Sous les conseils de Sergei Snowhell je soumis mes nouvelles à votre bon vouloir!
e.En espérant que cela vous plaira!
Confessions d’un homme heureux
Si je devais définir cette personne en un mot je dirais simplicité.
Pour moi, tu es la personne qui attire toutes mes attentions, depuis que je t’ais rencontré, je me sens enrichis, tu fais partie des gens qu’on rencontre dans une vie et qui la change. Avant de te rencontrer j’occultais tout cet aspect de la vie qui fait qu’un homme peut passer par tous les états en quelques secondes.
D’abord l’espérance, puis l’attente, la frustration, la joie, l’exaltation, mais aussi la déception et le désespoir. J’ai l’impression d’avoir redécouvert la vie, comme si pendant 10 ans, j’avais erré les yeux fermés perdus dans un monde opaque et hermétique.
Par ton intervention tu m’as montrée une nouvelle voie comme si telle un ange tu m’avais sortis des ténèbres pour me guider vers la lumière. Plus que le monde tu m’as fais me redécouvrir tant et si bien que j’ai décelé des pensées et des sentiments que je ne me croyais jusqu’à lors incapable d’éprouver.
Bien m’en à pris ce soir de 11/09/04 d’entamer la conversation, depuis je suis bien, rien ne me touche plus que tes mots et aucun maux ne m’atteins. On ne me reprendra plus à crier sur tous les toits que l’amour n’arrive qu’ aux autres car par bonheur il m’a touché et j’aurais plutôt tendance à le clamer haut et fort.
Je pourrais répéter, le fameux « sésame de l’amour » cette phrase hautement symbolique un nombre incalculable de fois que ça ne retranscrirait pas le millième de l’affection que je te porte.
Je n’aspire qu’à ton bonheur et aussi bizarre que cela puisse paraître cela constitue mon seul dessein. Si par chance j’en fais parti intégrante alors je serais comblé et si ce n’est pas le cas je le serais aussi.
Mon cœur n’a que ton nom gravé en son centre et si il pouvait parler il ne cesserait de le répéter inlassablement et avec toujours plus d’ardeur.
Ta joie est mon exaltation, ta tristesse ma peine, ta colère ma haine, ton amitié mon amour.
Je me sens irrémédiablement lié à tes états d’âmes, tu es le vivier de tous mes faits et gestes, je ne vis que pour et par toi et te perdre coïncider pour moi au coma le plus profond, le néant le plus total.
Tu es pour moi une source d’inspiration illimitée et je crois bien que si je ne me fixais pas de limite je pourrais continuer à écrire pendant toute ma vie.
Il y aurait tellement à dire sur ta beauté, ta générosité, ta sympathie, pour ne citer que ça, ou encore ta célébrissime candeur.
En te voyant, en te parlant, en t’écoutant, je n’ais eu de cesse de me dire que si Dieu avait vraiment créé la femme, il t’avais probablement pris pour modèle.
Je n’aurais pas la prétention d’affirmer que tu incarnes la perfection mais nul n’a besoin de la côtoyer dès lors qu’il te connaît tout du moins si il ne craint pas d’être déçu…
Je m’en tiendrais la pour un premier opus te concernant mais soit sur que le roman de mon amour n’en n’est qu’à ces prémices…
Je t’aime …
Sora
La nuit porte conseil
C’était une longue nuit d’hivers, une nuit plus opaque que la plus profonde des abîmes.
Olivier avait erré seul, se laissant aller à la débauche la plus totale, accompagné dans son naufrage par le souffle lancinent et glacial d’une douce bise.
Il était à présent 6h du matin, Olivier adossé à un réverbère tentait vainement de reprendre ses esprits . Il était tellement proche du coma éthylique que sa vision, ses pensées et le monde extérieur n’étaient pour lui que des choses incompréhensibles, vagues et incohérentes.
Physiquement et mentalement absent, il semblait avoir rejoint un autre monde, il était enfin parvenu a ses fins, aucun écueil ni aucun achoppement ne pouvait des lors l’empêcher d’oublier ses tracas d’apaiser son irascibilité. Pour la première fois il se sentait libre, ni assujetti, ni brimé, bref l’alcool lui procurait se sentiment d’euphorie et d’assurance qui lui faisait cruellement défaut en temps normal.
