CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Hiver infernale

Umi135
Umi135
Niveau 10
24 novembre 2012 à 22:25:22

Bonjour à tous et à toutes.

C'est en cette belle soirée que j'ai décidé d'écrire un peu pour faire un petit texte que je vais vous partager.

Bonne lecture! :)

---------

Je regarde devant moi. Au loin, une immense plaine, entièrement blanche. Elle s’étend sur plusieurs hectares, et ne semble pas avoir de fin. Il faisait froid, sur ma peau, totalement à découvert. Même par cet hiver, je m’étais débarrassé de mes vêtements. Profiter de ce petit air frais, trop frais, celui du toit du monde, me ravissait et me faisait du bien. Cette pureté effaçait tous les pêchés sur cette planète.

Lançant des regards furtifs au panorama qui s’offrait à moi, mes yeux se portèrent avec insistance vers ma main, contenant un objet. Un diamant réalisé avec une feuille. Un vulgaire papier, me diriez – vous ! Mais j’aimerais vous y voir, vous ! Avec le seul souvenir du plus beau couple, bien trop éphémère, entre vos mains ...

Tout froissé, elle l’avait jeté en boule sur le trottoir, devant les yeux ébahis du triste jeune homme que j’étais. Bredouillant des vastes « excuses », elle partit, sans rajouter un mot de plus que les mots du tragique destin qui me condamne à errer sans jamais trouver pareil amour. Ses yeux bleus, ses cheveux dorés, son corps de princesse, son âme dont personne n’égalait sa beauté, tant de petits détails qui me sautèrent au milieu de la figure : prouvant ainsi que je n’étais pas assez bien pour la petite Sarah, aux joues d’un rouge solaire, presque sanguinaire, éclatant, représentant la parfaite femme.

Je suis resté un long moment comme ça, immobile, ne ressentant plus rien. Machinalement, j’ai pris la feuille de papier, puis j’ai regardé droit devant moi. Mon corps me guidait, indépendamment de ma volonté. La pluie tombait sur mon corps, qui courrait pour s’isoler.

Trop bien pour moi, me suis – je dis ! J’ai trouvé ma seconde moitié. Mais malheureusement, les caprices du temps et de l’espace ont encore fait leurs prouesses : rompre la volonté des gens ! La volonté, c’est comme une feuille de papier. Une fois froissée, elle ne se remet plus en place. Elle est à jamais consumée.

Ces pensées qui sont censés êtres secrètes, ce que je vous évoque, c’est une réalité. Ça saute aux yeux. Ils se remplissent de larmes. Les perles translucides tombent sur la fine pellicule de neige et la tâche. D’une seule, elle passe à une rangée, puis à un torrent. Sur ce sommet étroit et silencieux, seules ces ondes d’eau tombant sur le sol se font entendre.

Des spasmes de douleur et de chagrin charcutent mon corps, qui n’est plus qu’une masse de souffrance. La vie… C’est long, c’est plein de bonheur, mais de malheur. La liberté de vivre est un droit qui n’est pas offert à tous. C’est vrai, j’aime ces petits amas de poudre blanche tombant du ciel, ces petites herbes renfermant la vie en elle, j’aime ces nuages flottants à leurs grés dans le ciel.

Mais qui dis bonheur, dis malheur. Être heureux, c’est confronter les disputes. Je l’ai fais, pendant un moment, ça ! Se rebeller : contre les hommes, contre les femmes, contre ses parents, ses amis, et contre soi – même. Mais ça, c’est bon qu’aux gamins ! En grandissant, on accepte. Tous du moins, on met un voile devant son regard, on masque sa tristesse.

Je ne bouge plus. Perdu. Dans mes pensées, sur cette montagne. Pour un jour, pour toujours. Le destin n’y changera rien, personne ne le peut. Juste moi. Je pourrais me dire : « Allons, un peu de courage, puisqu’il le faut ! Remet tes godasses, ton tee – shirt, voir un costume, et fonce la voir, espèce de débile ! » avant de courir en sens inverse. Mais non, je ne le ferais pas. Si on s’est quitté, c’est bien à cause de ça ! A cause de mon incapacité à vouloir diriger les choses. « Je ne veux pas d’un mouton ! » avait dit la belle Sarah en partant. J’en reste toujours bouleversé, je devais changer. Et à présent, je le fais. Si elle a un cœur, elle l’acceptera comme une liberté conservée jusqu’au bout.

