Bonsoir ![]()
Donc voilà, ma nouvelle nouvelle republiée suite à une suppression du méchant modo qui m'a forcé à posté le texte en entier sur jvc ![]()
Bon vu que je trouve quand même plus sympa de lire sur TextUp, je vous mets le lien: http://textup.fr/53333eO (j'espère que mon topic ne sera pas supprimé juste à cause de ça)
Voilà le pavé sur jvc:
J’habitais dans un petit pavillon isolé d’une ville du Maine (dont le nom ne vous dirait sûrement rien). Le quartier était à quinze bonnes minutes de voiture du centre-ville, d’ailleurs je n’avais pas de voiture : c’était toujours Robert qui m’amenait à l’hôtel où je travaillais (des années d’études supérieures pour finir réceptionniste du motel le plus dénigré d’un patelin complètement perdu… Et dire que j’aurais pu rester vivre avec mes parents dans leur appartement new-yorkais… Evidemment, il est trop tard pour changer maintenant) et passait me récupérer le soir, après mon service.
La vie se déroulait normalement dans cette petite rue, plusieurs maisons attendaient un acheteur, ou étaient réservées à la location d’été (évidemment, personne ne passait jamais ici, donc personne ne louait). Il y avait un charmant petit manoir en haut d’une petite colline, un peu à l’écart du reste du quartier. Le genre d’habitat qu’un réceptionniste ne pourrait jamais se payer, qu’un ingénieur pourrait peut-être s’offrir s’il économisait sur son salaire pendant à peu près trente ans en se privant de partir en vacances, aller au cinéma, au restaurant, s’acheter de nouveaux vêtements… (en résumé, le genre d’habitudes que même moi pouvais me permettre), mais qu’un homme d’affaire à la retraite pouvait éventuellement se permettre d’acheter s’il vendait sa maison actuelle.
C’est précisément ce qui arriva. Un soir comme un autre, alors que je vidais ma boîte aux lettres, j’y découvris une invitation, une carte avec une signature que je ne connaissais pas en bas à gauche, et le texte presque calligraphique, plein de fioritures, une écriture parfaite, bien régulière :
Chers voisins
Vous êtes conviés au dîner que nous organisons à l’occasion de notre arrivée dans la ville, samedi soir dès 20h dans notre manoir en haut de la colline. Nous sommes très impatients de vous rencontrer et espérons que tout le monde viendra.
Mr et Mme William Atkins
Glauque. J’étais invité par un couple que je n’avais jamais vu de ma vie, dans un manoir sinistre en haut d’une colline, le soir en plus… Puis ma pensée impulsive passée, je jugeai que ces deux nouveaux voisins seraient peut-être d’une compagnie agréable qui pourrait presque me faire oublier que la plupart du reste du voisinage ne m’adressait même pas un signe de la main quand nous nous croisions.
Ainsi, le dimanche soir, j’arrivai devant leur portail (modeste, pas le genre de portail auquel on s’attend devant un manoir) et sonnai à l’interphone. Je n’eu aucune réponse vocale, juste le portail qui s’ouvrait automatiquement en grinçant… non, pas en grinçant, en fait il était en parfait état (mon imagination…). Ils m’attendaient devant la porte, William et Cora Atkins.
« Bonsoir, je suis Edward Norton ». Je serrai la main de l’homme, saluais la femme qui avait décidé de rester en retrait. Ils m’invitèrent à entrer en m’indiquant que j’étais le premier arrivé, tout en refermant la porte à clé… non, pas à clé. Mais ça ne les empêchait pas de me tuer ! Me tuer ? Quelle idée…
Evidemment ils ne le firent pas (du moins pas tout de suite). Ils m’invitèrent à m’asseoir sur un canapé. J’observai leur salon, il n’était pas sinistre, un peu luxueux, certes, mais pas dans ce vieux style glauque du genre « Famille Addams », ce n’était pas un canapé ancien. En fait, il ressemblait plutôt à un de ces divans que l’on trouvait n’importe où dans les années 50 (la maison datait du 18e siècle mais était toujours entretenue, pourtant le mobilier était un peu daté). Dans l’ensemble, la pièce était plutôt agréable.
