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Crossover Dino Crisis/Resident Evil...

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
04 juin 2004 à 13:36:23

Crossover
DINO CRISIS - RESIDENT EVIL
Survie entre deux mondes
Par x-1-alpha

Partie 1. " Edward City. "

CHAPITRE I : Poursuite infernale

Les deux hommes couraient à en perdre haleine en plein milieu de la rue dévastée pour fuir l´Albertosaure.
Le carnivore était à une vingtaine de mètres derrière eux mais entamait une dangeureuse diminution de la distance les séparant.
L´homme qui devançait le second de quelques enjambées remarqua la porte d´une boutique ouverte dans un bâtiment sur le trottoir de gauche. Sans s´arrêter, il se dirigea vers ce salut sans oublier de faire signe de la main à l´autre de le suivre.
Son coeur battait à deux cents à la seconde et il avait l´impression que sa poitrine imploserait d´ici quelques secondes. La seule idée de trébucher avant d´y arriver le terrifiait ; il entendait les pas lourds du chasseur qui se rapprochait inexorablement.
Il fit bien attention d´éviter de ne pas se prendre les pieds dans des cables éléctriques qui gisaient à même le sol, arriva sur le trottoir et s´engouffra dans l´édifice à travers la porte.
Deux secondes plus tard, l´autre homme entra à son tour au moins aussi essoufflé.
Ils allèrent aussi loin possible de l´entrée, se plaquant contre le mur de l´autre côté, à quelques mètres.
L´Albertosaure arriva lentement en grognant. C´était une bête imposante de la taille d´un Allosaure, peut être plus gros, mais sa texture écailleuse était beige et il était moins rapide. Une chance pour eux. Il tenta de passer sa gueule à travers le passage que les humains avaient emprunté, en vain. L´entrée était beaucoup trop étroite. Mais cela ne l´empêcha pas de repérer ses proies à l´autre bout de la pièce. Il poussa un rugissement assourdissant qui terrifia encore plus les deux survivants, les observa quelques instants puis, voyant qu´il lui était impossible de les débusquer, il s´en désintéressa assez rapidement.
L´animal commença ensuite à s´éloigner, probablement pas sans regrets.

Lorsque les pas lourds ne furent plus qu´une rumeur lointaine, la tension qui s´était emparée des humains s´apaisa.
Le plus âgé, celui qui avait couru devant, était affublé d´un uniforme d´éboueur très crasseux.
Une grosse tache d´hémoglobine sèche recouvrait son pan de pantalon gauche mais ce sang ne lui appartenait pas. Ce n´était que celui d´une femme qu´il avait tenté de secourir en désespoir de cause il y avait quelques mois.

Il examina l´endroit dans lequel ils se trouvaient. Un comptoir poussiéreux, des fauteuils rouges alignés le long d´un mur dont certains déchirés, et de nombreuses affiches sur les murs : " VISITEZ L´INDE " et autres " LA FRANCE, UN PAYS DE RÊVE " ... Aucun doute, ils s´étaient réfugiés dans une agence de voyages. Il vit deux autres portes dans la pièce, l´une d´elles portait l´inscription : " ADMINISTRATION " .
L´homme jeta ensuite un regard vers son compagon qui portait une sacoche noire sur le dos. Ses fringues étaient rudimentaires et il avait plutôt l´air de se porter bien. Il devait être assez jeune.
- Eh, ça va ? ! demanda l´éboueur à l´autre d´une voix assez grâve.
Le gars était encore essoufflé le dévisagea en lançant un regard étonné, qui devint agressif.
- Quoi ? Vous... vous me demandez si ça va ? C´est tout ce que vous avez trouvé ? On vient de se faire poursuivre par un... un T-Rex et vous, tout ce que vous... ! dit-il d´une voix proche de l´hystérie lorsque l´éboueur leva la main d´un geste sec.
Ils tournèrent la tête vers la porte.

Quelque chose approchait. Des pas lourds retentissaient non loin d´ici.
Le plus jeune avala sa salive et murmura :
- Oh non, encore lui...
- Taisez-vous, dit l´autre.
L´éboueur prit le bras du jeune et le traîna jusque derrière le comptoir. Ils se baissèrent de sorte d´être moins visible par l´Albertosaure, ou autre créature inconnue qui arrivait.