Le temps avance et pourtant, rien ne change, physiquement. Psychologiquement, c’est l’inverse. Une véritable guerre morale me retourne la tête. Je ne peux me soustraire à l’envie de réaliser ce pourquoi j’étais venu ici : terminer ce qu’on a commencé, il y a 17 ans, lorsque le soleil vint frapper les yeux de l’ancien fœtus que j’étais.

Mon bras se mit à bouger tous seul. D’un mouvement des doigts, scellant une poigne de fer sur ce dessin, j’essayais de le serrer contre ma paume, faire rentrer l’encre dans ma peau. Pour montrer mon désir d’achever mon travail, j’amenais ce morceau de papier à ma bouche. Je l’injectai à l’intérieur. Ma langue entra en contact. Je le mâchais lentement, le goût amer relevant sans cesse l’inimaginable erreur de la vie, soulignant mon pouvoir sur mon destin… Avalant le morceau, et par la même occasion, la honte d’avoir délaissé un cœur pur, je renonçai à ma carrière de dessinateur ... en achevant ma dernière œuvre aujourd’hui.

Et à présent, il est temps. Temps d’en finir. Un pied devant l’autre, se balançant dans le vide, et me voilà lancer pour je ne sais combien de kilomètres. Faire marche arrière m’est maintenant impossible. Je dois accepter mon triste sort. Mais le faire n’est pas toujours évident, je vous l’accorde. La peur vous tord le ventre, les remords vous nouent la gorge, votre tristesse brouille votre vision. Pour mieux le passer, je ferme les yeux. Je m’imagine, pour la dernière fois, mes amis, ma famille, mes animaux, mes patrons, les différentes régions et, pour finir, Sarah ...

Le choc fut violent, mais très rapide. J’ai comme été accepté par un coussinet tout doux, mais scellant le destin d’un homme. Mon corps était écrasé par la gravité et l’énergie cinétique. Mon corps se tacha de sang, qui se diffusa sur le sol. Comme un courant solaire, les tâches de sang s’étalèrent sur la neige.

Une vie part, une autre naît. C’est comme ça que ce passe les choses. L’être humain ressent des choses, des sentiments, il aime, se bat, blesse parfois même sans réel motif, donne la vie, puis meurt. Et c’est en une entité qu’ils meurent : la liberté. La mort n’arrachera en rien ce sentiment partagé entre le soulagement mais aussi la peine qui me transforme en étoile.

Blanche neige, rouge sang, soleil qui transforme cette plaine en un joli dessin de liberté coupée par des rêves brisés, mais dont le pont de la volonté reliera toujours les extrémités. Pour toi, pour moi, à jamais : je l’ai fais.

Shiftsound
Shiftsound
Niveau 7
25 novembre 2012 à 14:06:23

ô que je t'aime bien Umi135 !

que dire ? que dire hormis que j'accroche ?

ce texte, j'ai lu les premières phrases, j'ai bu les suivantes et je me suis plongé la tête la première dans le flot de ce récit.

c'est bien amené, l'introduction du langage oral est plaisante, et finalement la philosophie ça te connait ( contrairement à ce que tu as voulu me faire croire, petit cachottier ).

on sent le personnage écrasé par un destin qu'il s'inflige, et tu le fais très bien passer.

je trouve ce texte un niveau au-dessus du précédent, ça note une réelle progression.

bon je ne ferai pas état des fautes insignifiantes, continue ainsi, et ne t'arrête pas.

PS : apparemment on est fan de ce que chacun de nous deux fait.

Umi135
Umi135
Niveau 10
25 novembre 2012 à 14:16:36

merci du commentaire ! :)

Ce texte là, je me suis vraiment appliqué, et je l'aime bien :noel:

En plus, peut - être ne l'auriez - vous pas remarqué, mais j'ai fais une allusion à "Perceval ou le comte du Graal", au moment où le jeune garçon regarde la neige tâchée de sang ^^

Sinon oui, la philosophie, j'essaye de travailler dessus, mais je n'ai nullement eu l'envie de te tromper, mon cher Shiftsound.^^

Et oui, j'essaye de m'améliorer chaque jour un peu plus :oui:

Autrement tu as raison, on est fans de nos textes respectifs, et c'est bien :noel:

PS : Ton "que dire" m'a vaguement évoqué une réplique d'un autre de mes camarades sur un autre forum :noel:

Umi135
Umi135
Niveau 10
25 novembre 2012 à 14:20:53

PS2: appelez moi Umi :noel:

PS3 : j'ai donné un titre au hasard à ce texte, alors ne vous étonnez pas que ça n'ait pas beaucoup de rapport :noel:

Sous forums
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment