Salut !
Je vous préviens, c'est de la romance et de la romance qui sera bien rose par moment. ^^
« - Dis, tu me les liras un jour… tes chansons ? »
Prologue
Je ne me rappelle plus exactement comment ça s’est passé. A vrai dire, je ne me souviens de pratiquement rien concernant cette époque tellement j’étais plongé en permanence dans une sorte d’état second, oscillant entre le rêve et le cauchemar. J’étais toujours… très fatigué. Je n’avais pas de maladie particulière pourtant, pas de traitements lourds à supporter, pas de mononucléose, rien de tout cela ; Non je dirais plutôt que j’étais épuisé de vivre tout simplement, perdu dans un sentiment confus d’inexistence et d’inutilité. Bref j’étais un ado, un ado qui avait du devenir adulte plus tôt que prévu. Je pourrais justifier ce mal-être de la même manière que les psys, en invoquant la réalité de mon enfance et les maladies. Celles qui m’ont pris mon père tout d’abord, puis ma mère une année après. Mais ce serait mentir car de cela non plus je n’ai pratiquement aucun souvenir et je crois que c’est ça le plus dur au final. Cette sensation constante d’être dans un flou artistique, de ne pas ressentir la tristesse des autres, encore moins de la partager. Disons que pour mes parents, j’étais trop jeune, je ne comprenais pas tout à fait le concept de la mort et ses conséquences mais ça ne s’est pas arrangé avec les années. Mon manque d’empathie s’est accentué, m’empêchant d’entretenir des relations à long terme avec mes amis. Je ne sais même pas si je peux utiliser ce terme, après tout qu’est-ce qu’un ami ? Si c’est quelqu’un sur qui on peut compter et qui est là dans les moments difficiles, comme les gens se plaisent à le décrire, alors je ne pense pas pouvoir attribuer ce mot à n’importe laquelle des personnes que j’ai connues. Néanmoins j’ai toujours refusé de croire que j’étais incapable de m’attacher, d’aimer les autres car, après tout, pourquoi le problème serait-il venu de moi ? Les autres sont-ils vraiment aimables ? Voilà à peu près en quoi consistaient mes pensées à l’époque, celles d’un ado désabusé comme on croise plein. On en croisait tellement d’ailleurs que ça en était devenu une caricature et ça m’insupportait au plus haut point. Non je n’étais ni un stupide rêveur, ni un psychopathe en puissance, encore moins un rebelle ou quelqu’un qui voulait qu’on le plaigne, non je ne rentrais dans aucun carcan où on aurait pu vouloir m’enfermer. Moi je ne voulais qu’une chose, continuer à écrire des chansons même si je n’avais personne qui pouvait les interpréter. C’est ainsi que j’occupais la plupart de mon temps, pendant les cours, les pauses, le soir avant de dormir, parfois même toute la nuit. Le samedi matin, j’allais à l’académie de musique et je m’appesantissais sur un banc non loin d’une salle de classe. Les professeurs avaient cette délicieuse manie de laisser les portes ouvertes, de sorte que tout le couloir pouvait bénéficier des douces mélodies jouées par les élèves. Les erreurs et les brimades faisaient partie intégrante de ce paysage auditif et ne me dérangeaient pas le moins du monde. Au fil des heures je m’affalais de plus en plus sur mon siège en bois pour finir par totalement me coucher sur le banc et fermer les yeux. Je ne dormais pas, au contraire, au cours de ces instants tous mes sens sortaient de leur torpeur, mon inspiration se réveillait et devenait plus réceptive à l’environnement. Tout le brouhaha s’engouffrait dans mes oreilles, les jolis sons, les moins jolis, les pianos, les violons, ces instruments que je ne maitrisais pas, dont je n’arrivais pas à comprendre les mécanismes, dont je ne parvenais même pas à lire la moindre partition, n’ayant jamais fait de solfège. Les odeurs jouaient leur rôle aussi que ce soit celle du bois que je respirais à plein nez ou celle, plus lointaine, des fleurs qui bourgeonnaient dans le parc voisin. Je n’avais plus qu’une envie, décrire les sensations merveilleuses qui m’emplissaient le corps, qui me donnaient envie d’apprécier la vie malgré mes sentiments de dépressif – là encore, terme de psy que je n’emploie qu’avec cynisme – malgré toute la fatigue pesante qui paralysait mes muscles en permanence. Alors la chanson venait à moi et je la gardais dans un recoin de mon cerveau embrumé. Plus tard je l’écrivais, je la modifiais, je la retravaillais pour avoir le rythme le plus parfait possible tout en conservant la sincérité que j’avais su capter en ces moments uniques. Voilà ce dont je me souviens et de rien d’autres jusqu’à ce fameux jour. Je n’aurais jamais pu imaginer que j’allais ouvrir les yeux et sortir de mon rêve d’une manière aussi imprévisible et aussi violente. Toute l’apathie que j’avais accumulée au fil des années allait bientôt se transformer en une source incroyable d’émotions qui me reviendraient en pleine figure et me ferraient comprendre ce qui constituait le vrai bonheur de la vie, et la douleur qui l’accompagne…
Normalement je saute toujours des lignes pour les paragraphes, mais pour ce prologue j'ai juste développé une seule idée, je voyais pas l'utilité de faire deux paragraphes. ^^
Si ça dérange vraiment je le reposterai avec quelques espaces.
J'adore. C'est simple, ça parait banal, mais c'est super bien écrit. Classe, j'attends la suite. Tu sais bien écrire, c'est joli à lire.
Je m'attendais pas à un tel éloge, merci beaucoup !
Peu de commentaires, je suppose qu'un prologue est trop peu pour juger, je vous poste donc le chapitre 1 (beaucoup plus aéré cette fois). Bonne lecture. ^^
Chapitre 1
Je vivais encore chez ma tante lorsque cette rencontre eut lieu. Après la mort de ma mère, il ne restait plus qu’elle dans ma famille « capable » de s’occuper de moi. Au final je crois que c’est la seule personne qui fut proche de moi et dont je garde un souvenir parfaitement marqué. Le plus insignifiant des détails de la vie quotidienne prenait une ampleur démesurée en sa présence. Son caractère n’était pas seulement extravagant et parfois même dévergondé, non, elle avait une sorte de don pour rendre passionnantes les situations les plus banales. Beurrer ses tartines le matin devenait un champ de bataille où les couteaux et les cuillères s’entrechoquaient au dessus d’une table chaotique et affreusement sale. Quand il s’agissait de préparer le dîner, cette anarchie s’étendait à toute la cuisine ; Les murs finissaient par être repeints à coup de sauce tomate tandis que les tiroirs sortaient de leur gond à force d’être ouverts et fermés. Finalement après trois heures de lutte, elle abandonnait et commandait des pizzas que l’on mangeait en regardant son feuilleton préféré. Malgré ces débâcles et ses maladresses régulières ponctuées de crises de rage, toutes nos péripéties se terminaient toujours de la même manière : Elle s’asseyait sur le divan, me fixait pendant une bonne minute avant d’éclater de rire et de dire : « Elle est pas belle la vie ? ». Parfois je me demandais si elle ne faisait pas tout ce cirque volontairement pour me distraire ou pour me faire sourire, comme si elle s’en sentait obligée par rapport à ma mère. Bien qu’elle ne réussît que très peu de fois à atteindre ce but, je dois avouer que cette ambiance bon enfant qu’elle avait réussi à installer dans son immense appartement me réchauffait souvent le cœur. Il serait surement exagéré de dire qu’elle était un moteur pour mes inspirations musicales, néanmoins c’était toujours avec un grand sentiment de tranquillité que je la quittais le samedi pour me rendre à l’académie. Ce jour-là n’y fit pas exception.
J’arrivai sur place vers onze heures du matin, heure qui m’offrait toujours plusieurs choix d’écoute relativement variés. A l’étage se tenait dans la classe numéro trois le cours de chant lyrique que j’allais écouter quand j’étais d’humeur à rédiger des chansons à portée dramatique ou épique. A l’autre bout du couloir, c’était le piano qui était à l’honneur avec Chopin, Mozart et Bach en tête de liste. Tout ce classicisme pouvait en rebuter plus d’un mais je ne faisais pas partie de ces gens qui ne juraient que par la modernité et par la destruction des anciennes valeurs. Je ne souhaitais nullement m’affranchir de ces compositions vues et revues, qui pourtant continuaient de me secouer l’intérieur et toujours d’une manière nouvelle ou imprévisible. Le morceau avait beau rester le même au niveau de sa partition, il suffisait d’une écoute différente pour lui trouver un nouvel intérêt et de nouvelles émotions. Mais ce matin-là, je n’avais pas envie d’écouter un classique, je restai donc au rez-de-chaussée et m’assis non loin de la classe numéro deux, celle où se donnait entre autre le cours de guitare. A dire vrai, le choix de l’instrument qui allait être travaillé se décidait un peu au hasard ou tout du moins je ne comprenais rien à la répartition de l’horaire, s’il y en avait une. Que ce soit la batterie, la basse, la guitare traditionnelle ou électrique, tous les sons qui émanaient de cette salle de classe possédaient un authentique côté rock’n roll et c’était ce côté que mes oreilles réclamaient.
