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Liste des sujets

White

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
21 novembre 2010 à 18:36:31

Wahou, j'ai pas posté depuis tellement longtemps que je me rappelle à peine comment on fait.

Bon, j'ai décidé de me remettre à cette vieille technique d'écriture/postage en temps réel, en espérant que ça me motivera à écrire la suite. Pas que je sois pas motivé pour l'écrire hein, au contraire^^

Donc voilà, White c'est une histoire qui me trotte dans la tête et le disque dur depuis l'année dernière,relativement inspirée de Stephen King (oui oui, je sais). Pour le genre, donc, c'est une histoire d'amour pendant la renaissance entre un androïde et... Nan, j'déconne. Z'avez qu'à lire si vous voulez savoir, mais c'est une bonne histoire :-)

Et pour le genre, ben, c'est du fantastique/horreur. Mais plus fantastique qu'horreur. Je crois.

Voilà, trêve de blabla, et comme on dit, hand-joy :-)

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
21 novembre 2010 à 18:37:13

WHITE

"My nurse had been my one salvation"
- Nick Cave and the Bad Seeds, Hallelujah -

Chapitre 1

"The next sign reads you’ve gone too far
Welcome to wherever the hell you are
We’d turn back if we knew which way that was"
- Eric McFadden, Drive -

Pembina County, Dakota du Nord, 12 décembre 2010

Madeline Emerson enfonça doucement la pédale de frein et la Dodge, qui n’avait pas dépassé les vingt kilomètres/heures depuis la sortie de Dayton’s Mill, s’immobilisa lentement à l’intersection des deux routes recouvertes de neige. Jetant par réflexe un œil au rétroviseur intérieur, elle soupira quand son regard ne rencontra rien d’autre qu’un blanc vaporeux qui semblait avoir engouffré la voiture toute entière. Prenant appui sur le volant, elle approcha son visage du pare-brise, mais les deux panneaux, à peine visibles bien qu’à seulement quelques mètres et éclairés par les puissants phares, demeurèrent indéchiffrables. Tout, autour du pick-up, était de ce blanc uniforme et légèrement effrayant. Elle pouvait voir, sur les côtés de la route, quelques arbres squelettiques dont les branches ployaient sous la neige mais, au-delà, le monde était recouvert d’une chape monochrome. Comme si, songea-t-elle, Dieu s’était arrêté là un samedi soir, avait décidé de prendre son dimanche, et avait simplement oublié de continuer son travail à l’extrême nord du pays.
— Ca, ou il savait qu’l y aurait les canadiens derrière, murmura-t-elle.
La perspective de quitter les confortables dix-huit degrés de la voiture au profit du vent, de la neige et des moins dix-neuf degrés extérieurs (moins vingt-huit attendus cette nuit, fortes chutes de neige et vents violents, merci bien) n’était pas des plus réjouissantes. A sa droite, recroquevillé sur le siège, son jeune passager dormait toujours – du moins le supposa-t-elle à sa respiration lente et tranquille, son visage étant tourné vers la vitre. Cela dit, même éveillé, il n’aurait sans doute pas été d’un grand secours.
