"Tokyo, 11 septembre 2107 :
En ce jour funeste de septembre pour les raisons que tout le monde connaît, tout commençait parfaitement bien pour moi. Je me préparais tranquillement pour mon travail, une bonne douche, un bon petit déjeuner, je me posais tranquillement, je regardais le journal sur mon téléviseur dernier cri : le téléviseur remplaça tout simplement le mur géant de mon salon, un achat des plus coûteux mais ce n’étaient pas les moyens qui manquaient. L’insatisfaction était quand même de mise car une certaine incohérence régnait dans mon appartement du fait que tous mes autres murs étaient encombrés de meubles sauf celui-ci tout simplement vide. Dans tous les cas je constatais que la commémoration du 11 septembre 2001 résonnait dans toutes les têtes enfin surtout dans les enceintes de ma télévision, j’en avais mal au crâne. J’attendais la minute de silence, une minute de silence obligatoire ici à Tokyo depuis le 20 janvier 2056, date à laquelle les Etats-Unis ont libérés Tokyo des indigènes, nous étions le dernier pays sur Terre à être libérés, sans compter la France où Hollande IV, règnant d’une main ferme, pratique le niveau 5 de marxisme léninisme sur l’échelle de l’intolérance mondiale. C’est donc une minute de silence quasi-terrestre qui allait être produite, seul les chats sont autorisés à miauler. La minute commençait…
Je m’en allais donc à mon travail, il me fallait un bon bout de temps pour atteindre SKYLander Industries, une des entreprises les plus prestigieuses de Tokyo, elle se situe dans le quartier aérien de la ville, la seule façon de l’atteindre était de prendre l’ascenseur gigantesque qui nous permettait d’atteindre la plateforme où se situait cinq gratte-ciels, dont SKYLander. En attendant, je prenais ma voiture, tel un primate du 21ème siècle, mais c’était un choix volontaire de résider dans les bas-fonds terrestre, étant moi-même une personne fragilisée par des vertiges, un des plus grand problème de notre société, beaucoup d’être ambitieux ont échoué dans leur carrière suite à leur peur du vide, une peur que certains entrepreneurs n’hésitent plus à qualifier de maladie. Pour l’instant, j’ai pu la cacher mais pour combien de temps encore ? Mes voyages en voitures me donnent un talent inné pour le pessimisme, j’avais peur d’aller au travail, même si je me disais que finalement, c’est qu’on doit faire, c’est la vie. Les rues terrestres de Tokyo sont tristes, cela fait deux ans et demi que je n’y ai pas croisé une voiture et les passants que j’y croise sont le plus souvent des clochards, vivre sur terre est devenu « has-been » comme diraient mes collègues de travail, mais surtout dangereux la criminalité y étant très élevés, les commissariats ayant été eux aussi désértés.
J’entrais dans le gigantesque building détenu à 100 pour 100 par un certain Mark Sky, l’héritier de son père Josh Sky. Il a eu pour but de faire perdurer le prestige de cette entreprise et pourquoi pas, dominer le marché de l’aéronautique. Et c’est ce qu’il a fait ! D’ailleurs il a réussi cet exploit en même en étant sujet de vertige, il ne l’a dit à personne mais je parle en connaissance de cause car Mark Sky est en fait votre humble narrateur ! Contradictoire donc, qu’un fils de grand entrepreneur dont le nom soit « Sky », devienne lui-même leader de cette entreprise qui a pour but de conquérir les cieux, mais qu’en fait le conquérant soit sujet de la « maladie » la plus problématique de notre société.
Quoi qu’il en soit, je démarrais ma journée tranquillement, normalement, tout ceci sans savoir que j’allais prendre conscience, très bientôt, dans quel monde je vis réellement."
J'aimerais avoir des avis, devrai-je continuer ou m'arrêter ? 