Il y a si longtemps déja, j'étais un adolescent comme les autres, un atome de plus dans la masse.
Je me plaisais à profiter de la vie sans m'en rendre compte, c'était le temps de l'insouciance.
Une famille qui m'aimait et que j'aimais en retour, des amis a la pelle, un bon niveau scolaire, j'avais tout ce dont je pouvais rêver. Je me souviens de ces mercredis passés dans les champs à jouer au football jusqu'a pas d'heure, ou de nos moments passés sur la rive, à parler de tout et de rien, sans sentir le temps s'égrainer.
C'était ma jeunesse, sur le moment on ne s'en rends pas forcément compte, mais ce sont la nos moments les plus beaux, ou l'on n'a aucun souci, ou l'on a pas la peur du jugement, ou l'on peut être nous même, tout simplement.
Aujourd'hui je suis ce que l'on peut appeler un déchet, je n'ai plus rien à voir avec le jeune homme joyeux et rêveur que j'étais, quelque chose s'est cassé en moi depuis longtemps, sans savoir pourquoi.
Au lycée, j'ai brusquement changé, il y avait plus de monde, plus de gens inconnus, et le regard féminin que je découvrais. Désormais pour survivre dans cette jungle, il fallait se donner un genre, rejoindre les mentalités d'un certain "groupe" pour être accepté dans la masse.
Soudainement, beaucoup moins de gens sont venus me parler. Jusqu'ici, mon physique disgracieux ne m'avait jamais posé de problèmes mais entré dans le monde des grands, cela s'est tout de suite montré plus important aux yeux des autres.
Petit à petit, mon cercle d'ami du collège s'éloignait de moi, j'étais seul, de plus en plus seul.
Ceux-ci découvraient les soirées, l'ivresse, les conquêtes féminines, le plaisir de vivre et moi parallèlement je m'enfoncais dans ma solitude.
En première, je me suis fait quelques connaissances, d'autres jeunes à la marge, nous n'étions jamais invités aux soirées, et avions tous des raisonnements et des comportements différents du reste du lycée.
Et plus le temps passait, plus nous devenions les risées des autres, ils se moquaient de nous sans relache, aucune fille ne nous regardait, nous étions les rejetés du lycée.
Même si je ne suis pas resté éternellement ce vilain petit canard, cette expérience m'a marquée au fer rouge, elle était enfouie au plus profond de mes souvenirs.
Cela avait entrainé un manque de confiance en moi et une timidité maladive, en plus d'être moche, j'étais fade, discret, sans importance.
Peu après avoir obtenu mon bac economique et social, non sans quelques difficultés, je me suis inscris en école de commerce. La je n'avais pas de réputation pré-établie et j'ai ainsi pu faire quelques connaissances. J'avais un petit groupe d'amis, je ne sais pas si ils s'intéressaient réellement à moi, mais au moins ils m'invitaient et j'ai pu ainsi à mon tour découvrir les sorties, l'alcool, les boites de nuit, j'entrais dans un nouveau monde.
J'avais beau détester cela, j'y allais quand meme, et soirée après soirée, cuite après cuite, je m'intéressais au monde, je m'ouvrais à des gens avec lesquels une simple conversation aurait été inimaginable quelques mois plus tôt.
J'ai passé ces trois ans d'école de commerce à sortir, à picoler sans relache, et l'on peut dire que j'ai réellement abusé pendant ces années et j'ai commencé à ressentir le poids de mes abus.
Ayant obtenu mon diplome, j'obtiens un travail de vendeur dans une grande surface, peu rémunéré et enrichissant certes mais cela me faisait une paye.
Durant ces années, j'ai retrouvé la solitude et cela à violemment contrasté avec mes trois années précédentes. Et l'on peut dire que j'ai mal supporté le contraste.
Au fil de mes soirées d'ennui, je commencais à boire seul, comme pour me rappeler les cuites que j'avais pu prendre dans ces soirées. Et plus je buvais, plus j'appréciais.
Et plus j'augmentais mes doses, passant d'une dizaine de canettes de biere a deux bouteilles de vin ou une bouteille de whisky.
J'ai du loupé quatre-cinq fois le boulot et lorsque je n'oublais pas le réveil, j'étais comme une épave, et mon patron le remarquait. Ses avertissements n'ont rien changé, désormais il n'y avait plus un soir ou je n'avais pas ma fiole de whisky pour me tenir compagnie, j'étais devenu alcoolique mais je refusais de l'admettre, n'ayant personne dans ma vie, personne pour m'avertir et me remettre dans le droit chemin, je continuais, inexorablement, à me détruire.
