Salut, voilà ma nouvelle nouvelle
Dites moi ce que vous en pensez, vos interrogations etc... Je ne sais pas si j'ai réussit à voir faire sentir l'effet escompté. Donc à vous de jouer
Sommeil de plomb.
Ce bruit, qui se répète, qui se répète, qui se répète.
Celui du reveil, qui croit au petit matin, éclairer la nuit par cette musique insupportable, me tirant brutalement des songes. Comme si le jour avait attendu cet orchestre pour se lever avec moi. Il n'en était rien, j'ouvrais mes yeux fatigués d'une nuit vraiment trop courte pour me reposer. Mais il fallait bien que sans trainer, je me lève et que je me mette au travail non ? Il me suffit de quelques heures de sommeil pour me remettre à la tâche ! Avant de n'avoir à me répéter sur mes prérogatives de la journée, j'étais lever. Je traversais le couloir sans conviction, au pas des morts, ou des mal lunés.
Il n'y avait personne chez moi, je croyais bien me souvenir avoir entendu mon père et ma mère partir tôt ce matin, l'un après l'autre, comme d'habitude. Mais mon frère avait dû être plus silencieux, puisque je ne l'avais pas entendu raler au reveil. D'ordinaire, il râle pour ne pas aller à l'école en invoquant un pretexte fraichement inventé, ou il râle, encore, dans un baroufe incroyable en y allant. Tantôt l'un, tantôt l'autre, cela avait le don de m'enerver mais je ne m'en plaignais que rarement auprès de lui. A vrai dire, je n'avais pas à me plaindre de quoi que ce soit chez moi, mes parents s'occupait de tout et je n'étais pas écrasé sous le travail. Je ne vais pas si souvent en cours, d'où le reveil qui me rappel chaque matin depuis quelque jours que j'ai tout intérêt à me lever pour rattraper mon retard. Sans quoi je risque fort de repasser une année à étudier la même chose, non que ça me déplaise, je pourrais poursuivre mon étude sur le sommeil, les jeunes femmes, et la vie sans contrainte de manière général, mais je n'aime pas l'echec, comme tous le monde parait-il. Bien que l'echec soit d'autant plus dur à digérer si nous sommes doter du talent qui nous aurait facilement permit de l'esquiver. Ce matin, après avoir engloutit une tartine mal beuré par le paresseux que je suis, j'ai ouvert mes persiennes pour laisser pénétrer dans l'antre du savoir baclé, un peu d'air et de lumière.
Assis à mon bureau, un endroit calme, silencieux, serein, un endroit qui fait partie intégrante de ma petite chambre et pourtant que je fréquente si peu. Non que je ne l'apprécie pas, mais il est bien trop prétentieux. Le bureau avance sans arrêt l'idée qu'en y passant tout notre temps, nous deviendrons si facilement érudit. Ceux pourquoi je creuse son siège dans l'urgence, et que je ne suis pas près de changer mes habitudes. Ainsi, me voilà installé, devant mes cours que je radote inlassablement. Au fond de moi plus rien ne semblait éxister après une minute, je ne bougeais pas, seul les lignes des livres que j'avais à apprendre glissaient sous mes yeux, puis les livres eux même sous mes doigts. L'érudit ou l'amateur qui prétend n'avoir jamais sentit le temps se dérober sous nos sens à cette place est un menteur. Il est vrai que je ne sais pas combien d'heures à pu filer alors que je dévorais ces pièces de savoir les unes après les autres. Peut être la matinée, l'après midi, ou encore une journée durant laquelle personne ne m'a prété attention. Moi, je crois même que c'est une saison. Lorsque je me suis lever, j'ai pris ce couloir qui mène au salon pour la seconde fois aujourd'hui et je n'ai trouvé personne. J'ai bien tenté de me rassurer, de me dire qu'ils n'allaient pas tarder à rentrer. Mais cette fois ci, je comptais les heures et rien ne se passait, personne n'était là. Mon frère aurait dû rentrer du lycée il y a bien longtemps, mais encore une fois il brillait par son absence. Ma mère m'avait promis, hier ou avant hier, de ne pas rentrer trop tard ce jeudi, et malgré cela elle était toujours absente. Donc je me résignais à prendre le combiné du téléphone pour l'appeler, j'entrais les numéros pour la joindre consciensieusement, les uns derrière les autres, et personne ne répondait. Je recommencais, une fois, puis deux, pour y trouver ce répondeur. Celui qui me répond lorsqu'elle ne le peut pas, il me chante bien des mensonges, que cette attente ne va durer qu'un instant. Que je sache, la propriété de l'instant n'est pas de durer, et de durer encore, cette petite éternité commencais à me gener. Pourquoi étais-je chez moi, et pourquoi dans le même temps ne trouvais-je personne ?
