Salut ! Je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'ai eu envie de me lancer dans une sorte de petite nouvelle qui se déroulerait sur une journée et où je multiplierai les rencontres avec mes amis ; je l'ai commencée aujourd'hui et c'est la première fois que j'écris un truc, donc soyez indulgents ! Mais si je poste c'est vraiment pour avoir des critiques, qui peuvent être dures évidemment mais surtout constructives : rythme, lourdeur, trucs incompréhensifs, je suis ouvert à toute critique ! Et si quelqu'un n'apprécie pas du tout l'idée et strictement rien au texte, je le conçois aisément, mais inutile de pondre un gros pavé !
merci d'avance, je vous ponds le début qui est une ébauche !
Je me présente brièvement : Dylan, 18 ans. Oui je sais, c'est un prénom de beauf, et il est vrai que mes parents partagent cet attribut, c'est pourquoi pour faire passer le truc je dis aux gens que je connais qu'ils sont simplement fans du chanteur ; généralement ça reste crédible jusqu'à la rencontre de mes géniteurs.
Revenons-en à mes amis, de véritables poèmes vivants, je veux dire par là qu'ils sont abscons, chiants, et enclin à un verbalisme bien souvent vomitif : mais au fond foutrement intéressants. Sauf que contrairement à la poésie à laquelle je suis complètement insensible – le grand regret de ma vie jusqu'à maintenant, et ce n'est pas faute d'avoir essayé -, je les aime bien, beaucoup même.
Tiens hier par exemple, et bien figurez-vous que j'ai commencé ma journée en allant chez Paul, un ami d'enfance ; son prénom est banal c'est vrai, il n'en reste pas moins que c'est un mec vraiment gentil - une vertu facile à avoir, je vous l'accorde -, mais ayant une propension légèrement enquiquinante à multiplier les crises d'angoisse.
Il lui arrive souvent de se réveiller le visage en sueur, et de crier à tue-tête « je meurs !!!!! », et quand on ose lui demander la raison de son proche décès, il se contente de répliquer « bande de cons, on est tous entrain de mourir, vous ne vous en rendez pas compte ?!!! ».
Il a pas tort au fond, et si au début je pensais de façon très vile qu'il ne cherchait qu'à imiter un personnage de Woody Allen - pour se donner un genre quoi -, j'ai vite compris à la profonde détestation qu'il voue au réalisateur sus-cité, considérant que son « son détachement faussement ironique face à la mort est digne d'un gros mais alors vraiment d'un gros con qui n'a rien compris », que c'était pas ça, qu'il était vraiment angoissé : le pauvre.
Puis je me suis dit qu'il était juste plus conscient de la mort, que son cerveau bouillonnant fonctionnait mieux que le mien, et comme l'avait dit un intellectuel à la con français dont le nom m'échappe et que wikipédia est incapable de trouver « tout le monde se sait mortel, mais personne n'y croit » ; et bah peut-être que lui, il était capable d'y croire.
Malheureusement ce c'était pas ça non plus, enfin peut-être que si, mais ça ne change rien au fait qu'il fallait lui venir en aide au pauvre paulo.
Donc un beau jour, lors de sa crise mensuelle – ou menstruelle, la douleur est comparable -, je lui ai répliqué « Mais si t'as pas envie de mourir, tu veux quoi au juste ? ».
Ce à quoi il m'a répondu avec plein de finesse et accompagné d'un rire bien gras « Bah vivre connard !!!!! »
La réponse était prévisible, et sa prochaine allait l'être aussi, mais je lui ai toutefois demandé « Mais combien de temps connard ?!!! »
« Bah éternellement putain ! Mais tu te prends pour l'autre pédé grec avec tes questions à la con ? ».
Résumer Socrate à un pédé grec était un brin réducteur, mais ça m'a quand même fait beaucoup rire ; et ça m'a au moins permis de lui expliquer que si il y a quelque chose de pire que la mort : c'est bien l'éternité.
Vivre 80 ans, ou 90 ans pour les non-fumeurs c'est sûrement peu - et encore, le nombre de suicides atteste bien du fait que ce n'est pas une pensée propre à tout le monde - mais bon vivre 1000 ans ça doit commencer à être long ; et vivre un milliard de milliard de milliard d'années, et bah putain ça doit être sacrément mais sacrément chiant ; chiant à mourir si vous m'accorder la boutade.
Mais il était pas con le gars, il s'est bien défendu, et il m'a dit « Mais tu comprends rien mon pauvre Dylan, le paradis n'a aucun rapport avec la terre ferme, on ne souffre plus, on n'a plus du tout les mêmes sensations : c'est une béatitude totale ! »
Malin comme je suis, je m'étais préparé à une réponse à la con de ce genre, et là je lui ai dit que dans ce cas, il fallait m'expliquer la différence avec la mort !
Si on n'a plus nos pleurs, et donc nos joies ; si on n'a plus nos angines atroces, et donc le bonheur d'ingurgiter une gorgée d'eau fraiche après trois jours de purgatoire ; si on n'a plus ces sales papillons au creux du ventre à l'idée que cette fille-là ne partagera peut-être pas cette douleur intestinale à l'idée de nous voir ; et bah putain, dans ce cas-là en quoi n'est-ce pas la mort de ce que je suis, de mon putain d'être ? Et puis franchement, si le paradis c'est être comme shooté à l'héroïne pendant quelques milliards d'années, très peu pour moi ; à la rigueur le purgatoire ça m'irait, y'a déjà plus de changement.
(...)
Je pense continuer sur ce style un peu détaché et direct, mais j'ai l'impression qu'il manque un truc pour que ça fasse naturel, donc bref hésitez pas sur les critiques ! Merci beaucoup !