CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Chroniqueur Rock

DocSavage
DocSavage
Niveau 8
09 avril 2011 à 23:58:30

Bonjour à tous !
Je suis nouveau sur ce forum et, après l'avoir succinctement parcouru, je me suis dit que vos avis me seraient très certainement bénéfiques. En effet, je suis actuellement chroniqueur sur un webzine rock et ses variantes, et j'aimerais avoir votre avis sur mon style d'écriture. Toutes les remarques négatives sont bien sûr les bienvenues, surtout elles d'ailleurs.
Je vous propose donc ma chronique du dernier album d'Avril Lavigne, que je descends méchamment en flammes.
Merci à vous !

Quelque part en France, un jeune éphèbe que l'on nommera par aria d'anonymat Vadec Sago s'est lancé au cours d'une nuit hivernale ombrageuse dans une entreprise titanesque et Ô combien singulière pour le génie qu'il était : écouter et décortiquer le dernier ouvrage musical d'une de ses contemporaines les plus illustres, vulgairement connue sous le nom d'Avril Lavigne. Fort d'une culture musicale qu'il auto-considérait comme exceptionnelle, Vadec avait depuis longtemps cessé d'employer ce processus stérile inhérent à tout être humain qu'il s'amusait à appeler "recadrage". En effet, à l'inverse d'un Descartes dégénéré, ce dernier n'envisageait la "tabula rasa" qu'en cas d'amnésie foudroyante et ce malgré de nombreuses remontrances amicales qui le situaient en souverain dans le royaume des "égocentriques forcenés" ou des "intolérants psychotiques". Affirmer qu'il n'en avait cure est un doux euphémisme : il avait décidé, dans sa quête sempiternelle pour le bien de la musique, qu'il ne se limiterait pas à une aseptique recommandation publicitaire. Il s'agissait aussi pour lui de mener croisade contre une forme de culture qu'il considérait depuis son plus jeune âge comme abreuvée de vide émotionnel, bonne à remplir la caisse d'opportunistes malfamés. Dans cette optique, écrire à propos la dernière production de celle qui, alors que Vadec était aussi mûr qu'un fruit bourgeonnant, envahissait les radios du monde entier avec des tubes aussi insupportables que "Girlfriend", "Sk8er Boi" ou "I'm With You", représentait pour le jeune homme un satisfaisant défouloir. Après une douloureuse heure de supplice auditif, il se lançait donc dans la rédaction de son avis divin à travers un argumentaire indiscutable et sans faille:

" La tignasse oscillant entre le blond, le rose et le vert fluo, l'air faussement je-m'en-foutiste (rock'n'roll !) et le chant affreusement discordant, Avril Lavigne s'est présentée sous son meilleur jour pour la catastrophique soirée des victoires de la musique version 2011. Petit rappel : la "teen préférée des teens" a 26 ans et pourtant, lorsqu'elle entame sa dernière chanson "What The Hell", soutenue par les cris pré pubères d'un bon millier de jeunes filles, j'y vois une mascarade malheureusement très commune. Dans ce théâtre hypocrite, le premier rôle reviendrait à l'artiste, victime de son image, manipulée et formatée pour satisfaire les besoins d'un public féminin de plus en plus illettré et de moins en moins tourné vers la culture. J'outrepasse néanmoins tout ces à prioris (fondés) et me lance à l'écoute de Goodbye Lullaby, le successeur de The Best Damn Thing, sorti en 2007.

Dans son dernier massacre, la vieille Avril s'attaque à des mélodies banales et plurales d'une voix lisse inintéressante et souvent agaçante. A titre d'exemple (non exhaustif), "Alice" recueille les plus insupportables gueulantes qu'il m'ait été donné d'entendre dans ma courte vie. "Goodbye" s'attaque au registre émotionnel avec un violoncelle dépourvu d'âme; "Smile", avec ses paroles implicites ("You know that I’m a crazy bitch/I do what I want when I feel like it"), tente le registre subversif... Sans succès. De mon écoute (une aura suffit), rien n'est à retenir, si ce n'est une suite de titres sans aucune consistance ni originalité.

