Préface douteuse.
Bonsoir. Même si écrire sur un forum n'a aucun charme, époque contemporaine oblige et cherchant un exutoire, je me lance dans une ode à mon enseignante du CM2. Rien d'impressionnant, mon écriture est en adéquation avec l'époque; pas de surprise donc quant à sa structure aussi constructive que le mur de Berlin.
Enfin, la logorrhée romanesque :
Maîtresse
Il est l'heure d'aller à l'école. Il est sept heures douze sur le réveil, le trajet du bus de chez lui jusqu'à l'école commence à huit heures pour s'achever dix minutes avant la sonnerie qui annonce le cours de madame Defelque. Il s'appelle obèse et il est Antoine. C'est normalement l'inverse mais ses camarades ne sont pas de cet avis, voyant d'abords chez Antoine la graisseuse bidoche qu'il trimballe avec honte. Quand le corps ne correspond pas aux conventions joyeusement tombé du ciel, il doit être puni. Et Dieu le sait, qu'il va être sévèrement corrigé. Il est maintenant sept heures dix-sept, le temps compresse les pensées d'Antoine, il entend à présent sa mère lui rappeler que son destin hebdomadaire se situe entre seize mètres carrés, ceux de sa classe mais aussi ceux de sa cuisine :
"Antoine, descends-vite mon garçon ! T'as surcharge pondérale ne doit pas excuser ta lenteur, empresse toi de venir manger !"
Et il s'exécuta, enfila ses vêtements de la veille, son slip de l'avant-veille, prit ses précieux POG ainsi que sa gameboy avec, en guise, le summum du darwinisme vidéo-ludique : Pokémon. Pas le temps d'attendre, il faut avaler son bol et faire la bise à sa mère, l'arrêt du car est à dix minutes, en tenant compte de capacités physique d'Antoine bien sûr; l'arrêt est en face de chez lui...
La suite, si ma cécité se dissipe.