Je commençai donc à fermer les yeux, à l’affût du premier grincement de corde. Il n’arriva pas. La prof s’était postée debout dans le couloir et, à sa mine, j’en conclus qu’elle attendait quelqu’un avec grande impatience. Elle dirigea son regard vers moi, visiblement étonnée de voir un garçon somnolant affalé sur un banc. Pour ne pas paraître trop rustre, je me redressai et la saluai poliment. Elle me sourit puis reporta son regard vers la porte d’entrée tout en tordant ses doigts. Plus que de l’impatience, je commençai à comprendre qu’il y avait aussi un stress intense dans son attitude, la personne qu’elle s’apprêtait à accueillir devait surement être un « cas difficile ». Curieux, je me mis à fixer de concert la fameuse entrée et n’eus pas à attendre très longtemps. La porte s’ouvrit lentement et une femme fit irruption dans le hall, elle continua à tenir fermement la poignée pour laisser entrer une autre personne, une jeune fille cette fois-ci. La première chose que je remarquai fut les très longs cheveux dont elle était pourvue, tous magnifiquement bouclés. Je n’eus pas le temps de l’observer davantage, car déjà la dame qui l’accompagnait était allée à la rencontre du professeur. Etonnamment le dialogue fut bref :
« - Si je reviens la chercher dans une heure, ça vous convient ?
- Je pense que ça devrait suffire, j’aurai déjà une bonne idée de son niveau.
- Très bien ! Faites attention qu’elle ne se blesse pas, sa mère m’en voudrait terriblement.
- Ne vous inquiétez pas, j’y prendrai garde. »
Je ne compris pas de suite l’utilité de cette dernière remarque. Après tout, la fille avait déjà pratiquement un physique d’adulte, je l’estimais à environ dix-sept ans comme moi. Ce n’était donc pas une enfant à laquelle il fallait prêter attention pour éviter qu’elle se fasse mal. Je saisis rapidement lorsqu’elle commença à marcher. Elle avait posé sa main sur le mur pour se guider ; Ses yeux étaient restés fermés.
Elle était aveugle…
La prof vint lui prêter main forte et l’emmena à l’intérieur, ensuite elle referma la porte et je n’entendis plus rien. Était-ce à cause de ce handicap que sa pudeur l’obligeait à ne pas respecter la coutume de l’académie ? Je n’aurais pas su le dire. Pendant de longues minutes je restai penché en arrière sur ma chaise, le regard dans le vide, comme si l’arrivée de cette fille avait totalement glacé mes neurones, m’empêchant toute réflexion, toute inspiration musicale. Je compris que cela ne servait à rien de rester, que je ne pourrais définitivement plus rien faire de bon.
Et elle chanta.
Je remonte au cas où avant de poster la suite. ![]()
Les remarques de détails d'abord comme à mon habitude :
"Je ne me rappelle plus exactement comment ça s’est passé. "
le "ça" ici fait mochement oral. Dès la première phrase, on sent la volonté d'oralité. Et c'est pas le problème, mais à l'oreille ça sonne pas bien là, faut pas trop reproduire les laideurs orales (genre les c'est qui qui) ici c'est niveau sonorité le "ça s'est" ne fait pas beau les sons "s" s'enchainent trop vite, vaut mieux mettre "commence cela s'est passé". Y a toujours les deux sons "s" mais une syllabe les sépare et permet que ca donne pas ce trébuchement inélégant.
", je ne me souviens de pratiquement rien concernant cette époque tellement j’étais plongé en permanence dans une sorte d’état second,"
Ca fait long tout ça sans virgule, faut alléger, et la présence de deux adverbes alourdit aussi énormément le style "pratiquement" et "tellement". Et ça en rajoute un peu trop dans l'esprit explicatif précis. Les choses doivent sembler évidentes et naturelle, pour que ça coule.