Pour les plus clairvoyantes des fans d'Avril Lavigne, je me permets de fournir une petite liste qui les aidera peut être à surpasser leur handicap : pour celles qui ont été touchées par "Goodbye" et son violoncelle, je conseillerais vivement l'écoute de "Cello Song" du regretté Nick Drake. Pour celles qui ont aimé l'orgue de "What The Hell", écouter "Light My Fire" des Doors serait une lumineuse idée. Enfin pour celles qui ont apprécié le côté grandiloquent d' "Alice" (5 minutes, c'est long !), peut être qu'une visite du côté de Yes, et notamment "Close To Te Edge" vous ramènera miraculeusement dans le droit chemin.

Enfin, afin de résumer ma pensée quant à l'album et aux personnes concernées par l'achat de celui-ci, j'oserais citer cette phrase tirée de sa page Wikipédia telle quelle : "Avril Lavigne exprime sa gratitude envers certaine personne dans sa vie, dans la chanson "Smile", elle explore les relations de couple dans "Push", montre son côté vulnérable dans "Wish You Were Here", et enfin une chanson qui montre la fin d'un chapitre de sa vie et l'ouverture d'un nouveau, "Goodbye"."
Les erreurs de syntaxe, de ponctuation et les fautes d'orthographes sont bel et bien réelles. Que disais-je sur l'illettrisme déjà ? "

C'est en rédigeant ce dernier paragraphe que Vadec prit conscience de l'inutilité de la tâche qu'il s'était assignée. Il était au-dessus de la masse, il le savait. Mais cet altruisme aveugle qui le poussait à vouloir que le monde entier soit à son niveau relevait de l'utopie la plus poussée. Il décida donc égoïstement de garder son avis absolu pour lui, et jeta la feuille encore humidifiée d'encre à la corbeille. Avril avait gagné, mais Vadec n'avait pas dit son dernier mot.

DocSavage
DocSavage
Niveau 8
13 avril 2011 à 09:29:21

Pas grand monde ici...

neokobaya
neokobaya
Niveau 18
13 avril 2011 à 12:01:59

mouais

une aisance certaine dans le vocabulaire
mais la cible est facile et ce genre de critiques acerbes et cyniques n'est supportable qu'avec un minimum d'humour qui fait ici cruellement défaut

DocSavage
DocSavage
Niveau 8
13 avril 2011 à 12:13:12

Mégalomanie au 6è degré. Dommage.

-Say-
-Say-
Niveau 10
13 avril 2011 à 12:21:22

Hmm...j'aurais juste une question. Tu parles de Vanec comme un personnage. La critique que tu nous présentes est elle à prendre comme une critique uniquement, ou comme le début d'un récit ?

DocSavage
DocSavage
Niveau 8
13 avril 2011 à 14:29:56

Certains l'auront remarqué, Vadec Sago est l'anagramme de Doc Savage.
Sur le site où j'officie, j'emploie ce personnage de temps en temps, pour ne pas parler de moi à la troisième personne directement : on peut donc dire que le récit se continue, mais il n'y a pas vraiment d'histoire qui se suit.
Je peux vous proposer une chronique plus formelle, plus courte aussi, histoire d'avoir un avis sur un exercice somme toute plus banal.

La voici :

Le dépitant A Crow Left Of The Murder scellait chez Incubus une volonté escamotée de faire vendre au détriment d'une œuvre antérieure bigrement farfelue et insolite. Probablement influencés par le producteur Brendan O'Brien capable du meilleur, parfois coupable du pire (Evil Empire de Rage Against The Machine), les californiens se sont apaisés et leur musique les a suivi. Assommante, emmerdante, fatigante : l'exégèse sévère (mais juste !) du précédent album prophétisait le pire pour le successeur Light Grenades, qui se trouve n'avoir d'explosif que le nom.

