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Mussolini

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
03 août 2010 à 20:51:45

Hugh. Attention, gros paveton :-)
Ca faisait un peu plus de six mois que je n'avais rien écrit. Et un an que je n'avais rien fait de régulier (si je l'ai déjà fait un jour). La prépa n'a aucune pitié. Les vacances arrivant et m'ennuyant ferme, je me suis donc lancé dans un nouveau truc, qui a l'air de tenir plus ou moins bien la route, et qui arrive à s'écrire sans que je bloque. Je prend le risque de poster le début. C'est donc un texte de "dérouillage", même si ça a aussi vocation à être plus. En relisant mes vieux trucs, je me suis rendu compte de pas mal de gros défauts que j'ai tenté de corriger un tant soit peu. L'influence d'auteurs (littéraires ou philosophiques) découverts durant l'année se fait peut-être sentir, mais j'ai essayé d'adapter tout ça à ma sauce: C'est du Dostoïevski-like, peut-être, mais j'espére pas trop quand même. :noel:
Alors, c'est une fic assez longue: J'ai écrit 25 pages et j'en suis grosso modo au tiers de l'histoire (qui est ,elle, entièrement prévue). Comme le titre le présume, c'est une nouvelle historique, mais ce n'est pas une bio du Duce. C'est d'avantage une histoire qui tourne sans trop y toucher autour de l'Italie fasciste, et de manière plus globale autour de l'avant-guerre européen. Ca me paraissait intéressant, et puis je suis pas mal calé dans ce domaine. C'est pas pro-fasciste, bien entendu, mais j'ai essayé d'être un peu moins manichéen qu'on l'est d'habitude. Vous verrez en lisant :-)
Pour les allergiques à l'histoire, ou ceux qui connaissent pas bien l'époque, j'ai mis des notes en bas de pages, de cette façon (1). Rassurez-vous, ca demande pas bac+5, juste si vous avez un doute sur qui est Molotov, Léon Blum, d'Annunzio ou ce que c'est que les Accords de Munich ou la IIIem Internationale, bah ça permet de savoir juste ce dont vous avez besoin. J'ai aussi de temps en temps pris des libertés par rapport à Wikipédia, donc j'indiquerais les passages ou personnages "historiques" qui sortent de ma tête, histoire que vous disiez pas de connerie en soirée la prochaine fois :noel:

Donc voila, après ce pavé d'intro inutile, voici Mussolini: ça parle de communistes qui, à la veille de la guerre, tentent de faire la Révolution pour sauver le monde, et de ce que chacun peut apprendre de ce genre de tentatives.
Enjoy. :-)

PS: J'ai hésité, et j'ai fini par mettre les caractéres qui sont originellement en Italique en majuscule. Je trouvais que ça donnais un petit coté contemporain Donc quand un mot est COMME CA, c'est qu'il est normalement en italique.

(le truc interessant au prochain post)

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
03 août 2010 à 20:53:37

CHAPITRE I: MARCO

La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude.
-Albert Camus

« La Grande Révolution n'est PAS finie ! »
Louis se hissa sur les barricades. Les fusils tirèrent en l'air d'un seul coup, et leurs explosions sonnèrent comme le début d'un nouvel univers. Derrière, les flammes et les avions noirs vacillèrent comme des mirages, et disparurent dans un coup de vent. Il y eut un cri. Vingt millions de poings se levèrent. Et, du sommet du Trocadéro, Louis vit Paris lever des milliers de drapeaux rouges, et chanter les hymnes de la nouvelle ère.
La Tour Eiffel s'embrasa dans la nuit. Des nuées de visages et de bras traversèrent le champ de Mars et s'avancèrent vers les marches du palais de Chaillot. On annonçait la fin des colonies, et des masses de travailleurs noirs criaient en traversant le pont. On annonçait la liberté de culte et de pensée, et les prêtres se penchaient vers les pauvres, tournant le dos à leur Dieu solitaire et avare. On annonçait la fin de la propriété, et des usines du Nord surgissaient les anciens esclaves, et les nouveaux maîtres. On annonçait la paix absolue, totale, et les drapeaux de toutes les patries brûlaient au nom de la dernière des nations, celle du bonheur et du communisme. Comme des gonds enchaînant l'humanité grise, les lois des derniers tyrans disparaissaient par les voix des peuples.
Louis Adreï referma le poing, lentement, savourant la victoire du monde et de la vie. Derrière lui, les cieux noirs s'embrasèrent sous les coups de la Révolution. Derrière lui, dessinés avec du sang, Lénine et Staline, Trotski et Thorez, mais aussi Blum et Gambetta, Danton et Robespierre, la Boétie et Spartacus se dressaient sur de longues toiles blanches volées à Versailles. Derrière lui encore, il sentait ceux qu'il aimait, ses amis, ses idoles, ses frères de Révolution, et sa famille. Le souffle fier de son père, les larmes de sa soeur. Mais il ne les voyait pas
Parce qu'il regardait le peuple. Le Peuple de Paris, qui brillait parmi le noir, ce peuple qui avait triomphé des armées capitalistes, et qui, jamais, ne s'était agenouillé devant les tyrans. Et sous la mer rouge de drapeaux, et sous les milliers de poings levés, on pouvait sentir, filant sous le vent du Grand Soir, le monde libre et délivré de l'Histoire, qui chuchotait son nom. « Merci, camarade Adreï »
« Et la Révolution ne se terminera JAMAIS ! »
Au moment où il prononçait ses paroles, Louis se réveilla.
Et comme tous les matins où il faisait ce rêve, ce fut un réveil difficile.

