J'ai écris cela à l'instant. Je sais pas comment ça a démarré, je sais même pas réellement ce que j'ai écris. Et je ne suis pas saoul ![]()
Je vais relire à l'instant. Mais je poste en l'état. Ca ne peut-être que mieux.
Ca parle de quoi ? Je sais pas trop ... à vous de vous l'imaginer. C'est pas très difficile, mais je suis sur qu'au fond, il y a de multiple interprétations à avoir de cela.
J'espère que c'est un minimum réussi.
Bonne lecture.
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Une Belle Connasse.
Je scrute au loin l'asphalte.
A quoi bon perpétrer ce malheur … Des larmes qui coulent à sec, gênent ce sable blanc, interminable, abominable. Mirage.
La vie n'est pas faite pour servir. Nous sommes fait pour servir la vie. A genoux, ironie, j'esquisse le sourire du faiblard. Destiné à crever de peine, de honte, salaud que je suis. Désert comme cercueil, soleil frappant pour seule cérémonie, les rapaces n'auront que faire de ma chair. Mon corps brûle. D'empathie envers moi-même. La prière débute. Une punaise accrochée à mon cœur. Un cœur abîmé par la lenteur du trajet. Animé par la rancoeur des années. C'est la fin, si longue soit elle. Un désert. Rien qu'un mirage.
Tout est flou, mes mains crient au désespoir, mes genoux s'enfoncent dans ces sables mouvants, inutile de me débattre pour accélérer l'enfer. Sanctuaire prêt à me satisfaire, mon voyage ne se fera sans valise. Remplies de souvenirs, empilées sur les cicatrices, scarifiées, sacrifiées aux gré des déceptions.
Une belle connasse.
Pour Elle je me meurt. La senteur de la mort titille mes narines. Paysage idyllique pour une fin de vie sans importance. A quoi bon. Elle sera trop bien avec n'importe qui, plutôt qu'avec un damné condamné à ramer sur le Styx jusqu'à atteindre l'envers du décor. Celui dominé par les morts, répugnés, attachés aux atrocités de ce bas-monde. Celui que je vais quitter.
Tout est imprégné par le destin. Tout est écrit là haut, noir sur blanc, sans pouvoir changer grand chose.
Vue troublée par les larmes. Le sable à mi-cuisses, il ne me reste plus qu'à prier. Pas Dieu, qui ne mérite que de finir enseveli à mes côtés par cette amertume qui me tue. Pas Satan, sans qui je serais comblé par mes désirs fantasmatiques. Un simple geste, pour marquer ma fin. Mon solennelle combat contre la folie. Dans ce désert, sur cette barque juchée sur ce fleuve, sur cette terre, cet enfer, ces souvenirs, sur tout ce qui acceptera de soutenir un vieux salaud, tiraillé par ses torts, je me meurs comme une abeille durant les mauvais jours. Ne récolte plus jamais. Ne réveille pas mes souffrances.
Elle le fait pourtant chaque jour.
Heureusement, elle ne saura jouer de moi plus longtemps. Aux pieds du tunnel, tel le Christ sur la croix. J'hume le parfum de la fin. Les cernes creusées par mes insomnies, les insomnies creusées par le manque, le manque lésé de tout pardon.
Tu m'as fais du mal. Oui, du jour où je t'ai vu, jusqu'au moment de te quitter. Le moment de rejoindre l'Après. Le passage du mal au mal. Le passage de l'horreur à l'enfer. Du désespoir à la détresse. Du pareil au même. Tu aimes ça, connasse. C'est à mon tour, maintenant.
De te faire du mal. De hanter tes soirées, tes nuits, tes rêve sou cauchemars, tes pensées, tes souvenirs, tes regrets. Quel pied d'être la cause de ce futur mal. Peut-être te mènera t-il jusqu'à la dépression ? Jusqu'au suicide ? Peut-être viendra tu me rejoindre, essayer de rattraper tes tares ? Même l'enfer ne voudrait de toi. Le paradis peut-être … Mais, crois-le ou non, au combat de l'Après, les seuls gagnants s'en sortent qu'avec la souffrance. Le bien-être là haut n'est autre qu'illusion. Le bien être en bas n'existe que pour les salauds dans ton genre. Égoïstes, et, pire, narquois.