L'introductif "Quicksand" et son mitoyen galvanisant "A Kiss To Send Us Off" réitère l'illusion d'ACLOTM : reliés en une et même pièce, ils s'apparentent à une colossale explosion d'énergie dont les débris s'éparpillent de manière périodique tout au long de l'album… C'est bien simple : à partir de "Dig" (lui-même consternant de sucreries : "Remind me that we'll always have each other / When everything else is gone."), un titre sur deux est à jeter. L'impression constante d'être lésé après chaque titre réussi s'éternise : chaque déflagration engendre des gravats mièvres et sirupeux. Aussi subtil qu'un Steven Seagal bipolaire, Incubus nous casse la gueule, puis nous vante les mérites de l'amour… Dommage, car les pépites rock jalonnant Light Grenades gagneraient à être adjacentes. Par exemple, le titre éponyme à l'esprit presque punk se révèle exceptionnel de vivacité, mais il est précédé et suivi par deux niaiseuses vomissures que même Justin Bieber n'oserait entonner ("Love Hurts" et "Earth To Bella (Part 1)"). Idem pour "Rogues", le sommet de cet album. Énergique et vigoureux, il est la plus virulente attaque du groupe contre sa propre musique, car il prouve avec évidence à quel point les cinq californiens sont meilleurs lorsqu'ils ne tombent pas dans le racoleur, et plus généralement dans la facilité. "Rogues" est une de ces compositions séraphiques qui font d'Incubus à la fois un des plus grands espoirs du rock contemporain et par conséquent une de ses plus grandes déceptions. Tant de talent, de rage éthérée stupidement gâchés pour dévaliser un maximum de portefeuilles "Hello Kitty"…

Qu'ajouter, si ce n'est qu'Incubus rejoint avec Light Grenades les Red Hot Chili Peppers et autres Radiohead dans le club actuellement très prisé des plus grandes décadences musicales de ce début de millénaire…?

Je vous remercie de vos lectures et de vos éventuels conseils.

24bits
24bits
Niveau 14
15 avril 2011 à 20:59:03

Je n'ai lu que la première critique pour le moment. Et je dois t'avouer que j'accroche moyen. Je vais te paraître sévère, je le suis un peu. Mais je suis dans une approche conciliante, n'y vois jamais rien d'insultant.

D'abord ce ton cynique que tu emploies, et cette autodérision mégalomane et glorifiante de ta personne, c'est vu et revu. Une façon d'écrire, je trouve, qui a été très en vogue dernièrement, et qui s'est étendu partout sur la toile. Heureusement, je crois que ce genre de ton est un peu en déclin. En tout cas, ça manque carrément de personnalité.

Ce que je reprocherais, et pas qu'à toi, c'est quand ce genre de texte devient un étalage ridicule de phrases toutes plus futiles les unes que les autres et qui ont pour seule ambition de parader un vocabulaire pompeux. C'est ridiculement stérile, et ça en devient parfois sans queue ni tête.

Ta critique, la vraie, représente 10% de ton texte ! C'est tout de même aberrant, et elle n'est pas tout ce qu'il y a de plus développé.

Enfin, tu dois te demander pour quelles raisons tu écris de la critique ? Et est-ce qu'elles sont les bonnes ?
Tel qu'est ton texte, j'en doute. Est-ce que tu fais ça pour affirmer ta supériorité sur la masse ? Et lui foutre à la gueule ses goûts de chiottes ?
Je crois néanmoins que tu es de bonne foi, admettons donc que non, ton but est au contraire de donner goût à la musique, de faire découvrir des choses pour lesquelles tu as de l'estime. Un tel but n'a rien de naïf, au contraire.
Ici t'es loin de réussir le pari. Ca me donne franchement ni envie d'écouter Avril Lavigne, ni Nick Drake, ou les Doors, etc...J'irais même plus loin, par pur esprit de contradiction je suis plus tenté actuellement d'écouter du Avril Lavigne que des références plus glorieuses.
Dicter ce que doit être le bon goût a quelqu'un n'est certainement pas la manière la plus subtile de procéder, et la plus fructifiante. Les gens n'aime pas qu'on leur dicte, et encore moins qu'on les insulte d'avoir mauvais goût. Partager un moment qu'on a passé, un goût prononcé, c'est déjà plus entraînant, et c'est déjà beaucoup plus dur. "Pourquoi on aime ?" plutôt que l'inverse.

