Voilà, ce soir je m´ennuyais un peu, et Awakening c´est sympa un moment mais je suis trop fatigué pour écrire avec la rigueur nécessaire. Alors je vais tenter un nouveau texte, voir comment je me débrouille en Urban Fantasy.
Qu´est-ce que l´Urban Fantasy ? Je pense que ceci vous l´expliquera mieux que moi :
http://www.pochesf.com/index.php?page=UrbanFantasy
Valà, je retourne écrire. Le résultat dès que c´est fini, et dites-moi si je peux continuer.
Bonne nuit^^
J´ai pas encore choisi de nom pour l´histoire, c´est pas aussi simple que ce qu´on imagine de trouver un nom qui sonne bien dans la langue de Shakespeare^^
En attendant, j´ai au moins tapé ce prologue dont je suis plutôt satisfait :
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Cliff engagea la clé dans le contact à 23h46. Il regarda dans son retroviseur, le miroir lui renvoyant son image, et il grimaça ; il était trop gros, et il le savait, pas la peine d’insister lourdement en réfléchissant son cou pâteux, sa lippe pendante et la sueur qui coulait sur son front, glissant sur ses lunettes de soleil. Un concert de klaxons résonnait dans l’arrière-plan, derrière les hauts buildings de Singapour. Cliff n’aimait pas tellement Singapour. Si on lui avait donné le choix, il aurait préféré vivre ailleurs, mais c’est là que sa compagnie travaillait ; et sans travail, pas d’argent, sans argent, que dalle. Il aurait bien pu chercher un nouveau job, plus intéressant qu’agent de changes, mais il était bien trop paresseux. Pourquoi faire une nouvelle fois ce qu’il avait déjà réussi ?
A 23h48, ses phares étaient allumés, la radio crachotait une chanson de rock, qui aurait probablement eu le même genre de tonalité sur une radio toute neuve, et il sortait de sa place de parking. Il devait toujours faire un créneau terrifiant pour y entrer - et le vieille Toyota blanche ne se lassait pas de protester ouvertement -, mais elle se trouvait au moins juste devant l’entrée du building. Ce n’était pas comme s’il aurait préféré marcher. Pour ça oui, il était meilleur conducteur qu’athlète.
Il s’engagea dans l’allée, puis tourna à droite. Il rencontra l’accident vers 23h52. Un conducteur inspiré avait soudain eu l’envie pressante de voir ce que ça ferait s’il rentrait dans un lampadaire, et s’était empressé de vérifier si les théories physiques de la collision de la matière étaient justifiables. Elles l’étaient.
A 23h55, il était hors de Singapour ; il vivait quasiment à la limite de la ville. Il se prit au cliché de respirer un bon bol d’air frais, air qui n’était pas plus frais au-dehors, parce qu’il n’était pas le seul à quitter la ville et que les pots d’échappements ne sont pas moins nocifs dedans que dehors. Désillusionné, il glissait sur la route avec un sourire tendancieux.
A 23h57, le calvaire du groupe de rock fut enfin terminé, et la radio enchaîna sur L7, « Pretend we’re dead », un choix beaucoup plus judicieux.
Il changea de route à 23h58. Il ne s’attarda pas, d’une part parce qu’il n’y avait rien de transcendant à observer, d’autre part parce qu’il était assez désireux que la fin de tout ceci s’abrège.
Cliff n’allait pas travailler, pas à minuit. S’il avait quitté son lit, ce n’était pas par charité, pas par amitié ni par intérêt. C’était simplement par respect pour son père, son père qu’il n’appréciait pas particulièrement et qui le lui rendait bien, son père qui restait tout de même son père et qui l’avait appelé. Pour que Henry Stanedge dérange son fils en pleine nuit, ça devait vraiment être important.
Le vieux Henry vivait à Bukit Mandai, au nord, et quoiqu’on en dise, ça faisait une trotte. Il s’était pris à imaginer que son paternel allait défunter, et cette perspective lui apporta un chagrin inattendu. Il échafaudait plusieurs hypothèses, et aucune ne lui plaisait particulièrement. Mais il gardait ce petit sourire narquois, ce petit air énigmatique qui lui plaisait tant. Au demeurant, qu’il se fasse du souci ou non n’allait pas changer grand-chose à la situation qui requérait sa présence.
A 23h59, il vit l’affaissement et freina, entraînant un crissement des plus désagréables. Il fut assez outré ; comment une route nationale pouvait-elle s’effondrer comme ça ? Il ouvrit sa portière et s’approcha dans la lumière de ses phares. Il n’y avait aucun son, et il n’avait pas spécialement confiance. Il ne connaissait pas les campagnes, mais il doutait qu’aucune créature nocturne n’y vive.
