je vous présente un petit texte de ma composition, certes imparfait et réalisé en 2h20 minutes avec 727 mots.
Bonne lecture
Cérénade
Le ciel en palpite encore. Un homme, messager des Iles Ouandas venait à la rencontre de Perséges prince de Cérénade. Les deux hommes face à face. L’astre solaire dorait les vagues d’herbe poussée par le vent. Dans cette prairie calme on n’entendait seulement le bruit du vent qui sifflait dans le creux de la vallée. Comme pour signifier toute la sérénité qui éloignait la souffrance au-delà des montagnes. Cette prairie était la lisière du pays de Cérénade. Cette défense naturelle empêchait quiconque d’attaquer le pays par surprise. Et croyait moi sur parole, on n’eut jamais de pluie diluviennes pouvant entraver la genèse de ce lieux. Le temps était comme synthétique, si l’homme n’était pas aussi pressé, il pourrait vivre éternellement dans cette prairie sans que jamais rien ne l’importune. La nature signifiait son éternelle gratitude en montrant à ses filles et fils que l’homme bon peu vivre en communions avec les animaux. Biches et Phacochères se promenaient dans la l’aurore verdoyante, sans se soucier des deux êtres qui s’apprêtait à converser.
Le messager, main sur son fourreau se méfait de l’animal rodeur. Un homme, scandant la moindre brindille du regard. Ouïe développé à l’attention, l’image du guerrier dormant un œil ouvert. Un homme droit, fort bien formé et riche. Oui, riche, riche de par son plastron dorée, riche de par sa chevalière ornée de pierres, riche par les gerçures du fourreau brillant de mille feux. Nous comprenions là que l’homme guerrier dans l’âme et négociateur dans la lame apporte la moisson indésirable, le grain putride. Si ce messager d’ailleurs était là, c’était parce qu’il avait une raison militaire et économique à rassasier, comme pour nourrir un vide viscérale appartenant uniquement aux hommes.
Mais il ignorait que le mot « négocier » n’existait pas dans le pays de Perséges. Un pays ou ciel et terre s’unissent à l’horizon. Ou l’animal pied à terre et jamais tête sans pied vivait synchrone avec le fils sapiens de la nature. Là où s’arrêter le monde de l’homme; commençait celui de Cérénade.
Le flambeau ne s’éteignait jamais là ou dieu l’avait posé. La créature de Cérénade ne le touchait pas. On disait que ces terres prospéraient grâce à lui. Et c’est cette convoitise qu’était venus chercher l’homme inconnu, l’homme ravageur, possessif, agresseur et directif. L’homme que tout repoussait de ces lieux. Si mère nature avait le pouvoir de donner parole humaine à l’animal elle ne le ferait pas. Tellement de larmes et de douleurs coulent déjà le long des rivières de Cérénade ; infester par l’intrus, rongé par le pouvoir, râpé par la gloire et retourné à la truelle par l’argent.
Ce que le messager était venu discuter était l’abdication du prince sans recours. Une guerre perdue d’avance pour l’habitant de la vallée. Le poison acidifiait déjà les veines des arbres que si ils le pouvaient se donneraient la mort comme pour signifier leur délivrance du mal qui allait les décapités.
L’intérêt d’une nation, d’un peuple n’a pas de pour-parler quand il s’agit de s’emparer des richesses de la nature. L’homme qui raclera tout ce sol ne s’empêchera pas de faire un génocide pour son propre bien. Un caractère commun à ces êtres impurs. Levant les mains au ciel pour remercier Dieu de ce pain qu’ils ont sagement soutiré à la nature par le biais de beaucoup de souffrance. Parce que l’homme ne peut pas vivre avec ce qu’il a mais qu’il a besoin de ce que le voisin possède. L’homme tuant la nature pour manger la chaire brûlée avec le flambeau divin.
Les cris et les pleurs éternels des fleurs souillées par l’homme, les larmes de la biche éviscérée et sa peau tendue séchant devant l’astre solaire honteux de voir une tel barbarie ; voilà le destin sauvage de Cérénade. Inutile de dire que la terre vidée de son contenu, comme un cadavre raflé par les charognards, servira à implémenter dans la peau de la nature, les cicatrices d’un peuple établissant leur fort au beau milieu de la praire d’ores et déjà affublée de sentiers. Dans quelques milliers d’années Cérénade abritera ces mêmes hommes. La rapine qui aura pris deux semaines tout au plus, aura détruit une éternité de sérénité.
C’est ainsi que s’achève notre pour-parler, le temps si précieux à l’homme ne vous aura pas laissé le moment d’admirer Cérénade que ce pauvre Perséges est déjà mort et enterré.
Pouetpot
Eh bien...
J'ai eu quelques soucis de compréhension au début, mais je crois comprendre ton texte un peu mieux.
Alors... Les quelques points faibles.
° Beaucoup de fautes : orthographe, conjugaison, ...
=> dorait les vagues d'herbe poussées*
=> cette prairie calme on entendait*
=> et croyez-moi*
=> de ce lieu*
=> que l'homme bon peut* vivre en communion*
... bref.
° Des tournures de phrases un peu... personnelles. ![]()
Je prends pour exemple :
" Dans cette prairie calme on n’entendait seulement le bruit du vent qui sifflait dans le creux de la vallée. Comme pour signifier toute la sérénité qui éloignait la souffrance au-delà des montagnes. "
Sois je suis très fatigué, sois je n'ai pas compris, sois la deuxième phrase n'a pas beaucoup de sens. ![]()
Personnellement, j'aurais plutôt essayé d'écrire quelque chose comme :
" Dans cette prairie, calme, on entendait seulement le bruit du vent. Celui-ci sifflait dans le creux de la vallée : peut-être comme pour signifier/montrer toute la sérénité de ce lieu. En effet, toute la souffrance était éloignée bien au-delà les montagnes. "
Après, ce n'est que mon avis.