Je serais toi, je ne rédigerais que des critiques à propos de musiques qui m'ont plu, même s'il y a à redire (d'où la critique). Laisse de côté ce que tu n'aimes pas, ou alors si tu veux vraiment en parler (ou si tu dois) contente toi d'être le plus objectif possible, ou en tout cas pas aussi brûlant ou zélé. Il est clair que c'est inutile de se mettre les gens à dos. Tu peux ne pas partager leur goût, et le dire, mais sans être méprisant. Pourquoi braquer les gens ? Tu n'obtiendras rien. Les fans d'Avril Lavigne à qui tu t'adresses, n'iront jamais écouter tes références.

D'ailleurs, tu prétends vouloir "élever le niveau de la masse". Honnêtement, je comprends ta frustration de ne pas y arriver. Tu n'y arriveras jamais comme ça. C'est bien plus porteur de tenter d'expliquer à quel point telle musique est belle, et de donner l'envie aux autres de l'écouter. Et certains n'aimeront pas, d'autres si. Et ces derniers découvriront d'autres choses encore plus belles, et deviendront d'autant plus critique. Les gens se font eux-même leur sensibilité, inutile d'essayer de la dicter, il faut plutôt leur donner des pistes, des outils, pour qu'ils se la fassent eux-même.

Bref je trouve ton texte stérile, de par sa fonction critique, ici se résumant à trois phrases, et de par l'inspiration qu'il peut susciter, ici, nulle.

Sinon, de façon formelle, ton paragraphe et très lourd. Trop. C'est une mélasse difforme qui manque de légèreté.
Je vais m'arrêter là pour l'instant.
Ne vois rien contre toi, j'en profite ici pour exprimer une aversion pour ce genre de texte. Quand le critique se prend pour sujet...Ah la critique se perd...

24bits
24bits
Niveau 14
15 avril 2011 à 21:04:45

A la fin je parlais du premier paragraphe. Trop lourd. Trop alambiqué. Tu veux trop en faire.

DocSavage
DocSavage
Niveau 8
16 avril 2011 à 02:52:22

24 bits : Je te remercie de tes remarques négatives, elles sont très constructives, et je les prend vraiment en compte. Cela dit, je ne te rejoins pas du tout sur un point : je n'ai vraiment pas dans l'idée de ne parler que de musiques que je trouve exceptionnelles. Lorsque la critique ne se complaît que dans les expositions positives, elle en devient publicitaire, et loin de moi cette idée. Je vais travailler mon style, mon approche négative d'une oeuvre, et grâce à tes conseils, j'ai une petite piste pour commencer. La seconde chronique est également négative : j'aimerais si tu le souhaites que tu me juges sur une positive afin d'avoir ton point de vue et celui d'autres sur des oeuvres que j'ai aimé puisque tu sembles dire que je dois me cantonner à ce genre de critiques. Je joins donc la chronique trèèèès positive d'un album de hard rock des années 70 : Tomorrow Blue de Toad :

"Arrogance : Fierté qui se manifeste par une insolence méprisante."

A cette définition approximative pourraient être associés un certain nombre de personnalités du monde du rock telles l'odieux et parfois violent Axl Rose, le pompeux Keith Emerson, ou même les énervants frères ennemis Liam et Noel Gallagher. Vic Vergeat, guitariste de l'obscur et méconnu groupe suisse Toad, représente l'essence même du dédain, de l'impudence : en concert, il joue des solos interminables durant lesquels il apparaît hostile, à la fois envers les spectateurs et ses camarades de jeu Cosimo Lampis et Werner Frolitch. Cette égocentricité excentrique s'est retrouvée accentuée avec le départ du chanteur Benjamin Jäger après le premier album du groupe, ce qui l'incite à prendre sa place au chant en intermittence avec Frolitch. Toad devient alors un power trio, et le rêve du guitariste est atteint : adorateur absolu de Jimi Hendrix, il est maître en 1972 de sa propre "Experience" et sort Tomorrow Blue, toujours avec l'aide du talentueux ingénieur du son Martin Birch.

