Bonjour à tous.
Aujourd'hui, encore, j'ai écris un autre texte rapidement, mais avec fierté. Enjoy!
----------
Je la regarde, longuement, avec insistance. Mes yeux bleus ne s’en décrochent plus. Absorbé par mes rêves, lever le petit doigt m’est impossible. Je reste accroché à ça, et à rien d’autre. Comme un idiot, d’après ce que me disent mes proches, je m’éloigne, de cette vérité, de ce monde.
Absent et pourtant omniprésent, je pense, réfléchis, dialogue, mais pourtant, mes actes ne sont nullement physiques, seulement spirituels. Plein de choses se passent, dans ma petite tête de lycéen borné et caractériel, mais aussi doux, gentil, « tête en l’air », et surtout rêveur ! On me dit souvent que je suis spécial. Le monde, je le perçois autrement, d’après ceux qui me côtoient. Rectangle, cercles, triangles, spirales, cette planète, pour moi, n’est que géométrique. Je ne suis pas de ceux qui croient à qui que ce soit, non, juste à moi – même. Ma réalité, c’est ce qui se passerait sous tous les angles, et, auquel, rien ni personne ne pourrait y échapper.
Cette pensée… Ah, nombreux sont les problèmes que j’ai eus avec. Des notes médiocres, des disputes. Et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu droit au « espèce de fou ! ». Mais moi, je l’accepte. Je m’en contrefiche, même. Je vis ma vie, c’est tout, et si quelqu’un n’aime pas, c’est son problème, pas le mien.
En duo, on fait mieux que tout seul. C’est pourquoi depuis mes sept ans, on est inséparable. On s’exprime, ensemble, moi la tenant et elle, réalisant nos pensées communes sur notre amie feuille de papier grâce à son frère « encre ». Je veux montrer de quoi je suis capable, et si il n’y a qu’un seul moyen de le faire, je le prendrai. Malheureusement pour mon esprit trop étriqué, il y avait plusieurs choix.
Depuis mon enfance, je m’attelle à ce qui semblerait la version papier de ce monde, une reproduction d’une réalité alternée. Je reste à mon bureau, je fais mon travail d’humain, d’adolescent, de créateur, d’interprète. Mes bras bougent, le papier se remplit, il prend forme petit à petit – lentement, mais sûrement.
Une heure, deux heures, puis d’autres, à travailler sans relâche, sans faire de pause, jetant un regard au ciel, à la Terre. Et tandis que des cernes creusent mes yeux, et tandis que mon cerveau bouillonne, et tandis que mon bras tremble, je continue, et mon monde prend vie. Ma majesté le dessin, je vous ferais naître ici, peu importe le temps qu’il faudra. Je ne pourrais reposer en paix si je ne vous termine pas.
Un coup par ci, un coup par là, et voilà, les finissions vont pouvoir commencés. La teinte verte, le soleil entrant en fusion, ces quelques mots noirs exprimant l’exclamation devant cela. Rouge, bleu, vert, marron, noir, blanc, rose, en passant par le jaune et le violet, tout y est. Cette terre, c’est un amas de couleur, de sentiments, d’expressions – spirituelles ou corporelles – de force, d’impuissance ou de surprise, et de pensées. Je rejoins mes différents traits, et avec ton courage, je peux le finir.
Ça y est, je l’ai fais. Après plusieurs heures, journées de travaux intensifs, je… non, nous l’avons fais. Et ton sacrifice ne sera pas vain. Au dernier coup, tu t’es cassée, mais tu as réalisé mon rêve. Courage, volonté, amour, tout cela te caractérise. Je te lâche, à présent. Je m’affale sur mon bureau, mon tendre et cher meuble de bois que j’apprécie tant. Je te regarde, toi, qui est toute fière malgré que tu sois cassée. Je ne pus détourner le regard de vos corps sublimes. Je serais le plus grand artiste grâce à toi, ma chère.
Merci infiniment, ma plume.