Voici un texte d'un scénario de livre sur lequel je travaille depuis pas mal de temps avec mon frère. Je marque prologue, mais en vérité ce serait plutôt ce genre de texte que l'on trouve entre les chapitres de certains romans. Vous me direz c'est un peu long pour caser sa entre deux page, alors j'ai mis prologue.
Prologue
Cinq jours.
Depuis Cinq jours, tout était tranquille. Comme toujours d’ailleurs. Van Aalen, un petit coin paisible à l’ abri de toutes histoires invraisemblables et idées ambitieuses. Ont y vivait. Pour le calme et la paix et cela avait toujours été ainsi. Les cultures n’y était pas abondante, mais l’ont passait toujours l’hiver sans encombres. Les gens étaient désespérément désœuvrés à cette période de l’année, mais ca ne les dérangeaient pas. En observant bien, il y avait toujours du travail. Pourtant il y a quelques semaines, une silhouette c’était dessinée à l’horizon. Un dénommé Lirvan.
Les gens virent entrer dans l’enceinte du village un jeune homme en uniforme traditionnel de l’est des terre de Sysnue. Propre, épée a la ceinture et casque en mains. Les enfants s’émerveillèrent devant ce personnage, comme d’un héros conté dans les histoires de leurs parents. Les adultes quand a eux se méfièrent s’étonnant de le voir arriver seul dans ce coin perdu. L’homme, qui avait visiblement beaucoup transpiré, leur expliqua qu’il se trouvait la en formation. Depuis l’élection d’un nouveau capitaine en chef à la métropole, certaines règles avaient été proposées pour la région, notamment celle qui suggérait d’attribuer des gardes a certains hameaux reculés. Il avait donc pris ses affaires et était venu jusqu’ici en cheval puis a pieds de la ville la plus proche-ce qui représentait une cinquantaine de kilomètres- . Dans deux semaines, il repartirait pour la capitale, et un autre de ses camarades le remplacerait.
Les habitants l’avaient beaucoup questionné, pour la situation dans la région, des nouvelles, ou bien justes pour leur visiteur récent. Ils l’avaient fait visiter le village et présenté a quasiment tout le monde. Ils leur présentèrent a un homme d’une trentaine d’année, qui s’était autoproclamé gardien du village. Son nom était Oty. Il prétendait avoir suivi quelques cours militaires d’un parent, et veillait chaque soir a l’entrée sud -la plus exposée- jusqu'à tard la nuit, depuis plus de vingt ans. Celui-ci fut bien étonné de voir arriver ce garde, et un rapport privilégié s’installa entre les deux personnages. Il lui raconta son quotidien, sa vigilance, celle qui allait avec l’amour de son foyer. Il lui montra ses possessions, une maison, un grand terrain cultivable où il ne se rendait jamais, une petite cabane où il entreposait une épée et une lance de fortune. Sa vie était une des plus tranquille a laquelle a puisse espérer. Il contait les histoires qui naissaient la nuit dans sa tête et se contentait de ne rien faire de ses journées. « Si cela pouvait être aussi simple », se disait Lirvan. Mais lui aussi s’intégra rapidement, convié a des jeux ou assaillit de questions, il goutait bien assez aux calme qui avait toujours occupé l’endroit, et qui y régnerait toujours.
Une heure.
Un soir, en se rappelant qu’il était la pour monter la garde, il décida d’aller tenir compagnie à Oty. La nuit venait de tomber, mais il restait assez de lumière pour trouver l’entrée sud du village. Il fut alors surprit de découvrir la silhouette de son ami, reculé des dernières maisons, a contempler l’horizon. Il se dirigea vers lui, et le sentant arriver, celui-ci se retourna vivement vers son visiteur. Une goute de sueur descendait de son front et il respirait bruyamment.
- Tu es la ?
- Je… je ne suis toujours pas venu t’aider à monter la garde de nuit.