Viré de mon boulot, foutu dehors de mon appart', sans un sou, méconnaissable, je n'étais plus qu'une loque. Il m'arrivait de me réveiller à cinq heures du mat' pour aller picoler et me recoucher ensuite.
J'étais devenu SDF, n'ayant personne pour m'héberger, je vagabondais de rues en rues, à la recherche de squats délabrés, si bien qu'un soir je me suis retrouvé à me biturer avec des sans papiers mexicains, j'étais comme un mort vivant, mon ame était morte depuis longtemps.
Puis un coup de pouce du destin allait venir m'aider, l'un de mes amis de l'école de commerce (ah la bonne époque) était dans la région, et il tomba nez à nez avec moi par hasard, alors que j'étais dans l'embouchure d'une rue, entrain de mendier. Je ne sais pas comment il m'a reconnu mais il a dit une seule phrase: maintenant tu te bouges de la !
Il avait raison, c'était soi je me bougeais soit je mourrais a petit feu, je l'ai suivi et ai alors commencé le nécessaire: cures de désintoxication, séances de groupe, j'arrivais au fur et à mesure a me détacher de la boisson meme si c'était très difficile.
Je redevenais quelqu'un de presque normal, après avoir retrouvé du travail, j'ai même trouvé l'amour, chose que j'avais enterré depuis tellement longtemps.
La voie de la rédemption serait longue, bien plus longue que celle de la déchéance, mais j'avais le moral et l'espoir, je redevenais un etre humain, ce que j'avais cessé d'être depuis tant de temps.
Aujourd'hui si je raconte mon histoire, c'est parce que je sais que d'autres passeront par la, peut etre n'auront t-ils pas ma chance mais je veux leur dire a quel point la vie peut etre merveilleuse si on veut bien la vivre pleinement.
J'ai 45 ans, deux enfants, une superbe maison, une femme magnifique et l'alcool a disparu de ma vie.
La providence m'a aidée à me reconstruire et à me dire que partout ou il y a de la vie, il y a de l'espoir.
La vie va tellement vite et est si précieuse, ne la reniez pas et elle ne vous reniera pas.
Toujours regarder au loin, des qu'il y a de la lumière, c'est bon signe.
J'ai tout lu c'est très bien rédigé ![]()
je me reconnais un peu dans ce personnage malheureusement ![]()
" je redevenais un etre humain, ce que j'avais cessé d'être depuis tant de temps."
Alors un SDF alcoolique a cessé d'être un humain? Belle mentalité. J'ai l'impression que c'est quelque chose comme un texte à message, avec une morale bubble gum. Dans ce cas, je tiens à le faire remarquer, l'idéologie "do-it-yourself" façon positive attitude, je trouve ça proprement répugnant. Considérer que les choses ne peuvent qu'aller bien si on y croit et qu'on s'accroche, que la vie bonne et la vie mauvaise se réduise à "SDF alcoolique" et "belle maison belle piscine j'ai retrouvé l'amour", sans compter tout ses amalgames puant avec le "carpe diem - profitons de la vie", celui qui divise la planéte entre ultra-riche et ultra pauvre, c'est non seulement archi-faux, mais c'est en plus trés dangereux. Tu n'es pas le seul, rassure-toi, mais je tiens à dire que ta façon de penser est complétement stupide.
(et pour le troll je dirais que c'est pas étonnant quand on prend pour pseudo un mec qui vient de sacrifier 30 ans d'espérance de vie en médicament pour gagner un vase
)
Bon, à part ce point-là, peu de chose à dire. La vie que tu nous a crée là est une démonstration mathématique d'un fait, avec un petit coté "histoire d'ancien violeur de chévre qui a rencontré Jesus" ou de façon plus concréte "ancien Woweur reconverti dans Doctissimo". Pourquoi pas, dommage qu'hélas, tu peine à créer des situations véritablement originale, une histoire vraiment marquante. D'une part, c'est assez flou dans le discours, même si ça retrace bien une "recherche des causes" qui donne au récit une impression d'authenticité. Ensuite, bateau bateau bateau. Chaque époque de la vie semble être sa caricature: l'enfance aimée et qui se passe bien, l'adolescence dans la solitude, les années étudiantes alcoolisés, la solitude du monde du travail, les bitures mexicaines (lolwut), et puis l'ami, un mot de lui, et tout recommence, la desintox, et boum! tu as accidentellement A la recherche du bonheur!
