Salut à tous!
Depuis deux ans, j'ai une histoire qui se ballade dans ma tête, je me suis enfin décidé à la mettre en place il y a quelques semaines.
J'ai le début, j'ai le milieu, j'ai la fin.
J'ai les personnages, les rebondissements, les moments d'actions et d'émotion.
Je vous donne le résumé et les quelques premières lignes.
J'ai envie de savoir si, à la fin de votre lecture, vous avez envie de lire la suite
ou non ![]()
Et je suis ouvert à tout conseils !
RÉSUMÉ
En plein cœur du Sahara, un immense édifice noir de la forme d’un cylindre s’élève à plus de 500 mètres au dessus du sol et captive des touristes venus du monde entier pour l’apercevoir et le prendre en photo.
À ce qu'en dises les livre d'histoire, le Cylindre aurait été bâti par une ancienne civilisation maintenant disparue.
Peu convaincu cette explication, plusieurs générations d’hommes se battront, parfois au prix de leur vie, pour faire émerger la vérité.
Jusqu’à que celle-ci éclate...
LES PREMIÈRES LIGNES.
1)
Août 1950 - désert du Sahara - Égypte
On arrive quand, maman?
Le petit Cylian Parker ne tenait plus en place.
Il faut dire qu’il avait attendu ce jour avec presque autant d’impatience que celui de Noël, et de ses nombreux cadeaux tombés du ciel.
Mais cette fois-ci, il n’était pas question de sapin décoré et de jouets conditionnés.
Aujourd’hui, Cylian allait voir le Cylindre.
Pas à la télé, pas au cinéma non plus.
En vrai.
2)
Quelle belle attraction touristique.
Des gens du monde entier voulaient venir voir de leurs propres yeux Le Cylindre.
À environ cent-cinquante mètres de la «star du Sahara» se trouvait la gare routière Cylinder Express, des centaines de bus transportaient des milliers de visiteurs tous les jours de l’année.
Été comme hiver, les bus étaient plein à craquer.
Les agences de voyages proposant des circuits avec hôtel compris se multipliaient, cette immense concurrence rendait les tarifs très abordables, pour le plus grands plaisirs des clients.
Le week-end Égypte pyramides + cylindre était très en vogue.
Près de 14 millions de vacanciers venaient respirer l’air du Sahara chaque année, soit deux fois plus de visiteurs que pour la Tour Effeil.
Engouement total.
Après tout, rien de plus normal, Le Cylindre était l’un des monuments historiques les plus célèbres de toute la planète.
Tout cela faisait l’affaire de l’Égypte qui enregistrait un nombre conséquent de touristes sur son territoire.
Le site était très protégé, un nombre phénoménal de policiers et de militaires surveillaient la zone nuit et jour pour assurer la sécurité de ses visiteurs.
Le son du vent était étouffé par le bruit agressif des hélicoptères qui tournoyaient autour du cylindre sans cesse, mais cela ne semblait pas déranger les voyageurs, qui se prêtaient volontiers au jeu des dizaines photographes présents sur place, dont le job était d’immortaliser leur visite, 25 euros la photo dans sa petite pochette noire, ce n’est pas excessif quand il s’agit DU cylindre.
Comme des fourmis autour d’une sucrerie abandonnée, les touristes inspectaient et tournaient autour du «monstre de marbre» d’un regard ébahi, la tête levée vers les nuages pour tenter tant bien que mal d’avoir une vue d’ensemble sur cet immense édifice noir, aussi grand que l’Empire State Building et décliné en portes-clés, boucles d’oreilles et autres petits objets de qualité médiocre vendus à prix indécents dans les nombreuses boutiques à proximité.
Des dizaines de guides encadraient les voyageurs, on y entendait parler un peu de toutes les langues.
Ils répétaient aux curieux ce qu’on pouvait lire sur les plaques et brochures mises à disposition, à savoir les origines du cylindre.
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Lu
!
Alors...déja, je sais pas, j'aime bien l'idée. C'est pas mal, moi ça me plait, ce gros truc noir posé dans le désert. Ca accroche bien.
Si j'ai compris c'est une sorte de monde parallèle ou ce truc serait élevé au milieu du Sahara. A moins que ce soit une sorte de métaphore/caricature des monuments en général.
Ensuite, sur la forme, ça peche un peu. Y'a pas vraiment d'interet littéraire, de style, quoi. Mais ça, tu pourras l'améliorer je pense. Je trouve aussi que la séparation en deux "chapitres" est pas forcément nécessaire, mais bon, ça se discute.
Il y a du potentiel inexploité dans ce deuxième chapitre. Si tu veux te moquer des gens pret a payer un prix de taré pour etre sur une photo avec un monument, bah y'a plein de trucs a faire, mais la tu vas trop vite. Des mises en situation seraient plus intéressantes, je pense. Enfin, j'attend vraiment voir ce que tu vas faire de ça !
