Bonne lecture.
Les mains moites. Les jambes qui tremblent. Le bégaiement. On l’a tous connu. Ce jour là plus que tous les autres dans mon cas. Elle était si belle. Au point que je n’osais l’approcher. J’hésitai à y aller. D’un côté, je pensais qu’elle était la femme de ma vie. De l’autre, j’avais peur de ce qui allait se passer. C’était dans une rue, de plus. D’un grand effort de volonté, je fis le premier pas. Le second fut moins difficile. Je les enchainai. Comme libéré d’un poids à chacun d’eux. Dans la lumineuse nuit de ce soir là, je pris mon courage à deux mains. Je n’étais plus qu’à quelques mètres. Elle était si belle… Un visage fin, un corps élancé. Vérité ou influence de mon amour ? Je ne sais pas. Ses cheveux ondulés, bruns. Elle était... comme un beau cheval. La crinière dans le vent. Ses gestes gracieux. Son visage fin. Une impression d’exquise fragilité. Tel une belle fleur, qu’on ne peut toucher. Des doigts fins. Une silhouette féminine. Des yeux noirs. Puits sublime où l’on se noie. Ses jambes… Un appel à les longer. Bref, une beauté. Je n’en pouvais plus… Je voulais entendre le son de sa voix. Ô sublime mélodie de mes rêves ! Il ne me suffisait plus qu’à tendre le bras pour toucher son dos. J’aurais pu ! S’il n’y avait pas eu cette maudite marche ! Je ne regardais qu’elle. Comme si tout le reste n’existait plus. Une autre dimension. Magnifique cadeau d’un quelconque dieu. Les trois dimensions n’étaient plus. Une autre régnait. Celle me séparant d’elle. Mais ce dieu ! Il m’a joué un sale tour ! Mon esprit dans l’autre dimension. Mon corps dans l’habituelle. Je ne voyais plus qu’elle, rien d’autre. Seule lumière dans le néant. Automatisme que de marcher automatiquement me vint. Rien d’autre. Alors, qu’en je dus franchir une marche, je tombai. Dans une flaque, de plus est. Mon esprit rejoignit mon corps durant la chute. Elle se retourna et me dit :
« Vous avez besoin d’aide ?
-Non… bégayai-je. »
Pourquoi ai-je dit ça ?! Je ne pourrai jamais ressentir égal sentiment envers autrui. Je ne ferai que la chercher. Essayer de réparer mon erreur…
Alors toi, tu fais des petits textes, donc c'est facile à commenter. Allons-y.
"Bonne lecture.
"
Merci.
"Dans la lumineuse nuit de ce soir là"
Pourquoi lumineuse ? Si c'est la lune, c'est l'occasion de le dire. Si c'est (plus vraisemblablement dans une rue) les lampadaires, bof.
"Elle était... comme un beau cheval."
La comparaison est audacieuse. J'aurais utilisé le terme "jument", mais c'est tout personnel.
"Tel une belle fleur, qu’on ne peut toucher."
Telle. Le fait de ne pas pouvoir être touché n'est pas une caractéristique des fleurs.
" Une silhouette féminine."
Tu as déjà parlé de corps élancé, moi je ne garderais qu'une seule des deux descriptions.
"Ses jambes… Un appel à les longer."
Longer des jambes ?
"Il ne me suffisait plus qu’à tendre le bras pour toucher son dos."
Aie, aie, aie. Tu viens de la décrire tout en entier, y compris la beauté du visage et la couleur des yeux. Et là on apprend que tu la vois de dos.
"J’aurais pu ! S’il n’y avait pas eu cette maudite marche !"
Pourquoi y a-t-il une marche dans la rue ? Explique.
" Une autre dimension. [...] Les trois dimensions n’étaient plus. [...] Mon esprit dans l’autre dimension."
Répétition de "dimension".
"Automatisme que de marcher automatiquement me vint."
Pas compris.
" Alors, qu’en je dus franchir une marche"
Quand je dus.
"Dans une flaque, de plus est"
Qui plus est.
"« Vous avez besoin d’aide ? "
Un peu ampoulé dans une telle situation je trouve. Ou alors rajouter une exclamation de surprise/ d'amusement. Un mec vient de tomber juste derrière son dos.
_______ Commentaire
Tes phrases sont trop courtes, surtout au début. Cela hache le texte et c'est désagréable. Les petites phrases sont vraiment à utiliser avec modération. Là on a parfois l'impression d'une suite de phrases sans fil conducteur.
C'est assez répétitif en général. Plutôt cliché (dur de ne pas faire cliché dans un texte d'amour, il faut vraiment être inventif). La grosse incohérence de la fille que tu décris par le menu alors qu'on la voit de dos m'a choqué pendant la lecture. Il faut décrire ce que le personnage voit, et pas ce que tu veux décrire en tant que narrateur omniscient.
Voilà, désolé si c'est un peu sec comme commentaire. Mais j'ai du mal à accrocher.