J'ai continué à les attendre, que faire d'autre ? Me résigner à cesser de les attendre ? Et en quoi cela consiste ? J'y ai réfléchis un long moment, et j'ai entrepris de sortir, il ne faisait pas tout à fait nuit et cela ne pourrais me faire que du bien. Je pourrais prendre un peu l'air, et peut être y croiser un visage familier, ou encore faire passer le temps. Je profitais de chacun de mes pas, m'enfoncant dans le centre ville de mon petit patelin, en descendant la rue principale, mes chaussures battaient les vieux pavés. Encore une fois je crois que je me perdais dans mes pensées, un promneur qui rêve.
Qui rêve certes, mais un promeneur étonnement seul ! En sortant difficilement de mes réfléxions, je fût choqué une fois de plus de la brutalité que porte la solitude, elle reste violente et impolie peu importe les circonstances. Mais où étaient-ils tous ?
Je levais les yeux des pavés de la grande rue, pour ne trouver que des lumières; celle qui éclairent les nuits de la ville lorsque le soleil se retire, elle était allumé un peu plus tôt que prévues, ou bien n'avait-elle jamais été éteinte ? Tout ce qui est sûr c'est qu'elles mettaient terriblement en valeur la solitude que je ressentais, et cet eternelle question: Où sont-ils ?
A mesure que le jour filait, je courais dans toutes les rues dans l'espoir de croiser quelqu'un, je ne me souviens pas avoir crié, mais je scrutais chaque recoin, chaque fenetre ouverte sur la rue. Le silence avait pris la ville à l'heure où tous le monde rentre du travail. Il n'y avait ce soir ni travailleurs, ni travails, ni foyer où y trouver ses enfants. L'école était fermé, le boulanger aussi, aucun commerce n'avait sa vitrine éclairé ou son rideau levé. J'avais beau chercher partout, j'étais seul. Je me souvins brusquement de cette journée, que je me rememorais encore et encore dans l'espoir d'y trouver une erreur, une anomalie pouvant expliquer ce phénomène étrange. J'avais comme disparu dans les livres ce matin, sans croiser personne de la journée. En fait depuis hier, aucun humain ne m'avait adresser la parole, même si j'ai bien cru entendre mes parents ce matin en étant à la lisière de l'éveil. Je réalisais qu'en fait, hier non plus je n'avais vu personne, puisque ce matin je m'étais éveillé dans mon lit, la faim au ventre, étalé sur lui après m'y etre jetter suite à cette même journée de travail aliénante. Et Avant hier ? Et la journée d'avant encore ? Et celle encore avant celle là ? Et juste avant ? Mais... Quand est-ce que j'avais parlé à quelqu'un pour la dernière fois ? Debout, le regard vide, au milieu de la rue, je dissertais avec moi même. M'envoyant à chaque instant un souvenir et un contre souvenir. Mais si ! Je sais ! J'ai parlé à ma mère, qui m'a souligné qu'elle rentrerait plutôt aujourd'hui ! Ou serait-ce hier ? Ou la journée d'avant ? Ou une autre ?
O grand dieu, comment ai-je fait pour me perdre dans le temps. Je marchais sans but, je suis passé partout, pendant que la nuit recouvrait la ville d'ombre de toutes formes. Devant le café des copains, il n'y avait personne, d'ordinaire si animé, jamais fermé. Peut être était-ce ma faute. Aurais-je raté un départ ? Ou une chose de ce genre ? Je réalisais que bon nombre de fenetre était fermé, les volets parfois clos, comme les rideaux de fer des commercants, comme si la panique c'était emparé brusquement de ce petit bourg. Je suis finallement entré dans une vieille maison de pierre, elle appartenais à une vieille dame que j'aidais parfois dans sa jardin, elle et sa petite fille. Elle était blonde et si belle, j'entrais chez elles sans gêne, maintenant que tous le monde était partie. En poussant l'epaisse porte de bois, j'eu l'impression de briser l'intimité. Comme si elle était une pièce de verre, transparente pour ceux qui y sont volontier intime, mais qu'elle se brisait lorsqu'on tente de la brusquer, ainsi elle n'est plus, même habilement, dès que l'on tente de la violer. Je trainais mes godasses sales dans leur salon, pour finallement n'y prendre aucun plaisir. La seule chose qui aurait pu me divertir, était en fait stéril, au point que je souhaite retrouver tous le monde, sans exception, qu'on me rende la normalité. En sortant par leur petit jardin, je remarquais que même les fruits sur leurs orangers m'avaient laissé. Il n'y avait plus de chiens, plus d'oiseaux dans le ciel, plus de d'insecte entre les hautes herbes. La vie était partie.