Présent pour la suite ![]()
Merci pour ta réponse et tes remarques, pour ce qui est de tes deux hypothèses, ce n'est rien de tout ça ![]()
Je prends note de tes conseils.
J'attends d'autres avis ![]()
Oui un peu comme Say, l'idée me plait bien, bon ça reste assez court, mais ça va.
J'ai remanié le texte en prenant note de vos conseils, mises en situation et accentuation dès le départ de détails sur les personnages, pour qu'on s'y attache plus vite
1
Août 1950 - Sahara.
En plein désert, des dizaines d’autocars circulaient en file indienne sur une petite route ensablée, usée par le temps.
- On arrive quand, maman?
Le petit Cylian Parker ne tenait plus en place.
Il faut dire qu’il avait autant attendu ce jour qu’un matin de Noël, sauf qu’aujourd’hui, il n’était pas question de jouets conditionnés au pied d’un sapin enguirlandé, loin de là.
Cylian allait voir le Cylindre, la «Star du Sahara» comme l'appelaient les revues touristiques.
Dans quelques heures, il le toucherait de ses propres mains, il avait encore du mal à le croire.
Jeune, des rêves plein la tête, Cylian ne se doutait pas à cette époque que ce même cylindre lui briserait une bonne partie de sa vie.
Mais après tout, qui s’en serait douté?
2
Les Parker menaient une existence parfaitement normale, ou presque.
Occupant une petite maison toute de briques vêtue dans un quartier tranquille au sud de Brooklyn, Carl, sa femme Cassandra, et son fils Cylian vivaient en harmonie.
La fenêtre du salon donnait sur une petite ruelle, Carl y jetait parfois un oeil et s’étonnait toujours d’y voir déambuler plus d’écureuils que de passants.
La forte présence d’érables, un arbre tout les 10 mètres, expliquait cela.
Et le potager récemment aménagé du voisin, Jeff Pickles, jouait probablement un rôle dans l’histoire.
Jeff avait bien tenté d’installer des pièges à rongeurs, mais Cylian avait fait tout un scandale lorsqu’il l’avait appris.
Du haut de ses 10 ans, il avait frappé à la porte de Jeff et lui avait demandé, avec timidité mais détermination, de retirer les pièges «au plus vite».
Des revendications que Jeff avait pris en compte, se résignant à récolter un peu moins de fruits et de légumes que prévu.
Carl s’était poliment excusé auprès du voisin, «Ils se permettent vraiment tout, à cet âge-là !» avait-il lancé à Jeff, tout sourire.
Dans la réalité des faits, c’est Carl lui même qui avait incité Cylian à frapper à la porte de Mr. Pickles, il aimait les animaux autant que son fils.
Carl était scientifique, il travaillait dans un laboratoire pharmaceutique où il y testait les nouveaux dentifrices destinés à être mis prochainement sur le marché. «C’est grâce à Papa si tes dents ne deviennent pas toutes bleues après que tu te les soit lavées, Cylian !» disait-il à son fils quand il était un peu plus jeune.
Carl ne s’était pas réveillé un beau matin avec en tête le rêve de devenir testeur de dentifrice, ce n’était pas l’avenir auquel il avait aspiré, et il se le rappelait chaque jour.
Carl avait étudié à l’université de Montréal, il y avait préparé son doctorat d’anthropologie.
C’était un élève plutôt brillant, pendant ses années studieuses, il avait mené plusieurs études, dont une en lien direct avec le Cylindre, ce célèbre édifice noir qui surplombe le désert égyptien, cela lui avait valu un petit encart dans le journal.
Carl était bien parti pour suivre le même chemin que son idole de toujours, le légendaire archéologue et explorateur Richard Bradley.
Deux ans plus tard, Carl ratait son doctorat.
3
La famille Parker arrivait enfin au terme de ce long voyage en bus.
Le trajet avait duré près de trois heures, installé côté fenêtre, Cylian n’avait cessé de fixer du regard ce minuscule tube noir coupant l’horizon en deux, et l’avait vu s’agrandir peu à peu, au fil des kilomètres parcourus.
Les appareils photos s’étaient mis à crépiter dans tout l’habitacle dès la minute où le Cylindre avait commencé à se dévoiler, au loin.
Ça promet, avait pensé Carl Parker, qui avait pouffé de rire face à la mésaventure qu’avait vécue la femme devant lui. L’excitation à son paroxysme et en extase totale devant le Cylindre (qui à ce moment ne devait à peine mesuré plus de deux centimètres), cette femme avait pressé le déclencheur de son appareil photo tellement fort qu’elle l’avait démolit.
Elle avait ensuite éclaté en sanglots, s’imaginant quelques heures plus tard devant le Cylindre sans pouvoir en faire aucun cliché. « C’est pas drôle!» avait chuchoté Cassandra Parker à son époux, l'appelant à un peu de retenue.
