Salut.
C'est mon premier récit depuis une petite fan-fiction sur GW qui date d'il y a presque cinq ans ( https://www.jeuxvideo.com/forums/1-9725-487644-1-0-1-0-0.htm ) alors je suis probablement rouillé... Pour la petite histoire j'ai rédigé ce texte en m'"inspirant" de deux de mes auteurs préférés, mais quand je me suis relu je me suis rendu que j'oscillais en fait entre le plagiat et la caricature tellement j'avais forcé le trait. J'ai donc intitulé mon récit "exercice de style", au moins on ne pourra pas m'accuser de malhonnête intellectuelle. 
Le texte est un peu court et artificiel il est aussi possible qu'il reste encore quelques fautes dans la deuxième paragraphe, j'espère néanmoins que ça vous plaira. J'attends vos critiques pour m'améliorer, merci.
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La Débâcle
Quand on arrive à Drancy on y est bien, c'est ça Drancy, le terminus de la crasse où transitent les marchands de mort en direction de la capitale... on ne s'y habitue pas à ceux-là, on les apprivoise on les ménage, même on filoute avec eux, mais leur visage dégouline toujours de sueur... ils empestent la ville, l'argent la poussière; ils sont pas comme nous, on s'en méfie.
Et ils nous disent qu'ils sont les représentants de tel ou tel patron qui vous enfume et vous encrasse, mais nous on se fout bien d'eux et de leur baratin... on y reste à drancy,là où se retrouvent les minables et les interlopes… en une espèce de masse indistincte, dangereuse, qui finira bientôt par déborder, par submerger les enceintes de la ville. C'est là qu'on se sent bien. Progrès qu'ils disent ! Foutaises ! On se sent philosophes à crever dans nos propres déjections. Donc, c'est ici à Drancy que j'ai rencontré arthur, un ouvrier au visage émacié, aux mains pleines d'éraflures, au regard vide et débile qui vous fait frissonner... Arthur ,il m'a longuement parlé de la guerre, c'est pour ça que j'ai décidé d'y partir, à la guerre, parce que G. qu'il m'a dit, t'es qu'un lâche et puis c'est tout. Moi je voulais lui prouver qu'il avait tort.
Le 13 Septembre, G. patrouille non loin du bois de B avec d'autres militaires, pensant G. mon gars cette fois ça y est tu vas être décoré tu vas lui prouver que tu n’es pas un... mais surtout sentant le froid traverser ou plutôt transpercer ses côtés ; et remontant cependant toujours la colonne de soldats pour atteindre le caporal, pensant toujours aux décorations aux honneurs à la gloire, alors que la brume, le froid et la pluie s'abattent sur eux (les soldats) comme une chape de plomb invisible, qui se colle aux visages, masque les peurs et les désirs. Et lui G., remontant la file, parlant maintenant avec son voisin de gauche, le petit juif de Paris, le petit juif qui a grandi entouré des siens et s'est retrouvé là par hasard, comme si la rencontre fortuite entre lui (le juif) G. le froid, la pluie et la campagne n'était rien d'autre que la résultante aléatoire d'une combinaison de facteurs divers, comme si face aux évidences de la guerre et de la matière s'effaçaient toutes les logiques tous les calculs et idéologies humaines... disant soudain, merde qu'est ce que tu fais ? Je pisse mais me regarde pas, me regarde pas... oh ça va ça va pisse je m’en fous… G. reprenant alors sa marche vers l'avant du régiment tandis que quelques minces filets de lumières peinent à traverser le froid, l'humidité et la pluie, qui emprisonnent, qui en quelque sorte fossilisent cette patrouille indistincte,… et bientôt disparue, fauchée, sinon vaporisée par l'armée ennemie, non pas vaincue (ce qu'un militaire pourrait comprendre) mais simplement comme effacée digérée puis finalement annihilée par la campagne, le froid et le pluie… lentement, doucement, irrémédiablement.