Rome, 12 mai 1939.

-Quelqu'un a quelque chose à dire avant le début de la séance ? acheva Marco.
Il ouvrit les mains dans un signe de dialogue. Il tentait de paraître aimable, mais en de telles circonstances, c'était difficile.
- Je sais qu'une bonne partie de la diplomatie des dernières décennies s'est joué à des virgules, mais les temps ont changés, continua-t-il. C'est sans doute l'un des rares bons points de notre époque tourmentée. Les peuples et les masses ont dépassés les petits pactes qu'on faisaient autrefois, hein ? Il faut décider de la marche à suivre maintenant, un truc clair, sinon... Et bien ce sera le chaos.
Neville Chamberlain, (1) assis dans un coin de la pièce, aboya sèchement quelques paroles en anglais.
-Arrêtez ça, Galiani, traduisit l'interprète derrière Marco. Nous avons accepté de nous réunir pour cette réunion de la dernière chance, mais ce n'est pas une raison pour accepter de se faire traiter de cette façon !
Marco abaissa les mains sans discuter. Ce n'était pas la dernière chance, imbécile. La dernière chance, elle était passée lors du traité de Versailles. Ça faisait dix mois que tout le monde tentait de freiner les volontés de l'Allemagne. Vingt-cinq conférences secrètes s'étaient déroulées depuis Munich, (2) et personne n'avait encore réussi à trouver une configuration qui pouvait éviter une guerre mondiale.
Cette réunion-ci, néanmoins, se révélait particulière : elle se déroulait en Italie - les diplomates se fascinent pour la Suisse - et elle était conduite, pour un temps du moins, par Marco Galiani. C'était la première pour celui-ci, depuis sa nomination aux Affaires Étrangères, et il tenait à marquer le coup. Sa première entrée chez les Grands de ce monde. Chez les Très, Très Grands. Classe d'Histoire, niveau Travaux Pratiques.
- Ivan ? demanda-t-il à l'interprète derrière lui.
- Oui, monsieur Galiani ?
- Demande à tous si il ne leur manque rien.
États-Unis d'Amérique. Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Italie. Grande-Bretagne. Allemagne. La quasi-totalité de la puissance militaire du monde se réunissait ici, dans cette petite salle qui puait le moisi, au fin fond des ministères de Rome. Seule, la France, dernière puissance occidentale capable de gêner les autres, était absente. Et pour cause : elle n'avait pas été invitée.
-C'est bon, monsieur, fit Ivan.
Dans la salle, ils n'étaient qu'une douzaine. Le fond de l'air restait étrangement frais pour une matinée d'été. Et pourtant, il sentait déjà la mort.
Molotov (3) alluma sa cigarette. Il s'agitait, et il sembla d'abord à Marco qu'il le regardait. Mais, imperceptiblement, il se décala vers la droite, et découvrit que les yeux glacés du soviétique ne se tournait pas vers lui, mais vers Ivan, son interprète.
-Si vous le chercher, Molotov, le Duce arrivera demain, assura Galiani. Jusque-là, c'est moi qui représenterais l'Italie dans cette conférence.
Ivan traduisit. Molotov l'ignora royalement.
-Galiani, grogna son second, un petit homme replet, dans un français grossier... Votre interprète... Il vient de Russie, n'est-ce pas ? De chez nous?
Ivan tressaillit, et tenta de traduire la phrase à son chef. Mais Marco avait étudié le Français. Il saisit la phrase au vol.
-Je pensais qu'on disait encore « URSS », ou « phare de la révolution », dit-il dans un Français amélioré. Ivan, tu peux lui raconter ta vie ?
-Excusez-moi, intervint le délégué américain, irrité, mais vous ne pouvez pas en parler plus tard ? Nous avons une guerre à éviter. Nos opinions publiques sont sur le qui-vive. Si l'un de nous croise le moindre journaliste dans des rues italiennes, nos carrières sont finies.
-C'est bien le moment de parler de carrières, grommela Chamberlain le britannique. Si il n'y a pas un accord dans les prochains jours, nous allons avoir une nouvelle guerre en Europe. De l'autre coté de l'Atlantique, vous ne pouvez pas savoir ce que c'est.
Ivan était un fonctionnaire d'une quarantaine d'années, long et large. Il avait un air fin et racé, comme tout les russes d'ascendance noble et donc française. Acculé derrière Marco, il semblait attendre un geste de lui. Molotov d'un geste, l'invita à continuer.
-Pourquoi pas ? Racontez-nous.
-Par pitié, Molotov ! Votre prédécesseur ne perdait pas de temps avec ces détails ! s'énerva le délégué américain.
Derrière son corps de cuir, le SS assis devant la fenêtre ne disait rien. C'était pourtant lui que Marco regardait. Il avait beau être le meneur de jeu, il savait parfaitement qui avait la meilleure main.
-Monsieur Granhäuser ? demanda-t-il.
Le SS sourit, et leva ses mains au ciel.
-Faîtes donc. Les armées tomberont quand les armées tomberont.
Ivan se tint droit.
-J'étais un des derniers bénéficiaires des bourses du tsar. Lénine a suivi le même parcours que moi. J'étais plutôt bon en langue et...