Si les talents techniques à la six-cordes dudit Vergeat restent aussi impressionnants que sur le premier opus, il est bien loin d'en être de même au chant. Les lignes vocales sont véritablement le plus gros point faible de Tomorrow Blue, et sa voix n'est pas singulière au point de faire oublier cette inconsistance. Une frustration pesante émane alors de la plupart des compositions : "Blind Chapman's Tale", saisissante de beauté grâce au violon très inspiré d'un soliste suisse de 16 ans, Helmut Lipsky, n'atteint cependant pas les sommets auxquels elle aspire à cause de ce chant intimiste mais insipide.

La lourdeur hard-rock si particulière à l'album éponyme se retrouve quant à elle estompée au profit d'une musique plus influencée par le blues et la funk, comme le témoigne l'immense "Thoughts". Avec un riff totalement accrocheur, une section rythmique sans pareille et des solos au groove à faire pâlir le Voodoo Child en personne, Toad parvient à faire oublier son manque de consistance vocal. L'aspect "pot-pourri" qui desservait tant le premier album devient ici une grande force : Tomorrow Blue abrite nombre de chefs d'œuvres de genres différents, parfois même opposés. Ainsi, le country et entraînant "Green Ham", qui bénéficie encore une fois de l'aide du violoniste (ce qui rappelle d'ailleurs les Dixie Dregs, Free Fall en particulier) se retrouve confrontée à la joyeuse et bluesy "Tomorrow Blue", dans laquelle Vic Vergeat est absolument magistral d'intensité. L'apocalyptico-psychédélique "Change In Time", à l'ambition progressiste indéniable (les douze minutes en témoignent), transporte par son côté délirant puis exalte au travers d'un final exceptionnel. Les autres compositions sont au-delà du sympathique, comme la heavy/folk "Vampires", bénéficiant des meilleures lignes de chant de l'album, ou l'incendiaire et frénétique "No Need".

Tomorrow Blue reste l'un des plus excitants manifestes hard/funk de l'époque avec les Red Album et Closer To Home de Grand Funk Railroad, mais le batteur Frolitch, lassé des extravagances de Vergeat, quitte la formation peu de temps après l'enregistrement du chef d'œuvre. Dès lors, Toad se perd dans une musique plus apaisée, plus "mainstream" et nettement moins intéressante.

A vous, maniaques de chanteurs lisses et irréprochables (et irrépro-chiants): passez votre chemin.

A vous, amateurs d'excès, de saturation, d'imperfection, en bref, de rock'n'roll : vous ne pouvez pas passer à côté de ce Tomorrow Blue.

Yugo_from_okttt : C'est très flatteur, je te remercie !

sanphi
sanphi
Niveau 8
17 avril 2011 à 19:17:18

Hi DocSavage et bienvenue à toi, by the way ! :)

Je n'ai lu que la première critique sur Avril.

:d) J'ai trouvé sympa la partie narrative et notamment l'esquisse du portrait de ton alter ego ; le mégalo qui se croit investi d'une mission, sur fond de délire royal et divin. Le tout ajouté au détail de l'anagramme Vadec Sago bien mis en évidence, c'est du bon second degré, je trouve.

Pour la partie critique pure, je serais moins enthousiaste, pour deux raisons :

- la première est que l'argumentaire, tel qu'il est rédigé n'est pas vraiment dans l'idée du personnage que tu as forgé. C'est un peu comme si tu l'avais oublié en route. Tel que tu l'as dépeint, on s'attend à une critique acerbe, certes mais empreinte d'une certaine élégance, voire d'un vernis aristocratique, autant dans les tournures que dans l'esprit. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire mais en résumé, la critique n'est pas en phase avec ton intro et le personnage perd sa crédibilité.