L’homme n’émergea pas du trou ; il fut devant lui en un instant. Il était entièrement vêtu de noir, et dégageait une odeur de métal rouillé, comme s’il avait porté toute sa vie durant une cotte de mailles. Il se trouvait en plein dans la lueur, et pourtant le noir de ses habits restait uniforme. Il respira bruyamment, puis se retourna vers Cliff et le salua courtoisement.
- Merci, bonne nuit aussi, lui répondit-il nerveusement.
L’apparition se retourna négligemment et, désignant le trou, constata :
- Eh bien, on dirait qu’il y a eu un sacré bordel, ici.
- A qui le dites-vous, acquiesça l’agent de changes, pas rassuré pour autant.
- Comment va le monde ?
- Le monde ?
Et pendant une quinzaine de secondes, il sentit quelque chose d’effroyable. C’était comme si une conscience se trouvait avec lui dans son esprit, et lui disputait la place. Il fut quasiment forcé de se remémorer tout ce qu’il savait en histoire, et les informations défilaient si vite qu’il n’eut que le temps de gémir sous la violence du choc. Puis, l’apparition s’adressa de nouveau à elle, d’une voix plus grave.
- Il semblerait que le bordel ne se soit pas limité à ce trou dans la route, mon pauvre vieux. Mais ne vous inquiétez pas.
Pour sûr, Cliff ne s’inquiétait pas, à cet instant. Il était trop occupé à chercher son souffle, appuyé sur le capot blanc de sa voiture, hoquetant aussi fort que son moteur.
- Non, ne vous inquiétez pas, reprit la voix avec emphase. Parce que ça va continuer.
Une lueur rouge s’alluma sur son visage, à l’endroit où devaient se situer les yeux. Cliff se tenait la gorge, comme si ce geste dérisoire pouvait lui permettre de retrouver sa respiration défaillante. Il vira au violet et, les yeux dans le vague, glissa le long de son capot pour tomber mollement sur la chaussée, raidi.
- Mais sans vous, conclut l’autre.
A la radio, la voix du chanteur de L7 s’éteignit avec regret. Un animateur reprit la parole pour annoncer à qui voulait l’entendre qu’il était minuit, et que l’on passait donc au 28 janvier de cette belle année 2006.
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Hop, il est 2h00 du matin, c´était 2615 mylife, toujours là pour vous servir.
J´espère que ça vous a plu, et laissez des comms plz^^
Bonne nuit.
Un bon texte, sur la forme comme sur le fond. Peut-etre un peu trop rapide sur la fin, mais à deux heures du mat´, ca peut se concevoir
Par contre, le coté Fantasy s´efface un peu devant l´Urban, je trouve ^^
Ptite info, le titre sera " The Third Bane"
La suite la prochaine fois que je resterai à trainer sur mon ordi vers 2h du matin, autrement dit sans aucun doute samedi prochain.
bah on devait pas s´la faire a deux cette urban fantsy!? ![]()
ué je sais, mais là j´avais vraiment trop rien à faire^^
Pour info c´est pas le scénario qui me serait venu à l´esprit pour le truc que je t´avais proposé, alors ça n´engage à rien^^
sinon, t´en as pensé quoi ? ![]()
bah j´ai pas lu ^^;
bah t´attends quoi ^^;
lol XP
wouah, je connaissais pas se le urban fantasy, et je regrette de ne pas l´avoir connu plus top, et je regrette de n´avoir jamais lut autre chose de toi aussi, parce que se texte est vraiment génial. Et dire que se n´est qu´n prologue! Je t´encourage vivement a continuer, j´en fait un peu de trop la, mais c´est parce que j´aime vraiment bien, bonne continuation!
lol bah j´attends d´avoir la motiv´ de lire ![]()
là je viens de finir " La Mafia, un homme"
^^
snif sa sent la pub.. mdr
lol ^^;
Si tu connaissais mieux Elfeguerrier tu saurais qu´il loupe pas une occasion de faire de la pub^^
Sinon merci pour le comm smoke, ça me fait plaisir et me donne envie de continuer
" smoke-on-the-wa Posté le 16 janvier 2005 à 18:08:21
et je regrette de n´avoir jamais lut autre chose de toi aussi"
Si tu veux j´ai aussi posté deux autres fics sur ce forum, respectivement Instead of Rise et The Awakening. Si t´as vraiment du temps à perdre ( c´est plutôt long par rapport à ce qu´on voit sur le forum), tu peux aller y faire un tour.
Comment ça, elfe, je fais de la pub ? Mais non, voyons. N´y fais pas attention ![]()
mdr
et parès on dit que je " publicite" ! !! ![]()
Je m´emmerdais...
Comme la 1ère partie, écrite en 30 minutes maxi, pas relue. Enfin bon, je crois pas qu´il y ait mass fautes, quand même.
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Chapitre 1, partie 1 sur 3
Chapitre 1
La voiture glissa en trombe le long de la rue ; un vieil homme qui avait manqué se faire renverser secoua la tête négativement, outré par cette jeune génération barbare.
Kieth éclata de rire. Il passa un bras sur les épaules de Shannon et poussa un long hurlement lugubre, qui se traduisit par l’hilarité de sa passagère. Les bouteilles cliquetaient sur le siège arrière de la cadillac, et deux s’étaient déjà renversées, noyant le sol de liquide enivrant. Kieth jeta la bouteille vide sur le trottoir et elle explosa dans un tintement sonore. Puis il tourna le volume de la radio plein tube, radio sur laquelle se faisait entendre un jeune groupe finlandais plein de promesses, « Lodger ». Elle appréciait particulièrement ce groupe, et il le savait. Il était toujours si attentionné.
Shannon Brown n’aurait pas longtemps hésité, s’il lui avait demandé de devenir Shannon Baldwyn, ce jour-là. Il faut dire que les résidus traînant sur le siège arrière n’était qu’un modèle réduit de ce qu’ils avaient ingurgité à la fête de Pitt, à Hill Side, et qu’ils étaient en délit total lorsqu’il proposa de la reconduire chez elle, à Leeds. A 17 ans, c’est dur de penser à ce genre de choses. Ils étaient ensembles, jeunes et heureux, et il n’y avait que ça qui comptait.
Les miles passèrent trop vite, beaucoup trop vite. Elle se serrait contre lui, s’accrochait à son blouson de cuir pour l’empêcher de repartir, mais elle le savait bien ; il ne pouvait rester avec elle cette nuit. Ses parents, toujours eux, l’en empêcheraient. Shannon haïssait les conservateurs, et Wentworth Brown était un bel exemple de ces résidus passéistes. Il est probable qu’il eût sauté au plafond si elle lui avait avoué qu’elle comptait avoir des relations sexuelles avant son mariage – qu’elle comptait bien organiser dès ses 21 ans. Le doute ne l’avait jamais effleurée, elle allait se marier avec Kieth. Il serait d’accord, et la vie serait belle. L’amour d’adolescence n’avait qu’une vague signification éloignée, pour elle.
Ils arrivèrent à Leeds. Il la conduisit jusque devant sa porte et éteignit la radio. Les accents de Lodger glissèrent lentement dans l’oubli. Shannon regarda l’heure sur sa petite montre bon marché : 23h56. Elle attrapa la manche de son ami.
- Attends, l’implora-t-elle.
Elle l’embrassa, passionnément. Il caressa ses cheveux blonds, son visage rond et doux. Elle aimait ça, elle l’aimait tellement. Puis il glissa à nouveau sa clé dans le contact et s’engagea le long de la route. Il regarda dans le rétroviseur, et vit son amie pour la dernière fois.
Il continua le long de la rue, qui descendait en pente légère, pendant plusieurs mètres. Puis son mobile sonna. Il se gara sagement le long de la chaussée et appuya sur le petit bouton vert, qui représentait avec originalité un combiné téléphonique. C’était Amy. Amy Nelson, peut-être, enfin il n’en souvenait pas et ça ne le gênait pas tellement. Il l’avait remarquée samedi passé, à la fête de Brad, et il lui avait laissé son numéro. Shannon était sympathique, bien sûr, mais elle devenait collante, et Kieth était partisan du renouveau dans les relations entre sexes opposés.
Il regarda en direction de la chambre de Shannon, pour s’assurer qu’elle ne le voyait pas prendre cet appel suspect. Aucun risque, la lumière blanche qui éclairait la pièce lui aurait sans aucun doute dévoilé la silhouette de sa copine, il continua donc à parler. Puis, son visage se figea. Une lumière blanche ? Il se retourna lentement, avec précaution. C’était plus qu’une lumière. Il raccrocha au nez d’Amy, sans plus d’explications.
La lumière était si forte qu’elle éclairait distinctement le mur d’en face. Et à ses détails, on pouvait voir que le petit néon, celui qu’il lui avait offert voilà deux mois, était resté éteint. Ça ne le surprit pas, d’ailleurs. Pour le prix qu’il avait payé, il doutait d’une telle qualité de résultat.
Il sortit de la voiture et se précipita vers la maison.
Quand Shanon rentra dans sa chambre, elle appuya distraitement sur l’interrupteur et s’étendit sur le lit pour penser à Kieth. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte que l’interrupteur n’avait pas fonctionné. Elle se releva avec agacement, gênée d’être interrompue dans ses pensées par quelque chose d’aussi trivial.