Arrivèrent alors le couple Hatford. En réalité c’étaient les seuls habitants de la ville avec qui j’entretenais une relation régulière. Ils habitaient la maison adjacente à la mienne. Robert Hatford, la quarantaine, légèrement bedonnant, son visage rouge toujours jovial ou inquiet (même, quand la situation ne l’exigeait pas), sa moustache et sa chemises à carreaux, le stéréotype même du voisin gentil mais un peu collant, qui vous interpelle lorsque vous êtes dans votre jardin et essaie de discuter et de plaisanter avec vous, seule sa tête dépassant de la haie qu’il est en train de tailler. Pourtant je pouvais le remercier d’avoir une telle personnalité, c’était le seul du quartier à être venu m’accueillir le jour de mon arrivée (j’aurais peut-être du inviter les autres voisins au manoir en haut de la colline). Selena Hatford, sa femme, même âge, pas grand-chose à dire sur elle, elle était douce, affectueuse, un peu discrète, mais sympathique. Mais discrète. Par conséquent je n’avais rien d’autre à dire sur elle.
Plus tard, un autre couple que j’avais croisé une ou deux fois. Nous pouvions déjà les entendre alors qu’ils venaient d’arriver derrière la porte.
« Ne crie pas comme ça, le pauvre bébé, ça lui fait peur !
-Ton pauvre bébé il a quand même pissé sur mon costume ! Tu crois que je vais avoir l’air de quoi, moi, quand ils vont ouvrir et me découvrir avec ce vieux pull mité et ce jean dégueulasse que t’es même pas foutue de laver ?! »
Cora ouvrit la porte, dévoilant ainsi ce couple peu commun et pourtant encore plus stéréotypé que Mr Hatford : Une femme de 50 ans, tout de rose pâle vêtue (le fait qu’il s’agisse d’un tailleur ne réussissant pas à atténuer le ridicule de cette couleur), cheveux teints en blond platine pour masquer leur perte de couleur, talons hauts (très hauts), tenant dans ses bras un « bébé » chihuahua, tout de rose vêtu également (mon dieu…). Un homme du même âge, mal rasé, bedonnant (mais pas autant que Robert), sale, habillé d’un vieux pull mité et d’un jean dégueulasse (sur ce coup, il avait raison). Ils essayèrent de se calmer et y réussirent plutôt bien. Evidemment, ils s’assirent chacun dans un coin du salon de manière à s’éloigner le plus possible. Ainsi pouvait on résumer la situation du couple Hugh/Martha Harrington.
Ensuite, David Chandler. Un afro-américain qui était venu s’installer ici avec sa femme et sa fille quelques années avant moi, mais qui avait eu le temps de divorcer et de perdre totalement la garde de son enfant avant que j’arrive. Il tournait autour des trente ans et avait l’air en parfaite forme physique et mentale. Il n’avait rien de spécial mais il était très amical, toujours à l’écoute, prêt à me donner un coup de main quand j’avais un problème avec mon évier ou mon réfrigérateur (il était chômeur professionnel et électricien/plombier/charpentier amateur).C’était le genre du copain black qu’on a tous un jour rêvé d’avoir (pour son optimisme, sa conversation agréable et ses origines exotiques, pas parce qu’il pouvait faire office de réparateur gratuit). J’aurais bien aimé me lier d’amitié avec ce gars, histoire d’aller de temps en temps aller descendre une ou deux bières en ville et regarder quelques matchs de football à la télévision du bar (alcool et sport, deux intérêts que nous avions en commun). Cependant, cela n’arriva jamais. Je compris pourquoi je n’arrivais jamais à le joindre le jour où Robert me raconta que d’après certaines rumeurs, David préférait aller siffler ses whiskys tout seul tard le soir jusqu’à que le barman se résigne à le virer. Comme quoi David pouvait ne pas être si débordant de bonheur…
Mme Atkins s’affairait à achever quelques préparatifs en cuisine ou dans la salle à manger. Robert avait entamé un début de conversation pour attendre les autres invités, mais je n’écoutais pas ce qu’ils se disaient. J’étais intrigué par cet endroit, tout était si normal que je j’éprouvais un certain remord pour avoir imaginé être tombé entre les griffes d’un couple cannibale qui aimait attirer ses victimes dans des manoirs sinistres en haut de la colline.