Ils attendirent quelques instants et virent, comme ils s´y étaient attendus, le carnivore qui les avaient pris en chasse. L´animal passa devant la porte en marchant tranquillement mais ne s´arrêta pas.
Lorsqu´il se fut éloigné, le jeune dit :
- Ces enfoirés de lézards ne nous laisseront donc jamais en paix ? !
L´éboueur rigola.
- A votre avis ? ! Cette ville est une véritable aubaine pour eux. Ils ont de la nourriture à volonté et cette bouffe est on ne peut plus facile à attraper.
- Oui mais... pourquoi personne ne vient à notre aide ?
- J´en sais trop rien, et ce n´est plus mon problème...
- C´est le problème de tous les gens bloqués ici ! coupa le jeune d´un air dégoûté. Comment pouvez-vous penser que...
- Je pense ce que je veux... Monsieur ? !
- Drayton, Richard Drayton
- Entendu, appellez-moi Deke dit l´homme plus âgé.
Drayton soupira.
- Bon, qu´allons-nous faire à présent ?
L´éboueur secoua la tête le regard vide.
- Faites ce que vous voulez. Quant à moi je dois retrouver ma femme... En priorité.
- Depuis quand la recherchez-vous ?
- Je ne l´ai pas vue depuis une semaine...
Le jeune homme paru embarrassé.
- Oh... vous... vous parlez de l´attaque en périphérie ?
- Oui, elle même.

Il y avait eu une attaque massive de Raptors ce jour là, au sud de la ville en périphérie au moment où une importante réunion organisée par le maire ( qui était déjà le troisième depuis l´accident d´il y avait six ans) dans le but d´aborder le problème des guerres des gangs qui faisaient rage. Pas moins de deux cents personnes avaient été réunies en plein air et le discourt fut interrompu lorsque les carnivores débarquèrent sans prévenir. Il y eu de lourdes pertes humaines et aujourd´hui encore il était dangeureux d´approcher de cette zone en raison de la fréquence des attaques des Raptors. L´un des nombreux clans qui résidait là-bas tentait de tenir mais la situation ne devait pas être excellente pour eux. De plus, l´armée avait quitté la ville à la hâte pour s´établir dans les anciennes scieries situées à deux kilomètres en surplomb de la cité à feu et à sang. Ce qui faisait que l´armement était devenu très limité.
La femme de Deke s´était rendue sur les lieux lors de la réunion et il n´avait plus de nouvelles depuis. Ce qui l´obsédait par dessus tout. Elle était son seul raccrochement, sa seule vraie raison de vivre dans ce monde de terreur.
Ne pas savoir si elle vivait toujours ou non ne lui permettait pas de se décider de son avenir et il tenait à savoir la vérité, quitte à risquer sa vie plus qu´il ne le devait...

