Bonjour, j'aimerais des avis sur ce petit texte qui est mon premier essai, j'ai choisi le thème très rapidement, plus pour voir ce que je valais que pour être lu avec intérêt
Voilà le passage :
J'étais de ceux qui attendaient fébrilement ce moment dans l'impatience la plus totale, j'arpentais une dernière fois le sombre couloir central avant de rejoindre la couchette qui m'était destinée, j'enjambais les barreaux métalliques glaciales qui la constituaient quand ce type à l'air faussement amical me héla, un sourire vendeur au visage :
"ça te dit de devenir riche mon pote ?"
Ils étaient cinq à ses côtés assis en cercle dans un coin de la pièce, des cartes de jeu dans les mains, chacun une cigarette au coin de la bouche, ils attendaient que je réponde à leur comparse, je déclina l'invitation à perdre mes quelques économies et m'allongea sur le côté, les bras croisés, sans réelle intention de dormir. J'observais les autres, la plupart dormait, et ceux qui ne dormaient pas se révélaient particulièrement bruyants, surtout lorsqu'il s'agissait de perdre et de gagner de grosses sommes d'argent.
Je ne connaissais alors personne, pour cause, j'avais été transféré dans cette compagnie quelques jours plus tôt sans motif apparent, je n'avais jusqu'ici pas tenté de créer
de lien avec les autres.
L'attente et la frustration de rester coincé ici m'avait rendu acariâtre, sans compter l'insomnie qui s'était emparée de moi et à laquelle les joueurs de poker n'étaient pas totalement étrangers.L'épuisement moral et physique eu cependant vite raison de mon incapacité à fermer l’œil.
Le bruit caractéristique de l'alarme ainsi que la lumière rouge qui venait nous éblouir au rythme du son assourdissant qui l'accompagnait me tirèrent du sommeil aussi profond que rare dont j'avais du mal à émerger. l'agitation et l’excitation re-gagnaient brusquement le paisible dortoir, je sortis rapidement de ma torpeur et imita mes congénères, je sauta au bas du lit de camp et commença à enfiler mon uniforme, j'avais prit du retard, les plus vifs d'entre nous sortaient déjà dans la cours où une engueulade attendait les plus lents. C'est en voulant fermer le dernier bouton de ma veste que je m’aperçus que j'avais décalé tous les précédents, ces foutus bouts de plastique allaient me faire perdre de précieuses secondes. J'évaluais ma position parmi les retardataires tout en recommençant en quatrième vitesse. Je courrais vers la place où les autres m'attendaient, mon casque sous le bras, le souffle court. Notre sergent s'entretenait avec un officier et ne me vit pas arriver, je me plaçais aux côtés de mes
camarades avec soulagement, l'un d'en eux se tourna vers moi en souriant :
"cette fois c'est la bonne, on part cette nuit" dit-il à mi-voix
L'atmosphère inhabituelle qui régnait me suggérait qu'il avait raison, ça y est, nous partions pour de bon en direction des plages françaises.
Désolé pour la mise en page un peu hasardeuse mais c'est le mieux que j'ai pu obtenir car le texte est un "copié/collé" de mon fichier texte.
de me donner votre avis 