Elle lâcha un nouveau soupir, comme si sa lassitude, suffisamment exprimée, allait se voir récompensée par quelque miracle sorti de ce nulle part incolore. Un vœu bien pieux, elle le savait très bien, mais si les vœux pieux étaient eux aussi hors de portée, alors les semaines à venir allaient s’avérer bien plus éprouvantes qu’elle ne l’avait entrevu dans le hall d’embarquement de JFK.
Fermant les yeux et se concentrant sur le jeune policier attablé au diner de Dayton’s Mill, elle tâcha de se souvenir de ce qu’il avait dit – enfin, ce qu’il avait dit après avoir insisté que si, il en était certain, le passager endormi dans le pick-up lui rappelait vraiment quelqu’un, une célébrité, peut-être un de ces acteurs d’Hollywood, vous savez, qu’on voit tout le temps à la télé. Madeline en était certaine, le policier (mais j’vous en prie, m’dame, app’lez moi Donny, tout l’monde ici y m’appelle Donny) n’avait jamais parlé d’un croisement. Alors quoi, est-ce qu’elle s’était trompée de direction, quelques kilomètres plutôt ? Ca lui paraissait maintenant tout à fait plausible.
Un troisième soupir et aucun miracle plus tard, se prenant à regretter qu’aucun de ses enfants ou petits-enfants – tous tellement dans l’air du temps avec leurs PDA, Blackberry, iPods, iMac, iChose – n’ait jugé utile avant qu’elle parte de lui apprendre à utiliser un GPS, elle décida d’agir avant que la nuit ne tombe. Aller jusqu’au panneau, lire les indications, remonter dans la voiture. Pas très engageant, très nécessaire.
— Bouge-toi le derrière, ma vieille.
Elle n’avait pas parlé à haute voix dans le but de réveiller le jeune homme, mais s’il avait ouvert les yeux et s’était renseigné sur la situation, elle ne lui aurait pas suggéré de se rendormir. Après tout, il était jeune, elle non. Elle relâcha sa ceinture et se contorsionna pour attraper ses gants et son manteau sur la banquette arrière. L’exercice, bien que rendu aisé par l’immensité du véhicule de location (un vrai mastodonte, avait-elle confié au loueur, qu’elle craignait de ne pas savoir conduire) lui arracha une faible grimace de douleur.
— C’est vraiment plus de mon âge, toutes ces acrobaties, murmura-t-elle.
Elle ne reçut aucune réponse, ni du passager, ni de son habituelle et taquine petite voix intérieure qui, en d’autres temps et certainement d’autres lieux, n’aurait manqué de rétorquer quelque chose du genre « dis pas de bêtises, t’es la plus jeune et la plus sexy des mamies ». Peut-être que, pour une fois, tout en elle s’accordait à se demander si c’était vraiment une bonne idée d’être là. Et en plein hiver, évidemment. Qu’est-ce qu’il y avait de mal à aller en Floride ?
L’habitacle demeura silencieux à l’exception de Sinatra, qui avait remplacé Aretha depuis… Depuis quand ? Fargo ? Devil’s Lake ? Quelle importance ? Arrête de chercher des excuses pour ne pas sortir de là et faire ton boulot, ma vieille.
Pour aussi spacieux que fut le pick-up, elle n’en eut pas moins quelques difficultés à mettre son épaisse parka rouge, coincée entre la portière, le volant et une arthrite bien réveillée et revigorée par le froid. Lorsqu’elle fut finalement emmitouflée dedans, elle posa une main gantée sur la poignée, poussa un dernier soupir, ouvrit la portière et sortit du véhicule.

