façon…
Dieu est mort! Vive Dieu!
Nous sommes mort en écrivant
Est-ce le sort d’un de ces enfants
D’être le martyr, et de souffrir
En recopiant les paroles de l’Antéchrist
Éprouvant les souffrances du Christ
Religion!
C’est le mot de la mort les enfants.
Religion!
C’est l’hymne à la douleur les enfants.
Nous sommes les cadavres desséchés
Assis sur nos chaises, le dos courbé
Face à toutes les blessures que nous avons éprouvées
Nous cinglant tel des putains de coups de fouet
Religion!
C’est à cause de ça que l’on s’ouvre les veines
Religion!
Ou bien que l’on s’explose la boîte crânienne
J’ai ma couronne d’épines sur la tête
J’ai des grenades plein mes poches
C’est clair comme de l’eau de roche
Levez-vous les enfants, ça va être sa fête
Religion!
Dieu est mort les enfants
Religion!
Dieu est mort les enfants
Le poing levé aux phalanges entaillées
S’abaisse et invoque des anges déchus
Afin de reprendre notre pouvoir perdu
De remettre la main dessus et de gouverner
Votre peuple qui depuis tant d’années
Est quelque chose qui m’a tant déçu
Religion!
Je suis Dieu les enfant
Religion!
Je suis Dieu les enfant
Amour ne rime pas avec toujours
Je ne suis qu’un gros salaud
Mais je t’avais tant prévenue
Que la vie avec moi n’aurait rien de beau
Que je n´était pas ce dont tu t’étais attendu
Je ne te méritais certainement pas
Pourtant tu m’as ouvert les bras
Tu m’as appris à aimer
Et en échange je t’ai fait souffrir
Chérie, je suis si désolé
J’aurais aimé te chérir
J’ai pourtant essayer de changer
Mais l’amour n’est pas dans ma nature
Pour moi aimer doit être vraiment dur
Je n’y arriverais probablement jamais
Mais le temps que nous avons passé en commun
M’a permis de connaître une femme vraiment bien
Tu as été mon premier amour
Tu m’a permis de sourire
Tu m’as aidé à découvrir
Tu m’as appris à m’ouvrir
Pourquoi t’ai-je fait mal en retour?
Peut être m’offriras-tu une seconde chance
Peut être m’éviteras-tu une telle déchéance
Mais si jamais ce n’est pas le cas
Sache que je pense souvent à toi
Tout ce que tu m’as tant donné
Je ne le mérite certainement pas
Je suis trop déprimant pour toi
Je ne suis pas ce que tu voulais
J´en conaissans déja quelques un, certains sont jouissifs...
![]()
T´es un vrai malade toi je te conseil de lire un truc style bambi ou les aristochats parceque tu me fait peur la
Désolé, mais j´ai beaucoup de mal à lire ce genre de littérature qu´est Bambi et tout ça... disons que ça me donne des envies de vomir. A la rigueur j´aime bien " Alice aux Pays des Merveilles". ![]()
De plus, Bambi est particulierement obscur comme histoire...
Sinon, tout ca a l´air tres bien, mais je n´en ai lu que les deux premieres.
Il faut m´excuser, j´ai horreur de lire de la poesie...
C´est pas très effroyable tout ça, ça manque de pertinence dans l’horreur…Je veux dire, c’est bien écrit mais les thèmes et la pensée sont un peu faciles ; plutôt, si tu veux vraiment heurter, sort des sujets vraiment choquants. Bon, inutile que je m’attarde sur les petites réflexions telle que « Dieu regarde mais peut-il agir? » on voit bien que ça te préoccupe de pas savoir tes vérités et les notre. ( Enfin tu me comprend hein, tu te révoltes sur quelque chose dont tu ne comprend pas la logique puisque totalement inverse à la tienne ; moi même ça m’a révolté un temps si tu veux savoir.)
Puis coté musicalité, ça manque aussi. Je crois que tu voulais faire passer tes idées, c’est fait.
En fait moi je veux vraiment voir le coté noir de " Soulblighter", je crois qu´en terme de poésie-défaitiste tu peux faire mieux.
Oui, la poèsie n´est pas mon style d´écriture de prédiliction. Quand j´écris ça, c´est histoire de garder la forme et d´éviter de faire des nouvelles à chaque fois que quelque chose me préoccupe. Pour le côté noir, ça risuqe d´être dur, je suis en période glamour en incarnant mon côté " Sophie Erzengel" ![]()
Mon amie la lame
C’est lorsque nous découvrons
Que notre bras n’est plus que du braille
Alors, nous nous souvenons
De la raison de ces mutilations
Nos doigts parcourent toutes ces entailles
Et cela nous fait remonter la mémoire
Les ruptures et tout les passages noirs
Les moments de tristesse jalonnant la vie
Tous passé auprès de notre meilleure amie
La lame écrivant notre histoire
Pas celle qui coupe nos poignets comme un hachoir
Mais celle qui connaît ton corps
Pratiquement autant que la femme avec qui tu sors
C’est notre chérie lorsqu’on est déprimé
C’est notre aimante lorsqu’on asphyxie
Et que l’on ne peut plus respirer
Dans le monde dans lequel on vit
C’est la sombre autobiographie
Du personnage que je suis
C’est la funèbre chronologie
Des tristes épreuves de ma vie
La souffrance me fait exister
Tout en me faisant oublier
Aussi sûrement que des drogues et autres stupéfiants
Aussi sûrement que de l’alcool et des médicaments
Mais elle sait aussi me faire rappeler
Les éléments appartenant au passé
Mutilations et lutte incessante contre la mélancolie
Scarifications et combat éternel contre la nostalgie
Si tu veux savoir qui je suis
Donne moi la main ma chérie
Et caresse toutes ces cicatrices
Tu ressentiras alors mes vices
Et les douleurs profondes qui m’animent
Tu sauras que le pessimisme est mon hymne
Si jamais tu ne me fuis pas
Alors je ne mériterais que toi
Peut être me feras-tu oublier mon amie
C’est peut être toi qui continueras le récit
Tu me feras accomplis tes desseins
Tu tireras les ficelles
Tu progressas et écriras ma fin
A moins que ce ne soit elle…