Pour le style, en revanche, pas si mal. Comme dans les remarques précédentes, ça manque vraiment 'originalité et c'est vide dans son contenu. T'écris pas mal, mais tu dis des banalités. Mais le style va trés bien pour la "confession", avec un caractére explicatif, tout ça... On se croirait vraiment sur Docti.
Donc bref ![]()
Pour te repondre ca peut se definir comme une caricature comme tu le dis
je sais tres bien que la vie ne se resume pas a etre seulement mauvaise ou seulement bonne
sur la phrase du debut tu n'as sans doute pas compris ce que je voulais dire mais dans sa tete il se definit comme une loque, un dechet donc a cesse pour lui d'etre humain. enfin je ne peux pas developper plus mais pour moi ce genre de personnes perds en humanite et je connais meme certaines personnes dans ce cas qui l'admettent ![]()
Là où il a pas faux, c'est que s'il y a pas réelle perte d'humanité. Ce sentiment de perte d'humanité dans de telles circonstances existe et n'est pas anodin.
On peut le déplorer et critiquer notre société qui provoque ce sentiment pour une situation juste sociale, mais comme on est à la première personne, on ne doit pas "forcément" parler de comment ca doit être, mais comment c'est. Justement si l'on veut critiquer ce sentiment, faut pas le nier non plus.
Bon moi par contre, je me suis arrêté très rapidement, c'est vraiment trop cliché.
"Un individu perdu dans la masse" idée reçu qui n'apporte rien. Sentiment rabâché d'adolescent. C'était le temps de l'insouciance et tout. Rhooo que d'idée reçu. Bon d'accord c'est vrai que quand on a viellit on a l'habitude de résumer bêtement l'adolescence à ça. N'empêche ça n'a aucun intérêt.
En plus t'établis que des faits, même quand ce sont des faits psychologique on a qu'un résumé de fait. C'est sans intérêt ça. C'est comme se contenter du synopsys d'un film au lieu de le regarder. Sinon le style est relativement fluide. Mais les phrases sont souvent beaucoup trop longues, ce qui fait que bien que yait une fluidité dans le style, il n'y a aucune densité. Déjà que du point de vue dramaturgique, tout ce résumé empêche tout intensité narrative.
Bref deux conseils d'écriture, coupes tes phrases qu('elle ne dépasse pas une ligne et demi, au moins pour les débuts ca va être utile. même si après tu pourras reprendre plus d'ampleur dans tes phrases.
ET maintenant surtout pour rendre ça intéressant. Chaque phrase que tu a écrit, même chaque proposition reprends là et developpe là. Pas niveau mots, mais intentions.
exemple pour ta première phrase :
"Il y a si longtemps déja, j'étais un adolescent comme les autres, un atome de plus dans la masse. " Tout va trop vite, disons que le sens est clair certes, mais pas l'intérêt. Rienq ue pour t'entrainer force toi à tout développer, ca te poussera à réfléchir, sur ce que tu dis, et tes réflexions seront ce qui sera intéressant.
Un exemple :
"Il y a si longtemps déjà" première proposition. Pourquoi le "si" et pourquoi le "déjà", expliquer pourquoi il dit ça comme ça, plus proposition possible.
"Il y a si longtemps déjà, une dizaine d'année je crois, peut-être un plus, peut-être un peu moins. Si longtemps et pourtant, j'ai l'impression que c'était hier, le sentiment que tout a changé sauf moi."
Ca peut être d'autres réflexions.:
"Il y a si longtemps déjà, bientôt douze ans... Cette partie de mon passé, c'est comme si elle appartenait à quelqu'un d'autre. Je pourrais vous la réciter, mais au fond, ca ne serait qu'une vie parmi d'autre résumée en une page, trouvé sur internet à l'instar de millions d'autres.
Bon la suite, je résume
"j'étais un adolescent" Bah c'est quoi un adolescent pour toi. Tu peux être concis, donner une tranche d'âge, tu peux l'expliquer par un concept. Tu peux faire le lien avec la phrase suivante qui serait la définition de l'ado, et faudrait la développer alors.
exemple "J'étais encore un adolescent, mais qu'est ce qu'un adolescent au fond ? Rien qu'un atome perdu dans la masse. Il sort du petit cocon familiale, a la recherche d'un monde un peu plus vaste, inconnu et confus. Qu'est ce qu'on y recherche ? Peut-être simplement la réponse à cette question. Alors on vagabonde au gré de nos rencontres, qui tournent en rond, dans les mêmes batiments : Collèges, lycées, stade de foot, forums virtuels..."