"oscillant entre le rêve et le cauchemar"
ici aussi tu peux alléger, faut essayer au maximum d'alléger, tu mets ici entre "oscillant entre rêve et cauchemar" et c'est tout de suite plus léger.
"J’étais toujours très fatigué. Je n’avais pas de maladie particulière pourtant, pas de traitements lourds à supporter, pas de mononucléose, rien de tout cela ; "
Ici là encore, des toutes petits détails finissent par empêcher d'être léger, trop de répétition de pas, les sons "p" sont pas les plus léger et cadencent trop explicitement. Le pourtant mis à la fin, n'est pas bien placé, déjà, il est censé donner un sens à la phrase, sauf que s'il est à la fin de la phrase, il arrive trop tard. Et en plus il fait trop rajout, comme ces "hein?" que certains ont tendance à rajouter après une légère pause en fin de phrase à l'oral. Et pour ça et la suite, tu répète trop souvent "je" ca hachure le texte. Pareil, si tu mets trois petit point dans ta phrase, tu mets un effet de retardement pourquoi pas, mais alors il accentue déjà à lui seul le sens de la suite en le mettant en avant, pas besoin de rajouter donc le "très" fatigué. Tu es trop explicatif dans tes formulation, tu en rajoutes trop.
Tu dois aussi varier ton vocabulaire, pour les petits mots de liaisons et de coordinations, pour que ça coule mieux exemple en reprenant ces phrase ça donnerait beaucoup mieux ainsi (même sic 'est qu'une proposition.
"J’étais constamment... fatigué. Je n’avais pourtant aucune maladie particulière, ni de traitements lourds à supporter, encore moins de mononucléose. Non, rien de tout cela !"
Tu vois j'ai repris avant le non. Et évite les points virgules, c'est très utile et intéressant, mais tes phrases sont déjà trop longues, le sens et le lien logique que fait le point virgule ici rajouterait trop de densité sémantique qui rajouterait en lourdeur et ca perdrait son effet.
"je dirais plutôt que j’étais épuisé de vivre tout simplement, "
il faut rajouter encore une virgule après le vivre, pour faire un rythme à la phrase plus léger et convenable.
"Bref j’étais" t'as fait la même chose avec ton "Non je dirais plutôt" Oublie pas de mettre des virgules après des petits exclamations en début de phrase.
"devenir adulte"
Est ce que ce serait pas mieux, d'utiliser une formule concise, comme "murir" ou "grandit". Surtout que l'accumulation de sons "d" donne un coté basique, pas enfin mais trop banal, trop orale.
Bon j'arrête les remarques de détais ca prendrait vraiment trop de temps de reprendre tout le texte, mais comme c'est pleind e petits trucs, je voulais vraiment donner un aperçu précis.
De manière plus générale, c'est pas des erreurs énorémes et scandaleuses. Mais ton style est vraiment trop lourd, surtout pour un texte, à cause de tous ces petits détails. Tu as trop les défauts de l'oral. Bien sûr, un texte du genre ne peut qu'être oral, il est à la première personne, on a la pensée du narrateur. Et il faut garder ça, conserver le naturel de la pensée. Mais vraiment tout alléger. Tu fais des phrases beaucoup trop longues, tu fais trop de répétitions, tu ne varies pas assez les termes, surtout les petits, les adverbes, les pronoms personnelles, les conjonctions (les "que" "qui" "qu'". Tu en rajoutes trop, dans tes explications, il faut que tu donnes une impression d'orale, mais pas que tu suis les pensées comme dans ta tête, parce que c'est saccadé.
Après pour le fond, déjà, perdre ses parents aussi jeunes qu'on soit, on y pense ça à des conséquences. On comprend la mort, on ne la perçoit pas comme on la perçoit adulte. Et d'une certaine manière, on ne saisit pas forcément, on explique pas forcément bien l'effet que ça nous fait. Mais, ça importe, ça travaille d'une manière ou d'une autre. Ca peut justement comme le personnage, par un sentiment d'abandon très fréquent, provoquer une grosse difficulté à s'attacher et notamment à ne pas considérer facilement les gens comme des amis, en provoquant un manque de confiance dans la stabilité des autres. Et paradoxalement en accordant plus d'importance à l'amitié, ne pas se lier d'amitié parce que être attaché à quelqu'un à trop de conséquence. C'est une es des évolutions de la perte d'un parent jeune, pas la seule surement, mais ici ça peut être utilisé. En tout cas, si ce n'est la mort qu'en effet on peut pas percevoir en tant que telle, très fréquent, l'absence est elle totalement perçue.