Alors que les gens commençaient à affluer dans les rues, Olivier fut soudain sortie de sa léthargie par le bruit assourdissant d’un klaxon mal accordé.
Son aller simple pour le bonheur venait de prendre fin, lui qui semblait l’avoir touché du doigt venait d’effectuer un retour brutal à la réalité, comme si ce son avait été spécialement émis pour le sortir de sa torpeur et lui remettre les pieds sur terre.
Mais bizarrement, ce come-back, fut presque inexistant pour Olivier, juste le temps d’en prendre conscience qu’il était déjà reparti au Nirvana, il était pourtant persuadé d’avoir été lucide une fraction de seconde mais avait recouvré la sérénité qui l’habitait quelques secondes auparavant. Inexplicablement apaisé, Olivier se sentait même mieux qu’avant. En plus de ce sentiment de paix intérieur, il avait également la sensation de s’élever, tandis que contrairement à son état extérieur, il avait récupéré l’usage de son corps et ses pensées étaient claires.
Olivier était véritablement heureux, il avait enfin trouver la plénitude et ce sans aide artificielle simulacre ou faux semblant. Mais a peine avait-il ce sentiment pur qu’il se trouva happé par une intense lumière.
En fait Olivier venait de mourir. Le klaxon qui l’avait furtivement fait réagir était en fait celui de la voiture dont le chauffeur exténué c’était endormi au volant et l’avait renversé. La plénitude qu’il avait ressenti était en fait due à une douleur si insoutenable qu’il en avait perdu connaissance et l’intense lumière aux gyrophares du S.A.M.U.
Il était maintenant 6h30et si ironique que cela puisse paraître un léger crachin commençait a tomber comme si malgré tout ce qu’il avait pu faire endurer à notre héros, Dieu déplorait la disparition d’une de ses créations.
« Merry Christmas »
Noël, voila une période que Knight appréciait tout particulièrement. Il aimait à flâner dans les rues de Nantes, en regardant les décorations, installées pour l’occasion. Toutes ces lumières, ces sapins parés de leurs plus beaux atouts et les devantures des magasins couvertes de guirlandes provoquaient chez lui un émerveillement sans pareil.
C’était comme si chaque année à cette époque l’enfant qui sommeillait en lui revenait à la surface pour profiter de ces instants de fête et de bonheur.
Ce moment il l’avait attendu par delà le quotidien, le temps qui passe et les journées de galères.
Chaque année noël était pour lui une récompense, un aboutissement qui clôturait une tranche de vie et en débutait une autre.
Le contraste du coté festif de cet évènement avec la monotonie de l’hiver lui plaisait. Cette saison dont le froid est le messager et la nuit sa muse, n’inspire habituellement aux gens que du désespoir. La nature se voit mourir et les beaux jours s’enfuient.
Mais à noël, tout ce processus macabre et déprimant, s’interrompt pour laisser place à la joie, à la féerie. Comme si pendant un petit lapse de temps l’homme en rouge avec sa petite barbe blanche tenait entre ses mains toute la peine et la souffrance des hommes et parvenait à la contenir en y substituant en lieu et place un pur moment de partage et d’allégresse.
Certes, Knight savait bien que rationnellement l’idole des jeunes enfants ne pouvait pas exister, mais cela ne le gênait pas. Pour lui, l’important c’était la foi que l’homme pouvait développer à l’égard d’une simple croyance. Cette faculté qu’on les gens à soudainement faire abstraction du reste pour pérenniser la légende et surtout l’influence de ce phénomène culturel sur la foule.
Knight, pensait bien au-delà de l’opération marketing, à l’impact de noël, son effet sur l’état d’esprit, le moral et ces incidences dans le déroulement de la vie.
A ses yeux, le monde était différent. Quoi de plus apaisant que de sentir les tensions, la haine et le courroux retomber. Les velléités guerrières et les antipathies ancestrales misent de coté.
Comme si pendant un court moment, le monde entier faisait une trêve dans son interminable descente aux enfers. Comme si pour une fois, tous les peuples se traitaient avec de réelles considérations, sans hypocrisie et condescendance et tout cela dans l’unique objectif de faire de noël un instant inoubliable pour les enfants et agréables pour les grands enfants.
