Salut
C'est le titre de mon second recueil. Je porte toujours pas vraiment de nom sur ce que je fais, dans ce recueil j'ai même mis quelques dialogues de théâtre, toute sortes de trucs et d'autres, quelques idées !
En l’occurrence voilà deux textes que j'ai choisi, que je n'estime pas forcément les plus beaux, mais ils sont intéressants et je l'espère vous plairont.
Si ça ne te plait pas jeune homme, détaille moi en quartier
Ainsi passe les saisons.
J'ai eu envie d'hurler la déraison, la souffrance, de couper la parole au temps, d’élever mes yeux et te regarder, comme un second soleil jusqu'à ce que le ciel m'embrasse de cessité. Brulant comme le mégot d'une cigarette le fond de mes regards, j'ai vu se consumer derrière toi chaque saison.
J'ai vu derrière la beauté d'un ange, courir le froid et sécher la vie sur son passage, faire tomber les feuilles qu'avait fait jaunir l'automne, puis s'écrouler et mourir sous des rayons, sous cette vague de flèche lumineuse percant le froid, amener un peu de chaleur sur ses ravages. Appelant sur chaque branche, une perle de vie, donnant lieu à un spectacle merveilleux. Les premières formes de l'aube qui chute, sur les plis, sur les formes des roses de cendre nouvelles né bordées d'eau, des chants entier s'étaient levé pour toi.
Des champs entier, des champs entier, des champs entier.
Et dire qu'une année, je me serais saigné à quatre veine pour t'ouvrir les yeux sur les merveilles, et que la nature contait cela bien avant moi. Ta main, je l'aurais voler à un père, à un amant, pour t’emmener voir ces chants. Ils sifflent dans mes oreilles, et la chorale de la folie, les sons de cloche de l'agonie, virevolte par un vent tiède et libérateur jusqu'à mes membres gelés. La mort est là, viendra me prendre dans le regret, et pourtant, en ton nom j'aurais hurler jusqu'avant son passage, dernière des saisons, des chants entier.
Des chants entier, des chants entier, des chants entier.
Des champs de roses de cendre. Des chants si haut que ma voix, pour t'invoquer, n'est bonne qu'à s'y suspendre.
Ainsi sans toi, dur mon éternel hiver, à tel point que la mort en vient à réchauffer mon sort.
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L'alliage méconnu.
Midi, soleil coupé du ciel, au milieu de ce froid mordant, tenant Paris à la gorge, déchirant ma peau sous mon blouson léger et timide face au temps qu'il faisait. Ce crachin mêle aux vents du matin qui s’installait à mesure que la journée avançait.
Je l'attendais.
Rien. Non rien ne m'aurais fait aller ailleurs qu'ici, un groupe se formait autour de moi, l'attendait aussi.
C'est dire que mon amour est demandé, c'est dire que sa présence je la chérirais, car elle à le goût de normalité, loin de la torture que jette le vent en son absence, dans son attente.
Ainsi son arrivé me faisait oublier mon corps, rever le sien sur un nuage, léviter là où nous serons seuls à deux, là où nous serons des dieux. Son sourire complice témoignait d'un savoir intime, que personne ne comprendrais sinon nous même, c'est ainsi que je le lisais sur elle, l'amour d'un trait de visage. Si bien qu'elle me brulait, la peur de la perdre et de ressentir à nouveau cette nuit loin d'elle avec l'assurance qu'elle serait mon enfer à jamais, m’empêchait de lui tenir la main. La timidité maladive oublié et morte au dehors, mes lèvres méritaient les siennes, la mort ne méritant pas de la prendre, et le silence des gestes ne valaient pas les hurlements nocturnes qui s'emparerait de moi lorsque je lui dirais adieu. Adieu jusqu'à la prochaine fois, adieu comme un ami mal caché, comme une connaissance amoureuse méconnu, comme un homme et non comme un poète.
Adieu ma belle, adieu jusqu'à ce que tombe ma figure frêle, ce masque de prudence, ce monstre d'insouciance, ce tue l'amour, celui qui enclenche le mécanisme sadique des douleurs de minuit.
Ainsi est faites notre relation, d'un alliage d'ignorance et de souffrance, d'homme et de femme, de présence et d'absence, de dose de toi substituant la douleur à l'amour.
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Merci d'avoir lu.
A vous les studios 