Après, il passe aussi un peu trop de temps dans ce prologue, à commenter, à réfléchir, il faut y mêler plus de sentiments.
T'as aussi une transition trop subite à la musique d'un coup et uniquement parler de ça. C'est un peu trop gros, ce passage, tu passes d'un truc à l'autre.
Dans le fond et la forme, tu passes trop de temps à exposer, à placer toutes les chsoes que tu veux dire, et ça manque de naturel tout ça.
Bon après, je lirai plus tard la suite, d'abord, parce que je suis curieux de voir un peu plus de la romance. Et aussi, parce qu'au final, y a pas vraiment de GROSSES erreurs de styles, c'est juste pleind e toute petites dans la forme qui empeêche le texte de s'envoler, qui le plombe sournoisement. Et pareil, tout en placant toutes tes remarques, il faut pas trop les intellectualiser. On est pas là pour entendre un ado nous sortir ses petites avis sur le monde, et nous raconter son quotidien. Mais pour qu'il nous raconte une histoire qui lui tient à coeur, et a changer sa vie.
Et je pense, je montre peut-être, que le fait que tu n'aies justement pas de grosses erreurs stylistiques, va rendre la suite beaucoup plus plaisante quand tu commenceras la narration. (Les clichés c'est pas grave, mais balance pas de grosses infos, sans les traiter, comme la mort des parents et pouf on passe à autre chose, c'est comme s'il racontait qu'il s'est cassé un orteil à treize ans, si ça n'a aucune importance, oublie tout de suite ça et évite, sinon traite le mieux) Donc c'est un prologue raté, mais quand on entrera dans la narration, elle empêchera ces petits soliloques pas forcément top. Je pense.
Je te confirmerai ça quand je lirai la suite. Mais je te dis déjà bon courage, parce qu'en soi y ad es qualités, déjà que y ait pas de grosses erreurs, et puis des qualités d'oralités, même si y a aussi les défauts d'oralité.
Je me trompe peut-être* (à la place de je montre peut-être)
Et si j'insiste autant sur la lourdeur, c'est que c'est vraiment important dans un texte romance et qui se fonde sur les sentiments.
Alors là MERCI DU FOND DU COEUR !
Bon je me calme, je voudrais pas passer pour un groupie, mais ça fait vraiment plaisir car c'est pour ce genre de commentaire hyper long et détaillé que je poste mon roman sur des forums, car je sais que le style est ma grande faiblesse et j'ai besoin de m'améliorer !
Je vais tout de même essayer de répondre à quelques points que tu as soulevés.
Pour la première remarque, j'ai toujours peur que les "cela" fassent trop ampoulés, sachant qu'on parle rarement comme ça dans la vie réelle. Evidemment c'est un roman donc il faut y accorder plus de soin, mais hors mis le cas que tu soulèves avec la répétition des "s", le ça n'est-il pas plus naturel ? Juste pour être sur. ^^
Dur dur de varier son vocabulaire, surtout pour les mots comme "je, que" où c'est difficile de trouver des synonymes efficaces. Je devrais tu penses faire moins de propositions subordonnées et plus de petites phrases ? Parce que dans ce cas, ça ne va faire que rajouter des "je".
Mettre devenir adulte plutôt que mûrir me semblait important. Premièrement parce qu'on peut très bien grandir et mûrir sans pour autant déjà atteindre le stade adulte et parce que dire explicitement le mot "adulte" renvoie directement à toutes les responsabilités et problèmes qui en découlent.
Je t'avoue que les parents morts,... c'est un peu une facilité scénaristique, j'exagère un peu. Disons que ça va me permettre non seulement d'introduire un personnage très intéressant dès le chapitre 1 et de donner une explication à la difficulté du personnage à s'attacher sincèrement aux gens. Bon c'est clair, je vais pas juste balancer l'info dans le prologue et jamais en reparler, mais la transition romance va tout de même vite se faire et les parents ne deviendront pas un sujet principal. Du coup peut-être que je devrais en parler plus en détail dans le prologue une fois pour toute (et éventuellement trouver un lien avec la musique pour que la rupture soit moins grande).
