Un putain de sang carmin qui coule un peu plus chaque matin en train de me purger de mes émotions... On verra bien si je sors du train-train quotidien, pour ça faudra serrer les poings, ce sera une bonne leçon. Je terminerai en moins que rien, solitaire et maigre comme un marin, pour avoir été l'arlequin trop peu malin de celle que tous sauf moi et ce jusqu'à la fin considéreront comme une bergère sans mouton...
C'est ma muse qui s'amuse, elle n'a pas d'arme, que sa ruse, c'est mon coeur et mon âme qu'elle use... Je resterai un grand coquin dopé aux joins, l'air malsain, alcoolisé, cocaïné alors que j'aurais été un saint. Attiré par elle et non ses reins. Elle était belle et non ses seins...
La fleur prend l'odeur du purin. Il fera jour demain, hein ? Un jour inhumain ! Et dans mon éternelle nuit noire, une nuit blanche toute rouge, ombre et lumière ne feront qu'un. J'ai envie de crever lentement, de crever de faim. J'ai envie de croire aux politiciens et reptiliens. Est-ce mon destin ? Non, c'est mon déclin...
Mon coeur s'effondre sous les assauts barbares comme l'empire romain. Elle n'a pas eu besoin de venir aux mains... Elle m'a eu avec son parfum romarin, un venin qui me semblait bénin, une formalité à passer, le truc enfantin. Je n'suis pas sédentaire, mon coeur était en pierre, c'est toute une atmosphère qui s'écroule sous le poids du chagrin d'un gamin. Soudain m'apparaît au loin l'espoir noir d'un vaccin, calme. Un nouveau monde après la mort...
Après l'effort, le réconfort, tant désiré se montre enfin l'horizon du marin serein qui n'arrive, bien sûr, qu'à la fin du chemin, le voyage est sans retour, sans lendemain...
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Changements mineurs
Ajouts de phases.