La famille Bowen arriva quelques minutes après. Harry était un policier ordinaire, qui approchait de la soixantaine, les cheveux gris (déjà plus qu’à mon arrivée dans la ville). Je le croisais parfois dans la rue, sa patrouille passait souvent devant l’hôtel. Il m’était même arrivé de discuter avec lui au bar, un dimanche où je n’avais pas le cœur à rester seul chez moi. Il était avec d’autres hommes qui m’étaient parfaitement inconnu, sûrement ses collègues. Aussi avais-je décidé de ne pas les déranger davantage. J’étais alors retourné à la contemplation de mon verre, écoutant vaguement l’avancée d’un match de baseball. Je n’avais jamais vraiment parlé à sa femme. Mary travaillait comme secrétaire à la mairie, elle n’était ni belle, ni laide, son visage ne laisser transparaître qu’un peu de bienveillance, et ne parlait pas beaucoup. Pour le moment elle avait pris place sur un canapé avec Selena et avait engagé une conversation discrète que je ne pris pas la peine de chercher à comprendre. Harry et Mary étaient venus avec leur fille. S’ils avaient eu le même humour exaspérant que Robert, ils auraient pu l’appeler Sherry. Evidemment, ce n’était pas le cas, ils avaient préféré Louise, un joli petit prénom français. Elle avait dans les vingt-deux ans, elle était belle, sociable, affectueuse. J’avais appris de la bouche de Robert que sa mère cherchait à tout prix à la marier (ce qui m’avait rapidement permis de comprendre quel genre de femme était Mary Bowen), que les gens en ville se demandaient comment une fille pareille pouvait rester célibataire, que plusieurs jeunes hommes, dont le neveu d’une cousine de l’amie de Selena, la courtisaient. Robert avait ajouté pour plaisanter que je devrais me dépêcher d’aller la conquérir si je ne voulais pas me la faire piquer, et que j’aurais du mal à retrouver une épouse comme ça si je me faisais devancer. La première chose qui me vint à l’esprit en a voyant pour la première fois fut : « Après tout, peut-être »
Le dernier invité, Patrick Logan, sembla s’étouffer à moitié en voyant que Louise était là. Robert, en bon ragoteur qu’il était, me souffla à l’oreille qu’ils étaient sortis ensemble pendant près de deux mois et qu’ils avaient rompu quelques semaines avant ce dîner. J’aurais pu le deviner tout seul en observant l’air gêné de Louise et le regard noir que Mary Bowen portait alors au nouvel arrivant. Je pensai impulsivement que si un homme pareil pouvait séduire Louise, alors j’avais moi-même toutes mes chances avec cette demoiselle. Il devait avoir dans les vingt-cinq ans, c’était un de ces jeunes qui font regretter le « bon vieux temps » aux personnes âgées. Veste en cuir, tee-shirt à l’effigie d’un groupe de rock, jean foncé abîmé presque volontairement, cheveux noirs, gras et longs. Grand, maigre, l’air un peu abruti, le genre de jeune qui peux passer sa vie à aller de fête en concert sans penser au reste de son avenir. Robert me chuchota ensuite qu’il avait hérité de la maison de ses parents à leur mort dans un accident de voiture, quelques années plus tôt, et qu’il en avait fait un vrai taudis. Son patron, le gérant de la quincaillerie du centre-ville, se plaignait souvent du peu de travail qu’il fournissait. Patrick était encore un autre stéréotype : celui de l’ado américain, fainéant et à l’hygiène douteuse (malgré les quelques efforts qu’il avait du essayer de faire pour paraître présentable à ce couple de nouveaux voisins – évidemment, il avait sûrement du accepter de venir uniquement pour éviter de ternir une fois de plus sa réputation)
Nous étions tous là. Dix invités, dix petits nègres prêts à subir les fantasmes sanglants du couple Atkins. Evidemment, je faisais encore preuve d’une imagination débordante. Au moment où nous passâmes à table, je pris conscience que j’avais passé les dix dernières minutes à observer mes voisins, à les découvrir en silence alors qu’ils dialoguaient entre eux. Je me demandai alors si ils m’avaient ignoré, ou s’ils avaient remarqué que Edward Norton, le garçon bizarre que personne ne connaissait, semblait vouloir les transpercer du regard.
Je m’efforçai de communiquer avec nos hôtes pendant le début du repas. Je leur appris que j’étais réceptionniste dans un hôtel du centre-ville, que j’avais vingt-huit ans et que je venais de New York, que j’étais venu dans cette ville pour vivre avec cette fille que j’avais rencontrée à l’université. Elle voulait rester auprès de ses parents, nous avions donc décidé d’acheter une maison pour trois fois rien dans le quartier (le propriétaire était prêt à tout pour s’en débarrasser et enfin pouvoir quitter ce trou perdu). Elle était morte renversée par un bus une semaine avant la fin de nos études. J’avais fait le choix de vivre dans cette maison jusqu’à la fin de ma vie en sa mémoire. Et j’avais fini par trouver du travail en tant que réceptionniste à l’hôtel du centre-ville.