C'est normal pour l'instant qu'il n'y ait pas de sentiments, rassure-toi ça va venir, déjà dans le chapitre deux. ^^ Ce que j'ai posté pour l'instant est en fait le moins représentatif du reste, malheureusement je suis obligé de passer par là pour le début mais je vais vraiment pas faire tarder la rencontre avec le personnage féminin. Mais comme c'est aussi une analyse psychologique ce roman (du moins je l'espère), parfois peut-être que je me perds trop dans des digressions sans intérêt, dur d'évaluer. Donc oui je te rassure, il va raconter l'histoire qui a changé sa vie avec des sentiments, c'est juste que là il en a pas encore. ^^
J'espère avoir ton avis sur ces points, un tout grand merci en tout cas ! ![]()
"cela" peut paraitre très ampoulé dans certaines situations c'est vrai. Là par exemple ça ne le serait pas pour une raison très simple. On est pas non plus dans quelqu'un qui nous raconte vraiment de vive voix la chose. C'est courant, oui, mais dans un texte ça fait plus erreur qu'effet de naturel. Si on voulait faire très réaliste dans ce qu'on appelle en littérature cette méthode, le stream of consciousness, ca ressemblerait pas du tout à ton texte d'ailleurs. Albert Cohen, dans le roman Belle du Seigneur le fait justement. Mais si tu cherches à faire totalement vraie, premièrement c'est pas agréable à lire, mais alors dans ce cas tu ne peux pas faire une succession de pensée logique, dans ta tête ta pensée est totalement destructurée, tu commences des phrases et tu les finis pas, c'est un courant, donc sans arrêt, la ponctuation devient alors totalement pas naturel, les seules marques de ponctuations à garder serait les points d'interrogation et d'exclamation. Si c'était vrai, tu ne pourrais pas suivre un cheminement de pensée, aussi longuement, tu partirais dans des milliers de digressions, tu te souviendras plus de ce que tu disais deux minutes avant et où tu voudrais en venir.
Bref, il faut que tu marques des "effets de naturel" que ca fasse naturel, pas que ça le soit, et c'est pareil pour ça, ca fait naturel, c'est naturel, mais ça fait moche. Et ca coupe la lecture. Le cela, que tu n'utiliseras quasiment jamais à l'oral, fait pourtant très naturel dans un texte. Après ça dépend de l'utilisation, tu vas pas dire "Cela n'est pas vrai" non tu diras "ce n'est pas vrai", car là c'est pas naturel le cela.
Il faut en fait vérifier chaque cas précis, pas si c'est ampoulé ou pas, faut pas partir de préjugé, mais "est ce que ça passe bien". Là avec un cela, on va pas s'arrêter dessus, et se dire que ca fait prétentieux, on le lira d'une traite et ca coulera mieux.
" Dur dur de varier son vocabulaire, surtout pour les mots comme "je, que" où c'est difficile de trouver des synonymes efficaces. Je devrais tu penses faire moins de propositions subordonnées et plus de petites phrases ? Parce que dans ce cas, ça ne va faire que rajouter des "je". "
Alors, ca peut aider de faire des petites phrases pour éviter les "que", mais pour les "je" qui se suivent, s'ils se suivent, ils peuvent souvent être tout simplement supprimé. faut pas hésiter à faire des effets qu'on fait en littérature, et pas à l'oral, même dans une narration à la première personne. En plus d'éviter les répétition, ca intensifie le rythme et rend le tout plus prenant.
Et très souvent y a plein de moyen de contourner ce "je" en variant les formuations. Je te donne quelques exemples sur ton texte
"Mais ce serait mentir car de cela non plus je n’ai pratiquement aucun souvenir et je crois que c’est ça le plus dur au final."
Je reprends cette phrase. Paradoxalement là tu vois ton "de cela" est artificiel, trop artificiel. Et ton "ça" plus loin en rajoute inutilement, il faut vraiment raccourcir au maximum la phrase tout en conservant son sens. La précision du "je crois" est elle vraiment nécessaire.
En reformulant on pourrait. "Mais ce serait mentir car je n'en ai pratiquement aucun souvenir. Et voilà, peut-être, le plus dur..."
Une autre phrase, où on peut éviter les "ça" et les "je"
"Disons que pour mes parents, j’étais trop jeune, je ne comprenais pas tout à fait le concept de la mort et ses conséquences mais ça ne s’est pas arrangé avec les années."
Déjà le "disons que" est relativement inutile, c'est ce qu'on dit à l'oral. Mais à l'oral, peu de personnes sont efficace dans leur façon de raconter et ceux qui le sont évite au possible, tout ces rajouts que les autres font.