-Il parlait dix langues à dix-sept ans, toutes des dialectes de sa région, corrigea calmement Marco. Il ne connaissait pas un mot de russe quand il est monté à Petersbourg. Il le parlait, ainsi que le français, l'anglais, l'allemand et huit autres langues quand le feu mis à toutes les universités de Russie le jeta dans les bras des Anglais. Quand il est venu ici, il savait en parler quarante. De nos jours, c'est sans doute l'un des plus grands interprètes du monde.
-En substance, c'est cela, ajouta Ivan après l'avoir traduit en russe. Désolé d'interrompre les pourparlers avec mon histoire.
-Ses parents avaient une vache, et étaient d'ascendance noble -il s'appelle Koutouzov, comme le général qui a vaincu Napoléon. Cela a suffi pour qu'ils soient considérés comme des bourgeois réactionnaires. Ils ont été exécutés sur place en 1931, jeta négligemment Marco en épinglant Molotov du regard.
Le diplomate russe ne répondit rien. Il paraissait franchement surpris. Pas par la chute, pensa Marco. Ni par les capacités du poulain. Par quoi alors ? Molotov fixait toujours Ivan et semblait attendre une autre parole de lui.
-Nous pouvons commencer ? râla Chamberlain. On a beaucoup de choses à faire avant ce soir. Je propose qu'on statue déjà sur vos revendications en Afrique, Galiani. Elles sont...
-Vous avez entendus ? interrompit le SS.
-Quoi encore?
Granhäuser semblait honnêtement secoué par l'histoire d'Ivan. Il restait les bras croisés, se balançant sur son siège, ses cheveux blonds et courts resplendissant dans la lumière du printemps. Il affichait l'air des gens qui, toujours, ont entendu qu'ils étaient supérieurs, et qu'une larme d'eux étaient un cadeau fait à l'humanité.
-L'histoire de l'interprète. Monsieur Molotov, continua-t-il en traînant sur le « monsieur », a eu raison de vouloir l'entendre. Elle est assez instructive, en réalité. On croit que la morale, c'est l'anti-communisme, mais je crois comprendre une chose.
Il se tourna vers Molotov et parla en allemand. Fébrile, Ivan traduisit le dialogue en russe, puis en italien.
-Staline est un monstre, jeta Granhäuser. Nous en avons un aussi. Quand à Mussolini... Eh bien c'est plus particulier. Vous savez, le point commun entre ces deux monstres? Ce qui fait que eux (il embrassa d'un regard méprisant Chamberlain et le diplomate américain) ne nous comprendront jamais ? Eux, ils ne vont pas au fond des choses, ils restent à la surface. Pour se maintenir au pouvoir, ils promettront de l'argent, une société plus juste, plus acceptable. Ils n'ont rien compris. Le destin d'Ivan, que nous venons d'écouter, ça, c'est quelque chose d'unique. Vous avez brisé son tranquille avenir tout tracé, et vous lui avez donné une histoire unique. Terrible, inhumaine, mais unique. Nous faisons pareils avec nos victimes, et aussi avec nos héros. Tous, sans exception ! Ils deviennent les personnages de la grande histoire du monde, un obstacle ou un pas de plus vers la fin des Temps Anciens. A chacun de devenir héros d'un récit infini et glorieux. Hitler et Staline ont réussis à fonder un monde de ce genre. Mais eux, ces imbéciles de libéraux, n'arriveront jamais à, si vous voulez, redonner son âme d'enfant à l'humanité. Quand je repense à tout ça... Nous avons plus de points communs que nous le pensions, n'est-ce pas, monsieur Molotov?
-C'est fini, les provocations gratuites ? s'écria Chamberlain, hors de lui. Granhaüser, qu'est-ce que vous voulez ? La Pologne, c'est cela ? La France ne se laissera jamais faire ! Jamais faire !
Il toussa violemment, manqua de s'étouffer. Le délégué américain lui tapa sur l'épaule, mais il continua, hors d'haleine.
-Nous allons au devant d'une guerre ! Vous parlez d'un cas particulier, vous faites de la philosophie, voire de la rhétorique! Ca n'a pas d'importance, tout ça. Dans une diplomatie normale, on s'appuie sur des chiffres, des données, qui permettent de voir ce qui est bon et mauvais! Pas des fantasmes mués en idéologie. Les massacres des rouges sont les mêmes que ceux des bruns? Et alors? La seule chose qui compte, Granhäuser, c'est que vous voulez la Pologne, et que la France ne vous laissera jamais faire. Alors commençons, immédiatement, ou je quitte cette salle et vous ne pourrez plus compter sur notre aide.
-Vous n'avez rien compris, fit Galiani en interrompant Ivan qui traduisait.
-Comment ?
-Ça a déjà commencé fit-il en Italien.
-Ça a déjà commencé, reprit Ivan en anglais.
Granhäuser regardait Molotov. Celui-ci tira lentement sur sa cigarette, regarda la fumée. Les arguments avaient portés.
-Vous voulez la Pologne, hein ? marmonna Molotov en allemand, une langue qu'il n'avait jamais parlée auparavant.
Le silence s'abattit sur Rome et sur le monde entier. Chamberlain resta figé dans une image comique. Marco se tordit les mains, et le bruit de la chair caressant la chair emplit l'air. Tout, tout puait le tabac de Molotov. Et dans cette fumée, la Seconde Guerre Mondiale, qui avait jusqu'alors parut si lointaine, si irréelle, sembla se matérialiser sous les regards effarés de ses créateurs.
Granhäuser, les yeux mi-clos, les mains noirs croisées dans une posture de maître du monde regarda Molotov abattre ses derniers mots.
-Cela tombe bien. Nous aussi, on la veut, la Pologne.

