Mathilde je n'ai personne, Mathilde je n'ai que toi.
Je n'existe plus, j’erre déjà
Entre le ciel et la terre,
entre le paradis et l'enfer.
Tu sais c'est pas drôle
J'ai pas de chance Mathilde.
Ils ont dit qu'ils allaient m'enfermer.
Je ne sais pas pourquoi Mathilde, juste que c'est comme ça.
Si tu savais Mathilde, ils sont venus ce matin.
Ils ont dit qu'ils allaient m'opérer Mathilde
que ça ferait pas mal, que ce serait mieux après.
Mais moi j'ai vu Mathilde, j'ai entendu
Je sais ce qu'ils leur font, aux types comme moi
Aux misérables, et aux parias.
Tu veux savoir Mathilde? Connaître mon sort cruel?
Ouvre grand coeur Mathilde, et tes délicates oreilles
Je finirai sous terre, p'tet même pendu
Le crâne ouvert, les os tordus
On l'appelle le destin Mathilde,
J'aurais jamais dû l'écouter
Car je t'aime Mathilde et sans pitié
Mathilde où es-tu? Mathilde reviens-moi.
Mathilde, Mathilde... Tu sais parfois je me demande
N'étais-tu tout ce temps , qu'une cruelle illusion ?
De toute façon Mathilde,
je m'y prosterne, j'y suis soumis,
Adorateur à l'infini.
Car je t'aime Mathilde, sans hésitation.