Pour toutes ces raisons et parce que quelques part noël était la seule conviction dont il avait la certitude, Knight se promit cette année encore, de revêtir le costume qui l’avait tant fait rêver et de poursuivre le mythe à sa façon, en clamant haut et fort sa raison d’être : « Joyeux Noël »
PS : Pour toi jérem ! :noel :
Un cours comme un autre…
Cela faisait près d’une heure que le cours avait démarré. Noyée dans la masse, Prissounette était là, assise, le pied négligemment posé sur le siège mitoyen. Perdu dans ses pensées, elle était maintenant à des années lumières de l’ambiance électrique et virevoltante de l’amphithéâtre. Alors, que tout s’agitait autour d’elle, elle était là, le regard perdu dans le vague un peu comme les gens qui contemplent fixement le paysage à travers la vitre du train. Ce genre de personnes qu’on pense être dans la lune, évasives ou tout simplement mal réveillées et qui en fait ne sont ni dans leur bulle ni en pleine réflexion mais seulement absentes, juste déconnectées, éteintes le temps d’une seconde.
Prissounette, regardait avec insistance vers le tableau. Elle n’arrivait à distinguer que des formes, juste l’emprunte d’un feutre noir qui dans un balai incessant ne cessait d’apposer sa marque sur le mur, en couinant et grinçant tel un diapason mal accordé. Son image était trouble, sa vision hésitante, tout n’était plus qu’un amas de lignes et de contours et la salle comme les élèves ne représentaient plus qu’un entrelacs de traits et de couleurs improbables.
C’est à cet instant que son esprit se décida à recouvrer sa toute puissance. Prissounette, de nouveau lucide venait d’être sortie de sa latence par un ahuri dont l’haleine pouvait trahir un fort relent d’alcool. L’énergumène voulait qu’elle se lève afin qu’il puisse poursuivre son pitoyable spectacle par une représentation privée avec le lavabo des toilettes. Bien entendu, Prissounette s’exécuta, l’envie ne lui manquait pas de reconduire gentiment l’hurluberlu à sa place à coup de gifles mais elle se tempéra.
Une fois rassise, elle pestait intérieurement d’avoir encore une demi heure à patienter et feignait l’intérêt en écrivant. Comme à l’habitude lorsqu’elle s’ennuie Prissounette ressassait inlassablement les paroles de ses chansons préférées sur une feuille, tandis que son voisin ne cessait de l’interrompre en déblatérant des inepties à propos du motif de ses chaussettes et sur sa ressemblance peu évidente avec un hamster.
Elle souriait machinalement. Peut-être parce que finalement cela ne la gênait pas tant que ça et qu’elle se plaisait à lui donner matière à polémiquer. Peut être que ses mimiques de petit trublion lui évitaient de sombrer dans l’ennui et la lassitude et même si ce bouffon d’opérette était parfois agaçant, il n’en restait pas moins désopilant. Elle avait prit l’habitude de l’avoir à ses cotés et avait rapidement comprit qu’il suffisait de le lancer pour qu’il enchaîne au quart de tour.
Prissounette venait de jeter un coup d’œil à sa montre et tandis que le supplice touchait à sa fin, le brouhaha permanent qui grondait dans l’amphithéâtre redoubla. Le professeur venait d’annoncer la fin du cours et la horde d’adolescents hystériques commençait à déambuler dans le chaos le plus total. Il était à peine 10h30, l’aube d’une longue journée dans la vie d’une étudiante perdu dans les méandres du quotidien…
L’ultime bataille
Apres avoir bravé tous les dangers, surmonté tous les obstacles et chevauché par mont et par vaux, les éclaireurs étaient enfin revenus de leur périlleux voyage et apportaient au roi de bien tristes nouvelles.
En effet, leur rapport faisait état d’une foule innombrable d’hommes assoiffés de pouvoir et armés jusque aux dents conduis par un barbare à la carrure imposante et au charisme rayonnant. Selon les dires des messagers, il s’agissait la d’un homme à la prestance inégalable, pour qui le maniement de la hache n’avait plus aucun secret et dont les capacités de meneur d’homme n’étaient plus à démontrer.
