"Monsieur le Président de la République Française,
Vous allez mourir dans 4 jours.
Le Jeudi 21 mars 2013, à 18h36, vous vous éteindrez d’un seul coup. Votre cœur cessera de battre et votre cerveau de fonctionner.
Votre mort ne sera pas douloureuse, je vous le promets."
Lundi 18 mars 2013
Catherine Avalon se rendait comme tous les jours à l’Elysée pour 7h00 du matin. Cette femme ne savait pas qu’elle allait lire la lettre la plus importante de sa vie.
Passée les contrôles de sécurité, elle se dirigeait au 1er étage, dans l’aile ouest du bâtiment présidentiel et rentrait dans son bureau de secrétaire privée du Président de la République.
Comme tous les matins elle ouvrait aussi celui du Président et veillait à ce qu’il soit bien propre comme à son accoutumé.
Puis elle se servait un café au rez-de-chaussée, récupérait le courrier adressé au Président et remontait s’installer dans son fauteuil confortable pour préparer sa journée.
La cinquantaine de lettres qu’elle ouvrait par jour n’était pas toutes d’une grande « affaire d’état » mais elle y prenait soin et s’appliquait à y répondre au mieux possible. Les plus importantes étaient transmises au chef de cabinet, Monsieur Olivier Briand.
Ce jour là, une lettre attira son attention. Elle n’était pas oblitérée. Elle l’ouvrit et lue plusieurs fois de suite son contenu.
"Monsieur le Président de la République Française,
Vous allez mourir dans 4 jours.
Le Jeudi 21 mars 2013, à 18h36, vous vous éteindrez d’un seul coup. Votre cœur cessera de battre et votre cerveau de fonctionner.
Votre mort ne sera pas douloureuse, je vous le promets."
Elle avait l’habitude de recevoir de temps en temps des courriers illisibles, des lettres tachées, des contenus dénués de sens et même parfois des lettres de menaces, ce qui est passible de poursuite pour l’auteur, quand il y en a un, pouvant même aller jusqu’à une peine de prison ferme.
Mais ce jour ci, elle comprit que cette lettre, n’était pas comme les autres. La précision de la date et de l’heure l’intriguaient.
Catherine Avalon se dirigeait vers le bureau d’Olivier Briand, la lettre à la main.
- Monsieur Briand ? Excusez-moi, vous devriez voir ceci. Elle lui tendit la lettre.
Olivier Briand lit, remercia Catherine et lui pria de regagner son bureau en la remerciant.
Il se frotta la tête et soupira fortement.
- Oh non, c’est son tour...