Le bus, plein à craquer de touristes venus du monde entier, était parti depuis l’hôtel, un petit établissement à peine étoilé situé dans la ville d’Assiout.
En vérité, Il ressemblait bien plus à plus à un gîte miteux qu’à un hôtel, mais qu’importe, se prélasser au bord d’une piscine n’était pas l’objectif principal du voyage des Parker. Les voyageurs descendaient enfin du bus.
La chaleur était écrasante, mais les 40 °C à l’ombre ne semblaient pas affaiblir Cylian, cette petite pile électrique sur pattes, comme se plaisait à le surnommer sa mère.
Cylian avait des étoiles dans les yeux.
Il se projetait un mois plus tard, à la rentrée des classes. Tous ses camarades de la petite école élémentaire de l’ouest de Brooklyn seraient suspendus à ses lèvres en l’écoutant raconter son périple égyptien, il leur livrerait tous les détails, en les exagérant un peu, bien entendu.
Cela dit, à mesure qu’il se rapprochait du Cylindre, les adjectifs les plus encenseurs semblaient de moins en moins être exagération.
Le Cylindre était immense, il était noir comme la nuit, et le soleil se reflétait dessus.
Maman, il fait quelle taille le cylindre? » demanda Cylian d’une voix débordante d’euphorie.
Je crois que c’est à ton père qu’il faut poser la question, Cylian ! » répondit Cassandra, qui s’étonnait que la question n’est pas été posée directement à Carl.
452 mètres fiston, pas un centimètre de plus, mais pas un centimètre de moins. Il est plus grand que l’Empire State Building!» affirma Carl Parker, qui au même moment se passa la main au front pour y balayer d’un simple revers les nombreuses gouttes de sueurs qui s’y étaient logées.
Les réponses de Carl Parker au sujet du Cylindre était toujours d’une précision stupéfiante.
Il s’était pris de passion pour ce mystérieux édifice il y a bien longtemps et le connaissait comme sa poche.
Carl avait lu des dizaines de livres à son sujet, dont le populaire ouvrage de Richard Bradley: «Secrets du Cylindre» qui s’était vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde.
Bref, Il ne fallait pas s’étonner que Cylian soit maintenant aussi obsédé du Cylindre que son père.
Les Parker progressaient à présent sur un petit sentier où le bus les avait déposer.
Plus ils s’approchaient du Cylindre et plus les marchands du temple se multipliaient.
Ça hurlait dans tous les sens. « Portes-clés pas chers!» «Deux T-shirts pour le prix d’un!».
Papa, Maman! Je peux avoir une casquette du Cylindre! S’il vous plait!
Elle est belle, et elle me protégera du soleil!» s’exclama Cylian, fier de son argument, qu’il pensait approprié pour déclencher une sortie du porte-feuille de Carl à la lumière du jour, qui ne la voyait que trop rarement.
Non ! Et je te signale que tu as déjà un chapeau sur la tête.»
répondit Carl avec une certaine autorité.
Tous les espoirs de Cylian s’était effondrés en l’espace de quelques secondes.
C’était un refus catégorique et Cylian savait très bien que son père ne changeait jamais d’avis.
Pour une fois, il ne lui avait pas fait subir son dicton sans intérêt: «Si les chenilles se transforment en papillons, mes non, eux, ne se transforment jamais en oui.» Le gamin ne le connaissait que trop bien.
Entre deux autres marchands de gadgets à l'effigie du Cylindre, La famille Parker se dirigeait maintenant devant des dizaines de stands de photographes, qui, comme des moustiques attirés par des réverbères, se précipitaient devant les visiteurs, prêt à faire sortir le petit oiseau au moindre signe de complaisance.
« Non ! » Ce photographe n’avait pas insisté. Il devait être au courant de l’histoire de la chenille et du papillon, avait pensé Cylian.
Les Parker se trouvaient à présent à côté du Cylindre.
Cylian et Cassandra regardaient vers le ciel et semblaient littéralement bluffés par la grandeur de la merveille qui se trouvait devant eux.
Carl, lui, observait plutôt la longue file d’attente qui repartait en arrière en faisant zigzags et autres boucles interminables.
C’était le passage obligatoire pour avoir la possibilité de toucher le Cylindre, quelques secondes maximum, comme l’indiquait le règlement.
C’était peu.
Son visage trahissait une légère exaspération.
Mais qu’importe, songeait-il, quelques secondes seraient suffisantes pour accomplir ce qu’il avait à faire, il n’en doutait pas.
Le rythme de ses battements de coeur s'accélérait malgré tout.
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Je voudrais savoir s'il faut que j'accentue légèrement le côté mystérieux du Cylindre maintenant, ou si ce texte donne envie d'en savoir plus tel qu'il est.
Merci ![]()