Il avait connu la pauvreté et la déchéance et s’inspirait de son vécu pour haranguer son armée tout en dégageant une aura de crainte et de respect. Son aisance au combat et son art de la rhétorique faisait de lui un leader incontesté dont la seul raison d’être était de voir le sang couler à flot et dont le seul plaisir était de lire la peur sur le visage de ses victimes. Ce guerrier au cœur endurcit par le temps qui se plaisait à couvrir son visage d’une tête de mort, se faisait appeler Cethao.
Apres avoir conquit la totalité du royaume d’Arraken, il s’attaquait maintenant à la propriété du roi Couloume 1er, Carthag. Marchant dans les steppes depuis plus d’une semaine Cethao et ses troupes étaient maintenant aux portes du royaume et se dirigeaient vers son fief, le château du Cielago Sud.
Quand le roi Couloume 1er pris acte de la situation, il fut prit d’un sentiment d’effroi qui l’envahissait un peu plus chaque seconde. Il était d’autant plus mal à l’aise quand tant qu’éminence, il se devait de rester imperturbable et montrer au peuple comme aux dirigeants une confiance à toutes épreuves.
Comme prévu, Couloume resta de marbre à l’annonce de la terrible nouvelle. Alors qu’un fléau semblait s’abattre sur la ville comme les sauterelles sur l’Egypte, il se permit même de mettre en doute la fiabilité des informations en plaisantant sur le sujet :
« Ecoutez, vous m’avez l’air éreinté, peut-être cela t-il diminué vos facultés d’analyse ? Et puis vous savez comme moi que Carthag est une forteresse inviolable ou même Gengis Khan ou Attila se seraient cassés les dents, ce n’est donc pas ce héros de pacotille qui me fera déposer les armes ! ».
Sur ces paroles, les éclaireurs s’inclinèrent puis partirent tandis que les conseillers du roi riaient encore jaune des paroles de leur sir ne sachant pas si ils leur valaient mieux saluer le flegme de leur maître spirituel ou en déplorer l’inconscience. Seul Couloume, savait pertinemment que ses dires n’étaient qu’un feu de paille destinés à dissimuler sa peur. Il s’était imaginé le plan de bataille une centaine de fois et en avait tiré toujours la même conclusion une irrémédiable défaite.
Perdu dans ses pensées et tergiversant en vain pour trouver une solution, Couloume fut interrompu par les vibrations d’un verre négligemment posé sur un coin de table. C’est alors que l’un de ses conseillers lui fit signe de scruter l’horizon. On pouvait y discerner un nuage de poussière s’accompagnant d’un fracas assourdissant qui raisonnait comme le glas de la mort. Le verre venait de tomber et éparpiller sur le sol il laissait présager de ce qu’il allait advenir.
Couloume voyais se rapprocher inexorablement l’instant ou il allait être confronté à son destin. Comme pour lui signifier la finalité des évènements, le temps c’était soudainement assombrit et la situation était si apocalyptique que même les dieux semblaient lui avoir tourné le dos annihilant de ce fait tout espoir.
Couloume, pétrifié était résolu à attendre la mort…
L’ultime Bataille ( 2)
[…]Couloume était donc là, figé, comme aspiré par le spectacle macabre dont il allait bientôt être le protagoniste. Les troupes de Cethao n’étaient plus qu’à quelques encavelures de la citadelle et rien ne semblait pouvoir les empêcher de déferler sur le château. Organiser les défenses ne servirait à rien, fuir serait le comble de la lâcheté, seul rendre les armes pourrait éviter le bain de sang et permettrait au Roi de conserver sa vie et celle de son peuple. Couloume perdu dans ses pensées se remémora l’époque ou l’homme à la tête d’une horde de barbare n’était autre que lui.
Ce passé si glorieux ou son nom résonnait dans toutes les contrées et ou il avait bâti un empire à la seule force de ses mains. Lui aussi avait inspiré la crainte, suscité le respect et avait su s’imposer à tous comme étant le guerrier qui avait conquit les terres opprimées. Il avait su unifier des territoires menés par des dirigeants corrompus par le temps et l’argent et faire flotter au vent une bannière unique : la sienne.
Mais aujourd’hui, sa gloire l’avait perdu, tout ce qu’il avait combattu auparavant, il l’était devenu. Un rustre, prétentieux et avare, un homme en quête de son passé, de son estime déchue, un ventripotent qui couve ses richesse comme les guêpes défendent leur essaim, un vieux sénile à qui la vie a toute apportée mais a tout reprit.