Tu changes pas le sens, et t'es tout de suite plus incisif, si tu le retires. Varie aussi la ponctuation et coupe les phrases pour bien marquer un rythme et pas seulement le rythme syntaxique, mais aussi le rythme de cet effet "d'oralité" et la syntaxe accentue aussi le sens. Reformulons là :
"Pour mes parents ? J'étais trop jeune et ne comprenais pas tout à fait ! (remarque que tu supprimes, un "je" et une virgule qui ralentissait le texte par un simple "et") La mort et ses conséquences étaient pour moi des concepts totalement étrangers." Tu vois, c'est aussi bien souvent de faire des COD, des sujets de ta phrase. Pareil pour la suite
La phrase que t'as mis comme ça : "mais ça ne s’est pas arrangé avec les années" Si tu places les années en sujet t'évites le "ça". Mais tout simplement, tu pouvais déjà supprimer le "mais ça", par un "ce qui", qui passe mieux. Et tu peux aussi utiliser les pronons plus subtils que "ça" "c'" et "ce" comme "y" "en". Mais tellement d'autre possibilité qui rajoute de la densité orale. "Avec les années, rien n'a changé" (ou ne s'est arrangé). "Et les années n'y ont rien changé"
Un dernier exemple de toutes les formulations qui s'offrent à toi :
"Je n’aurais jamais pu imaginer que j’allais ouvrir les yeux et sortir de mon rêve d’une manière aussi imprévisible et aussi violente."
Tu pouvais mettre et éviter un "que je" :
Je n'aurai jamais pu imaginer ouvrir, un jour, les yeux et sortir de mon rêve d'une manière aussi imprévisible et violente.
Tu remarqueras que j'ai supprimer le deuxième aussi, ton effet d'accentuation par la réputation, est pas le meilleur. Si tu l'enlèves tu accélères le rythme de la phrase et de manière subtile, tu mets aussi en avant les deux termes dansl'esprit du lecteur. Si tu y tiens absolument à surinsister de manière aussi visible. Autant le marquer encore plus dans l'oralité.
Je n'aurai jamais pu imaginer ouvrir, un jour, les yeux et sortir de mon rêve d'une manière aussi imprévisible ! Aussi violente !
Pour le devenir adulte, c’était pas le plus choquant, mais alors pourquoi pas préciser cette pensée. Genre : Bref, j'étais un ado, mais un ado qui subissait le poids des responsabilités des adultes.
Pour la mort des parents, c'est pas tant en parler spécialement plus, que lui donner une cohérence psychologique. Et justement mettre en avant l'impact que ça a sur sa difficulté de s'attacher tout de suite. Quitte à garder, le coté n'éprouvant pas une douleur spécifique. Mais bien, expliquer. Genre "J'étais trop jeune pour ressentir la tristesse d'un mort, pour comprendre l'absolu de la mort. Le temps a passé, et tout cela parait tellement lointain, qu'il m'est tout aussi difficile aujourd'hui de vraiment m'en sentir attristé. Malgré tout, cela n'a pas été sans conséquence sur moi. Cela m'avait appris une chose, la vie est indigne de confiance et il faut être bien fou pour s'attacher à tout-va. " Non mais alors là c'est pas une proposition à reprendre, mais pour te donner une idée, de comment mettre en avant le lien.
Pour ta dernière remarque je suis persuadé que la suite en effet va rentrer directement dans le vif du sujet, mais es-tu vraiment sûr, que t'es obligé d'en passer par là comme tu as fait dans le prologue, ne peux tu pas glisser toutes ces informatiosn au court du récit, ca leur donnerait plus de sens. C'est pas le coté roman d'analyse qui est gênant, c'est mon genre préféré, à vrai dire. Et moi même, j'écris un roman du genre. c'est juste qu'il faut pas poser les analyses psychologiques sans les justifier par le récit et l'évolution de l'intrigue, enfin c'est très dangereux de pas le faire.
Voilà pour des réponses. ![]()
Tout est de suite plus évident avec des exemples ! ^^
Je prends note de toutes les remarques, je pourrai les mettre en application pour mon chapitre deux. Par contre je pense que oui je suis obligé de passer par ce que j'ai mis dans le prologue, ne serait-ce que pour le nouveau personnage du chapitre 1.
Merci pour tout ! ![]()