(1) NEVILLE CHAMBERLAIN était le premier ministre britannique à l'époque. Maître de la politique étrangère de son pays, il faisait partie d'une mouvance en Grande-Bretagne qui voulait privilégier le dialogue à la force contre Hitler. Il est notamment le principal instigateur des Accords de Munich.

(2) MUNICH est un traité signé en septembre 1938 par les principaux chefs européens. Il fait suite à la crise de la Tchécoslovaquie: Hitler réclamait l'Ossétie du Sud, peuplé d'Allemands, pour l'intégrer dans son Grand Reich. Les élites politiques et les peuples se divisèrent sur la réponse à cette revendication. Si ils refusaient, la guerre mondiale était enclenché. Daladier, Chamberlain et Mussolini ont donc décidé de léguer la Tchécoslovaquie à Hitler, en pensant qu'il arrêterait de réclamer toujours plus de terre. Ils avaient tort. Quelques jours après, Hitler réclame la Pologne.

(3) VYACHESLAV MOLOTOV est en mai 1939 le Commissaire aux Affaires Étrangères en URSS. Il est nouveau, Litvinov venant d'être limogé par Staline. Membre important du gouvernement depuis les années 1920, il est considéré comme le bras droit de Staline.

Wilheim Grahäuser et Marco Galiani sont des personnages inventés de toute pièce.

Mastergeek
Mastergeek
Niveau 9
03 août 2010 à 21:18:25

Salut :)

Tout d'abord, j'ai accroché à ton petit pavé :-), alors que je ne suis pas fan des "fictions historiques". C'est joliment écrit, c'est fluide.
Le premier texte (le rêve du coco français :noel: ) m'a laissé perplexe, il y a certaines images que je n'ai pas comprises, je le trouve un peu moins léger, même si c'est toujours bien écrit. je l'ai un peu moins aimé que le reste.
Sinon je ne dirais pas que le suspense est à son comble, la suite on la connait dans les grandes lignes, mais suite quand même. :o))
Ah, autre chose. Est ce que c'est voulu que les représentants des nations européennes et des us soient "sur les nerfs" alors que les représentants Russes et Allemands sont calmes et posés?
ça peut s'expliquer, mais c'est simplement pour savoir. :noel:

Voilà, c'était pour dire que j'ai aimé, et pour te demander de poster une suite. La même taille de pavé, plus grand c'est décourageant. :o))

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 03 août 2010 à 23:44:48

Luyp.

Niveau écriture, c'est le syndrome habituel : relativement peu de fautes, et pas d'orthographe, mais que des fautes assez choquantes. Petit relevé vite fait (sans ambition d'exhaustivité)

  1. Au moment où il prononçait ses paroles (ces paroles)
  2. mais les temps ont changés (changé)
  3. les petits pactes qu'on faisaient (qu'on faisait)
  4. les yeux glacés du soviétique ne se tournait (ne se tournaient)
  5. -Si vous le chercher, Molotov (cherchez)
  6. Jusque-là, c'est moi qui représenterais l'Italie (représenterai)
  7. -Faîtes donc (Faites)
  8. J'étais plutôt bon en langue (c'est mineur, mais je dirais "en langues")
  9. -Vous avez entendus ? interrompit le SS. (entendu)
  10. et qu'une larme d'eux étaient un cadeau (était)
  11. Nous faisons pareils avec nos victimes (pareil)
  12. Hitler et Staline ont réussis (réussi)
  13. qui avait jusqu'alors parut si lointaine (parut)

Tu oublies aussi, dans la tirade du SS, de mettre les espaces entre les points d'exclamation/interrogation et le mot les précédant. Vu que c'est présent dans le reste du texte, je suppose que c'est juste une faute de frappe et que tu connais la règle.