C’est là qu’elle le remarqua.
Il y avait un homme, assis devant son miroir, elle en était sûre. Un frisson lui courut l’échine, et elle regretta immédiatement l’absence de Kieth. Elle appuya à nouveau sur l’interrupteur, sans plus de succès. Elle commença à lui donner des coups de poings frénétiques.
- Calmez-vous, lui fit une voix. Une voix féminine, amicale, engageante.
Shannon se détendit un peu, mais il n’en restait pas moins que cette femme n’avait rien à faire ici, toute accueillante qu’elle fut.
- Excusez-moi, Shannon. J’ai quelque chose à regarder.
Et Shannon sentit quelque chose. On lisait dans son esprit. Elle lisait dans son esprit, la présence, là-bas. Cela la terrifia, mais ce fut indolore. Elle ressentit même du plaisir, à sentir passer dans sa tête des souvenirs qu’elle n’avait jamais eu – des souvenirs d’époques passées, qu’elle n’avait jamais vécues.
- Hmm, murmura la voix, empreinte de pitié. Il semblerait que la vie n’ait pas été facile, depuis la dernière. Mais ne vous inquiétez pas.
Et Shannon sentit le temps se distendre. Les secondes étaient plus longues, plus autonomes, et les minutes ne voulaient plus rien dire. Pour la première fois depuis l’apparition de cette inconnue dans sa chambre, elle eut vraiment envie de crier, d’appeler Wentworth à son aide, qu’il vienne. Qu’elle le détestât était une chose, mais il pouvait l’aider. Elle chercha à hurler, mais son cri se perdit dans l’infini du temps, entre deux secondes.
- Non, ne vous inquiétez pas ; je vais tenter d’y remédier.
Les secondes qui s’étaient distendues commencèrent à se remettre en place. La libération d’énergie fut telle que tout fut envahi par une terrible lumière blanche, qui s’insinua même à travers ses paupières fermées.
- Mais sans vous, conclut la voix, avec un certain regret.
Alors que Kieth tambourinait à la porte du domicile Brown, à Leeds, Angleterre, et que le clocher de la ville sonnait les douze coups de minuit, non loin de là, la chambre de Shannon Brown explosa, dispersée par une terrible explosion blanche. Kieth Baldwyn, présent au moment des faits, déclare qu’il n’avait jamais vu la couleur des flammes, que c’était une couleur qui n’existait pas encore. Malheureusement, il fut incapable de la décrire, ce qui nuisit grandement à sa crédibilité. On ne retrouva que la moitié des fragments, l’autre s’étant infiltrée dans la faille temporelle.
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Comme d´hab, merci aux lecteurs de commenter, bonne chance aux lecteurs, bonne soirée à tous^^
xbq
Du solide. Bcp de choses en peu de temps, je m´y suis un peu perdu, mais ma lecture a été assez distraite.
Style tjs aussi agréable, du vocabulaire, un rythme bien dosé et juste ce qu´il faut de descriptions.
Des persos auxquels on s´attache en moins de tps qu´il ne faut pour le dire ( ou l´écrire)(bah oui, moi j´suis triste pour elle...), une chute ( enfin, une histoire^^) étonnante, en bref, du tout bon.
Peutêtre qques fautes que ma lecture distraite(mais je me répète) n´a pas relevé, donc rien de bien gênant.
Vala vala...
( juste, Exbiquiou si tu pouvais aller jeter un coup d´oeil sur " Textes...?^^)(comment ça j´fais d´la pub? Portnawak!!!)
Je uppe le topic pour tenter de pas le laisser se noyer dans la vague de flood HP.
Merci Sky pour ton comm´, c´est sympa.
Au fait, lisez pas, c´est bon pour mon image de marque dans l´AAI^^
Humm....alors moi je trouve le style d´écriture agréable.
C´est léger, et relativement complet à part certaines scène.
Maintenant bizzarrement ca me rappelle un peu trop l´échiquier du mal, et dan simmons était un génie dans l´art de la tension, donc j´ai un peu décroché.
Maintenant la suite semble vraiment s´en éloigner donc je ne pourrais me prononcer définitivement que quand on entrera dans le coté bizzard de l´histoire plus profondément . ^^
Je suis un grand fan d´urban fantasy mais vu que je dois y aller... je te laisserai un comm´ constructif ultérieurement
[HS]
Tu connais les auteurs :
- Charles de Lint, Jonathan Carrol, Léa Silhol, Lord Dunsany, Roger Zelazny et Neil Gaiman
Si non, fonce tu devrais grandement apprécié ; )
arf... j´ai oublié de citer Peter Beagles ![]()