- Nous devrions rejoindre les autres maintenant, non ? demanda la voix peu assurée de Richard.
- Oui, s´il sont pas partis sans nous... ou bien s´ils ne sont pas tout simplement morts.
- Ca vous arrive d´être optimiste des fois ? dit le jeune d´un ton irrité.
- Seulement dans notre ancien monde, répliqua Deke en rigolant avant de se rendre vers la sortie.
L´éboueur fit quelques pas vers la sortie puis le jeune en fit autant... jusqu´à ce qu´un grognement guttural ne les fasse stopper. Il venait de très près d´ici et tous deux reconnurent sans mal l´animal.
- Un Ra... commença le jeune mais il n´eut pas le temps de finir qu´une masse verte-beige surgit de la rue et entra brusquement dans l´agence pour se jeter toutes griffes dehors sur Deke qui n´eut le temps de comprendre ce qui arrivait.
La victime poussa un cri avant que le monstre ne plonge ses dents dans la gorge de l´éboueur, le faisant taire à jamais. Drayton ne bougeait plus tandis que le sang continuait de gicler et que le Raptor arrachait férocement des lambeaux de chair fraîche.
Richard Drayton regardait la créature tueuse se rassasier de son camarade qu´il ne connaissait même pas. Il était mort à en juger par les morceaux de viande que le monstre déchiquetait avec avidité mais sans difficulté aucune.
Le Vélociraptor n´avait même pas détaché le moindre regard en direction de l´homme terrifié, celui-ci n´osant pas faire le moindre mouvement.
Ses yeux parcoururent d´une façon vive la pièce dans lequel il était. Le monstre occupé à dévorer Deke ( ou ce qu´il en restait, le dino ayant commencé à entamer la poitrine) ne le voyait pas ; c´était une chose, mais il interdisait tout passage car situé devant la porte menant dehors.
Il y avait cependant deux autre voies de sortie potentielles : une porte menant à l´administration et une seconde sans particularité. Il n´hésita pas et fonça vers le passage conduisant aux bureaux.
La porte dont la poignée était couverte de poussière s´ouvrit dans un grincement horrible digne des films d´horreur, il passa la porte, risqua un regard sur le dinosaure et la claqua derrière lui.
Dos plaqué contre la porte, il attendit. La bête l´avait vu se déplacer, c´était une certitude ; leurs regards s´étaient croisés au moment où il l´avait regardée.
Le monstre allait-il tenter d´entrer ? Si cela était le cas, ses chances d´en réchapper étaient nulles. La porte semblait aussi solide qu´une feuille de papier.
Quelques secondes passèrent. Rien. Il ne sentit aucun choc contre la porte, aucune griffe ne traversa le bois pour venir l´empaler.
Rassuré mais toujours aussi tremblant, il risqua quelques pas en avant tout en évitant soigneusement de marcher sur les bris de verre gisant sur le sol. Cela provenait de la lampe au néon fixée au plafond ; elle avait dû éclater.
Drayton se trouvait dans un petit couloir qui conduisait dans une pièce parsemée de quelques bureaux d´employés, séparés par des semi-cloisons.
Quelques pots contenaient des plantes jaunies ressemblant plus à des amas de feuilles mortes qu´autre chose.
L´endroit n´était pas saccagé, à part une ou deux chaises tombées sur le sol et des feuilles de dossiers dispersées un peu partout. L´administration n´avait pas dû être très fréquentée depuis la nuit de l´accident.
Il régnait ici une atmosphère pesante, étouffante. Les fenêtres étaient toute fermées et l´air n´avait probablement pas été renouvelé depuis des années.

Richard effectua une fouille minutieuse de la salle durant une dizaine de minutes mais ne découvrit rien de très utile. En fait il espérait, et surtout lui fallait, une arme mais à part quelques vieux stylos et lampes de bureaux, c´était peine perdue.
Cependant cette recherche lui permis de trouver une porte dans une arrière salle devant servir à l´archivage de vieux dossiers. Il y avait là un trou de petite taille creusé dans le mur par lequel entraient des liannes mais qui pourrissaient un mètre plus loin à cause du manque de luminosité au fur et à mesure qu´elles avaient progressé dans la pièce. Ce trou communiquait sur l´exterieur.
Le jeune homme ouvrit la porte et une brise légère vint l´accueillir. Ici, dans une petite allée, la végétation avait tenté de prendre possession de l´endroit. Il y avait du lierre sur le sol et les murs, recouvrant même ce qui avait tout l´air d´être un cadavre humain. Au delà, le passage débouchait sur un petit parc qui avait dû être très fréquenté par les enfants dans le passé à en juger par le nombre de balançoires, tourniquets et autres jeux de plein air qui s´y trouvaient. Mais combien d´enfants restait-il dans ce monde ?
L´homme avança dans l´allée pour avoir une meilleure vue de l´endroit. Il se souvenait être venu ici dans le temps, mais ce temps là remontait à il y a bien longtemps, une époque où on ne frémissait pas à la seule idée de sortir dehors.

x-1-alpha
x-1-alpha
Niveau 10
04 juin 2004 à 13:38:17

CHAPITRE II : Une époque sombre.