Le froid était absolument terrible, et des images de palmiers alignés le long de plages de sable blond lui sautèrent à l’esprit. Difficile de dire ce qui était le pire ; le vent, glacial et mordant, qui s’infiltrait sous le manteau, sous le pull, à travers les pores de la peau pour la paralyser de l’intérieur ; la neige, dense et tout aussi froide, qui se posait sur son visage et y fondait en un liquide épais que le vent revenait geler, ou simplement la température, intolérablement basse. Une des règles de Madeline avait presque toujours été de rester confortablement à l’intérieur quand le thermomètre avait l’audace de descendre en-dessous de zéro. Et elle était dans l’un des états les plus froids du pays, en plein hiver. Dire qu’elle aurait pu passer la saison dans une bonne douzaine d’endroits où le chauffage centralisé était à peu près aussi évident que des murs et un plafond…
— Bouge-toi, ma vieille…
Ses lèvres tremblaient dès qu’elle les ouvrait, sa voix était aussi hachée que sa respiration et, sans les nuages de vapeur qui s’échappaient de sa bouche et son nez, elle aurait tout aussi bien pu croire que l’air avait gelé quelque part entre ses poumons et sa trachée.
Le double panneau, laissant un éventail de possibilités entre nulle part et pas mieux, lui paraissait à présent bien loin. Elle dépassa le pick-up en laissant sa main droite appuyée dessus, se dit que saler les routes par un temps pareil aurait été une sacrée bonne idée, puis avança doucement dans la lumière des phares, son ombre projetée sur les panneaux, sombre et déformée. Un pied devant l’autre. Prends ton temps. C’est pas lui qui viendra te chercher si tu tombes, hein Madeline ? Doucement, doucement…
Elle arriva finalement au panneau, poussa un nouveau soupir – de soulagement, celui-là – en constatant qu’ils n’étaient pas vierges et que les inscriptions étaient parfaitement lisibles. Celui de gauche indiquait "Dayton’s Mill 7,5". Celui de droite, qui semblait plus récent et, d’une certaine façon, quelque peu artisanal, clamait "Maze House 5". En-dessous, quelqu’un avait inscrit à la main, en capitales rouges, "Ils se cachent en plein jour".
— Ben oui, lâcha Madeline. Même Oprah l’a dit.
En temps normal – si tant est que temps normal veuille dire quoi que ce soit par ici – l’inscription l’aurait légèrement intriguée, voire plus. Bien sûr, elle aurait su qu’il s’agissait d’une blague d’enfants, d’un cri de protestation d’ivrogne qui, l’un dans l’autre, ne voulait rien dire, mais des décennies de polars et autres romans policiers seraient rapidement remontées à la surface et Madeline aurait été intriguée. Elle aurait même été amusée d’être intriguée par si peu. Elle se serait demandé ce que cela voulait dire, qui étaient « ils », pourquoi ils se cachaient, pourquoi en plein jour, qui avait écrit l’avertissement, à qui il était destiné, pourquoi ici, pourquoi à la peinture rouge… Et elle en aurait élaboré, des théories, ça oui.
Mais là, nom d’un chien, il faisait juste beaucoup, beaucoup trop froid, et son cerveau semblait geler lui aussi. Et non, murmura-t-elle à l’intention de sa petite voix avant qu’elle n’ait le temps d’en placer une, rien à voir avec Alzheimer, merci bien.
Elle effectua le trajet retour jusqu’à la voiture, une main au-dessus des yeux pour les protéger de la lueur des phares, ne tomba pas, sourit presque, remonta dans la voiture sans enlever ni gants ni manteau, et remit doucement le véhicule en marche. Toujours sans dépasser les vingt kilomètres/heure, celui-ci avança sans heurt et avec fluidité, ses pneus entourés de chaînes s’enfonçant dans la neige et la repoussant sur les côtés.
Elle avait regardé le compteur en redémarrant et le regarda une fois encore en garant le pick-up le plus près possible de la maison. Le panneau n’avait pas menti, il y avait bien cinq miles jusqu’ici. Heureusement, songea-t-elle ; elle avait quand même mis vingt minutes à les parcourir. Vingt minutes perdue au milieu d’un brouillard opaque et laiteux, les essuie-glaces battant le pare-brise à un rythme effréné, le doux ronronnement du moteur pas rassurant pour un sou. Mais ils étaient arrivés, finalement, et l’inquiétude – en grande partie irrationnelle, se dit-elle maintenant en s’adressant intérieurement un sourire moqueur – avait cédé la place à une certaine quiétude, mêlée de quelque chose d’autre, quelque chose qui était presque de l’excitation.
— A ton âge, franchement…
