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Lucie

[Dereck]
[Dereck]
Niveau 10
18 octobre 2011 à 11:59:33

Bonjour à tous !

Je tiens à vous faire partager un écrit que l'on peut considérer comme une petite nouvelle. Je l'ai déjà posté sur le forum du jeu Project Zomboid. Ce que j'aimerais (et je pense être servi ici), c'est une critique constructive. C'est cool de savoir que quelqu'un aime (ou n'aime pas) mais c'est encore mieux de savoir pourquoi.

Lucie.

J'ouvris les yeux. Je me dis que j'ai vécu un horrible cauchemar. Quelques instants. La déception, l'angoisse, mon cœur qui se serre. Encore la même sensation depuis des semaines. Je me lève au côté d'une femme que je reconnais de moins en moins mais que j'aime toujours autant, et me prépare à m'exercer aux tâches quotidiennes. N'importe qui, il y a quelques mois, n'aurait rien trouvé de banal aux journées qui résument désormais ma morne existence. C'est pareil pour nous tous, les survivants. Si tant est qu'il y en ai.

Encore une journée, sauf qu'aujourd'hui est différent.

Exceptée Lola, je n'avais adressé la parole à aucun être saint d'esprit depuis ce qui me semblait être une éternité. En fait, je n'avais parlé à personne d'autre de vivant. Quoique... j'en sais rien, en fait.
Peut être ne sont-ils pas vraiment morts ?
Non... aucun être vivant ne pourrait commettre ces atrocités. Ce qu'ils ont fait, ce que j'ai vu... jamais cette blessure ne se refermera. Tiens, en parlant de blessure...

Je soulevai le drap. Ce fut sans surprise mais néanmoins douloureux, comme chaque matin depuis quatre jours. La jambe de Lola avait encore empiré.

Je me levai discrètement, m'habillai, puis me faufilai hors de la pièce, sans bruit. Je pris soin de n'allumer aucune lumière, une habitude qu'il m'a fallu avoir rapidement. Dehors, le ciel encore ensommeillé semblait s'éveiller doucement, et le foyer dans lequel nous avons élevé Lucie était plongé dans une douce pénombre. La seule source de lumière venait des rayons de la lune, encore levée, qui filtraient au travers des volets. Elle semblait si paisible, cette maison... petit coin de paradis perdu en enfer.

Je descendis l'escalier et me dirigeai vers la cuisine. Nous avions beaucoup de réserves de nourriture, des tonnes de boites de conserves. Et de l'eau. De quoi tenir des mois. J'entrepris donc de préparer le petit déjeuner. Ce sera des haricots ce matin. Comme hier, comme demain. Je préférais garder les raviolis pour une occasion particulière. J'adore les raviolis. Je me munis d'une casserole, allumai le gaz, déversai le contenu de la conserve à l'intérieur. Ha, et dire qu'il y a quelques semaines je savais à peine cuire des haricots, quel incapable je faisais. J'avais bien dû apprendre, j'y étais contraint.

  • ding*

Le minuteur en forme d’œuf couleur métal tressaillit en même temps qu'il sonna.
Je pose deux assiettes sur un plateau, mets les haricots dans les assiettes. J'ouvre le tiroir, à coté du gaz, celui qui était abimé au coin inférieur droit parce que Lucie s'était amusée à découper le bois avec une paire de ciseaux. Je prends des couverts, deux fourchettes et deux couteaux. Je mets les fourchettes à droite de chaque assiette et les couteaux à gauche. Puis je prends deux verres que j’emplis d'eau. Je les dispose au dessus des assiettes, comme le veux l'usage. Y a des trucs qu'on n'oublie pas forcément, qu'on fait quand même alors que plus rien ne nous y oblige et qu'il n'y a plus personne pour nous juger. Comme se laver les main après être allé pisser.

"Mon amour, ma Lola...". Je remuai doucement son épaule. La réveiller me brisait le cœur, elle semble tellement paisible quand elle dort... Et elle ne souffre alors plus. Mais il fallait qu'elle mange, qu'elle recouvre des forces.
Elle ouvrit difficilement les yeux.
"Oh... ma jambe".
Je me dirigeai aussitôt vers la salle de bain. Dans l'armoire à pharmacie, je pris les derniers antalgiques qu'il nous restait.
"Avale ça".
Elle s’exécuta, but une petite gorgée d'eau pour accompagner les médicaments qui soulageront un peu la douleur et calmeront la fièvre.