Pour le style, sinon, pas grand chose à dire. J'ai juste un peu de mal avec l'hésitation oral/écrit, qui fait transparaître de l'oral dans la narration et de l'écrit dans les dialogues. Pour l'oral dans la narration, par exemple : "Ça faisait dix mois que tout le monde tentait de freiner les volontés de l'Allemagne.". Après réflexion, on peut justifier ça par de l'indirect libre. Ceci dit, la réflexion ne contient pas assez de subjectivité pour que la faire passer en discours indirect libre soit vraiment intéressant à mon avis. Et il y a un problème de contraste, vu qu'à côté, tu utilises "entendre" dans son vieux sens de comprendre, aujourd'hui très soutenu.
Pour l'écrit dans le discours direct, je relève principalement tous les "Cela". Un d'eux peut être justifié (quand Marco raconte l'histoire d'Ivan ; son ton, qu'on imagine plutôt dialectique, s'en accomode bien), les autres, je ne trouve pas. De plus, l'effet de contraste joue là encore : il y a des répliques très (trop ?) détendues, comme la première de Marco. Déjà, dans l'absolu, je la trouve vraiment bien familière pour ce cadre et pour cette époque ; et de façon secondaire, ça cadre assez mal avec l'idée qu'il soit finalement nouveau dans l'exercice.
J'ai trouvé très bon le rêve du début, avec ses parallélismes de construction soignés, ses énumérations, ses images tendant parfois vers l'irréel.

Pour le rythme, il est sympa, on sent l'influence de Dosto pour les dialogues qui partent un peu dans tous le sens, la fébrilité de certains et l'impassibilité des autres. Même la mise en scène d'une rencontre entre de nombreux protagonistes est assez caractéristique (ceci dit, on la retrouve dans les Frères Karamazov, les Possédés, et surtout dans l'Idiot. Vu que tu n'en as pas lu deux sur trois, ça doit être fortuit. A moins d'une connexion télépathique avec les manes de notre ami Fiodor).
Le chapitre est tout juste au-dessus du stade "trop court", heureusement qu'il est assez concentré. Dans l'ensemble, je n'ai pas beaucoup de reproches à faire. Si ce n'est que je trouve que la description d'Ivan n'est pas très bien placée, vu qu'elle embraye sur Chamberlain qui parle à nouveau de politique. Après, c'est vrai que l'enchaînement sur l'attitude de l'interprète est élégante. A voir.

Quant à l'histoire, rien de particulier à signaler. Ivan cède un peu au syndrome du personnage "absolu", grosbill, même s'il est normal que la personne chargée d'une conférence aussi prestigieuse soit talentueuse. Mais quarante langues, ça en ferait tout de même un hyperpolyglotte digne de figurer sur Wikipédia. Enfin, c'est un point de détail.
Pour l'Histoire en elle-même, rien à dire (normal), si ce n'est que je n'aime pas trop les petites explications, qu'elles soient dans le texte ou en dehors. Par exemple, ça : "- les diplomates se fascinent pour la Suisse -", je trouve ça plutôt maladroit. En fait, je pense que c'est surtout dû à l'utilisation du présent, qui donne l'impression d'une note de l'auteur incorporée au texte. Pour les vraies notes de bas de page, je ne suis pas convaincu de leur utilité dans un cadre romanesque. De deux choses l'une : soit ton récit est foncièrement moins bon si on ne sait pas qui est Molotov, et dans ce cas, il faut probablement le changer ; soit ton récit est aussi bon, et dans ce cas c'est inutile.
Vu que j'ai plutôt tendance à opter pour la solution 2 en l'occurence, je te conseille plutôt de les enlever. Là encore, c'est assez subjectif.

Voilà pour mon commentaire. J'ai donc bien aimé, même si ça ne nous donne pas forcément un aperçu fidèle de ce qui va suivre (j'aimerais bien voir de vrais morceaux de narration/description, notamment). Et je lirai la suite, bien entendu.

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
08 août 2010 à 19:13:58

Arf, j'avais fait un beau comm', et un bug l'a niqué. :/ je reprends

Déja, merci à vous trois pour la lecture, et content que vous ayez apprécié. La suite arrive lundi ou mardi, au pire :-)

Mastergeek, t'inquiéte pas, la suite sera du même acabit en taille. :-) En revanche, je ne vais pas m'interesser qu'au jeu diplomatique un peu répétitif qui améne à la guerre, donc t'auras quelques surprises. Et oui, effectivement, j'ai essayé de faire en sorte qu'il y ait une grosse différence entre d'un coté les libéraux inquiets et trés politiciens, et de l'autre les totalitaires fanatiques, glacés et dominants.

