http://youtu.be/xS7cruNmYR4 
Il faisait froid ce matin-là, mais ça l’importait peu. Comme chaque jour, il se préparait à aller travailler. Lui, c’était Marc, il était journaliste. Avant, il était professeur, une profession qui ne l’a jamais vraiment quitté. Brun, la trentaine, c’était le genre de garçon qu’on croise dans le bus en partant au boulot. La seule chose qui différenciait cette matinée des autres, c’était le bruit. Des cris pour être plus précis, qui venaient de l’extérieur. Marc regarda par la fenêtre, intrigué, et vit les gens du quartier regarder le ciel avec insistance.
Il descendit, après avoir fermé la porte de son appartement avec précipitation, fit quelques pas après être sorti de l’immeuble et remarqua une lueur jaunâtre tomber lentement sur sa veste, comme un flocon de neige plus gros que les autres. Et comme les personnes proches de lui à ce moment-là, il leva la tête vers le ciel, il en tombait de partout.
GENERIQUE : http://youtu.be/y8TkOSjJZmY
http://youtu.be/2nF0wIGIBxA 
Les aiguilles indiquaient 9h07. Alissa, policière depuis 9 ans, se rua en direction du bureau de son supérieur, le commissaire Jonathan Josh. Il était sollicité de partout, mais trouva du temps pour sa nièce, Alissa.
– Tu as vu le ciel ?
– Non, mais je sais ce qui se passe. Répondit Jonathan.
– La ville est inquiète, les gens craignent que ce soit l’apocalypse.
– Je sais.. Mobilise une équipe, il faut contrôler la population. Qu’ils restent chez eux.
Alissa regarda son oncle avec curiosité, il lui cachait quelque chose elle le savait.
– Qu’as-tu en tête ?
– Je ne peux pas t’en parler, va maintenant. Répondit sèchement le commissaire.
La jeune femme sortit du bureau vexée, après tout elle était en droit de savoir ce qui arrivait à sa ville natale.
C’est à ce moment, pas vraiment le bon, que son portable s’est mis à sonner. C’était Marc. Il a connu Alissa au lycée, et ne l’a pas vraiment perdue de vue. Certains de leurs amis respectifs prétendaient qu’ils se tournaient autour. Pour Alissa, il s’agissait d’une réelle amitié.
– Il faut que je te parle. Dit Marc, épris d’un sentiment d’inquiétude qui se ressentait dans le téléphone.
– Je ne peux pas maintenant, je suis.. Elle fut interrompue par la cohue ambiante, l’agitation qui pesait sur les bureaux de l’hôtel de police. Elle se dirigea vers un endroit plus calme puis repris : Je suis occupée, c’est la panique ici.
– Je pense bien. Mais c’est très urgent. Ca concerne cette neige jaune. Je pense pouvoir aider.
– Bien d’accord. Rejoins-moi en bas de l’hôtel de police.
Sans un mot, Marc raccrocha, se dirigeant vers le bâtiment avec une rapidité qu’il n’a jamais connu.
http://youtu.be/oHQwGuFoKSo 
L’agitation était toujours de mise dans les rues de la ville. La police résistait tant bien que mal à la foule, recommandant parfois avec violence à la population de rentrer chez elle et de ne pas céder à la panique.
Marc arriva aux portes de l’hôtel de police, où l’attendait Alissa. Essoufflé, il lui restait encore assez d’énergie pour s’exprimer.
– Je.. Je peux vous aider.. Laisse-moi voir ton chef.
– Je ne peux pas. Il est très occupé et je ne vois pas en quoi tu pourrais aider. Dit Alissa.
– Il fera une exception.
Marc courra vers l’entrée du bâtiment imposant mais fut interrompu par Alissa :
– Attends, bon d’accord j’arrive..
9h36. Alissa et son ami entrèrent dans le bureau du commissaire sans frapper. Il était au téléphone, sûrement avec quelqu’un d’important car il n’hurlait pas comme à son habitude. Il raccrocha avec un soupir d’énorme fatigue.
– Qu’est-ce que tu veux encore ?
– Mon ami.. Dit Alissa. Il dit pouvoir nous aider.
Marc s’avança d’un pas assuré.
– Je pense avoir compris quelque chose.
Après avoir vu le ciel de la ville envahit par ces lueurs jaunes. Marc était remonté dans son appartement. Il ouvra plusieurs de ses livres de science-fiction qu’il affectionnait. Il recherchait un indice, il était certain d’avoir vu ou lu cette situation quelque part. Rien n’y fait, il ne retrouvera pas l’ouvrage. Il mit donc à profit sa mémoire. Il se rappela de centre, de point d’impact. Il observa par la fenêtre, ces lueurs se dirigeaient vers un même côté, le nord peut-être. Il pose une carte de la ville sur son bureau. Entoura au feutre rouge son appartement. Fit des flèches. Et après plusieurs aller-retour entre la carte et la fenêtre, une hypothèse lui vint à l’esprit, une image, un point particulier et atypique de la ville.