Bref, tout ça c'est pas forcvément intéressant mais c'est pout te donner l'exemple. Qu'il faut que tu donnes de l'intérêt à ce que tu dis, et que tu nous expliques pourquoi tu dis ça.
C'est ça qui fait une bonne écriture, que tout a un sens.
Là t'es trop vague. C'est pas difficile à améliorer, il suffit de se forcer avec ses petits exercices et rapidement ca devient naturel quand t'écriras après.
La phrase ne m'aurait pas fait tiquer dans un autre contexte. Ce que je critiquais, en prenant ça comme exemple, c'est la morale du texte, qui, si elle n'est pas claire, reste dans sa démonstration pas mal nauséeuse (j'ai expliqué pourquoi). Aprés, ouais, je lis des mangas, je sais donc qu'il existe des cultures ou on se défini soit comme héros soit comme déchet. C'est pour ça que je dis que ton cas n'est pas exceptionnel. ![]()
Ah mais faut pas croire, que c'est que dans des sociétés très grégaire (si je puis dire) comme le japon. En france aussi, il y a une honte du sdf, et un sentiment de perte de dignité.
Une dignité qui fait l'homme.
J'avoue, au japon, c'est extrême, ca peut aller jusqu'à l'humain en général. Même dans nos société occidentalité, y a souvent une sensation de perte de virilité, de respectabilité, de dignité. Et S'imaginer perdre son droit à la dignité, ce qui est le cas de nombre de sdf, en tout cas moi quand j'ai discuté avec certains (d'origines et de culture française), j'ai entendu ça. Faut pas oublier que nos civilisation se base entre autre sur les droit de l'"Homme", notamment celle de 48 qui parlent de dignité inhérente. alors perdre ce sentiment de droit à la dignité, c'est avoir le sentiment de perdre son humanité et c'est bien plus scourant que tu ne le penses. C'est même un sentiment qu'ont certains chomeurs.
Ceci dit, je suis d'accord avec toi pour la morale, mais je pense que personne ne pense sincèrement d'un point de vue extérieur qu'ils perdent en humanité. Et c'est pour ça que le vrai problème du texte se situe dans le manque de développement de tout ce qui est dit. Et quand on développe pas, on est 1 dans le cliché et 2 dans l'amalgame.
Sérieusement, école de commerce pour devenir vendeur dans une grande surface ? Heu... Même avec l'école de commerce la plus pourrie, on peut prétendre à des jobs à plus gros salaires quand même.
Sinon je rejoins les autres, le texte est plutôt pas mal écrit, mais bien trop caricatural et rapide sur le fond...
J'ai pas dis moi que le texte est pas mal écrit.
Juste que y a une fluidité intéressante et prometteuse. Mais le style est balbutiant, et à de nombreux défauts du débutant.
Mais d'un débutant à l'aise avec une plume.
je vous remercie d'avoir commenter ca fait toujours plaisir et cela aide a progresser
maintenant je prends compte de vos remarques je pense que cela va m'aider
Et sinon oui on peut me considerer comme un debutant du moins dans ce style d'ecrit ![]()
Moi j'ai bien aimé. C'est peut-être un peu cliché, et je ne parlerais pas non plus d'une "déchéance", mais il y a plein de choses prometteuses. Un style agréable et fluide, et une vision pour ce qui est de l'entré au lycée particulièrement vrai (en tout cas pour moi
). J'ai vraiment cru en plus que tu avais 45 ans et deux filles, mais je suis naïf ![]()
Ton texte a un côté réaliste et authentique qui fait qu'on n'a du mal à se retenir de cliquer sur le ? à côté de ton pseudo :D Bravo sur ce point. Ensuite, bah c'est court. TROP court... Ici rien n'est développé, le scénario tient en quelque mots (en fait, le titre du topic suffirait presque à le décrire
). De plus l'histoire est très clichée et ressemble plus à un long résumé qu'à un texte... Je te conseille de retravailler (recommencer ?) complètement ton texte, en parlant bien plus longuement de l'adolescence, et même de son mal-être en tant que SDF. Je trouve que la phrase prononcée par l'ami est très mal venue et fait très cliché holliwoodien... Un "il m'a convaicu de me reprendre" ou du discours indirect ferait bien plus l'affaire. Retravaille ton scénario, car tu as un réel talent pour ce type de narration, et je pense que tu peux réussir à faire passer un scénar beaucoup plus gros tout en faisant en sorte qu'on aille l'impression que ce soit vrai...