Partie 1 :
Je roulais vite, très vite, même trop vite, sur cette petite route de campagne. Cela faisait plusieurs heures que la nuit était tombée. J’avais pris ma voiture et avait démarré au quart de tour me sachant épié et poursuivis. Je risquai un coup d’oeuil dans mon rétroviseur. Rien. J’essaya de me tempérer, me disant que ce qui m’arrivais n’été que le fruit de mon imagination. Cela faisait deux jours que mon calvaire avait débuté.
Deux jours auparavant, j’avais entrepris de ranger mon grenier. Ma maison était située dans un quartier tranquille, en banlieue de Paris. C’était une demeure héritée de mon grand-père décéder récemment. Je m’attela donc à cette tâche et déblaya une bonne partie du grenier en fin de matinée. En fin de journée, je décida de passer la balais afin d’en finir avec cette pièce dans laquelle j’avait passé toute la journée.
Arrivé dans un angle de la pièce, je remarqua une latte légèrement décoller. Ma curiosité me poussant, je la détacha et regarda ce qu’il se trouvait a l’intérieur. Je vis une poignée. Je la fis pivoter lentement sur elle-même et un pan du mur en face de moi se déplaça sur la droite, découvrant une ouverture ténébreuse, semblant descendre le long de la paroi de la maison. Je restai figé pendant quelques temps, me demandant que faire. Aller dans ce boyau sombre ? Appeler quelqu’un pour demander de l’aide ? Après un moment de réflexion, j’alla chercher une lampe torche et entrepris d’entrer dans ce couloir.
La descente fut longue, l’espace entre deux murs étant la cloison, ce ne fut pas aisé d’avancer. Au bout de l’escalier, une petite cavité s’y trouvait. Au bout de cette cavité, une vieille porte en bois me faisait face. Sous cette porte, je pouvais apercevoir un halo lumineux qui semblait vaciller. Tout doucement je m’approchai de la porte. J’ y colla mon oreille et écouta. Aucun son ne sortait de l’autre côté. J’abaissa alors doucement la poignée et poussa le battant avec toute la discrétion possible. La pièce dans laquelle je pénétrai était grande. De nombreux cierge brûlait pour éclairer cette pièce. Des tables étaient placées contre le mur, sur lesquelles étaient placés des paquets de feuille. Sur le mur de droite, une autre porte, ouverte cette fois, donner sur une salle de la même taille que dans laquelle il se trouvait.J'avançais lentement dans l’autre pièce et y découvrit des inscriptions étranges sur le mur, marquer a coup d’ongles. Une tache de sang sécher se trouvait juste en dessous du mur. Du coté opposé, deux grilles fermés par une chaînes et renforcé par des cadenas abritaient ce que nulle ne pouvait deviner. Je regarda de plus près l’écriture et lu : « Au plus près de la bête, ne la libère pas. Assoiffée de sang, jusqu'à la mort elle te poursuivra » puis plus bas, a peine visible et plus récent : « Elle peut sortir a sa guise, méfie toi. Ne crois pas en ces chaînes ni en ce cadenas. »
Un frisson d’effroi me parcouru. J’entendis un grognement sourd, provenant de derriere les grilles. Pris de panique, je m'enfuis...