A son âge, oui. Elle avait toujours été comme ça. Elle avait toujours aimé les surprises, adoré les nouveautés, recherché les changements dans une routine ennuyeuse à mourir. Et, oui, à soixante-sept ans, elle n’avait pas tellement changé. C’était faux, ce qu’elle s’était dit tout à l’heure, réalisa-t-elle. Elle n’aurait pas pu passer la saison dans un des nombreux endroits qu’offraient New-York. Jerome était mort et la maison était trop grande, trop silencieuse, trop vide. Les enfants étaient un peu partout maintenant, perpétuant la lignée Emerson en Californie, en Floride et même en France. Quant aux petits-enfants… Eh bien, leurs épaules étaient encore trop jeunes pour qu’elle vienne s’y imposer comme le fardeau hivernal, voilà tout. Alors elle avait repris le travail. Mais à New-York, elle avait tout fait, tout vu. Alors oui, il faisait un froid de canard ici. Non, elle n’y connaissait personne. Oui, c’était le milieu de nulle part.
C’était parfait.
Du moins ça pourrait l’être. Elle refusait encore de se prononcer là-dessus ; elle n’avait été l’infirmière du jeune homme que deux semaines à Manhattan, et n’avait toujours pas réussi à le cerner. Quoi qu’il en soit, elle l’aimait bien. Elle ne se sentait pas menacée par lui. Elle n’en avait pas peur. C’était tout ce qu’elle avait pris le soin de se demander avant d’accepter son offre. Bien sûr, l’incident ne s’était alors pas encore produit.
Dehors, le temps s’était éclairci, et elle distinguait maintenant plusieurs nuances de blanc ; la neige qui tombait en rideaux quasiment horizontaux, presque brillante ; le ciel, derrière, pâle et blafard ; et la neige qui recouvrait le sol, quelque part entre les deux.
Elle éteignit les phares et coupa le contact. Le jeune homme avait ouvert les yeux, et ils étaient posés sur la maison. Elle ne dit rien, se contenta de le regarder, de déchiffrer quelque expression dans ces deux iris bien sombres – soulagement, mélancolie, regret. Elle ne décela rien. Le visage de son passager était aussi inexpressif que depuis l’incident à JFK, depuis leur embarquement presque avorté, depuis qu’il avait été la cible de tous les regards dans l’avion. Il avait l’air totalement amorphe – ce qu’il était très certainement à cet instant. Madeline savait que ça pouvait passer avant la nuit, comme elle savait que ça pouvait durer jusqu’au printemps.
Ses cheveux – trop longs au goût de Madeline – étaient décoiffés et lui retombaient devant les yeux, bien qu’il ne fît aucun effort pour les chasser. Sa bouche était fermée, les muscles de sa mâchoire contractée tressaillaient par moments à l’arrière de ses joues. C’était un beau jeune homme, se dit-elle encore une fois ; elle aurait aimé le voir sourire, persuadée qu’un visage fin comme le sien ne pourrait qu’être mis en valeur par la moindre expression de bonheur.
Il en était loin.
— John ? dit-elle doucement, une main sur son épaule. John, on est arrivés.
— Oui.
Juste ce « oui » et rien d’autre. Le regard vide posé sur la maison. Aucun signe qu’il était content d’être là, aucun geste pour sortir de la voiture, rien.
— Et si on entrait, John ? J’ai coupé le contact, il va vite faire froid ici.
En espérant que la maison soit chauffée. Il ne manquerait plus qu’elle soit obligée de se la jouer bucheronne et d’aller couper du bois tous les jours pour alimenter la cheminée.
— C’était une mauvaise idée. On n’aurait pas dû venir.
Il leva la main droite et se frotta distraitement le poignet gauche. La marque des menottes était toujours là, cercle rouge vif sur sa peau pâle.
— Vous voulez rentrer à New-York ?
Elle avait posé la question de la même voix douce, sans la moindre trace de colère ou d’impatience. Qu’il dise oui et là, ça deviendrait amusant. Après tout, on les avait très gentiment priés de rester à l’écart des aéroports américains pendant un moment.
Il garda le silence plus de temps qu’il n’en fallait pour réfléchir à la question et, alors qu’elle s’apprêtait à la reposer, il débita d’une voix morne :
— Non. Pas New-York. Plus jamais New-York. Allons dans la maison, Madeline.
Il tourna la tête et força un sourire. Elle aurait préféré qu’il s’abstienne ; plutôt que de le faire paraître ne serait-ce qu’un minimum heureux, l’étirement de ses lèvres ne venait que souligner la profonde tristesse imprimée sur tous ses traits, ancrée dans des rides qui n’auraient pas dû se trouver sur un visage de trente-trois ans.
— Très bien, John. Vous verrez, tout se passera bien. Ca vous fera du bien d’être ici, vous savez ?
Le sourire s’étira légèrement, perdant au passage son aspect forcé, n’enlevant toutefois pas la moindre trace de tristesse.
— Oh, non. Non, je ne pense pas. Mais c’est gentil à vous de le dire.
Il sortit de la voiture sans remettre son manteau et avança lentement vers la maison, mains dans les poches de son jean, les épaules voutées, la tête basse.
— Non non, soupira-t-elle, pas besoin d’aide pour les bagages, merci bien.
New-York commençait presque à lui manquer.

