Morgan Steed : Le cri des esprits
1 : De nouveau du boulot !
Je sursautai dans mon lit. Une fois encore, je m’étais réveillé à cause de ma tête qui me faisait mal et un terrible mal de crâne commençait à arriver. Le soleil pénétrait dans ma chambre et je dus cligner des yeux quelques fois pour m’habituer à la clarté. J’étais habitué à cette situation car mes pouvoirs psychiques me permettaient entre autres de ressentir les catastrophes même à l’autre bout du pays. Mais cette fois, la douleur fut plus intense que d’habitude. J’avais un mal de tête horrible. Quelques minutes plus tard, ma tête me faisait encore mal. M’étant levé, je m’allongeais et vidai mon esprit comme je savais si bien le faire. En effet, j’avais beaucoup voyagé mais l’Inde m’avait énormément plu donc j’y suis resté. J’ai appris là bas les arts martiaux et les techniques psychiques. Puis on m’a appris à manier les armes voyant que je me débrouillais très bien dans les autres matières. Grâce à ses techniques, j’ai accumulé une force spéciale dans mon esprit et, à la suite d’une coïncidence, un sage m’avait transmis une sorte de pouvoir auquel je ne croyais pas au début. Mais je fus bien obligé car dès le jour de mon retour, je commençais à ressentir des picotements au cerveau. Puis, au bout de trois ans d’intensifs et entraînements et de durs combats, je dus rentrer chez moi pour pouvoir reprendre mes ressources dans un endroit ou je ne venais que très peu. En effet, je suis un très grand voyageur. J’ai visité la moitié des pays d’Afrique, et une grande partie de l’Asie du sud-ouest. Je n’aime pas trop l’Europe car je trouve qu’il n’y a pas assez d’action et d’aventure. Depuis six mois, je me terre dans ma maison de Laurentides. Cette région du Canada est située au sud-est du pays, dans une chaîne de montagne. J’aime vivre ici car le climat est reposant. Le temps est assez chaud car ma maison se trouve en plaine et les nuages se montrent très rarement. J’étais souvent appelé par les forces de l’Ordre canadienne pour résoudre des affaires de cambriolage car je pouvais me débarrasser d’eux facilement. J’ai été de nombreuses fois récompensé pour avoir attrapé des cambrioleurs ou des tueurs. Malgré ma passion pour l’art martial et les voyages, la mode est l’un de mes hobbies favoris et je vais en ville de nombreuses fois. Cela faisait un peu moins de six mois que je n’étais pas sorti et j’étouffais dans ma maison même si je l’aimais beaucoup. J’avais survécu à une attaque terroriste en Guyane avec le nez cassé et je devais m’arrêter de voyager et d’aider les gens pendant environ cinq mois donc je commençais déjà à penser à ma prochaine aventure en espérant qu’elle arriverait rapidement. Je regardais et vis qu’il était temps que je me lève. Aujourd’hui, je devais enlever mon bandage que j’avais au nez. Je regardais ma chambre et me dis que j’avais vraiment de la chance d’avoir tous ses atouts. Celle-ci était très spacieuse, avec un grand tapis en fourrure d’ours blanc au centre. De gigantesques fenêtres étaient disposées des deux côtés, ce qui permettait une totale pénétration de la lumière. Des plantes vertes étaient posés dans chaque angle de la pièce tandis que le lit était contre le mur, en face de la porte qui était en bois de chêne de Tanzanie. De la moquette d’une couleur bordeaux et de très bonne qualité servait de sol à la pièce. J’allais dans ma salle de bain qui se situait dans une autre salle attenante à ma chambre. Celle-ci aussi était spacieuse mais pas autant que la chambre. Des meubles design avaient été choisis par mes soins et je trouvais que cette pièce reflétait bien mon côté moderne. Cette pièce était vraiment agréable et chaque moment passé ici était un pur bonheur. Je pris le bandage et l’arrachais doucement. Je vis avec soulagement que mon nez était devenu comme avant et que je ne ressentais plus aucune souffrance à le toucher. Je pensais avec bonheur que bientôt j’allais avoir une nouvelle mission. Je sortais de la salle de bain et regardais par la fenêtre de ma chambre qui donnait sur les montagnes. A ce que je pouvais voir, le temps était magnifique, pas un nuage à l’horizon. Cela me donnait encore plus le moral. J’ouvris ma penderie pour m’habiller. Elle était remplie. Mes récompenses étaient souvent de l’argent et des médailles donc j’étais assez riche. J’avais de nombreux beaux vêtements, de nombreuses paires de chaussures et toutes sortes de babioles venant des pays que j’avais visités. Je pris un jean et une belle veste et commença à m’habiller. J’ai aussi une statue d’Egypte, un service à couverts du Brésil, un vase du Japon et une sorte de robe venant de Chine. Mais j’étais aussi allé en Angleterre ou j’avais ramené de nombreux livres. Je lisais et parlais couramment cette langue donc je pouvais me permettre de lire des livres en anglais. J’étais aussi allé au Groenland et avais ramené une tenue très chaude en cas de changement climatique. J’étais un grand passionné de découverte et rien ne pouvais me changer. Je m’appelais Morgan Steed, alias Lunard. J’avais trente quatre ans et j’étais de taille moyenne. J’avais les cheveux bruns, coupés courts et les yeux bleus. En fait, c’ étais des lentilles mais je n’aimais pas mes yeux marrons. J’étais assez élégant et avais assez de succès auprès des filles d’après les rumeurs et les nombreuses aventures que j’ai eues dans ma jeunesse. J’étais marié à une femme s’appelle Katie Steed, Bireaux de son nom de jeune fille. Ses parents étaient français mais elle s’était rapidement fait à l’Amérique.