Marre toi encore longtemps, tu ne peux faire que cela. Par la suite, tu t'en mordras les doigts. Ce jour là, je jubilerais. Avec passion. Chiale, que tu comprennes au moins une fois dans ta foutue vie, la sensation que je ressens chaque jour. Chaque instant, chaque seconde. Ah, tu ne connaissais pas, cette douleur ? Tu ne pouvais même pas imaginer son existence, pauvre conne ? J'ai confronté cette situation tout le temps que je t'ai connu. De ta faute. Tu rigoles moins, n'est-ce pas ? Et bien, à présent profite. Car tu devras faire avec jusqu'aux restants de tes jours. Souffre. Souffre, et souffre encore. C'est tout ce que je te souhaite.?e t'arrêtes pas de t'enfoncer dans cette souffrance. Sois patiente, petit à petit, elle te bercera, t'accompagnera partout, sans que tu ne puisses rien y faire. Aucun remède ne peut te sortir de ce pétrin, je t'assure. J'en serais le premier au courant, et le premier guéri. Et pourtant, à cet instant, je suis à genoux, en train de mourir comme un pauvre insecte, sous un soleil dévastateur, ou une pluie diluvienne. Je ne peux plus discerner le vrai du faux, à présent.
Ce désert n'est que mirage. Ce sable n'est qu'illusion. Cet asphalte n'est qu’espérance. Et celle-ci me quitte, comme je te quitterais dès les paupières fermées. Prépare toi, le chemin est long. Même interminable.
Je meurs le sourire aux lèvres.
Tu vivras à en perdre haleine. A en perdre la tête.
Tu m'as tant fais de mal.
C'est maintenant à mon tour.
Adieu.
Ahhh Krusty dans le registre que j'apprécie donc forcément je ne serai peut-être pas objectif totalement mais voila un texte qui me plait.
Quoi dire d'autre si ce n'est à quand le prochain ![]()
Super, merci Orpheen ![]()
j'aime le titre ![]()
C'est déjà ça ![]()
Superbe ! Le genre de texte que j'affectionne tout particulièrement, alors si en plus il est réussi, que demande le peuple. ![]()
Merci
! J'ai écris cela sur un gros coup de tête, sans vraiment savoir où j'allais, donc je suis ravi d'avoir de tels commentaires, encore merci !
Je suis vraiment désolé d'upper ce topic, mais j'aurai réellement aimé d'autres commentaires. C'est une nouvelle qui me touche tout particulièrement, (enfin, le fait de l'avoir écrite. J'ai pas la prétention de dire que mes textes me touchent
).
Si son texte touche l'auteur, est-ce que l'auteur se touche sur son texte?
/philodinosauremodeoff/
J'ai lu, le titre était assez racoleur pour piquer mon attention.
Donc, évidemment, j'ai aimé. C'est un texte qui, si on le lit avec le bon état d'esprit, ne peut être aimé. La raison est assez simple, c'est dû au jeu sur la signification. Le texte est vraiment écrit, dans son usage des métaphores, sa construction narrative et son flou narratif, pour introduire l’ambiguïté. On ne connait pas la situation initiale, on ne nomme la relation avec cette fameuse "connasse"(on la devine, mais on ne la comprend pas), certains termes ne sont pas définissable en tant que tel et relève de la signification personnel ( "tu m'as fait tant de mal" Qu'est-ce le mal, qu'est-ce que faire souffrir l'Autre et l'Autrui?). C'est ça qui fait la force du texte au final. La plupart des écrits sont des manières pour l'auteur de poser sa signification, laissant le lecteur arriver avec la sienne et développer un sens d'intersubjectivité, de rencontre entre ces deux sens qui s'accordent ou s'affrontent. Ici, le mouvement entier consiste à minimiser ce qui vient de toi, pour maximiser l'interprétation du lecteur. Un peu comme si tu nous disais: "faites pas attention à moi, faites comme chez vous, servez-vous dans le frigo, fourrez ma femme, prenez une bière". Peut-être qu'un travail plus important sur cet aspect "je minimise ma part" pourrait améliorer le tout, mais, dans l'état, c'est déjà assez bien fait. C'est un peu déroutant, je comprends d'ailleurs qu'on puisse ne pas aimer. Je pense que ceux qui n'aimeraient pas ce texte seraient ceux qui justement recherche plus la rencontre que leur propre signification comme en l'état la première ne peut pas réellement se créer. C'est une forme de mal pour un type de bien, je considère.
