Je commence ici une pittite série texte,qui relateront l'histoire de différent soldat sur des champs de batailles de toutes époques.(pas forcément dans des lieux réls,mais ce sera pas fantastiques)
Ce 1er texte se déroule a l'époque médiévale:
Le vent soufflait sans discontinuer, projetant des poignées de poussière sur les soldats. Le soleil faisait briller leurs amures, et étinceler la pointe de leur lance. Sans un bruit, les deux camps attendaient. Les ombres des montagnes s’amenuisaient tandis que midi approchait. Un cavalier s’avança alors au milieu de la plaine, juste hors de portée des flèches. Il décrocha un cor accrochée a sa ceinture et le leva…
Fyr tremblait de peur. Il serrait fébrilement les mains sur sa lourde épée, se demandant ce qu’il en ferait le moment venu. Il savait tenir une faux, ça oui, mais ses adversaires ne seraient pas aussi frêles que du blé…
Il avait la gorge sèche. Le soleil tapait dur, et il cuisait dans son armure rouillée. Il lui semblait encore sentir l’odeur du sang de son précédent propriétaire…Mais cette bataille serait la dernière, même lui s’en rendait compte. La guerre qui opposait le Roi Kaesin Sphen a l’Usurpateur Jin s’achèverait ici, sur cette plaine aride.
Il regarda avec envie les chevaliers placées sur l’aile gauche. Ils en avaient de la chance, ces fiers cavaliers juchées sur leur monture et resplendissant dans leur livrée verte et rouge, couleur de Jin. Quoique, ils sont désormais bien moins nombreux que ceux du Roi, et leur blason semble terne…se dit Fyr en soupirant.
Il songea aux jours heureux ou il avait fait partie de l’intendance, au service du baron de Zweig…
Le son du cor le tira de sa rêverie. Tout d’abord, il n’y crut pas vraiment. Puis il vit le nuage de poussière soulevée par la cavalerie adverse en train de charger. Les piquiers devant lui levèrent leur lance ornée de rouge, et quelque seconde plus tard, le choc survint. Dans un effroyable vacarme, les destriers caparaçonnés vinrent s’écraser contre les piques. Fyr, terrifiés tomba a genoux en priant, mais les piquiers devant lui parvinrent a stopper la charge. Les chevaux s’écroulèrent, le sang coulant a flot de leur poitrail transpercé. Mais plus a gauche, les chevaliers ennemis avaient réussis a briser la ligne, et faisaient des ravages parmi les fantassins, avant de repartir vers l’armée ennemi. Soudain, les piquiers se replièrent et Fyr se retrouva en première ligne, face a l’infanterie ennemi qui se rapprochait, malgré les flèches qui pleuvaient. Il crut qu’il allait s’évanouir de peur. Il regarda les soldats autour de lui. Certain avait le visage déterminé, d’autre horrifié comme lui, mais la grande majorité semblait résigné, comme s’ils se fichaient de mourir ou de vivre aujourd’hui. Il entendit un cor sonné deux coup. Tout d’abord, il conserva sa position, puis, voyant que les hommes autour de lui se mettait en marche, il se souvint que c’était le signal de l’attaque. Il crut que ses jambes flageolantes n’accepteraient jamais d’avancer, mais il finit par avancer, pas après pas. Et quand les deux armées furent parvenues a quelques mètres l’une de l’autre, les soldats s’élancèrent et le chaos se déchaîna. En quelques instants, l’air fut envahis du fracas de l’acier et de hurlements de douleur. Et soudain, un soldats ennemis apparut devant Fyr. Il portait une armure légères et une épée bâtarde. Ses yeux brillaient sous son heaume. Il donna un coup puissant, que Fyr esquiva d’un pas en arrière, avant de dégainer sa lourde épée. Mais son adversaire continua a avancer, exécutant des moulinets désordonnés. Fyr recula de plus belle, terrifié par la lame meurtrière. Il trébucha, et s’étala de tout son long sur le sol. Il leva faiblement sa main droite, dans un geste de défense désespéré, mais alors qu’il croyait sa fin venue, un soldat vêtu de Vert et Rouge surgit et transperça son adversaire de son poignard, avant de repartir de plus belle, et de se faire éventré par un colosse ennemi. Fyr se redressa, et se rendit compte avec effroi que ledit colosse fonçait vers lui, brandissant un gigantesque espadon. Il se sentit alors envahi d’un profond sentiment d’injustice ? Pourquoi devrait-il mourir ici, pour un Usurpateur dont il se fichait totalement ?Pourquoi ?Il se posait ses questions en boucle, tout en frappant sans relâche son ennemi sur le coté droit du heaume. Celui-ci, surprit, ne parvint qu’a parer maladroitement les coups, avant que la lame ne vienne le frapper a la tempe, encore et encore, jusqu’au moment ou elle fracassa le casque et s’enfonça dans son crane, dans un horrible craquement. Fyr ne le regarda même pas tomber, il se contenta d’attaquer un autre ennemi. Ils étaient si nombreux ! Petit a petit, l’armée de Jin reculait, au rythme implacable des charges des chevaliers royaux. Fyr finit par se retrouver dans une zone de calme. Cela faisait bizarre, de n’avoir pas d’ennemi en face de soi. C’est alors qu’il entendit un bruit de sabot derrière lui. Un cheval fou fonçait droit dans sa direction . Il n’eut que le temps de hurler, avant que le noir ne l’emporte.
Quand il se réveilla, la souffrance irradiait dans tout son corps. Il sentait qu’une de ses cotes s’étaient brisés, et elles avaient peut être percé un poumon, car il avait du mal a respirer. Autour de lui, aucun être vivant, a part les charognards qui venaient se repaître des cadavres. Le soleil se couchait, et teintait la plaine aride d’un rouge sanglant. Les ombres des montagnes s’étendaient, telles des griffes avides. Un corbeau se posa près de lui, et lui picora la main. Il le chassa d’un geste faible. Puis il ferma les yeux, songeant avec tristesse a son champs de blé doré, a sa maison de chaume et a sa famille. Il se dit que cette plaine était le lieu le plus éloigné de ceux ou il aurait voulu mourir. Il tenta de substituer l’image de son champ a celui de la plaine aride, mais n’y parvint pas, et c’est avec un gout amer dans la bouche qu’il s’abandonna aux ténèbres.