RESIDENT EVIL
Derniers écrits d´un homme tourmenté
Par X1Alpha
Comment avons nous pu en arriver là ?
Après des jours de lutte, où chaque seconde pouvait nous faire passer de vie à trépas, nous avions appris à vivre... à survivre.
Alors que des centaines, voire des milliers d´autres avaient péri ( crevé, succombé), nous avions réussi à échapper à la mort qui nous poursuivait inlassablement à travers les bâtiments, les couloirs, les refuges, les rues ; la ville toute entière.
Mais à quel prix ?
Les sacrifices humains étaient pratiqués dans le temps, comme le faisaient les Aztèques pour apaiser la colère de leurs Dieus, mais nous, c´était avant-tout pour une raison valable. Beaucoup n´auraient pas survécu autrement.
Nous n´avons rien à nous repprocher. C´était la seule solution. Sinon je ne serais pas la en ce moment. Où alors...
Comme tous les autres.
Ils nous poursuivent ( traquent, pourchassent, torturent) continuellement, avides de nourriture que seuls nous êtres humains normaux pouvons leur apporter.
Je tiens à la vie. Nous tous y tenons.
Mais à présent que nous sommes là, entassés comme des rats ( merdes, déchets, pourritures) dans ce misérable hangar, je me pose des questions.
Est-ce que la vie vaut-elle encore quelquechose ?
Je veux dire maintenant ?
Cela fait presque une journée. Coincés ici. Sans espoir de sortir sans risquer d´y laisser ses plumes ( peau, viande, tripes).
Alors qu´il y a deux jours, nous étions " libres " .
Certes, la mort rodait et rode toujours, mais au moins, nous pouvions ressentir ce sentiment.
La liberté.
Mon esprit s´égare, comme il le fait souvent ces temps-ci.
Depuis ce fatidique vingt-cinq septembre... à moins qu´il ne s´agisse du vingt-six ?
Je n´ai même plus la notion du temps.
De toute façon, cela ne m´apporterait rien. Cela a-t-il déjà été utile pour l´humanité ? Le temps ? Savoir à quelle heure rejoindre son lit pour y sommeiller, l´heure pour manger ( dévorer, déchiqueter)... Seule l´horloge interne a de la valeur, c´est à elle seule de décider. Mais non, il a fallu que des gens, probablement une poignée, instaurent ces règles idiotes.
Voilà que je me perd de nouveau.
Je disais donc.
Ce jour là, j´étais quelqu´un de bien. Je crois. Je l´espère.
Tout cela semble déjà si loin. Ça me semble être un lointain passé rempli d´ignorance ( de connerie, d´impuissance), une époque où je m´inquiétais probablement pour un rien...
Oui, c´est ça. Un ignorant. Qui pensait tout savoir de sa vie. Qui pensait avoir tout vécu. Mais non.
J´ai vécu plus de choses " importantes " , capitales pour moi que toutes les années de ma vie, aussi courte soit-elle, réunies.
J´ai fréquenté l´horreur de près, ceux qui ont connu la guerre sont allés au paradis en comparaison.
Mais la question ne se pose même pas.
Tenteriez-vous de confronter l´intelligence d´un homme moyen à celui d´un infecté ? Non bien sur.
Ça reviendrait au même.
Je ne pense pas que quiconque sur cette terre n´aimerait vivre ce que nous autres avons du parcourir.
Car à présent tout le monde sait pour nous. Tout le monde.
Quand j´entends ces maudits hélicoptères de télévision qui survolent la zone, je ne peux m´empêcher de fulminer. L´envie de sortir dans la rue et de les mitrailler est si forte...
Mais non, je sais qu´une telle action ne me mènerait à rien de bénéfique. Sauf pour les horreurs. Mais c´est une autre histoire.
J´étais quelqu´un de bien vous savez.
N´est-ce pas ? Pourquoi ne me croiriez vous pas ? Ne valez vous donc pas plus que moi ? Est-il possible d´entreprendre des choses plus ignobles que...
J´étais obligé. J´étais forcé de le faire. Pour le besoin de tous. Pour que nous puissions voir le jour quelques fois de plus. Le temps n´existe plus. Je dois l´oublier. N´est-ce pas ?
Vous comprenez.
Que disais-je donc ? Bon sang, j´y pensais plus.
Oui.
Encore parti. Ça me gratte.
M´étant réveillé en sursaut, j´y ai échappé. Ma colocataire aurait bien mangé sinon.
Et finalement elle ne causera plus de tord à personne. Je l´aimais bien. Gôuts musiquaux risibles, mais gentille fille.
Un peu bornée aussi. Et hystérique. Mais l´armoire l´a remise à sa place. Ç´aurait pu être autre chose. Je sais bien. Mais j´avais rien sous la main. Et c´était lourd. Beau bruit, le craquement d´une vertèbre. Plusieurs sans doute. Mais au moins une.
Je l´aimais bien. Malgré tout.
Et mes parents ? Sais pas.
Z´étaient pas ici. Chez eux. Dans l´trou paumé de chez plus où. Oublié et m´en fous.
Drôle non ? Oublié où ce couple de vieux cons habitaient. Peut être la porte d´en face.
Ouais.
M´enfin.
J´ai sorti après. Pour marcher. Sais pas poureqouoi. Mais sorti.
Faisait beau. Normal le matain.
Et pui aussi la voisine. Bombe mais devenu moche dun coup. Mé elle m´a moredu a la jamb. Jai caché bleçure pour pa que jens voien et ai peur de moi. Ils me turaien.
Caché. Comme ca. Par magie comme le majicien avec la baguete. Magiqeu.
Mais bizar. Lé gens s´engueuelent. Ou pleure. Toujour. Ont tous peur. A cause horreur.
Méchans et pa bos. Pas mon probleme. Eté parti deors pour cherchéé gens gentil et baux. Trouvé.
Ensenbl on fui mais blem, y avait plin de pa bo alor moi geté dame ki atendé bebé sur horreur et horeur l´on mangjé.
Z´on du aimer mai moa regrete car dame jentil mai moa conéssai pas bien elle.
Tan pi. Jé fin. Tres fain.
Drole.
Vou compreneé.
On é dans engar avec plin deu gen bo et plein de horeur dehor a atandre quon sorte.
Mé fin moa. Monsieu a coté jentil et apetissan
Miam
Gratt partou. Démangje et grate. Pareil
Fim miam. Monsieu il dor y centira riein. Rien du tou.
miam
Notes : Voici la seconde fic.
C´est une sorte de mémo d´un homme.
Bon, il raconte sa vie, ce qui lui est arrivé et tout mais c´est avant tout parce qu´il se repproche quelque chose d´ou le titre du récit. C´est tres bref et résumé en une ligne vers la fin, peut etre ne l´as tu pas remarqué ?
C´est un sujet qui me taquinait depuis un moment.
Et je l´ai fait bien que ce ne soit que survolé.
Voilà c´est tout.
J´espere que ces 2 histoires t´auront plues.
@+.