CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Sheila

krusty-francky
krusty-francky
Niveau 10
23 février 2013 à 12:43:48

Lorsque j'avais 12 ans, je rêvais d'avoir des seins.
Lorsque j'avais 14 ans, je rêvais qu'on me les touche.
A présent, je rêve d'être morte.

Les désirs juvéniles, les fantasmes d'adolescents sont comparables aux décors en papier mâché des séries Z. Ce ne sont que façade. Bien vite, on retombe de haut, on se casse les dents sur une triste réalité. Notre réalité.
Je ne suis plus rien. Souillée. Torchons utilisé puis jeté au caniveau de telle sorte que l'on ne s'en souvienne plus, et qu'il se meurt en silence dans des égouts hantés par bon nombre d'autres torchons. Souillés. 
Je ne rêve plus. Je n'espère plus. Je ne rigole plus.
La vie à pour moi un goût amer et périmé. Détestable, et détestée par tous ceux qui, comme moi, ne jurent que par l'abandon. 
Je suis dépourvue de sens, depuis déjà quelques années. La vie n'a plus de senteur. Les fleurs ne sont que chrysanthèmes. Je ne parle plus que par nécessité. Mes paroles ne sont plus que superflues, et le concret n'existe plus. Une conversation me rappellerait trop mon enfer.
Le toucher est crime.
La nature humaine me répugne. J'assimile chaque personne à mon criminel. Et puis quoi ? On provient tous du même arbre. On a tous la même rengaine. La même haine. 
Nos visages bouffés, nos regards accusateurs, dévisagent chaque parcelle de celui de notre voisin.
La méfiance l'emporte sur l'ignorance. La confiance m'a quitté depuis l'irréparable. Celui qui a fait de moi une autre. Une femme. Souillée.
J'ai honte. Honte de moi, de ma réalité. Je m'en veux de ce que je suis, de ce que l'on m'a infligé. De ce que je me suis laissée faire. 
Cette honte est plus terrible encore que n'importe qu'elle autre de mes douleurs. Tout est de ma faute. Et même si ce que je dis est connerie et stupidité, même si je suis consciente que mes dires sont faux, une part de moi-même m'oblige à culpabiliser.
Je me cramponne à cette haine. Je ne souhaite pas que mon meurtrier meurt, ou même qu'il regrette. Cela serait trop simple. Pour lui comme pour moi. 
Adolescente, je rêvais coucher avec un beau garçon. 
A présent, je rêve que l'on soit tous dénué  de désirs sexuels, qui entraînent parfois pulsions incontrôlées. 
Je rêve d'un monde niais. Cucul et chiant au possible.  D'un monde où bites et cons ne se rencontreront jamais. D'un monde enfantin, où l'innocence régnerait, aux côtés de l’insouciance. Un monde dépourvu de sens. Que m'importe de déroger aux lois de la nature, si celle-ci est fondée à terme sur une souffrance physique et morale ? Cette souffrance qui ne vous quitte plus, de jour comme de nuit. Une souffrance espiègle et infiniment novatrice. Qui vous inflige toujours sans se fatiguer de nouvelles peines, plus atroces les unes que les autres. Elles se diversifient, se multiplient, s'enquillent, sur ma conscience, sans que je ne puisse y changer quelque chose. 
Un monde mauve. Un monde moche. Un monde qui n’innove que dans le crime. L’abîme de la violence, des péchés. Un enfer qui ne s'en réfère qu'à nos plus grands peurs.

A présent, je rêve d'être morte.
Je suis Sheila. Celle qui s'est faite violée.

krusty-francky
krusty-francky
Niveau 10
26 février 2013 à 12:28:38

Pas d'avis sur ma Sheila :) ?

orpheen
orpheen
Niveau 8
26 février 2013 à 13:37:26

Bien comme d'habitude mais pour une fois il y a un mais...

Tu n'aurais pas oublié un mot là :-)))

"J'assimile chaque personne à mon criminel" ce ne serait pas à mon passé criminel ?

Ensuite il est dommage que tu es mis ta dernière phrase, car on le comprend très rapidement et le mettre rabaisse l'intelligence du lecteur ou tout du moins si tu veux l'expliquer ce serait mieux de rester dans le style des métaphores même si je peux comprendre que le dire crument fait contrepoids et met en exergue le déroulement de ton texte. :)

krusty-francky
krusty-francky
Niveau 10
26 février 2013 à 16:04:10

:d) Mon passé criminel irait en effet. Mais j'ai réellement voulu dire mon criminel. Pour moi, un violeur n'est rien d'autre qu'un criminel

:d) J'ai en effet longtemps hesité a mettre cette derniere phrase, qui moi même me genait un peu par rapport au reste. Peut-être que je modifirais ça... Je sais pas

Merci pour le commentaire :)

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment