La maladie arrive, la maladie s’infiltre, la maladie agit, la maladie pourrit.
Une crevasse dans la tête qui s’élargit, une cavité interne qui se forme, là j’y cache mes plus précieux trésors. Personne pour me les voler, à moins de me tuer.
La merde, la merde, la merde, la merde est odorante, la merde est percutante, la merde choque, la merde est vulgaire, la merde est belle, la merde est bonne, la merde c’est ce qui sort de moi, ce qui sort de moi est bon, c’est pourquoi vous devez en manger. J’ai organisé un banquet, j’ai chié dans chaque plat. Interdiction d’un quelconque assaisonnement sinon les dieu vous puniront.
Je le sais je suis punie, je suis punie et l’eden m’est interdit. Qu’ai-je fait ? Je suis sortie du cul de ma mère, ma mère était une fille de joie, une fille facile, une fille sans vie, une fille vide, un trou pourtant si bien rempli.
Récipient en chair amasse et entasse le foutre.
Comme dans une bassine, tout s’est mélangé et en elle, je fus créeé puis : Je suis née, je suis née, je suis née. Née comme un être difforme, difforme sur tous les points.
Difforme jusqu’au bout des artères je suis, difforme dans l’esprit aussi. Je suis un monstre, hélas même les monstres ont de l’orgueil. Je le vis mal alors j’ai décidé de mourir bien : mangez ma merde, tombez malade et brûlez-moi sur un bucher.