CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Cent Jours

LarryClayton
LarryClayton
Niveau 10
04 août 2011 à 15:35:12

Bonjour :) Voici un petit projet sur lequel je travaille depuis un petit moment. J'en suis finalement arrivé là, après plusieurs essais et c'est parti pour être le format définitif.
Et je vous présente donc la première partie :)

Bonne lecture !

_______________________________

ELLE

On m’a raconté il y a longtemps l’histoire d’une courtisane à qui un ménestrel faisait la cour. La jeune femme l’appréciait, mais se méfiait des hommes. Ainsi, pour mesurer ses sentiments, elle lui imposa de rester cent nuits devant son balcon à attendre. Au matin de la centième nuit, elle se donnerait à lui. Le ménestrel accepta et vint le soir même s’asseoir sous le balcon. Les nuits passèrent. Une dizaine, une vingtaine, une trentaine. La jeune femme croyait de plus en plus en l’amour que lui portait le musicien. Mais au matin de la quatre-vingt-dix-neuvième nuit le ménestrel se leva et quitta le jardin de la courtisane pour ne jamais revenir.
Je trouvais cette histoire sotte jusqu’au jour où j’ai moi-même éprouvé la trahison d’un homme. Je compris alors ce que cette femme a voulu vérifier.

LUI

Je la regardais tous les matins quitter peu avant moi son appartement. Juste en face du mien. Je doute cependant qu’elle m’ait jamais remarqué. Je ne la trouvais pas seulement belle, ou attirante. J’avais l’impression qu’elle absorbait tout l’espace autour d’elle, si bien qu’elle se mêlait parfaitement à lui et qu’elle apparaissait comme le point central du monde, là où mon regard devait se poser, là où mes pas devaient me mener. Jamais je n’avais osé lui parler. Ce n’était pas tant le fait qu’elle soit déjà en couple qui me freinait, mais garder notre relation dans le domaine du fantasme me donnait l’impression de posséder un trésor inestimable, qui n’appartenait et n’appartiendrai qu’à moi. Il était parfait, et personne ne pouvait le souiller.
Vint cependant le jour où elle se sépara de son ami. Je les voyais se disputer. Je la voyais le supplier. Et, alors que je n’avais jamais éprouvé un quelconque sentiment négatif à son égard, je le haïssais. Ma relation avec elle bascula brutalement du fantasme au concret. Je voulais la protéger.
J’attendis que le type quitte l’appartement pour le suivre. Quand le bon moment se présenta, je posai ma main sur son épaule. Il se retourna. J’écrasai immédiatement mon front contre son nez et parti aussitôt. Lui était au sol et se tenait le nez dans les mains.

ELLE

Il frappa à ma porte le lendemain de ma rupture. Il était un peu plus âgé que moi, plutôt beau, et il se montra très sympathique. Il se présenta comme étant le voisin d’en face. Je ne l’avais jamais vu. Il me dit qu’il avait assisté à ce qu’il s’était passé la veille et que, ayant vécu quelque chose de semblable, il voulait m’aider. Je lui préparais un café. Puis un autre, et encore un autre. Nous parlâmes pendant des heures. Il m’offrit un verre au bar du coin, et notre conversation se poursuivit tard dans la nuit. Nous discutions de tout et de rien. Et j’avoue m’être sentie à l’aise avec lui. Je n’arrivais cependant absolument pas à lui faire confiance. Comme j’aurais été incapable de faire confiance à n’importe quel autre homme.

LUI

Ma relation avec elle commençait très bien et j’aurais presque pu m’en accommoder. Je lui montrais mes meilleurs côtés, affichais à quel point j’étais passionné par la littérature et le cinéma sans être enfermé dans ces intérêts. Je la faisais rire, la taquinait. Très vite nous étions devenu très proche. Mais je réussissais habilement à ne pas être considéré comme un ami. Un mois passa ainsi sans que nous nous perdions de vue pendant plus d’une semaine. Elle cherchait elle-même régulièrement à me voir quand je ne donnais volontairement plus de nouvelles. J’étais heureux. Mais je voulais plus. Plus je me rapprochais d’elle et plus j’avais envie d’être avec elle. J’avais continuellement l’envie de l’embrasser, de la prendre dans mes bras. Et je du me retenir plusieurs fois pour ne rien tenter. J’étais cependant persuadé que cela arriverait tôt ou tard.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que lorsque cela arriva, sa réaction me surpris au plus haut point.
Nous étions chez elle. La chaine hi-fi passait un disque que je lui prêtais et que j’avais très spécialement choisis pour l’occasion. La sensualité du rythme et de la musique ne pouvait que m’amener vers un résultat concluant. Profitant d’un silence, je pris sa main. Je me rapprochais doucement d’elle, sans la quitter des yeux. Un léger sourire se dessinait sur nos visages. Et, enfin, nous nous embrassâmes. Cet instant me paru durer une trop courte éternité. Je me sentais traversé d’un sentiment unique. Sa langue avait l’effet d’un drap chaud qui glissant le long de mon corps. Son odeur m’enveloppait intégralement. Et, finalement, elle s’écarta en me poussant doucement avec la paume de sa main. Elle me dit d’attendre, qu’elle ne se livrerait à moi qu’à une seule condition. Je me sentais capable de tout accepter. Et c’est ce que je fis.

ELLE

Je ne voulu pas lui raconter l’histoire de la courtisane. Mais je décidai de l’adapter. Je pensais qu’aujourd’hui il en fallait plus pour tester la véracité des sentiments d’un homme. Je lui expliquai qu’il ne m’aurait que s’il attendait dans un endroit clos pendant cent jours. Il ne compris pas tout de suite. Je lui apporterais à manger et à boire tous les jours. Il aurait tout ce qu’il faut. Mais il ne devait en aucun cas quitter la pièce. Il me regardait avec des grands yeux, incrédule, pensant que je blaguais. Mais il accepta dès qu’il compris que j’étais sérieuse.

LarryClayton
LarryClayton
Niveau 10
05 août 2011 à 11:34:05

Voilà la suite!

_______________________________

LUI

Elle me fit revenir chez elle après quelque temps, le temps d’aménager la pièce dans laquelle j’allais rester surement. J'avais pris avec moi quelques affaires, brosse à dent et habits de rechange. Elle m'accueillit avec un sourire timide, et me guida jusqu'à la salle. C'était une sorte de cave. Une pièce en béton. Une bouche d’aération, une ampoule au plafond, dans un coin un matelas pourvu d’un drap et d’un oreiller, un lavabo, un miroir, des toilettes, et c’était tout. Je me sentis vaguement angoissé en découvrant cette pièce. Mais mon désir de réussir le défi que m’imposait celle que j’aimais prévalait.
Je posai mon sac à côté du matelas et m’assis.
« Et maintenant ? »
Elle me dit qu'elle repasserait le soir pour m'apporter à manger et que j'étais libre de faire ce que je voulais en attendant. Elle sortit, ferma la porte à clef.
Je me retrouvai donc seul, avec quelques centaines d'heures à tuer. Les premiers instants ne furent pas difficiles : Je pensais à elle et au moment où je sortirai. Je me revoyais l'embrasser et l'épreuve me paraissait d’une simplicité déconcertante.
Puis l'ennui commença à se sentir. J'attendais qu'elle vienne me voir, en espérant que l’on mangerait ensemble et que l'on bavarderait un instant.
Elle fini enfin par arriver avec un plateau bien garnit de pâtes et de viandes fumantes. Elle le posa simplement au sol en lançant un « Bon appétit ! » et quitta aussitôt la pièce.
Je n'avais pas faim.