- La seconde vise le contenu de l'argumentaire. Dans ton intro, tu prévenais que tu descendais l'album, donc pas de problème de ce côté là. Cependant, je dois avouer que les arguments ne sont pas vraiment assez fouillés à mon goût. Par exemple, pour qualifier la voix de Lavigne, tu emploies des adjectifs et c'est un peu mince. Tu aurais pu user de métaphores, jouer sur le chaud-froid, etc. En gros, l'ironie distillée tout au long de la critique, manque de nuance, d'une certaine finesse. Ceci dit, je conçois que l'exercice soit difficile. Lorsqu'on n'aime pas le sujet, cela demande pas mal de travail pour ne pas tomber dans le piège de globaliser et de résumer.

:d) En ce qui concerne la forme, de manière générale, il y a une assez bonne base. Peu de fautes, quelques répétitions, une syntaxe maîtrisée avec une emphase assumée, bien que souvent alambiquée. les phrases sont longues avec des successions de qui/que, des associations qui rendent parfois le sens de la phrase confus. N'hésite pas à scinder tes phrases parfois. Tu gagneras en clarté.

Cette tendance nuit également au rythme. Jouer sur des alternances de phrases longues pour démontrer, courtes pour rebondir et enfin elliptiques pour conclure, pourrait donner plus de punch. Quelques manques au niveau de l'utilisation de la ponctuation, rien de bien méchant en soi mais on le remarque davantage du fait de la construction de tes phrases. De manière générale : pas de virgule avant et ou mais ; une virgule par contre est nécessaire pour séparer clairement des propositions à l'intérieur d'une même phrase. L'usage du point-virgule est utile aussi pour marquer des pauses plus longues ou pour une énumération de propositions. Je pense notamment au passage où tu suggères des morceaux à écouter, par exemple. Enfin le tiret – le semi-cadratin pour être précise –, est plus appréciable dans un texte que des parenthèses pour faire des incises à l'intérieur d'une phrase. On l'obtient avec la combinaison des touches CTRL + tiret du pavé numérique.

Dernier point : les concordances de temps dans la narration. On trouve du passé composé, de l'imparfait, du présent, du futur, du plus-que-parfait et du conditionnel. Cela fait un joli mélange ! il faudrait faire un choix ; soit une combinaison de présent / passé composé / futur, soit une combinaison de imparfait / passé simple / plus-que-parfait / conditionnel. Ma préférence va à la seconde pour soutenir l'ambiance que tu as instaurée.

:d) Pour finir, un petit relevé en vrac au fil de ma lecture (fautes, suggestions, chipotages etc.) :

l'on nommera par aria d'anonymat ==> L'emploi d'aria me fait tiquer ici parce que ça signifie embarras, obstacle, problème, ce qui ne coïncide pas vraiment avec la phrase, il me semble.

Fort d'une culture musicale qu'il auto-considérait comme exceptionnelle, ==> auto paraît superflu et fait un peu redite.

Vadec avait depuis longtemps cessé d'employer ce processus stérile inhérent à tout être humain qu'il s'amusait à appeler "recadrage". ==> Il faudrait une séparation entre les adjectifs stérile et inhérent comme une virgule ou et. Perso, je prendrais le et pour relever le rythme ; aussi parce qu'il s'agit d'une fin de phrase.