Ari, ben, je t'ai déja répondu sur MSN, content que t'ai apprécié en tout cas: Donc oui, je vais presque totalement supprimer les notes en bas de pages (y en aura encore une ou deux quand même )et oui, Ivan est grossbill, mais il est encore "raisonnable" (apparemment, le record du monde est de 55, l'ancien record était de 78, donc il est exceptionnel, mais humain). Aprés, ce sera pas le seul à être un peu cheaté, sans que ça tombe dans le fantastique, bien sur :-)

Balooki :d) Bien que t'ai aimé. Pour l'aspect bouche-trou du passage d'Ivan... Lis la suite, tu verras si ça l'est vraiment :noel:
Et oui, je suis d'accord sur l'interêt d'une dystopie communiste. On a beaucoup trop tendance à faire huit mille dystopie sur le nazisme, souvent divisé entre auteurs conformistes (beurk! on en a de la chance d'être américains) et anticonformistes (Ah! Bah en fait vivre chez les nazis en étant blond, ça aurait pu le faire). Mais expliquer un peu les bons et les mauvais coté d'un communisme stalinien est beaucoup plus compliqué et étrangement beaucoup plus sensible pour beaucoup de monde. En tout cas, je pense pas que le Grand Soir se serait déroulé comme celui-ci, qui est un peu le syncrétisme de tout les fantasmes cocos. En tout cas, si ça te donne des idées, je lirais :-)

See ya!

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
10 août 2010 à 17:00:25

Deuxiéme post. Ce chapitre en comportera 8.