° Un style "oralisant" qui dans un texte comme le tiens peut parfois surprendre.
"Et croyez-moi", ici tu t'adresses directement au lecteur, alors que tu écris à la troisième personne. C'est un choix plutôt étrange, je trouve.
Les points positifs :
° Un excellent vocabulaire : une envie d'enrichir le texte, que ça soit en décrivant de manière très précise ou en variant les adjectifs, expressions imagées, les noms (sujets et pronoms, plutôt).
Vraiment, c'est très bien.
° Fluide, clair, cohérent. Je sens une sorte de volonté à faire réfléchir sur le sujet; même si je ne me lancerais pas trop sur ce sujet, j'ai peur d'avoir mal compris. ![]()
(J'ai l'impression que tu évoques plus ou moins la cruauté de l'Homme... mais j'attends ta réponse pour développer ce point)
° Vraiment, une très belle expression, façon de s'exprimer : quelques maladresses (soulevées plus haut
) mais hormis cela, c'est agréable à lire.
Voilà tout ce que je peux dire pour l'instant : un texte de qualité, indéniablement, mais qui gagnerait à être relu, et peut-être retravaillé à certains passages.
Continue comme ça!
Ton texte est vraiment profond.
J'avais plus ou moins relevé l'importance de la nature, mais j'étais très loin d'avoir tout compris, en fait. ![]()
Je comprends mieux la symbolique du texte, merci. Et celle est très intéressante.
Merci de l'explication...
Et merci pour le texte, aussi. ![]()
C'est qu'un bout de symbolique, je peut t'en faire l'explication si tu as des doutes sur quelques points.
C'est un texte vraiment pas vilain. Il y a un "quelque chose" de très beau, de très profond, et d'infiniment tragique dans cette histoire. Passé les fautes (ahem
) et les clichés un peu éculés ( encore ahem
), Je crois qu'il vient titiller un relent de l'Eden perdu et de la pureté violée qui sommeille en chacun de nous.
Et c'est beau.
Et c'est triste.
Et je vais te fumer pour avoir pondu un truc aussi puissant, enfoiré
.
Aujourd'hui je vais retravailler un peu le texte et le mettre au propre sur feuille.
Merci pour vos commentaires.
Comme dit je dois améliorer un peu ma syntaxe et l'orthographe.
Je l'ai trouvé pas mal ce texte. J'ai bien cru au début que l'on allait retrouvé le personnage de Jésus lui-même. Je m'attendais à une parodie au départ mais le texte devient vite sombre. Dis moi tu n'aimes pas les hommes? Je précise; je parle du comportement humain pas de l'orientation sexuelle.
La thématique principale de ce texte et le rapport de l'homme à la nature.ce n'est pas une question d'aimer ou de détester. Mais bien de montrer le mal qu'un homme civilisé apporte dans les terres pures.On remarque comme je l'ai dit plus que l'on ne sais presque rien sur Perséges pour la simple raison qu'il ne possède pas de culture.Alors que l'homme des îles cultivé est armée et nous pouvons observer qu'il possède un caractère un comportement et une culture vestimentaire.
Il y a la des référence mythologique mais aussi biblique,pour signifier ma neutralité au niveau religieux tout n'est pas païens ni monothéiste.
Si je n'aime pas le comportement humain?
Je dirais oui et non.
Parce que la culture nous à amener beaucoup, mais au regard de ce qu'on en fait c'est à dire la guerre, la possession,la destruction ce n'est pas aussi bien que cela le semble.Au niveau culturel je pense que nous sommes encore primitif et que comme le feu nous ne le maîtrisons pas encore assez pour se rendre compte que ce n'est pas de la sorte (c'est a dire en détruisant possédant et faisant la guerre) que nous devons utiliser notre culture.Ce qui est détruit le restera mais rien ne nous empêche de se lever demain et de vouloir agir dans le bien.
A commencer par regarder par la fenêtre et se dire que la nature et belle, et que le voisin n'est pas forcement si méchant qu'on le crois, dire bonjour au gens dans la rue et prendre soins de soit et des autres en général, prendre soins de ce que qui nous entour.
Celui qui lit mon texte comme un conte ou une parodie sous estime l'engagement qui se trouve à travers ces lignes.
Visiblement tu as trouvé ma réflexion naïve. Mais pour analyser l'action humaine tu utilises le champ lexical de la "souillure". C'est pour cette raison que je t'ai demandé si "l'Homme" était visé dans le texte.
La terre pure renvoie tout de même au jardin d'eden?
évidemment que l'homme est visé dans ce texte puisque je parle de nous.
La terre pure renvoie tout de même au jardin d'eden?
"oui"
Je crois que je suis mal exprimé ou que l'on ne s'est pas compris. A mon avis, ce n'est pas tant l'action de l'homme que tu vises mais l'homme. Au final, on doit penser que l'action de l'homme corrompt la nature alors que la nature en elle-même produit du beau. Chaque action humaine envers la nature a quelque chose de maladroit, il essaie de capter la nature, recueillir son énergie. C'est un texte moraliste, à la manière d'un Montaigne qui parlait de perfection nature naturelle et de corruption humaine. Concernant ma question à propos du jardin d'Eden, ce n'était pas pour souligner que j'avais compris qu'il s'agissait bien du jardin d'eden mais pour signifier que ton texte faisait surtout référence à la bible. Bien évidemment que ton texte a des aspects mythologiques, mais il rappelle davantage la bible.
OK donc il n'y a aucun quiproquo ![]()
Je suis enfin parvenu à exprimer mon ressenti sur ce texte.