- « Messire le temps presse, puis-je me permettre d’interrompre votre réflexion pour en connaitre le fruit ? »
- « Ecoutez Ormus, ne faites rien sans que je n’en n’est préalablement donner l’ordre. »
- « Mais Sir… »
- « Il suffit ! Qu’on m’apporte Philoctace m’à fidèle monture. »
Les troupes de Cethao s’étaient arrêtées. Elles stationnaient à quelques mètres du mur d’enceinte et semblaient attendre…Le tocsin annonciateur du début des hostilités n’avait pas retentit et Cethao habituellement si démonstratif était immobile, les yeux rivés sur le château.
- « Sir, la peur vous accable, vous perdez la raison, vous courrez au devant de la mort, cet homme sans foi ni loi a fait un pacte avec Hadès cet un démon ! »
- « Peut-être, Ormus, quitte à mourir il ne sera pas dit que Couloume 1er n’a pas tenté de sauver son peuple. »
- « Oui, mais en partant seul à la rencontre de l’ennemi, l’histoire retiendra votre folie ou votre couardise et non la bravoure. »
- « Alors qu’il en soit ainsi…Qu’on ouvre les portes ! »
Couloume avait franchit le point de non retour, la herse était retombée, les portes étaient solidement barricadées. Il était à présent seul, sur son cheval avec à quelques mètres des dizaines de milliers d’hommes près à lui trancher la gorge au moindre mouvement de tête.
Couloume, s’avança alors, il était maintenant si proche qu’un archer l’eut abattu sans peine. Arrivé face à Cethao et alors que les regards assoiffés de sang convergeaient inexorablement vers lui, il s’exprima :
- « Peux-tu accéder à la requête d’un condamné ? Toi, le fiers guerrier qui a essuyé tant de guerres, tué tant d’hommes et remporté tant de batailles, montre moi ton visage. »
- « Je n’ais pas pour habitude de satisfaire mes victimes mais pourquoi ne pas faire une exception pour son altesse. »
Sur ces mots Cethao ôta son casque. Couloume resta circonspect, inactif et muet comme fasciné et apeuré par la découverte de ce visage qu’il avait tant imaginé et tant redouté.
En fait, il était presque déçu d’avoir mit fin à ses supputations peut-être aurait-il finalement préféré ne pas connaître l’identité de son agresseur, préserver le mythe du guerrier au visage de pierre.
A peine eut-il le temps de réaliser que ce faciès était la dernière chose qu’il allait lui être donnée de voir que Cethao lui avait déjà tranché la tête.
Couloume était donc mort là, dans la déchéance, l’anonymat et la honte la plus totale. Il avait finit sa vie par un acte dèséperé et stupide et alors que son corps bougeait encore, du fait des afflux nerveux, Cethao avait prit d’assaut la ville réduisant toute forme de contestation à feu et à sang.
Oulah toutes en même temps ! Moi je dis bravo ! Ma préférée c´est la première... J´aime bien aussi la 3 et la 4. Les autres elles sont bien mais moins. Encore que là 5 est pas mal... Bon j´aim c´est tout !
![]()
allez une petite lecture please!
Tu n´aurais pas les mettre toutes en même temps, ça décourage...
Je confirme ce que dit Mistie lol ![]()
Tu vas sans doute m´étrangler, Sora, mais c´est la première fois que je lit tes nouvelles ^^
Et je me rends compte que j´ai vraiment eu tort de ne pas le faire plus tot... voir un pavé comme ca, ca rend hésitant, mais au final, je suis vraiment content de l´avoir lu.
Très bien écrit et tout...
Le seul truc, c´est que ca me fait plus penser à de la poésie en prose qu´à des nouvelles. C´est magnifique, mais assez lent quand meme... ![]()
je
de désespoir!
t´en fais pas pm pas d´étranglement!
Alors la première:
C´est pas mal, surtout cette phrase ( "Ta joie est mon exaltation, ta tristesse ma peine, ta colère ma haine, ton amitié mon amour. " ) que j´ai bien aimé. Sinon, personnellement, je trouve que c´est plus une déclaration d´amour qu´une nouvelle, enfin, bien que ça reste beau, il y a des choses qu´on ne doit pas forcément montrer, aussi fier en soit on.