-Merci, Ivan. Vous nous avez bien aidé aujourd'hui. On a bien avancé... Même si ce n'est peut-être pas dans le sens que nous voulions.
Marco soupira. Pour une première, c'était une première.
-Ce n'est rien, monsieur. Je suis à votre disposition.
L'une des entrées du Ministère des Affaires Étrangères donnait dans une de ces larges allées vivantes et bruissantes. Tandis que le soir emplissait le ciel, vidant les nuages de la lourde chaleur du printemps, les terrasses brillaient de costumes, d'alcools et de fumées. L'air devenait frais, mais bon, et après plusieurs heures à endurer le tabac soviétique, Marco trouva à la douce odeur du Sud des airs de paradis.
-A demain.
-A demain, monsieur.
Ivan disparut, son grand manteau de Sibérie sur les épaules, saluant du regard le soldat qui se tenait devant l'entrée et Marco rentra, seul, dans le large cabinet qui était le sien.
A partir de six heures, le ministère se vidait. A l'exception des gardes, Marco restait souvent le dernier au sein du ministère dont il avait maintenant la direction. Il aimait travailler la nuit, et ne rentrait souvent chez lui qu'une fois minuit passé. Il quittait alors un bureau vide pour rejoindre une maison vide, où il dormait dans des draps froids et repassé par une domestique qu'il ne voyait qu'une fois la semaine. Le reste de sa vie était de traiter, seul, dans le noir, les chiffres, les statistiques et les espions qui composaient la grande partie d'échec du monde.
Ca ne le dérangeait pas, d'ailleurs, à vrai dire, ce n'était pas vraiment une nouveauté. Quand il était entré au sein de ce ministère, quelque mois après la signature de Briand-Kellog, en 1928, il faisait déjà partie des derniers . Les Affaires Étrangères avaient alors un autre aspect, tellement moins important... On signait un pacte de paix toute les semaines, et la forêt d'alliance était tellement touffue que la Sécurité collective paraissait inébranlable. Bien sûr, il restait Versailles et ses ruines: L'Allemagne ne cessait de revendiquer des droits plus importants, et l'Italie elle-même peinait à obtenir une autorité sur les terres irrédentes. Fiume ne s'oublierait jamais. Mais Briand et Stresemann avaient réussi à peu à peu démanteler ce traité injuste, et l'Europe s'avançait à nouveau vers la paix. Tout paraissait possible. Marco s'occupait alors de ce qu'il avait à faire, courageusement, sans fatigue ni enthousiasme. Il était aux Affaires Chinoises, un poste alors encore insignifiant. Il avait fêté ses vingt ans en mai 1929, quelque part dans ces bureaux, sans que personne ne le sache ou ne vienne le fêter.
Et puis, il y avait eu la crise. Marco se souvenait du moment où les Américains, furieux de l'annulation de la dette, avaient quitté Lausanne en criant que jamais, on ne les y reprendrait à se mêler des affaires de l'Europe. Ca avait tout de même été un soulagement pour beaucoup, mais cela n'était que la première pièce à s'effondrer. Brüning, le chancelier allemand fut le suivant à hausser le ton. Poussé par l'extrême droite, il fut obligé de menacer ses adversaires. On finit par convenir de l'égalité des droits de l'Allemagne et de son droit à réarmer. Pas de chance. Quelque jours après, en janvier 1933 un homme défilait sur Berlin. Et sa folie allait précipiter l'Europe dans le chaos.
Marco retourna dans la salle désormais vide. Granhäuser avait soulevé un point intéressant. Si l'Union Soviétique acceptait une alliance avec le Reich, la guerre contre la France serait limitée à son minimum. Les Américains et les Britanniques n'interviendraient probablement pas. L'armée française avait été tenace et puissante, mais elle n'était plus en état de résister à l'Allemagne.
Pourtant, Marco savait qu'Hitler ne verrait pas les choses de cette façon. La proposition de Granhäuser avait été bien sur pensée à l'avance -l'histoire d'Ivan et le baratin propagandiste qui l'avait suivi masquait à peine une alliance purement stratégique-, mais rien ne disait que c'était le Führer qui l'avait prévu. Staline et lui ne pouvaient pas s'entendre. Pouvaient-on imaginer deux idéologies plus opposés que le communisme et le national-socialisme?
Oui, sauf que Staline n'était pas communiste. C'était un tsar rouge, dans la lignée des Pierre le Grand et d'Ivan le terrible. La Mère Patrie comptait pour lui bien plus que les délires économiques des marxistes. Il avait su modérer les doux dingues du léninisme révolutionnaire, et bouter les trotskistes hors du territoire. Staline ne s'est pas gêné pour s'allier avec les libéraux lors des Fronts Populaires. Et pour un marxiste, il y a une différence de niveau entre un socialiste et un fasciste. Mais pas de nature.
Une porte claqua, interrompit ses réflexions. Marco, intrigué se dirigea vers l'entrée, mais une voix calme et glacée l'interrompit.
-Ne vous fatiguez pas. Je suis passé par l'entrée de service.
Marco se figea. Ivan?
-De cette façon, fit le russe dans son italien parfait, mon départ aura été notifié, sans que mon retour le soit. Pour les registres officiels, je ne suis pas ici.
-Vous devez avoir oublié quelque chose, sans doute, répliqua Marco, imperturbable. Vous avez préféré passer par l'entrée de service pour ne pas déranger le gardien et ne pas surcharger les archives. Trés bien de votre part. Parce que c'est ça, n'est-ce pas?
Pourquoi prenait-il ce ton? Marco avait toujours compris vite ce qui se déroulait sous ses yeux. Il voulut se retourner, mais quelque chose de dur et de froid se colla à sa chemise collante. Un clic retentit.
-D'une certaine façon, oui. Il y a quelque chose que je n'ai jamais compris, monsieur Galiani. Vous savez ce qu'on dit sur le totalitarisme?
Le crépuscule tombait à travers la mince fenêtre, et la silhouette fine d'Ivan se découpa dans l'ombre. Ses yeux sombres et aigus transperçaient Marco.
-Vous voulez parlez de cette théorie qui circule chez nos intellectuels? L'Individu n'est rien hors du Tout. Ce n'est qu'une créature du monde détruite par la mort de son Dieu, et par sa propre mort. Mais l'État, lui, est un Tout en soi. Détruire la personne, la sacrifier, et la subordonner entièrement aux intérêts de l'État. Le réduire à l'état de moyen. Pour qu'il repuisse trouver un sens à sa vie dans la croyance au fascisme. Tout ne doit plus se réduire qu'à Benito Mussolini.
-Jolie propagande. Cette philosophie permet d'expliquer comment vous avez fait saigné ce pays. L'Etat doit tout contrôler. Donc il détruit. Économie, culture, vie privée... Il n'y a pas un domaine qui n'ait été purifié au nom de Mussolini. Car Mussolini doit tout savoir. Et il doit tout pouvoir.
-Mussolini est l'homme qui fait arriver les trains à l'heure, ricana Marco en levant les mains au ciel. Mais ça doit être un compliment, de la part d'un communiste. Parce que vous êtes communiste, hein?
-Pas de geste brusque.
-Où vous voulez en venir avec tout ça?
Il se surpris d'être aussi calme. C'était la seconde fois de sa vie qu'on braquait une arme sur lui. La première, c'était son frère, par plaisanterie, et il s'en était souvenu. Mais non, désormais, rien ne troublait le flux calme et tranquille de ses pensées. Il gagnait du temps, mais Ivan ne semblait pas pressé. Ou il avait déjà parcouru la zone pour vérifier que personne n'allait arriver. Ou alors il comptait le tuer rapidement, sans l'exploiter jusqu'au bout. Dans les deux cas, Marco était impuissant.
-Le totalitarisme est mal barré, continua Ivan. En temps qu'interprète dans des réunions diplomatiques majeures, j'accédais à des informations d'une dangerosité absolue. Je fais partie du cercle très restreint des hommes qui savent TOUT ce qui se passe à l'échelle du monde. Alors pourquoi ne pas avoir pris la peine d'enquêter et de vérifier mon histoire? Vous la connaissiez assez bien pour pérorer devant Molotov, pourtant.
-Ne vous surestimez pas, Ivan Koutouzov. Vous devez bien ignorer un ou deux trucs. Comme par exemple que c'est au supérieur hiérarchique direct d'enquêter sur les membres du ministère.
L'arme affermit sa prise.
-Donc que c'était moi, qui devait enquêter sur vous.
-Alors pourquoi?
-Je n'avais pas le temps, continua Marco avec un calme remarquable. Vos diplômes de Saint-Pétersbourg sont parfaitement valides. Et vous avez effectivement quitté l'URSS lors des crises de 1921.
Il toussa.
-Ensuite, je vous faisait un peu confiance. Erreur de ma part.