Il le dévisagea, se retourna vers la lisière des arbres et alla s’asseoir sur une chaise en bois près de sa cabane. Le jeune homme ne savait que penser de ce qui venait de voir, et il sentait comme disconvenu. Il alla se poster près de son ami et le fixa, mais il détourna aussitôt le regard.
- Si tu veux me parler de quelque chose…
Il ne dit rien. Comme profondément concentré sur ses moindres gestes. Il dissimulait tant bien que mal un coté de sa personne que Lirvan n’avait pas soupçonné. Il croisait frénétiquement les doigts en regardant le sol. Puis il bougea légèrement la tête, pour se donner du courage et pour articuler quelques mots.
- Tu sais…
Son compagnon cessa de l’écouter. Celui-ci laissa une conversation tendue et se détourna en directions de la lisière sud. Bien que captiver par le comportement de Oty, ses sens lui indiquèrent une présence. La nuit n’avait pas entièrement obscurcit le ciel, et il arriva à apercevoir deux petites silhouette qui s’approchait a vive allure. Il plissa les yeux pour les identifier.
C’était les deux enfants du meunier. Très intimidés. Ou terrorisés.
- Quesque vous faite la tous les deux ?
- On c’est détournés du groupe près des champs, dit la petite fille terrorisée.
- Ce n’est pas sage, et vous auriez pu vous perdre. Venez vite.
Ils coururent à l’intérieur et disparurent entre les habitations. Après cela, le jeune garçon retourna près de son ami, toujours assis sur sa chaise. La tête baissée, des larmes s’écoulait de ses joues.
- Eh, mais quesqu’il y a ?
Il se rapprochât, se mis a la hauteur de son ami et posa ses mains sur ses épaules pour le forcer à parler. Il inspira pour arriver à former des mots.
- C’est que… j’ai toujours peur, la nuit tombée. Je… je ne sais pas comment dire.
Il essaya de calmer ses larmes et de se concentrer sur ses paroles.
- C’est à moi de les protéger, tu comprends ? Imagine qu’il arrive quelque chose… je pense que j’en mourrais.
Son compagnon resta interdit. Puis il s’approcha et le serra dans ses bras. Il le força à le regarder.
- Un homme comme toi mérite un tel endroit pour vivre. Il ne serra jamais menacé, et tu le sais. Il faut que tu l’accepte.
- Non je…
- Je sais. Quand je serrais partis, tu continueras à veiller sur ton village. Mais il faut que tu apprennes à vivre avec tes proches sans te soucier de ce qu’il peut leur arriver. Maintenant nous somme la, moi et mes camarades.
Il l’observa comme si il avait été frappé par une vision divine.
- Merci. Pour tout.
- J’espère que je pourrais apprendre à mieux connaitre cet endroit. Il ne faut rien d’autre pour vivre heureux. Mais maintenant tu va aller prendre une nuit de repos. Je n’ose même pas imaginer depuis combien de temps tu n’y as pas goutée.
Quinze minutes.
Il baissa la tête en souriant. Puis marcha en directions des habitations sans réclamer son due. Avant de s’éloigner, il se retourna tout de même vers Lirvan.
- Si tu as besoins de quoique se soit…
Le jeune homme sourit, en réfléchissant.
- Tu pourrais passer voir les enfants du meunier, leur dire de faire attention et leur souhaiter bonne nuit.
- C'est-à-dire ?dit-il sur un ton plaisantin.
- Eh bien, tu ne les as pas vu mais ils viennent de rentrer il n’y a pas cinq minutes.
- Le meunier n’a jamais eu d’enfant, Lirvan.
Treize minutes.
Pas un mot. Pas un cri. Juste la peur. Oty bondit a sa cabane, en sorti son épée. Et couru. Il distança très vite son compagnon, jusqu'à disparaitre entres les maisons. Lirvan pleurait presque. Affolé, effaré. Terrorisé. Si pressé et si rapide, le fil de la lame sortant de son fourreau. La lune sur son épée, sur les premières maisons… Sur la découverte. Des maisons vides et sans vie. Le sang sur les plancher des maisons ouvertes. Plus loin, des toits effondrés. «Non, non ». La découverte de la mort, toujours rapide, la traversée du village devenue fantôme. Les hypothèses et les questions, sur ses actes et ses erreurs. Son inattention, son sens de l’évaluation. Toutes ces vies, disparues dans le néant par sa faute. Assumer, assumer toujours. Et courir.