Je n'avais ni faim, ni soif. Je souhaitais juste mettre un terme à cette situation improbable et terrifiante. Cette nuit là j'ai retourné la ville, jusqu'à ce qu'au détour d'une petite rue sombre je cru voir traverser une silouhette. Je n'ai jamais couru aussi vite et aussi longtemps. Je l'ai poursuivie, à chaque coin de rue je la revoyais disparaitre, encore et encore, elle filait sans cesse. J'avais la déprimante impression que mon ombre avait un peu d'avance sur moi pour une fois, que j'étais le pire trainard au monde, à tel point que ma propre ombre marchait devant moi. Quoi qu'il en soit, elle me mena à une place, et je ne la revu plus. Je me suis assis sur un des bancs publics de la place, et j'ai attendu là qu'elle revienne, je n'avais que ça à attendre de toute façon. Je ne pensais à rien, face au petit pont de pierre qui traverse notre ville, j'attendais.
Le premier rayon du soleil percait les feuilles au loin, l'horizon se dotait de couleurs, voilà le nouveau jour ! Je me sentais à nouveau coupable, comme si de mes mains j'avais étrangler la ville entière, pour ensuite abattre chaque oiseau, chaque chien, ecraser chaque insecte et bruler chaque fruit, chaque fleur. La seule chose qui m'avait sembler un simulacre de vie, était l'ombre. Peut être cachait-elle un mystère, peut être était elle horrible, peut être avait-elle fait tous cela ?
Serais-je le dernier ?
Voilà que la peur me torturait après la culpabilité. Si c'est elle, elle reviendra à la prochaine nuit pour me faire subir la même chose qu'à eux. Je me suis mis à courir, à toute allure, je remontais la ville vers chez moi. Je passais le petit pont qui emjambait la rivière et je montais la grande rue.
Une fois chez moi, je gravis quatre à quatre les marches de l'escalier à droite de l'entrée puis je stopais ma course soudainement devant la vieille armoire. A l'aveugle, en hissant ma main derrière l'épaisse couche de couverture sur la dernière étagère, je cherchais à taton l'arme de mon père.
Lorsque je la tenais je la descendais pour vérifier ensuite qu'elle était bien chargée. Puis sans hâte, l'arme à la main, je traversais la ville à nouveau. Je redescendais la rue pavé vers le pont, tranquillement rassuré par la présence de l'arme qui ne m'avait dans mes pensées jamais quitté.
La paix m'habitait à present, je savais ce que j'allais faire de ce jour. Je m'asseillais sur le rebord du petit pont de pierre qui enjambait la rivière en laissant balancer mes jambes dans les aires. Je n'avais pas peur, non je n'avais plus peur de rien. J'étais seul dans cette ville, plus personne n'était là pour me dire quoi que ce soit maintenant. Je restais fasciné par ce silence. Il avait le goût de l'eternel, il laissait filer le temps, tout prenait une valeur réele avec lui, tout avait un goût dans la solitude et le silence ici. Mais comme l'intimité, il était venu l'heure de le briser, et ce bruit sourd, ce cri strident, brutal et majestueux tapait dans les aires si fort, qu'il aurait pu reveiller les morts. Ce grincement inaudible dans le canon, puis le hurlement de la mort à son extrémité, ont cassés cette solitude. En une seconde, je n'étais plus seul, la mort avait été appelée par ce bruit, elle était là à jamais dans ce village, sur la pierre tachée et dans l'eau mélés de sang.
Ce bruit, qui se repète, qui se répète, qui se répète.
Lu.
Quelques fautes connes, surtout d'orthographe. Quelques tournures que je trouve pas super convaincantes non plus. On sent que ça a été écrit très vite et que la relecture était le fait d'un auteur fatigué. Mais ça, à la rigueur, on s'en fout. Tu reliras si tu as envie, t'es assez grand
...
En revanche, je trouve le fond vraiment pas dégueulasse. L'ambiance y est, le rythme y est. Parfois c'est un peu trop oral et on décroche, mais il y a "quelque chose" qui retient toujours suffisamment l'attention pour que le lecteur se sente un peu prisonnier. Prisonnier de la solitude du héros, des questions, des images suggérés, et encore une fois, de l'ambiance et de son décor glauque.
En résumé, c'est pas le style de texte que j'apprécie trop, mais c'était une lecture agréable avec une gestion efficace du récit
...
déjà, j'avais lu soleil de plomb, au lieu de sommeil de plomb et j'ai donc relu deux fois sans comprendre ce que venait foutre le soleil là dedans ![]()
plus sérieusement, c'est bon. j'aime ! certaine tournure sont pas des plus agréable mais il y a de très belle image. j'aime surtout la fin que j'ai trouvé très poétique. sombre et poétique.
l’aspect oral ne me dérange pas, j'apprécie même. l'ambiance est très bien mise en place et l'intrigue mis en oeuvre comme il faut. la montée de l'aspect dramatique du récit, mis en valeur par l'errance du narrateur, est réussit.
voilà voilà, à l’exception des fautes et de certaines phrases pas superbement tournées, je trouve que c'est un texte réussi ![]()