Elle regarda autour d'elle, l'air hagard. Puis je lus la déception.
"Encore en vie, hein ?"
"C'est une bonne chose, Lola..."
"Tu peux parler, sale égoïste. Tu t'es pas fait mordre, toi." Elle passa ses main sur son visage, comme si elle souhaitais se cacher à monde, s'effacer. "Cette nuit, j'ai rêvé qu'une de ces ignobles créatures s'était faufilée dans la maison. Elle montait à l'étage et nous étions là, allongés sur ce lit. Elle nous dévora tous les deux. Nous étions tellement heureux, nous riions".
"Arrête ça".
Je me levai et partis en direction de la porte. Je déteste quand elle est comme ça.

"Pourquoi tu t'en vas ? Ce que je te dis ne t’intéresse pas, c'est ça ? Tu ne m'aimes plus, parce que je suis une estropiée et que tu peux plus me baiser ? C'est de ta faute, t'avais qu'à refuser que je t'accompagne. T'as ce que tu mérites, c'est moi qui paie ! Va donc niquer avec les zombis ! Sale ch..."
La porte claqua derrière moi. Je déteste quand elle est comme ça, je déteste ça. Depuis qu'une de ces bestioles l'a mordue, elle est différente. Mais je l'aime, oh oui je l'aime. Je devrai la tuer bientôt, et je partirai avec elle.

Au rez-de-chaussée, je m'occupais à vérifier les barricades autour de la maison, aux portes, aux fenêtres. Je décrochai, à l'aide d'un marteau, les planches clouées à la porte de derrière, celle qui menait sur le jardin.

Dans le tiroir de mon bureau, un coffret. à l'intérieur, un révolver. Je le pris et monta à l'étage.

Lorsque j’entrais dans la chambre, elle était en larmes.
"Je suis désolé, mon amour, pardonne moi ! Je t'aime tant. Pardonne moi d'avoir dit toutes ces vilaines choses".
Je m’approchai d'elle et la pris dans mes bras.
"Ce n'est rien, Lola. Tout va bien. Bientôt, j'arrangerais tout, et nous serons de nouveau heureux. Nous rirons."
Elle me regarda, et ce regard fût la chose la plus heureuse qu'il m'était arrivé depuis des semaines. Puis je tendis le revolver dans sa direction.

"Il faut que j'y aille. Si je ne suis pas revenu demain matin, ou deux jours au plus tard utilise le. Il n'y a qu'une balle, celle que j'avais prévu pour le monstre qui a... Tu te souviens comment t'en servir ? Pose le canon sur ta tempe. Ou met le dans ta bouche. Tire le chien et appuie sur la gâchette. Je t'ai laissé trois bouteilles d'eau à coté du lit."
Elle me fit un signe de tête, me murmura qu'elle m'aimait.

Il fallait que je parte à la pharmacie, elle n'avait plus de médicament. Même s'il ne me reste que quelques jours avec elle, je ne veux pas qu'elle souffre d'avantage. Je descendis l'escalier, traversai le salon et entrai dans la cuisine. Je franchis le seuil de la porte.

Il faisait jour à présent. J'étais dans mon jardin. Pas la peine de barricader à nouveau cette porte, je n'en aurais pas pour très longtemps, la pharmacie était à trois rues. Et si je ne reviens pas, Lola saura utiliser le révolver comme je le lui ai expliqué. Je fis volte-face et la vue de cette balançoire encore flambante neuve me rappela à quel point Lucie l'adorait. Je la vois encore toute extasiée, le jour où elle est rentrée de l'école et qu'elle eut la surprise de voir cette balançoire se dresser fièrement au milieu du jardin. Oh, mon dieu, Lucie, tu me manques tellement. J'espère que tu es heureuse, au moins.

Je contournai la maison. Les rues étaient désertes. à l'exception d'une voiture encastrée dans une maison qui laissaient échapper de minces filets de fumée, tout semblait calme et paisible. Les autres véhicules étaient bien garés, à leur place. Quelques morceaux de ce qui semblait avoir appartenu à un homme, une femme, ou un enfant jonchaient le sol, mais c'est tout. Il est étrange de se dire que toutes les personnes que l'on a pu connaitre ou croiser sont aujourd'hui mortes. Nos amis, notre famille, le vendeur de hot-dogs du coin de la rue. Sans exception. Heureusement qu'il me reste Lola.

Je parcourais, non sans méfiance, la rue. J'avais pris le soin de prendre un marteau avec moi. Comme ça, si une de ces créatures me surprend, j'aurais une maigre chance d'avoir le temps de lui fracasser le crâne. J’arrivais enfin devant la pharmacie.