Tous les invités s’était alors arrêtés de parler et me regardaient fixement, exprimant tour à tour leur compassion. Je ne l’avais jamais dit à personne, même pas à Robert, et voilà que je sortais tout ça d’un seul coup, face à des sexagénaires que je rencontrais pour la première fois… Je m’interrogeai alors sur les réactions internes de chacun des invités : est-ce que Robert se sentait trahi parce que je ne lui révélais tout cela que trois ans plus tard? est-ce que Patrick avait compris qu’il n’était pas le seul à avoir subi une telle perte? est-ce que David avait cessé de se lamenter sur son sort en se réjouissant que sa femme, bien qu’elle ne l’aime plus, soit encore en vie ? est-ce que Louise pensait que j’aurais peut-être à nouveau besoin d’une femme à mes côtés pour oublier cette tragédie, ou bien jugeait-elle qu’il ne fallait plus jamais me parler d’amour ? est-ce que Martha pleurait intérieurement en imaginant son chien écrasé par un bus ? est-ce que William me haïssait à présent parce que j’avais plombé l’ambiance et ainsi gâché le dîner que sa femme avait eu tant de mal à organiser ? Evidemment, aucun ne me fit part de tels sentiments et tous m’imposèrent le classique « je suis tellement désolé, Edward ! »
Nous étions passés au plat principal et les conversations normales avaient repris. Robert donna à William quelques informations sur la ville, l’emplacement du cinéma, le meilleur restaurant, tandis que Cora, Selena et Mary faisaient connaissance. David, Hugh et Patrick s’étaient mis à débattre sur l’avenir du basketball, et moi, je mangeais en silence, sentant que Louise posait sur moi quelques regards distraits. Robert s’enthousiasma alors : « C’est délicieux ! C’est quoi comme viande déjà ? ». William, en bon bourgeois flegmatique et noble se contenta de répondre en souriant : « Ça peut être ce que vous voulez, tant que vous aimez ça »
« Même de la chair humaine? », demandai-je ironiquement. « Même de la chair humaine », répondit-il toujours en souriant. D’un seul coup, j’en eus la chair de poule. « Evidemment, je plaisantais », ajouta-t-il en constatant mon inquiétude. Evidemment.
Le dessert était en route. Je m’étais de nouveau perdu dans mes pensées. Mon attention avait été attirée par un énorme couperet suspendu à un mur, à côté de couteaux plus classiques, d’un découpeur à pizzas et d’un fusil à aiguiser. Je me mis à imaginer un tas d’histoires morbides qui pourraient s’être déroulées dans ce manoir. Du temps ou j’étais au lycée à New York, un ami m’avait parlé d’une légende urbaine selon laquelle des gens des quatre coins des Etats-Unis auraient disparu après avoir raconté à leurs proches qu’ils se rendaient à un dîner de crémaillère. Les légendes parlaient d’un couple de vieux fous qui séquestraient leurs invités puis finissaient par les tuer pour les manger ensuite. Evidemment, ce n’était qu’une légende et, de tout façon, il n’y avait pas de manoir près de chez moi à l’époque. Je réalisai alors qu’il serait triste que toutes les personnes ici présentes finissent tuées… Je pensai alors à Louise, dont je me sentais progressivement tomber amoureux. J’observais toujours cet arsenal de couteaux lorsque William nous annonça d’un ton très mystérieux : « Mes amis, je crois qu’il est venu le moment… Je… Je dois vous dire quelques chose ». C’était le moment. Cora se tenait devant les couteaux. « Je suis très heureux d’avoir fait votre connaissance, et je pense n’avoir jamais eu de voisins aussi sympathiques que vous. C’est pourquoi je lève à présent ma coupe à ce quartier et cette ville. Dieu vous bénisse ! »
Je n’avais même pas remarqué l’arrivée de cette bouteille de champagne, j’avais d’ailleurs englouti ma part de crumble sans même m’en rendre compte, trop occupé à m’inventer des histoires de films d’horreur. Evidemment, William voulait juste nous remercier de notre présence, qu’est-ce qui m’avait pris de le considérer comme un psychopathe ? Il était doux comme un agneau !
Nous nous levâmes pour boire à la santé de William et Cora Atkins. Secrètement, je buvais pour Sarah, j’aurais tant aimé qu’elle connaisse ces gens adorables… Je buvais également pour Louise, espérant qu’elle trouve enfin satisfaction auprès d’un homme, qu’il s’agisse de moi ou pas, et qu’elle ne finisse pas comme Sar... « Je vous remercie d’être venu, Edward, m’annonça William, m’extirpant de mes pensées. Et, encore une fois, je suis vraiment désolé ». Désolé pourquoi ? Ah oui, désolé pour Sarah, évidemment.