Merci.
"Dans la lumineuse nuit de ce soir là"
Pourquoi lumineuse ? Si c'est la lune, c'est l'occasion de le dire. Si c'est (plus vraisemblablement dans une rue) les lampadaires, bof.
Je crois que ça s'appelle un oxymore. Je veux dire que la nuit est normalement obscure alors que là, les lampadaires l'illuminent.
"Elle était... comme un beau cheval."
La comparaison est audacieuse. J'aurais utilisé le terme "jument", mais c'est tout personnel.
J'aurais certainement du dire ça vu que c'est une femme...
"Tel une belle fleur, qu’on ne peut toucher."
Telle. Le fait de ne pas pouvoir être touché n'est pas une caractéristique des fleurs.
Je voulais dire que c'était une fleur fragile qu'on ne touchait pas, par peur de la blesser.
" Une silhouette féminine."
Tu as déjà parlé de corps élancé, moi je ne garderais qu'une seule des deux descriptions.
C'est vrai.
"Ses jambes… Un appel à les longer."
Longer des jambes ?
Oui, avec le regard.
"Il ne me suffisait plus qu’à tendre le bras pour toucher son dos."
Aie, aie, aie. Tu viens de la décrire tout en entier, y compris la beauté du visage et la couleur des yeux. Et là on apprend que tu la vois de dos.
Ce n'était pas la première fois qu'il la vit. Il l'a déjà vu.
"J’aurais pu ! S’il n’y avait pas eu cette maudite marche !"
Pourquoi y a-t-il une marche dans la rue ? Explique.
A un moment ils arrivent à un endroit où il y a une marche. Tu n'en as jamais vu ?
" Une autre dimension. [...] Les trois dimensions n’étaient plus. [...] Mon esprit dans l’autre dimension."
Répétition de "dimension".
C'est un répétitif, c'est vrai.
"Automatisme que de marcher automatiquement me vint."
Pas compris.
J'aime les syntaxes vieilliotes.
Celà veut dire qu'il marchait automatiquement.
" Alors, qu’en je dus franchir une marche"
Quand je dus.
Là c'est une grossière faute.
"Dans une flaque, de plus est"
Qui plus est.
Ah bon ? J'aurais dit de plus est mais bon...
"« Vous avez besoin d’aide ? "
Un peu ampoulé dans une telle situation je trouve. Ou alors rajouter une exclamation de surprise/ d'amusement. Un mec vient de tomber juste derrière son dos.
Ce serait un peu plus réaliste.
Quote war, ok
"Je crois que ça s'appelle un oxymore. Je veux dire que la nuit est normalement obscure alors que là, les lampadaires l'illuminent. "
Justement, il faut préciser pourquoi cette nuit en particulier est lumineuse. Quand une nuit est lumineuse, c'est parce que la lune est pleine ou en passe de l'être. Si tu dis que la nuit est lumineuse à cause des lampadaires, ça n'a pas de sens : dans ce cas toutes les nuits sont lumineuses, et celle-là pas plus que les autres.
"Je voulais dire que c'était une fleur fragile qu'on ne touchait pas, par peur de la blesser. "
Dans ce cas il faut préciser : Comme je disais, une fleur n'est pas -de base- intouchable. Donc la métaphore à priori ne suffit pas. J'aurais rajouté "qu'on ne peut toucher sans la briser" ou un truc ayant le même sens.
"Oui, avec le regard.
"
Pour les jambes. S'il s'agit de longer du regard, là aussi il faut être plus explicite. Longer, de base, c'est passer à côté (à pied). Comme longer un canal.
"Ce n'était pas la première fois qu'il la vit. Il l'a déjà vue""
Ah, je ne l'avais pas compris ainsi. Peut-être le préciser ?
"A un moment ils arrivent à un endroit où il y a une marche. Tu n'en as jamais vu ?"
En général, il n'y a pas de marches dans les rues, non. Sauf si elle est en pente. Dans ce cas il faut le dire. Si c'est du trottoir dont tu parles, n'utilise pas le mot "marche".
"J'aime les syntaxes vieilliotes.
Celà veut dire qu'il marchait automatiquement. "
Si c'est vieillot, c'est très vieillot, j'ai lu pas mal de livres et je n'ai jamais trouvé un truc de ce genre. Pour moi ça ne veut rien dire.
"Ah bon ? J'aurais dit de plus est mais bon..."
Non, je suis formel.
Les lecteurs sont-ils de tels assistés que ça ? ![]()
Lu.
J'ai pas l'habitude de faire des formulaires, je laisse ça à d'autres, ça me ressemble pas
. Inutile de le préciser (mais je le précise quand même ), tu prends ce que tu veux de cet avis, tu balances ce dont tu ne veux pas. Faut pas non plus que ça aille te déprimer au point de ne plus écrire. Donc ...