Fatuite
Fatuite
Niveau 6
21 novembre 2010 à 21:08:08

Lu.
Alors premièrement, je vais dire ce que je t'ai dit un bon million de fois et que je répéterai encore à chaque fois que tu posteras un texte: une traduction pour tes citations, par le foutre papale!

Voila. ça, c'est fait.
En ce qui concerne le texte, je n'ai rien à dire à propos du style. C'est lent assez bien rythmé, juste une introduction sans rien de fabuleusement miroitant, mais sans tâches atrocement dégoûtantes. Juste une remarque: toutes réflexions en "je" faites par le personnage doit être soulignées par des guillemets. Sinon, pas bon.

Question fond... simple, quelques éléments intrigants, mais rien de plus. Le personnage principal est vite présenté, reste à voir la suite.

sanphi
sanphi
Niveau 8
23 novembre 2010 à 01:02:15

Un texte sympa. J'aime bien l'ambiance tranquille, posée qui s'installe doucettement. Le contraste aussi entre le personnage de Madeline mis volontairement à découvert par petites touches et l'ombre dans lequel tu fais baigner son compagnon de route.

Côté forme, le style est agréable, fouillé dans sa structure. Tu as tendance à faire des phrases assez longues et riches qui passent relativement bien. Cependant, le rythme se ressent parfois de quelques abus au niveau des virgules. Les "que", "avant que", "bien que" à répétitions ont tendance alourdir aussi.

Comme le disait Fatuite, les pensées séparées par des guillemets contribueraient à gagner en clarté ; mais aussi utiliser de temps en temps, d'autres outils de liaison pour rebondir, comme le point virgule, mais, surtout, seulement, hormis, en dépit de, etc. scinder aussi la phrase quand c'est nécessaire.

Petit relevé en vrac au fil de ma lecture (je n'ai pas tout relevé) :

— Ca, ou il savait qu’l y aurait les canadiens derrière, murmura-t-elle. ==> qu'il

A sa droite, recroquevillé sur le siège, son jeune passager dormait toujours – du moins le supposa-t-elle à sa respiration lente et tranquille, son visage étant tourné vers la vitre.
==> Non qu'elle soit longue mais la phrase mériterait quand même d'être scindée en deux parce que 'son visage étant tourné vers la vitre" ne s'insère pas très bien.

Fermant les yeux et se concentrant sur le jeune policier attablé au diner de Dayton’s Mill, elle tâcha de se souvenir de ce qu’il avait dit – enfin, ce qu’il avait dit après avoir insisté que si, il en était certain, le passager endormi dans le pick-up lui rappelait vraiment quelqu’un, une célébrité, peut-être un de ces acteurs d’Hollywood, vous savez, qu’on voit tout le temps à la télé. Madeline en était certaine, le policier (mais j’vous en prie, m’dame, app’lez moi Donny, tout l’monde ici y m’appelle Donny) n’avait jamais parlé d’un croisement. Alors quoi, est-ce qu’elle s’était trompée de direction, quelques kilomètres plutôt ?
==> Un peu brouillon ; on s'y perd entre les virgules qui s'enchaînent, l'amalgame des pensées de Madeline avec un extrait de dialogue au milieu. Ça fait beaucoup sur une seule phrase !

Un troisième soupir et aucun miracle plus tard, se prenant à regretter qu’aucun de ses enfants ou petits-enfants – tous tellement dans l’air du temps avec leurs PDA, Blackberry, iPods, iMac, iChose – n’ait jugé utile avant qu’elle parte de lui apprendre à utiliser un GPS, elle décida d’agir avant que la nuit ne tombe.
==> N'eût jugé. Les deux "avant que" alourdissent un peu la phrase. Je pencherais pour virer "avant qu'elle ne parte". C'est suffisamment sous entendu pour ne pas avoir à le mentionner

avant qu’elle n’ait le temps d’en placer une, ==> n'ait eu

celui-ci avança sans heurt et avec fluidité, ==> avançait

A son âge, oui. Elle avait toujours été comme ça [.] Oui, c’était le milieu de nulle part.
==> un peu trop de verbe être dans ce paragraphe.

de se la jouer bucheronne ==> bûcheronne

les épaules voutées ==> voûtées

That's all ! See you for the next part ! :hap:

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
25 novembre 2010 à 00:28:20

Merci à vous deux d'avoir lu :-)

Fatuite :d) Les citations avaient pour une fois été soigneusement traduites; pourquoi word a pas pris les notes de bas de page dans son copier/coller, mystère, mais j'en attendais surement trop du forum. Je serai plus prudent la prochaine fois, Sensei.

Sanphi :d) Merci d'avoir relevé toutes ces erreurs d'inattention, c'est même pas digne de moi^^

Epitaph
Epitaph
Niveau 10
04 décembre 2010 à 16:21:19

D'autres lecteurs avant la suite?

MisterBlueberry
MisterBlueberry
Niveau 7
11 décembre 2010 à 23:15:58

C'est vachement bien. La seule chose que je pourrais reprocher c'est que le suspense est trop maintenu, j'aimerai bien que ça aille un peu plus vite, et qu'on me force pas à réfléchir sur qui est qui (et oui je suis le gogol typique qui supporte pas de faire marcher son cerveau). La suite ! :)

MisterBlueberry
MisterBlueberry
Niveau 7
15 décembre 2010 à 21:07:51

Bon je vais pas faire le suce bite, mais mine de rien je veux bien la suite :(

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