Sept minutes.
Courir devant les visages et les ruines. Retenir ses larmes pour se concentrer. Ignorer la fatigue, chercher et analyser la situation. Crier pour appeler. Trouver les responsables et en finir. Le silence et un râle dans la nuit. Un sanglot et un cri. Un cri de terreur et de haine. Il connaissait maintenant la situation. Seul aux milieux de carnage.
Six minutes.
Un hurlement de rage dans la nuit.
- Vien mourir, sale chien !
Trouver les responsables a tout prix. Laisser parler la peur et la frustration. Un toit s’effondre à une trentaine de mètres. L’adrénaline, la peur. La haine.
Cinq minutes
Il court jusqu'à la maison. En une seconde, ses souvenirs récents lui permettent d’évaluer une chose. Le cri venait d’ici. Soulagé. Il entre dans les restes de la maison. L’entrée, un parquet couvert d’une poussière récente. La pièce est encore intacte. Il marche lentement, à l’affut de l’ennemi. Son excitation devient insupportable, des idées se bousculent dans sa tête. Sa stratégie, une attaque surprise, pensant que les meurtriers venaient de tuer leur dernière victime. Ses idées deviennent horribles, il réfléchit comment il va les tuer. Il a peur. Sa peur se transforme en folie. A son tour il devient monstre. Sa situation pèse trop lourd sur ses épaules, et il ne peut plus rester maitre de lui-même. Les étriper pour assouvir sa vengeance. Les pupilles écartés, un sourire sadique sur les lèvres. Ils s’engagent dans la partie détruite de la bâtisse. Le toit effondrée laisse la lumière de la lune éclairé le sol couvert de planches et de paille. Sur le sol encore un corps. Il se met à pleurer de manières inhumaines. Il reconnait les traits de son ami. Comme un appel, quelque chose qui permettrait à ses ennemis de le repérer. Il enjambe les planches pour observer le visage de son compagnon. Mais la porte vien de grincer.
Estimation. Emotion. Ses sentiments remontes à sa gorge. Un hurlement de rage, du plus profond de son être. Il court jusqu'à l’entrée. Arrivé au couloir, il n’a pas le temps d’observer la porte, il ressent le choc. Au niveau du bassin, qui le projette sur un mur. Il se sent paralysé, les yeux regardant le sol. Mais la douleur n’est rien. Elle n’est plus rien. Son épée est restée dans ses mains. Ses yeux rouges, son cri bestial. Il bouge les mains et se relève. Voir son ennemi. Si il doit mourir, voir son ennemi. Il relève la tête, alors qu’il allait charger l’inconnu, sa vision redevient précise.
Une minute.
Plus rien. La rage, la haine, la frénésie balayé. La peur. Abandonné. Ses yeux en sont la raison. Ce qu’il voit accroupi. Un enfant. Il ne dit plus rien. Le silence devient terrifiant. Rien en particulier. Ce petit est propre et intact. Mais il ne peut pas détourner son regard de lui.
Ses yeux. Une lumière d’une blancheur horrible remplace ses pupilles. Deux lumières dans l’obscurité. Deux joyaux dans l’ombre. Un prédateur. La proie. Terrifiant. Il ne bouge plus. Il observe sa dernière proie.
Huit secondes
La douleur est encore la, ses cotes sont cassée. Lirvan porte sa main à son ventre en embrassant le sol. Il ne comprend pas. Il ferme les yeux, le front sur le planché. Il ne comprend pas. Il se met à pleurer à genoux.
Puis il relève la tête. L’enfant na pas bougé. Alors le jeune homme se relève. Il prend appui sur ses pieds et fonce. Lève son épée. Son regard se voile et il tombe à terre.
Obscurité.