Le parc était toujours verdoyant, mais une nouvelle végétation était apparue remplaçant l´ancienne ; celle de ce monde. L´une des balançoires était couverte de lierre et la flore avait commencé à entamer les structures humaines ; grimpant le long des murs, couvrant l´asphalte.
Cet endroit était entouré de maisons et d´immeubles, ainsi qu´une route qui passait paralèlement au nord. C´était l´autoroute qui conduisait au port situé à quelques kilomètres ainsi que le centre de recherches et le complexe militaire, mais celle-ci n´était plus empruntée depuis des lustres.
Officiellement, seuls les miltaires avaient utilisé cette voie d´accès depuis l´apparition des dinosaures, mais jamais sans une puissante escorte étant donné le nombre d´Allosaures patrouillant dans la zone qui se révélait être assez élevé.
Ces créatures avec les Albertosaures - qui n´étaient apparus que depuis l´an dernier - représentaient la plus sérieuse menace après les Raptors. Ils démontraient une rapidité hors norme et leur peau cuirasée résistait à bien des calibres.
Quant aux Raptors, c´étaient simplement des machines à tuer, il ne passait pas une semaine sans que des attaques ne surviennent et les rapports dénombrant ces assauts ne cessaient de monter de façon démesurée. Malgré les nombreuses créatures abattues, il y en avait toujours autant sinon plus.
Tout cela parce que les scientifiques et un grand nombre de " têtes pensantes " avaient fait pression sur l´armée..
En effet, ceux-ci n´étaient pas rassurés à l´idée de cohabiter avec de tels animaux et la nature de leur soudaine arrivée dans ce monde restait mystérieuse - les premiers s´étaient montrés quatre ans après l´accident Tri-Energie.
Il y eu de nombreux débats sur le sujet, à savoir s´il était prudent ou non de vivre sans se préoccuper de ces nouveaux arrivants.
Les forces militaires, évidemment, penchaient pour l´éradication - au moins dans les zones alentours de la ville - des espèces potentiellement dangeureuses pour l´homme mais beaucoup s´y opposèrent farouchement.
Ainsi, la question fut réglée et les dinosaures furent épargnés. IL n´y eu aucun problème. Durant un temps.
Car deux ans plus tard, les premières victimes de la menace reptilienne furent dénombrées.
Personne ne vit rien arriver.
Les mois qui avaient suivis la décision de préserver les animaux furent sujets à des observations scientifiques.
Ces hommes et femmes furent rapidement amenés face à une question qui semblait sans réponse : Pourquoi les dinosaures étaient-ils en totalité des jeunes datant de seulement quelques années ?
Les dinos d´alimentation herbivore ne dépassaient pas l´âge des huit ans, et les carnivores étaient tous plus jeune de six ans. Ils n´avaient pas encore atteint la taille adulte.
Beaucoup de gens pensèrent que l´accident les avaient simplement menés à la période de l´apparition des mastodontes qui régneraient ensuite en maîtres durant des millions d´années.
Seulement les chercheurs savaient que ce n´était en rien la réponse ; ces créatures étaient nées après des évolutions se suivant sur des millions d´années mais pourtant lors de leur arrivée, ils n´avaient rien détecté à part cette endroit qui était - à en juger par la flore - de l´époque des dinosaures.
Les scientifiques faisaient face à une énigme dont ils ne trouveraient jamais la réponse...
Mais il était inévitable que ces créatures grandissent au fil des années, jusqu´à dépasser la taille d´immeubles à quatre étages.

Et voilà qu´aujourd´hui, les humains se retrouvaient à la place des proies de premiers choix.
Lorsque les premiers morts de cause saurienne furent déclarées, la panique s´empara de la population. Les militaires s´étaient depuis longtemps attendus à cela et s´organisèrent rapidement.
Les agressions des dinosaures restèrent assez rares les six premiers mois, mais de nombreuses excursions firent ensuite l´objet d´attaques répétées. Certains camps installés à quelques kilomètres de la ville furent ravagés et peu de ces gens revirent Edward City.

La menace des dinosaures devint rapidement constante, les militaires qui pensaient pouvoir y faire face durent pallier par un manque flagrant d´effectifs ; ils devaient à la fois défendre leurs avant-postes, le centre scientifique, le port de la cité, et la ville elle même.
La tache était impossible et la multitude de monstres qui s´attaquaient aux humains était difficile à contenir.
Après plusieurs mois, les pertes furent incalculables et les militaires ne tardèrent pas à quitter Edward City pour rejoindre leurs bases. Laissant ainsi les populations à leur sort, avec un armement très limité.

Les années passèrent et les survivants avaient appris à vivre sous la menace.
Que pouvaient-ils faire d´autre ?
Les deux années suivant le changement de la situation, les pertes furent évaluées à un quart de la population, ce qui était énorme. Ils avaient en désespoir de cause tenté avec l´aide de l´armée d´éradiquer les Velociraptors en utilisant des moyens humains et matériels démesurés mais l´opération se solda par un cuisant échec et pour couronner le tout, cela marqua l´apparition des premiers Allosaures dans la zone.
Sans oublier les virus qui faisaient des ravages chez les humains, ces maladies étant surnommées " Gaïa 00x " . D´après certains, le 08x venait d´apparaitre récemment et commençait à contaminer les gens... La pollution des réserves d´eau potable en était à l´origine.

CHAPITRE III : Espoir ? !