J'entre dans le bâtiment, il était long et comme les lumières étaient éteintes, le fond de la pièce était plongée dans la pénombre. Les portes automatiques s'ouvrirent devant moi. Quand je passai la porte, une petite musique à consonance médicale (il n'y a que dans les pharmacies que les musiques peuvent avoir cette harmonie étrangement glauque). J’enjambai ce qu'il restait du cadavre de Romane, la petite jeune qui bossait ici. Je l'avais recouverte de sacs poubelle, la première fois que je suis venu depuis... ce jour où l'Histoire du monde a basculé. Où elle a prit fin. J'étais venu chercher toutes sortes de médicament, au cas où. J'aurais dû prendre plus d'antalgiques. Mais je me souvenais où étaient rangés les antidouleurs.

Tandis que je fouillais parmi les dizaines de boites, la musique de la pharmacie retentit. Mon cœur rata un battement, je fut figé sur place, pétrifié par la peur. Derrière une étagère, accroupi, je ne voyais pas l'entrée mais je l'entendais. Un de ces monstres était là. J'entendais ces pas lourds, trainant, ce gémissement pourtant presque inaudible... Et il s'approchait. Je rampais silencieusement en direction du fond de la pharmacie, espérant que dans le noir la créature ne me verrait pas.

Je ne l'entendis plus marcher. Les bruits d'un plastique qui se froisse, puis d'une chair qu'on dévore. Je me décalai, jetai un coup d’œil. Le monstre se régalait du reste du cadavre pourrissant de Romane, mâchant frénétiquement la chair putréfiée de la jeune fille.

Lentement, j'entrepris de quitter le bâtiment. J'avais les boites qu'il me fallait. Accroupi derrière les étagères, je longeais les murs. Je me retrouvai face au cadavre vivant de ce qui semblait être une fillette, que les vêtements crasseux et arrachés laissaient presque nue. Mais elle était trop occupée avec sa maigre pitance pour porter attention à moi. Puis, elle fit un mouvement de tête, ce qui eut pour effet de dégager les touffes de poils qui ornaient le haut de sa tête et cachait son visage. Et je la vis.

Telle une enfant aliénée et affamée, je vis ma Lucie.

Je crus avoir un malaise. Je couvris ma bouche avec mes mains, mais l'horreur de ce spectacle était trop épouvantable et je laissai échapper un cri de terreur et de tristesse. Le cri désespéré d'un homme qui voit l'enfant qu'il a chéri toute sa vie nue et difforme, en train de dévorer la pharmacienne du quartier où il a grandit.

Lucie releva le visage. Lucie releva le visage. Autrefois, elle avait le visage d'un ange... les traits fins, la bouche souriante. Ses longs cheveux blonds étaient devenus gris et des touffes ne faisaient que parsemer son crâne. Son visage était déformé, ses pommettes semblaient fracturées et un os saillant avait transpercé la peau qui recouvraient une de ses tempes. Mais je la reconnu tout de suite.
Elle s'approcha de moi, trainant un pied brisé, plus intéressée par ma chair fraiche et encore vivante. Si elle ne m'avait pas regardé dans les yeux, par pur hasard, car elle ne voyait en moi que nourriture, surement aurais-je fini dévoré par mon enfant. Ce regard... vide. Ma fille était morte. Ce cadavre ambulant, au corps mutilé et ankylosé n'était pas Lucie.

Avant que le zombi ne se jette sur moi, je courus hors de la pharmacie, les yeux remplis de larmes. Je ne fis pas attention à tout ce qui m'entourait, je ne me retournai pas pour vérifier que le mort-vivant ne m'avait pas suivi. Je courais vers mon chez-moi, vers la femme que j'aime.

Je franchis de nouveau le seuil de la porte arrière de ma maison. Je sanglotais en silence, car peut être Lola dormait-elle. à l'aide de l'ouvre boite, j'ouvris la conserve de raviolis. Qu'est ce que ça sentait bon. Je versai le contenu dans la poêle que je ne pris pas la peine de laver. J’actionnai le minuteur, allumai le gaz. Je préparai plateau, couverts, assiettes, ... aujourd'hui, nous mangerons des raviolis.

Puis une ombre passa devant la fenêtre. Je retins ma respiration, encore une fois pétrifié par la peur. Je jetai un œil à la fenêtre et découvris avec une terreur grandissante une horde de zombis qui arpentaient les rues. Ils me cherchaient, assurément. Mais, ces monstres sont bêtes, ils ne nous trouveront pas, Lola et moi. J’éteignis le gaz et m'asseyais dans le fauteuil du salon, me faisant discret, attendant que la horde soit passée. Des ombres passaient devant les fenêtres barricadées. Je somnolais, épuisé par ma récente expérience. J'étais trop épuisé pour avoir peur, à présent. Je plongeai dans un état second de demi-sommeil puis...