– J’ai étudié ces lueurs, elles mènent à un seul endroit. Assura Marc.
– La cathédrale. Compléta Jonathan en se levant.
Alissa regardait les deux hommes avec attention, quelque chose de grand se préparait.
Jonathan s’approcha du mur qui était à sa gauche, appuya sa main sur un cadre, ce qui fit coulisser une partie de ce mur.
– Après vous.
Alissa et Marc étaient stupéfaits, ils ne s’attendaient sûrement pas à ça.
http://youtu.be/yy2gseMp9cs 
Le passage secret menait à un ascenseur. Le commissaire et le deux amis l’empruntèrent en silence jusqu’à la destination mystérieuse. Lorsque les portes de l’engin s’ouvrent, il n’y avait qu’un simple bureau, comme dans les étages supérieurs du bâtiment à vrai dire. Mais en regardant droit devant, derrière la vitre, il y avait une grande salle à l’aspect futuriste. Des agents de police, différents des autres par leur tenue, s’attelaient à leur travail sur des ordinateurs d’un âge avancé.
– Où sommes-nous ? Demanda Alissa.
– Vous êtes dans la Centre d’Etudes National d’Evènements Paranormaux. Répondit Jonathan.
– Alors ça, c’est génial. Dit Marc, ayant toujours rêvé de voir une pièce comme celle-ci.
Alissa se retourna vers lui. Toujours stupéfaite par sa passion de ce genre d’endroits.
– Ces agents étudient depuis des mois les activités paranormales de France. Mais une enquête nous perturbe depuis peu. D’étranges flocons jaunes sont apparus aux quatre coins du pays, se dirigeant tous vers une direction différente selon l’endroit des observations. Ils ne sont jamais tombés, sauf une fois qu’ils sont arrivés à Reims. Nous ne savons pas ce que cela signifie, mais nous avons compris où ils menaient.
– La cathédrale. Souffla Marc.
– Exactement, continua Jonathan. Nous avons étudié l’endroit quelques semaines, avant de nous apercevoir qu’il n’y avait rien.
– Il faut y aller, c’est maintenant ou jamais. Hurla d’impatience Marc.
– Bien. Répondit le commissaire d’un ton posé.
Ce dernier mobilisa une équipe. Des agents qualifiés et préparés à ce genre d’opération. Quelques véhicules furent affrétés à ce déplacement. Alissa et Marc montèrent dans l’un d’entre eux, avec le commissaire sur le siège passager. Ils arrivèrent en quelques minutes devant la cathédrale. L’endroit était vide, les policiers ont réussis à faire déserter la place qui se situait devant le monument. Les 4 véhicules du CENEP stationnèrent devant le bâtiment. Les fenêtres de celui-ci diffusaient une lueur jaunâtre provenant de l’intérieur. Marc descendit rapidement du véhicule qui l’amena sur les lieux. Alissa fit la même chose. Les agents de police se mirent derrière leurs voitures, attendant les ordres du commissaire.
Marc s’sentit son impatience grandir, il se sentit animé d’une curiosité exceptionnelle, alimentée par un désir d’enfin faire partie d’une histoire fantastique. Il s’empressa de se diriger vers le bâtiment, n’arrivant même pas à entendre les cris des policiers, du Jonathan, de son amie Alissa, qui tentaient de le dissuader de prendre un tel risque. Le mystère ne pouvait se faire attendre.
Il pénétra dans le bâtiment, quasi aveuglé par le jaune qui l’entourait. Il s’avance lentement, à chaque pas faisant le nécessaire pour entrevoir ce qu’il y avait devant lui. Soudain, il s’arrêta et leva les yeux. Alissa l’avait rejoint. Devant eux se tenait une forme commune, un corps humain, d’une neutralité absolue. Il était complètement jaune, et attirait tous les flocons de lumières jaunes.
– Qui êtes-vous ? Demanda Marc.
Le corps se retourna, la lumière qu’il diffusait devint de plus en plus forte jusqu’à jaillir avec une grande puissance, comme un flash.
Un long faisceau de lumière partit vers le ciel, perceptible par tous les observateurs par-delà les nuages. La puissance du flash fit chuter les agents de police. Le commissaire se releva rapidement, regarda devant lui.
– Où est passée la cathédrale ?
Elle avait disparu.
GENERIQUE DE FIN : http://youtu.be/c_lRoeZHCa8 