![]()
Merci pour le commentaire !
En fait, on m'a parfois (et même peut-être souvent) reproché d'être trop explicite. De ne laisser au lecteur aucun choix d'interprétation, tellement j'essaye de faire comprendre dans sa totalité le texte au lecteur, croyant que mes sentiments passeraient mieux de cette façon.
J'ai donc pris en compte ces remarques, et j'ai tenté comme tu le dis parfaitement bien de "minimiser ce qui vient de moi, pour maximiser l'interprétation du lecteur". C'est exactement ça.
Alors, comme tu le dis aussi, c'est peut-être pas parfait, c'est évident, il y a encore du travail, mais je suis déjà satisfais d'avoir un tel commentaire. Je me dis que ce forum est vraiment utile, et qu'il faut toujours écouter les remarques de chacun sur nos textes si l'on souhaite avancer
Encore merci pour le commentaire !
meme si c est ma premiere visite ici et que je ne suis pas un expert, j aime bien le titre car il correspond au message que tu fais passer par le texte, par contre c est trop poetique (a part si c est le but)
"En fait, on m'a parfois (et même peut-être souvent) reproché d'être trop explicite. De ne laisser au lecteur aucun choix d'interprétation, tellement j'essaye de faire comprendre dans sa totalité le texte au lecteur, croyant que mes sentiments passeraient mieux de cette façon.
J'ai donc pris en compte ces remarques, et j'ai tenté comme tu le dis parfaitement bien de "minimiser ce qui vient de moi, pour maximiser l'interprétation du lecteur"."
Alors je trouve ça parfaitement réussi pour ma part. L'usage des métaphores, le flou, l'abstraction, l'absence d'intrigue, laissent toute la place à une interprétation personnelle, sans pour autant perdre le texte de vue. En gros, chacun peut ramener ce texte à lui-même, j'adore ce principe, je trouve que dans un sens c'est vraiment un cadeau fait au lecteur. Et ça ne doit pas être facile à faire en plus, alors si tu as écrit ça d'une traite sur une idée soudaine, chapeau. ![]()
[Boo]
Il ne faut pas être un expert pour lire/commenter/détester/apprécier un texte, y a aucun souci ... C'est bien d'avoir les avis d'un peu tout le monde, des habitués, des amateurs, des auteurs, ... Donc merci pour ton commentaire.
En effet, le titre a une portée particulière, il se doit d'intriguer le lecteur, mais aussi de faire un point sur ce qu'il en est, dans ce texte. De quoi on parle ? Et bien, d'une belle connasse. Et cette belle connasse c'est qui ? A vous de le percevoir comme vous voulez : Une fille en question, ... la vie, ... l'amour ...
Et du coup, j'en profite pour répondre à Zeldor-le-grand, puisque je parle d’interprétation personnelle ...
J'ai plus grand chose à ajouter si ce n'est un grand merci ![]()
Je suis particulièrement touché de voir que quelqu'un ait pu ressentir cela, le comprendre, et pas seulement lire le texte et se dire "Ouais c'est bien écrit" ou "Bof, j'aime pô".
Ça fait plaisir, encore merci ![]()
J'ai bien aimer !
Un peu décousu mais admirablement poétique.
Limite prosaïque, on sent que ça vient du coeur.
Franchement, c'est un bon texte.
Tiens, je pensais pas retrouver cette nouvelle en première page ^^
Merci pour vos avis, ça fait plaisir ![]()