  • ding*

L’œuf sonna. Un son bref et meurtrier...
Je fus immédiatement extirpé de mon sommeil. Des frissons parcoururent ma colonne vertébrale, je les sentis jusque derrière mon crâne.
Le silence, dehors. La surprise peut-être ? Ces monstres peuvent-ils seulement être surpris ? Je ne pense pas, c'est un sentiment que ressentent les êtres vivants. Quoiqu'il en soit, je priais pour que la vibration n'ai pas quitté les murs de cette maison.

Puis la porte de cuisine claqua, j’apercevais des silhouettes derrière chaque fenêtre qui frappaient, grognaient, frappaient encore. Je courus en direction de l'escalier, aperçus du coin de l’œil quelques monstres qui avaient réussi à rentrer... je n'avais pas barricadé la porte de derrière. Tandis que je gravissais les escaliers, une idée me traversa l'esprit. Et si Lola était devenue un de ces monstres ? Et si elle avait muté ? Je m'emparerais alors du pistolet, si tant est que je le trouve, et mettrais fin à mes jours.

J'entrai brusquement dans la chambre, verrouillai la porte derrière moi. Lola, Dieu merci encore bien vivante, sursauta.
"Oh, te revoilà ! Que se passe-t-il ? J'entends des bruits..."

J'aurais très bien pu lui répondre : "Tout va bien, mon amour, ne t'inquiète pas. Bientôt nous rirons, je t'en ai fait la promesse !"

Mais voici les termes que je lui tins.
"Ces cadavres fous sont ici, ma Lola. Nous sommes finis. Je vais te tuer, puis me tuer. Mais au moins nous mourrons ensemble."
Et je lui souris. Elle ne me le rendit pas, et me supplia.
"Je ne veux pas mourir ! Pitié, je ne veux pas mourir, j'ai tellement peur", gémissait-elle.
"Ne t'inquiète pas, ça ne te fera pas mal", lui répondais-je.
Et elle pleurait et elle hurlait et elle me frappait. Des coups retentissaient contre la porte de la chambre, et les cris morbides de ces ignobles monstres.

Et nous y sommes.
J’applique un coussin sur le visage de la fille que j'aime et appuie dessus. Elle se débat de toute ses forces, désespérément accrochée à cette vie qui ne nous promet plus rien. Puis elle se débat un peu moins... Mais soudain, je sens une brûlure dans le ventre, suivie d'une douleur intense.

Accompagnée d'un bruit de détonation.

Je titube, lâche prise. Lola tient dans la main le révolver au canon encore fumant.

Et la porte cède. Une vague de morts-vivants déferle dans la pièce, avide de sang et de chair. Au devant de la foule, j'aperçois le cadavre de mon enfant qui se jette sur sa mère. Elle lui mord le cou, du sang jaillit de sa gorge ouverte et m'asperge. J'entends Lola hurler de douleur, prise de convulsions démentes. D'autres cadavres entourent ma femme pour partager ce festin.

Ils se jettent alors sur moi. Je m'écroule. Je sens une morsure à la jambe, un autre vient de m'arracher deux doigts. Un zombi plonge la main dans le trou que j'ai dans le ventre et y extirpe un organe qu'il porte à sa bouche. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est foutrement long. Des boyaux, des tripes, que sais-je. Je ne sens même pas la douleur.

Et merde, j'ai même pas mangé ces raviolis.
Et je me mets à rire. Un rire fort, audible, sincère.

[Dereck]
[Dereck]
Niveau 10
18 octobre 2011 à 12:01:21

Et en prime, un petit bonus :) le premier chapitre d'une autre nouvelle (même univers). Il ne rentrait pas dans le post précédent (trop long).

Chapitre I - LA TÉNÈBRE

Cette ténèbre... noire, opaque. Un peu de rien dans ce qui semble tout. Elle prolifère à l'infini et je ne suis personne : juste un point abstrait dans cet océan d'inexistant.
Mais, voilà, je pense. Donc je suis ? Je n'en sais rien... probablement, oui. Et, depuis combien de temps ai-je le regard fixé sur cette encre noire ? J'ai beau regarder ailleurs, toujours la même figure, cette même monotonie dans ce paysage.