ELLE

Le premier jour, je me demandai si j'attendrais que les cent jours passent pour le libérer. Je me dis que le simple fait qu'il ait accepté d'entrer dans la pièce consistait une preuve évidente de son amour pour moi. Mais le jeu me plaisait. Et même si je n'allais pas jusqu’aux cent jours, je voulais voir jusqu'où il pourrait tenir. Je savais qu’un homme était capable de prouesses remarquable pour séduire une femme.
Ce jour là, il ne mangea pas. Peut-être s'était-il rendu compte de la pénibilité de l'épreuve, peut-être voulu-t-il simplement m'inquiéter. Pourtant, les somnifères que j’avais mélangé à la nourriture l’aurait aidé à passer la première nuit. Au lieu de ça, j’entendis ses chaussures claquer contre le sol pendant plusieurs heures après minuit.

LUI

A mon réveil, je me rendis compte que j'avais commis une erreur qui allait grandement me compliquer la tâche : je n'avais ni montre, ni téléphone, ni réveil. A mon réveil, donc, je n'avais aucune idée de l'heure qu'il pouvait être. J'avais eu beaucoup de mal à m’endormir et il pouvait être huit heures du matin comme deux heures de l'après midi. Ma gorge se sera et mes mains frottèrent vivement mon visage. Les repas étaient donc mes seules indications temporelles. Je décidai d'occulter ce problème qui ne ferait que me ronger et commençai ma journée comme une journée normal. Je me dirigeai vers le lavabo, me brossai les dents, me lavai brièvement, me rasai puis m'habillai. Ces gestes routiniers me firent oublier un instant l'endroit dans lequel je me trouvais. Mais bientôt, mon trouble le plus important refit surface : je voulais la voir.

ELLE

Je voyais, à chaque fois que j’entrais dans la pièce, qu'il attendait ma venue avec impatience. Il essayais systématiquement de me parler. Le deuxième jour il me demanda même un réveil, que je lui refusai. Voyant qu'il mangeait peu ou pas je passai des plats garnis aux simple sandwichs. Comme je ne l'entendais plus la nuit j'oubliai les somnifères. Mais je trouvai un moyen de changer la dimension de son enfermement. Tous les jours, dans l'après midi, je mettais de la musique assez fort pour qu’il puisse l’entendre.

LUI

Les chansons qu'elle passait me rendaient fou. Je l'imaginais vivre. Je la voyais quitter l’appartement, rejoindre des amis, faire la fête. Parler avec d'autres hommes. Faire l'amour avec eux. Mon ventre se tordait à chaque fois que cette idée me traversait. Et, quand c'était le cas, elle ne me quittait pas avant un long moment. Je m'asseyais alors sur le lit et fermai les yeux pour me calmer, ce que je ne parvenais pas à faire. J'essayais de deviner comment elle était habillée, comment elle était coiffée. Je visualisais son visage doux et ses longs cheveux. Cela ne m'aidait qu'à moitié. J'avais besoin d'elle, besoin de la toucher, et elle s'esquivait trop vite pour que je puisse lui parler quand elle m'apportait à manger. J'avais très vite perdu la notion du temps, et je n'étais même plus sûr de me coucher la nuit et de me réveiller le jour. Parfois, j'attendais des heures sa venue, d'autres fois elle me réveillait. Je mangeai toujours très peu, et à quand je commençais à penser à elle je manquais de tout recracher. On devait en être au quinzième repas, peut-être moins. Je n'arrivais pas à compter, et si je le l'avais fait le temps ne m'aurait paru que plus long.

ELLE

Je ne sortais que très rarement de chez moi. J'aimais me sentir près de lui. Je profitais des moments où je mettais de la musique pour recevoir des gens, mais mes relations sociales avaient fortement diminué. J’attendais presque autant que lui mes passages éphémères dans la pièce.
Cela faisait maintenant vingt-deux jours qu'il était là dedans.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 06 août 2011 à 01:33:25

Les textes sont bien écrits, je ne pense pas avoir vu de faute, et l'histoire est prenante et bien trouvée.
J'aime bien :noel:

Sous forums
  • Montage vidéo
  • Modélisation 3D
  • Arts Graphiques
  • Ecriture
  • Modélisme
La vidéo du moment