Bon sinon il y a quelques petites fautes, mais pas trop, dans l´ensemble c´était pas mal, mais disons que ça ne m´a pas vraiment touché, par contre je pense que la concernée, un peu plus ; )
Héros malgré lui
Cela faisait presque 20 ans qu’Alabama cachait ses pouvoirs aux yeux du monde. Toutes les nuites il écumait les quartiers, survolait la Belgique en un temps record pour remplir sa mission de sauveur de la veuve et de l’orphelin et mener à bien ce devoir que la nature semblait lui avoir confiée. En effet, Alabama était bien plus qu’un super héros et aucun superlatif n’aurait suffit à le qualifier, il incarnait l’homme dans toute sa plénitude, l’être humain parfait, la combinaison optimale entre les performances physiques et les capacités intellectuelles, le tout sous une apparence on ne peut plus quelconque.
Il regroupait à lui seul l’ensemble des dons qu’aurait souhaité la population. Il n’était en fait qu’un concentré d’énergie bouillonnant, la concrétisation les fantasmes les plus fous. Sachant voler, se métamorphoser, se rendre invisible, lire dans les pensées des gens, effectuer de la télékinésie ou encore se téléporter, rien ne lui était inconnu et il était capable de tous.
Son destin était donc intimement lié à la planète, il en étant le garant, le soutien et se devait de veiller à son bon épanouissement comme une mère sur celui de ses enfants. Lorsqu’il endossait son costume Alabama régnait sur le monde tel un aigle. Donnant la marche à suivre, regardant toujours vers le futur, il illuminait le ciel de sa prestance et protégeait le globe de son envergure, l’œil vif et le regard perçant, il volait au secours des gens comme l’empereur du ciel fond, serres ouvertes, sur sa proie. Il connaissait tout le monde et tout le monde le connaissait, certains l’enviait, le jalousait, d’autres l’idolâtrait, mais il ne laissait personne indifférent.
Paradoxalement, cette célébrité était tout aussi périodique et éphémère que ses interventions. Car n’en déplaise aux aficionados, Alabama était confronté au lot de tout super héros, si parfait qu’il pouvait être, une fois le costume au placard il recouvrait l’anonymat le plus complet, reprenait son train de vie banale et se trouvait de nouveau confronté à la cruauté du quotidien. Alors que le monde nocturne n’était pour lui qu’un gigantesque terrain de jeu où il avait l’occasion de s’exprimer pleinement en total liberté, le jour n’était pour lui qu’un châtiment visant à lui remettre les pieds sur terre.
Quoi de plus agaçant que de se comporter normalement alors qu’on aurait la possibilité d’éclater au grand jour. Toujours se besoin de s’intégrer, de faire partie de la société alors que tout votre être n’aspire qu’à sortir du lot à démontrer aux hommes au combien vous leur etès supérieur et à quel point il est navrant de devoir se réprimer pour mener une vie identique à la leur.
Quoi de plus énervant que de considérer finalement le monde, comme un ramassis d’assistés à qui il faut perpétuellement montrer la voie ou venir en aide. Alabama en venait à haïr le jour ses gens qu’il courtisait la nuit. Continuellement ballotté entre tout le déplaisir que la foule pouvait lui apporter et la reconnaissance et la légitimité qu’elle lui conférait, il en était presque devenu schizophrène, perdu entre son habit de héros et ses haillons de jeune homme.
Plusieurs fois l’envie lui était passée par la tête de passer le témoin, de donner le flambeau et qu’enfin tout son être soit soulagé de ce fardeau dont les dieux l’avaient fait héritier. Mais la nature est ainsi fait qu’Alabama avait finit par accepter son rôle et ce malgré tous ces désagréments et ces frustrations. Il avait pris conscience que si les gens lui vouaient tant d’intérêt c’était que quelque part il était unique et avait la possibilité de s’évader chaque nuit tandis que ses fans étaient irrémédiablement bloqués dans un carcan hermétique et sclérosé leur permettant tout juste d’imaginer à quel point leur vie était vide, dépourvue de sens et sans intérêt.
Ainsi bercé entre mal être et satisfaction, devoir et dégoût, Alabama assurait son rôle au chevet d’un monde en perdition dont il était la seule lueur d’espoir…
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