Drayton se trouvait dans la période qui suivait tous ces évènements, quasiment un an après.
Les humains étaient bien plus rares aujourd´hui et étaient dispersés dans la ville sous forme de gangs adverses.
Les combats avaient longtemps fait rage mais depuis quelques temps cela s´était calmé de façon relative.

Pourquoi s´était-il retrouvé coursé par ce monstre ? Il avait appartenu à un groupe aux concepts pacifiques composé d´une vingtaine d´individus mais l´attaque de trois Albertosaures les avaient interrompus en pleine réunion.
Qu´étaient devenus tous les autres ? Il l´ignorait totallement mais espérait les rejoindre le plus vite possible.
Lors de sa fuite, il avait croisé ce " Deke " qui a présent était réduit à l´état de charpie. Et voilà où il en était maintenant.

Le jeune homme parcouru quelques mètres jusqu´au bout de l´allée. Un chemin de goudron traversait le parc et aboutissait cinquante mètres plus loin sur la route.
Richard commença à avancer, restant malgré tout sur ses gardes. Il savait bien que des créatures pouvaient aisément se cacher dans toute cette végétation, attendant le bon moment pour...
- Calme-toi mon vieux, se dit-il doucement, tentant de décroître son angoisse.
Le son de ses pas sur l´asphalte n´était pas très bruyant mais cela ne le rassurait en rien. Drayton savait bien que les dinos, tout de moins un certain nombre, avaient une excellente audition. Autant marcher en tapant sur des tambours avec haut-parleurs.
Et surtout, sortir dans la rue complètement désarmé n´était pas une idée froncièrement conseillée.
Ses pressentiments se virent malencontreusement justifiés lorsque les feuilles de quelques arbustes bougèrent légèrement en retrait sur sa gauche.
Il sursauta et se tourna, restant fixé sur la source du bruit, attendant ce qui allait forcément suivre.
Un grognement tristement familier retentit, lui faisant reconnaître un animal qu´il aurait préféré voir sur un bûcher plutôt qu´ici, dans ce parc.
Il y eut juste après des sortes de glapissements stridents puis un dinosaure pas plus gros qu´une poule surgit d´un arbuste pour détaler devant lui et s´éloigner de l´autre côté du chemin. Il avair reconnu un Compsognatus. Et celui-ci fuyait quelque chose...
Drayton voulu s´éloigner mais ce fut trop tard, provenant des mêmes fourrées bondit un dinosaure beige. La bête toucha le sol et grogna en direction de l´humain.
- Merde, murmura Drayton en restant les yeux rivés sur le Raptor, cherchant un moyen - n´importe quoi - pour éviter de se faire goulûment croquer par le prédateur.
Le monstre ne tarda pas longtemps pour attaquer mais au moment où il s´apprêtait à sauter, un évènement étrange survint.
Le sol sembla vibrer légèrement, ce qui provoqua l´étonnement aussi bien de l´homme que du reptile.
Puis cette vibration devint plus forte, devenant plus proche d´un tremblement de terre qu´autre chose.
Cela dura encore quelques secondes et cessa tout aussi brusquement au moment où une sphère d´énergie apparu, comme par enchantement, entre lui et la créature.
Aucun des deux ne bougeait, ils avaient les yeux rivés sur cette étrange chose.
Drayton n´avait encore jamais vu pareille chose, c´était parfaitement sphérique, lumineux et à la fois transparent.
Il plissa des yeux en pensant remarquer quelque chose dans cette boule d´énergie.
L´homme avait l´impression de voir quelque chose à travers celle-ci... non, en fait, il voyait quelque chose DANS la sphère.
Il était intrigué, à tel point qu´il ne remarqua pas immédiatement que le Vélociraptor commençait à contourner la boule pour venir l´attaquer.
Lorsqu´il vit la bête assoiffée de sang, ce fut trop tard, le monstre qui était très près mordit son membre le plus à portée : Son bras gauche.
Les dents s´enfoncèrent dans la chair et Drayton poussa un cri de douleur avant de tenter de se séparer de l´étreinte.
Il était perdu, se libérer des griffes - ou plutôt des dents - d´une telle créature était impossible.
Il ignorait si ce qu´il allait faire serait mortel pour lui ou si cela lui permettrait de survivre...
Sans autre espoir pour s´en sortir, il effectua la seule chose qu´il fut en mesure de faire.
D´un effort qui lui sembla surhumain, il marcha vers la sphère qui l´engloutit, lui et le Raptor......

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