Petit texte. Que je trouve vraiment, avec une rythmique à l’emporte-pièce, des phrases sujet-verbe-complément qui tranchent et cassent un peu le lyrisme d'un choix de thème. Le héros est amoureux au premier coup d'oeil ? Ok, mais pourquoi une comparaison foireuse avec un cheval dans ce cas ? C'est le genre de petit détail qui "tue" un peu la lecture et empêche le lecteur de venir prendre part au récit, parce que cela vient briser l'élan dans lequel il cherche à se plonger.
Le combo phrase courte + thème amoureux + "je" + métaphores pas idéales, ça donne une soupe un peu fade, une soupe à la grimace un peu inconsistante sans réel panache, sans personnalité propre, un réchauffé un peu mou qu'il va falloir muscler. Comment ? Il y a bien quelques pistes :
- travaille le rythme, construit tes phrases en enfilant les mots avec gout, en créant du rythme, de la longueur dans ce cas.
- passe du je au il, sort du personnage pour mieux le rendre vivant, le sculpter dans être dans la "glaise" de sa psyché.
- Ne cherche pas à faire de métaphore à tout prix parce que c'est romantique. La femme est belle ? Montre juste que le héros est bouleversé. Peut-être pour un tout petit détail, un grand de beauté ou un défaut sur une main, une mèche mal mise, une attitude, un mot, un rire, etc.
Après, je ne sais que rajouter. N'hésites pas si tu as besoin
.
Oui. La difficulté en tant qu'auteur est de se mettre dans la peau du lecteur.
Dans ta tête, quand tu écris, tout est clair : la situation, les liens entre les personnages, l'environnement dans lequel ils évoluent.
Mais le lecteur arrive sans rien savoir. Chaque fois que quelque chose est omis, il l'ignore. C'est à cela que sert la relecture par des tiers : un regard ignorant sur ton univers, qui n'est familier qu'à toi.
C'est quoi le problème avec les phrases courtes ? ![]()
crazymarty
Merci.
jeudinoir
J'avais pensé que c'était bien de faire réfléchir le lecteur, qu'il puisse imaginer des détails par lui-même.
Les phrases courtes accélèrent le rythme. Ca n'incite pas à poser une ambiance "romantique" ...
Bon ok, si tu veux garder ton texte ainsi libre à toi, je ne vais pas argumenter à l'infini.
Je te fais juste savoir les choses qui m'ont entravé dans ma lecture.
Celà n'accélère pas tout le temps le rytme. Par exemple, dans un hors série du nouvel obs que j'ai acheté (si tu veux savoir, c'est : La bibliothèque idéale (2) : XIXe et XXe siècle Les chefs-d'oeuvre de la littérature commentés par les écrivains d'aujourd'hui), ils parlent d'Ulysse de James Joyce et il y a un extrait :
"Un nuage commença à couvrir le soleil, lentement, complètement. Gris. Loin." Chap. IV.
C'est court, mais ça donne a son effet. ![]()
T'es pas obligé de te justifier si t'es pas d'accord ..; Tout ce que tu vas gagner, c'est que tu vas faire fuir le lecteur. Dont moi
.
J'aime pas qu'on commente mes commentaires
...
Je veux juste savoir pourquoi est-ce que tu trouves, toi, jeudinoir, que c'est pas bien les phrases courtes.
crazymarty
Ne serait-ce pas un peu puéril de commenter sans vouloir être commenté ? ![]()
Les phrases courtes dans ton texte sont indésirables car elles hachent la lecture, point. Je n'ai pas de réponse métaphysique à t'apporter, ni d'argument d'autorité de Victor Hugo qui aurait dit "Honnies soient les phrases courtes".
Parfois c'est bien, là non.
Ou alors tout simplement, quand on commente un texte, ce n'est pas pour se faire commenter en retour...
Je t'assure que c'est extrêmement désagréable. ![]()
Quelqu'un fait l'effort de lire et de te donner un avis. Tu en penses et en fais ce que tu veux, mais discuter systématiquement ce qu'on te dit, c'est juste bon à décourager les lecteurs.
(Oui, je sais, dès que ça polémique quelque part j'ai du mal à me tenir à distance.
)
Je ne fais que donner mon avis. ![]()
Bah oui mais les avis t'es là pour les recevoir, pas tellement pour les donner. Si t'es si persuadé d'avoir fait un truc génial ça sert à rien de le poster ici.
C'est quoi ce délire? Il a le droit de répondre à vos commentaires, de dire ce qu'il voulait dire et qu'au moins vous puissiez apprécier son texte dans une deuxième relecture. Il essaie juste d'éclairer vos lanternes et de répondre à vos incompréhensions. Et puis on a l'impression que ni l'auteur ni les lecteurs ne veulent discuter tranquille du texte. Tout ça s'est emballé bien vite, d'un côté comme de l'autre
Justicier du soir, bonsoir!
(désolé de l'intervention mais le petit débat sur le café m'a poussé à venir voir ce qu'il se passait ici et comme j'ai rien d'autre à faire...
)