Une fois les dernières conversations achevées, William et Cora nous saluèrent. « Ce fut un plaisir de vous rencontrer. ». Pourquoi « fut », ils allaient nous tuer, maintenant ? Je sentais la peur monter en moi, c’était le moment, ils allaient nous achever, j’aller enfin retrouver Sarah, mais j’allais également abandonner Louise sur cette Terre ingrate, à moins qu’elle ne vienne aussi. J’eus soudain une brusque envie d’uriner. A ce moment là, Cora ouvrit la porte d’entrée, le couple salua une dernière fois Patrick qui disparaissait dans la nuit en se dirigeant vers le portail, Martha qui récupérait son chien sur le porche (Cora avait gentiment insisté pour ne pas le laisser entrer dans la maison), Hugh qui la talonnait en gardant néanmoins une certaine distance, David qui semblait avoir retrouvé son optimisme incroyable, Robert et Selena qui quittèrent leurs hôtes avec leur habituel « Vous passerez bien dîner à la maison un jour ? », Mary et Harry repartant ensemble main dans la main, suivis par Louise qui m’adressa un dernier regard plein de compassion et d’un attachement naissant. Cette montée de tension puis ce soulagement soudain me firent craquer. « Pourrais-je passer par vos toilettes, s’il vous plaît ? demandai-je à William ». Evidemment, il acquiesça.
Finalement, tout va bien, mais j’ai vraiment une imagination débordante. Me voilà à présent qui sort sereinement des toilettes, saluant encore William qui se déplace sur le côté pour me laisser accéder à la porte d’entrée. Sur le coup, je ne remarque pas le couperet qu’il tient dans les mains. Je tourne puis tire la poignée de la porte. Celle-ci ne bouge pas d’un pouce. Evidemment.
Et voilà
(malheureusement les alinéas de début de paragraphes ont été supprimés, donc c'est un peu compact)
Le style est moyen sans compter que l'on trouve pas mal de phrases à rallonge aux tournures un peu étranges ![]()
Mais bon, ceci passé, le fond reste sympa même si je m'attendais à la chute, malgré tout... ![]()
Mouis, j'ai du mal à raccourcir les phrases
(d'un autre côté, c'est ma première nouvelle)
Et la vrai surprise aurait été qu'il ne se passe rien d'anormal jusqu'au bout... Mais j'ai pas pu me résoudre à le laisser s'en tirer ![]()
J'ai trouvé que certaines phrases étaient mal tournées au début (genre la parenthèse trop longue). Et la parano du personnage peut être un peu trop exacerbée.
Mais sinon j'ai vraiment adoré, c'était très prenant. On lit facilement et les personnages sont convaincant.
Je ne peut que t'encourager à écrire !
Oui j'ai remarqué qu'à cause des parenthèses trop longues en plein milieu des phrases, ont finissait par oublier le début de la phrase et par être complètement perdu au moment de sortir de la parenthèse ![]()
Le personnage... Eh bien on peut dire qu'il est tellement déçu par son existence plate et sans histoires qu'il se met à espérer secrètement que ce dîner sorte de l'ordinaire, en positif ou en négatif, et se met à imaginer malgré lui un scénario qui donnerait enfin du mouvement à sa vie. Dans sa tête, il finit par en faire des tonnes pour rendre son fantasme plus vivant, exagérant sa parano pour oublier qu'il souhaiterait vraiment se faire agresser
Bien sûr les autres invités ne sont d'aucune utilité dans l'intrigue globale mais j'ai surtout voulu m'entraîner à la création de personnages
En tout cas je vous remercie de vos réponses ![]()
Tout personnage s'appelle Edward Norton, comme l'acteur. Ça a perturbé ma lecture.
Sinon petite nouvelle sympathique à lire, avec une ambiance plutôt comme il faut et une bonne chute.
Mais il y a quelques défauts, notamment la longueur des phrases, le style encore un peu maladroit ou la multiplicité des personnages, mais globalement rien de grave, surtout pour une première fois.
Si je peux me permettre de donner un conseil, écris des phrases courtes, simples: sujet, verbe, complément. Ne t'embête pas à essayer de faire des phrases longues et alambiquées, pour le début, du concis et précis suffit amplement. Oublie les parenthèses aussi, il y en a beaucoup trop, surtout au début, ça hache et complique la lecture, mais des phrases courtes devraient de permettre d'en éviter l'abus. ;)
En tout cas, je t'encourage pour tes prochains écrits. ![]()
Je suis d'accord avec mon vdd, Stephen King encourage les apprentis écrivains à faire des phrases épurées.
Et à ne pas utiliser d'adverbes.
J'y veillerai ![]()
Pour le nom du personnage, j'ai juste pris un prénom et un nom américains au hasard
(désolé pour la coïncidence, pendant un moment j'ai failli renoncer à lui donner un nom)