Que suis-je ? Assurément, un être vivant. Qui suis-je ?
Aucune idée.

Pourtant, c'est comme si j’apercevais une ombre obscure au travers de ce brouillard illusoire. Cette silhouette est mon identité. Je la sens, juste face à moi, mais je n'ai pas de main à tendre pour l'attraper. Elle me nargue.

Il me fallait sonder mon propre esprit... mais j'avais beau l'explorer, il n'en ressortait rien. Aucune émotion, aucun souvenir, c'est comme si j’étais quelque chose doué de pensée et destiné à rester là, mort.
Le suis-je ? Peut être ai-je été vivant, autrefois ? Ici, même le temps ne semble pas exister, comme s'il s'agissait d'une invention des hommes. Si je suis mort... peut-être vais-je passer l'éternité dans ce chaos, immatériel. Peut-être que c'est ça, l'autre coté.

Je me demande si je manquerai à quelqu'un. Un ami, un parent, ou une femme...
Attendez, une femme ? Dois-je en conclure que je suis un homme ? Oui, c'est ça ! Je ne sais pas encore qui je suis (qui j'ai été ?) mais je sais avoir été un homme.

Cette sensation... intense! ... de vie. Je sens quelque chose en moi – un moi intérieur mais aussi extérieur, naître. Je peux voir et sentir un réseau de nerfs, de sang, d'os et de chair se matérialiser autour de ce point insignifiant qui me désignait. Je voyais mon corps.

Un corps d'homme, et nu. Mais toujours cette ténèbre autour de moi, qui m'enveloppait, qui m'étouffait. Elle semblait de plus en plus pesante, lourde, hostile. Et elle commença à me recouvrir.

Une matière étrange dont le contact ne m'apportait aucune sensation, si ce n'est cette impression de vide, de rien, de mort. J'étais vivant et je mourrais.

Je me mis alors à me débattre tandis que la mort enveloppait mes pieds, mes jambes, mon bassin. Je la sentait ramper silencieusement, lentement. Plus elle progressait et plus la panique grandissait en moi – délicieuse première sensation dans ce monde inconnu. Je me débattais, je hurlais (bien qu'aucun son ne sortait de ma bouche), remuais les bras comme si j'étais au plus profond de l'océan et que je nageais vers une surface inatteignable. Je tendais désespérément la main en espérant qu'une autre m'extirpe de ce cauchemar. Mais aucune aide ne vint.

Puis, je regardai cette main. Et cette ombre. Et ces doigts. Je les tendis face à moi.

Mon nom est Adam Fogmery.

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
12 novembre 2011 à 21:53:16

Lu.
Beaucoup de problèmes d'accord et de temps, on oscille entre le présent et le passé à certains endroits. Pas mal de fautes d'orthographes, faudrait penser à bien relire. Sinon, le style est relativement correct, plutôt lent, mais l'action passe bien. Ca manque un peu de descriptions physiques, le ressenti quant à lui fonctionne plutôt bien. On sent la tristesse dans le personnage, mais pas vraiment l'épouvante face aux zombies. Tu n'as pas beaucoup insisté là-dessus en même temps.

En sommes, correct, voir sympathique par moment.

Gromnax
Gromnax
Niveau 10
12 novembre 2011 à 23:12:02

Hello !
Tu joues à Hordes, n'est-ce pas ?
Parce que c'est cette ambiance triste-morbide que j'ai retrouvé dans ton texte.
Un peu dégueulasse, monotone...
Je n'ai pas particulièrement cherché les fautes de frappe, et aucune ne m'a choqué.
Un style froid, particulièrement adapté à la situation.
Je ne suis pas très doué pour les commentaires, pardonne-moi. :o))
Voilà donc mon avis.

[Dereck]
[Dereck]
Niveau 10
15 novembre 2011 à 16:52:08

Ha, quelle surprise en voyant des commentaires, depuis le temps :).

Je suis d'accord avec les fautes de temps, et d'orthographe. Depuis, j'ai retapé le texte. Puis, emporté par la vague de la réécriture, j'ai carrément réécrit plus de... hum disons 80% du texte. La nouvelle version est donc carrément différente, et si le premier paragraphe est quasi le même, il y a énormément de changement ensuite.

Je pense que, plutôt que poster la nouvelle version ici, je vais recréer un nouveau sujet. Changement de nom => Le petit ange qui claquait des dents.

PS: j'ai un peu joué, à une époque, à Hordes :)
Cependant, je n'ai pas pensé au jeu en rédigent ce texte, mais surement ai je été indirectement influencé !

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