En effet, à l'inverse d'un Descartes dégénéré, ce dernier n'envisageait la "tabula rasa" qu'en cas d'amnésie foudroyante et ce malgré de nombreuses remontrances amicales qui le situaient en souverain dans le royaume des "égocentriques forcenés" ou des "intolérants psychotiques" ==> "ce dernier" n'est pas nécessaire. On comprend très bien qu'il s'agit de Vadec. Un "il" suffit. / Suggestion : si tu vires la forme négative, tu supprimeras un "que" qui alourdit ==> il envisageait la "tabula rasa" en cas d'amnésie foudroyante seulement. / Une virgule après "et ce" pour bien marquer la pause. / la tournure "qui le situaient en" me gène avec "souverain dans le royaume". Tu aurait mis un nom propre derrière, oui mais là, je dirais qu'il ne faut rien devant souverain et remplacer "dans le" par "au". Plus subjectif, l'emploi du verbe situer, qui sans être incorrect, détonne un peu. J'aurais bien vu à la place pour garder la même connotation, proclamer, sacrer, etc.

Affirmer qu'il n'en avait cure est un doux euphémisme ==> concordance de temps : serait

qu'il ne se limiterait pas à une aseptique recommandation publicitaire. ==> une recommandation publicitaire aseptique : pour l'ordre des adjectifs, je crois me rappeler qu'on met en premier l'adjectif qui détermine (publicitaire), puis en second celui qui qualifie (aseptique).

Il s'agissait aussi pour lui de mener croisade contre une forme de culture qu'il considérait depuis son plus jeune âge comme abreuvée de vide émotionnel, bonne à remplir la caisse d'opportunistes malfamés. ==> répétition de considérer : estimait ? / subjectif ici : la virgule est un peu faible. Il faudrait un petit truc pour relever le rythme et asseoir la qualification, du genre "tout juste bonne"

Dans cette optique, écrire à propos la dernière production de celle qui, alors que Vadec était aussi mûr qu'un fruit bourgeonnant, envahissait les radios du monde entier avec des tubes aussi insupportables que "Girlfriend", "Sk8er Boi" ou "I'm With You", représentait pour le jeune homme un satisfaisant défouloir.==> à propos de / beaucoup de qui/que à la suite et un découpage par des virgules qui rendent la phrase lourde à digérer et difficile à appréhender. Mieux vaudrait scinder et/ou reformuler.

soutenue par les cris pré pubères d'un bon millier de jeunes filles ==> prépubères

J'outrepasse néanmoins tout ces à prioris (fondés) ==> tous

Dans son dernier massacre, la vieille Avril s'attaque à des mélodies banales et plurales d'une voix lisse inintéressante et souvent agaçante. ==> une virgule après lisse

A titre d'exemple (non exhaustif), "Alice" recueille les plus insupportables gueulantes qu'il m'ait été donné d'entendre dans ma courte vie. ==> point-virgule au lieu du point car tu continues sur une énumération.

"Goodbye" s'attaque au registre émotionnel avec un violoncelle dépourvu d'âme; ==> espace avant le point-virgule.

"Smile", avec ses paroles implicites ("You know that I’m a crazy bitch/I do what I want when I feel like it"), tente le registre subversif... ==> les parenthèses ne sont pas utiles.

Enfin pour celles qui ont apprécié le côté grandiloquent d' "Alice" (5 minutes, c'est long !), peut être qu'une visite du côté de Yes, et notamment "Close To Te Edge" vous ramènera miraculeusement dans le droit chemin. ==> de "Alice" car c'est sous entendu "du titre Alice". Ceci dit, le hiatus n'est pas génial, donc ma préférence irait davantage à réintégrer la forme complète pour l'éviter / peut-être / Pas de virgule avant "et". Par contre, une virgule serait bienvenue avant "vous". Enfin, ce devait être "les" au lieu de "vous", puisque ça se rapporte à "celles" .

Mais cet altruisme aveugle qui le poussait à vouloir que le monde entier soit à son niveau relevait de l'utopie la plus poussée. ==> fût / virgule après niveau - répétition de pousser - Une suggestion pour éviter le qui/que à la suite et alléger un peu par la même occasion, en faisant une ellipse du verbe être. Exemple : Mais cet altruisme aveugle qui le poussait à vouloir le monde entier à son niveau, relevait de la pure utopie.

That's all !

Sous forums
  • Ecriture
  • Modélisation 3D
  • Montage vidéo
  • Arts Graphiques
  • Modélisme
La vidéo du moment