Bonjour, je suis nouveau sur ce forum et je crée ce topic pour présenter un tout petit texte que j'ai écrit rapidement l'autre jour, sans idée fixe juste comme ça. Donc évidemment, il y a pas mal de défauts mais bon j'espère que ça vous plaira, par contre étant nouveau je ne sais pas s'il y a un topic spécial où poster des textes. bref, bonne lecture en tout cas.
juste, à un moment, il y a écrit "_____" c'est car je ne connais pas le nom de ces objets, le truc qu'on visse au bout des tringles? 
Ah s'il vous plaît laissez des commentaires, des avis des critiques des conseils. merci d'avance
J'étais enfin entré et aucun domestique ne m'avait aperçu!
L'atelier était plus petit que ce que j'imaginais. Il y régnait une forte odeur de peinture séchée. Une
grande planche posée sur deux tréteaux était enseveli sous une montagne de croquis, de pinceaux, de structures de bois et de recueils sur l'art.
Une dizaine de tableaux ornait les murs, dont les plus grands ne dépassait pas la taille d'un plateau.
Je les admirais un à un, avant de rapidement comprendre: sur le mur de gauche se trouvaient des tableaux d'autres artistes, tandis que les œuvres du maître se trouvaient sur les autres façades.
J'admirais ensuite le paysage à travers la fenêtre; c'était magnifique! Les collines formaient un ensemble majestueux et la lueur de l'aube naissante en faisait ressortir les plus beaux atours. Oh non! Je devais me dépêcher, mon professeur allait bientôt arriver et s'il me voyait ici..... je ne préférais pas imaginer ce qu'il se passerait! Oh, un grand voile cachait le chevalet du maître et j'étais irrésistiblement attiré par la toile qu'elle cachait. Ça ne me coûtais rien de jeter un simple coup d'œil puis de partir. Je soulevais donc le drap et admirais la reproduction du paysage. Tout était parfait: le village en contrebas, les forêts d'un vert profond, il ne manquait plus au peintre qu'à finir le ciel et la toile serait terminée. C'était un véritable chef-d'œuvre!
J'entendis alors du bruit dans l'escalier. Il revenait! Je devais déguerpir sur le champ mais le temps de recouvrir à nouveau le chevalet, il était trop tard: j'eus juste le temps de bondir sous le bureau du maître.
Mais je n'entendis pas sa voix, ni ses pas lourds. Et pourtant, j'étais sûr d'avoir entendu quelqu'un venir!
Mon sang ne fit qu'un tour.
J'étais à présent certain de ne plus être seul dans l'atelier. J'entendais parfaitement des bruits de pas presque imperceptible malgré le silence environnant. Et ces pas se rapprochaient, oui, ça j'en était sûr, ils se rapprochaient de plus en plus du bureau derrière lequel je m' étais réfugié. Je ne pus réprimer un haut-le-cœur. La chose s'immobilisa, elle m'avais entendu!
Je me roulai donc en boule, espérant que si il s'approchait, il ne croirait voir qu'un morceau de tissu ayant glissé sous le plan de travail.
Une silhouette encapuchonné apparut alors près de moi. Malgré la légère pénombre, je voyais parfaitement la forme d'un visage caché par des toiles de style oriental. Finalement, après quelques secondes qui me parurent durer des heures , l'inconnu s'éloigna lentement.
Mais qui était-ce?
Dans tout les cas, ce ne pouvait être le peintre. Si ça avait été lui, il serait entré comme à son habitude, en fulminant après quelqu'un, une de ses servantes ou un client désagréable, il aurait jeté sa veste sur son porte-manteau et aurait contemplé le paysage que dévoilait la fenêtre nimbée des premières lueurs du jour.
Mais là, la chose agissait en douce, dans le but de ne pas se faire repérer. Je ne savais que faire, même si je m'échappais en courant, je ne pourrais rien dire au maître car celui-ci me demanderait ce que je fabriquais dans la pièce qui lui était réservée.
L'inconnu farfouillait à présent dans les affaires qui jonchaient la table sans aucun respect: il froissait tout les beaux croquis du peintre, jetaient à terre les maquettes qu'il avait construite et renversait tout les pots de peinture aux pigments rares que l'artiste avait mis une éternité à dénicher.
Il ne prêtais plus d'attention au bureau mais s'attardait à présent aux peintures du maître. Mais il ne les examinait pas comme l'aurait fait n'importe quel passionné d'art; il cherchait une sorte de cachette entre la toile et le cadre, soulevait les œuvres espérant trouver quelque chose. Mais bien sûr! Il en avait après l'argent du maître! Mais pourquoi? Pourquoi un peintre certes très doué mais qui n'en est pas riche pour autant? Il ne trouverais pas de somme importante. Non, cela devait être chose.
Je pus me caler dans une position qui bien qu'inconfortable me permettait d'assister parfaitement à la scène sans pour autant être repéré.
L'attention du voleur fut alors captée par la fenêtre; il en arracha les rideaux et se rendit compte qu'un des deux ______ mal vissé.
A partir de là, il fit preuve d'un délicatesse qu'il devait ignorer jusqu'à présent: il retira lentement la pièce de métal et inséra ses doigts à l'intérieur de la tringle qui était en fait creuse! Quelques secondes plus tard, il en retira précautionneusement un mince rouleau de parchemin aussi long qu'un avant-bras et plaça dans une besace qui lui pendait au côté avec mille et une attentions comme s'il eut s'agit d'un morceau de cristal.
Une fois cela fait, il sortit de la pièce. Je décidais de le suivre en m'efforçant de ne faire aucun bruit mais à peine eus-je passé le seuil de la porte que j'entendis une voix grave que je n'eus aucun mal à reconnaître déclamer:
"Eh bien, mon cher élève, puis-je savoir quel affaire vous ai forcé à entrer dans mon atelier alors que je vous en avais interdit l'accès? »
Mon maître se tenait derrière moi.