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
10 août 2010 à 17:02:05

"-Ensuite, je vous faisait un peu confiance. Erreur de ma part."
Attention à la conjugaison, c'est le genre de faute facilement évitable.

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
10 août 2010 à 17:03:00

Et merci à Ostramus mon bêta-lecteur, celui qui corrige les fautes pendant que je poste ma fic :-)

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
10 août 2010 à 17:11:24

Ah merde j'avais pas vu. :noel:

Demande donc à Zech d'effacer ça alors...

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
12 août 2010 à 23:37:22

Keurps...
Bide? :(

Zangetsu05
Zangetsu05
Niveau 10
17 août 2010 à 21:27:41

Bon, j'ai lu le premier post.

Je te le dis d'entrée, c'est pas vraiment mon genre, les récits historiques. Je me suis un peu forcé au début, et puis j'ai fini le post et, en définitive, c'était plutôt intéressant.

Niveau écriture, si on enlève les fautes (que je ne m'explique pas...), c'est tout bon pour moi. Tu as un style, c'est indéniable. Fluide et facile à lire, d'ailleurs, ce qui contrebalance habilement les lourdeurs inévitables dues au style historique de ton texte. Mention spéciale pour le rêve de Louis, et l'anaphore en "on annonçait".

Le scénar' est pas transcendantal, mais ça m'intéresse plus que vaguement, ce qui est déjà un exploit pour un texte orienté Histoire (ai-je précisé que je supporte pas l'Histoire ? ...). Je vois en quoi le contexte peut-être intéressant pour ton histoire, on verra comment ça se concrétise par la suite. Et les personnages sont bien introduits, je trouve (même si plutôt brièvement décris pour certains).

Bon, voilà, j'attends de lire les autres posts pour m'étendre un peu plus. Même si j'ai lu ce texte à reculons, j'ai été agréablement surpris, mon avis est donc positif (et même un peu plus que ça).

nigatsu
nigatsu
Niveau 9
17 août 2010 à 21:45:20

Héhé Negatum je me souviens encore du pseudo, du temps où je postais en 2006. Content de voir que certains restent actifs. Je m'en vais lire la fic de ce pas

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
18 août 2010 à 17:30:16

Merci à vous deux, ça valait le coup de se plaindre :noel: Alors:

Zang :d) Pas grand chose à dire sur ton comm', sinon merci d'avoir lu. :)
Nigatsu :d) Ne lis pas trop vite, tu risque de te faire mal aux yeux :noel: T'était sous quel pseudo avant?

Ari :d) Toujours le plus long :noel: Merchi pour avoir lu.
Alors, je t'ai répondu à la majorité des trucs sur MSN, comme d'habitude, sauf les trucs ou tu as absolument raison. Sur ça je travaille :-)

Voila ^^ La suite demain ou aprés-demain, avant une nouvelle semaine de bide :noel:

AmirVeltius
AmirVeltius
Niveau 10
20 août 2010 à 04:40:02

Salut neg, bon les typo que j'ai relevées, y a des doublons avec ari ( a qui je pique le "croisillon" )

  1. Au moment où il prononçait ses paroles
  2. tous les matins où il faisait ce rêve
  3. les temps ont changés
  4. les petits pactes qu'on faisaient autrefois
  5. Ce n'était pas la dernière chance, imbécile - puisque on est dans la tete de marco c'est "est pas"
  6. dans cette petite salle qui puait le moisi,
  7. Le fond de l'air restait étrangement frais Et pourtant, il sentait déjà la mort. - c'est vraiment un détail dont on se fout mais bon je crois voir ce qu'est le fond de l'air mais qu'il soit frais et moisi c'est bizarre. Et puis le "et pourtant, il sentait déjà la mort" ca m'a fait sourire sur le coup
  8. les yeux glacés du soviétique ne se tournait pas vers lui
  9. Si vous le chercher, Molotov
  10. c'est moi qui représenterais l'Italie
  11. comme tout les russes l'ascendance noble
  12. Faîtes donc. Les armées tomberont
  13. Ni par les capacités du poulain
  14. Les arguments avaient portés.
  15. qui avait jusqu'alors parut si lointaine
  16. les mains noirs croisées
  17. les terrasses brillaient de costumes, d'alcools et de fumées. L'air devenait frais, mais bon, - alors comme le "soir emplissait le ciel", il est en train d'emplir le ciel, il me semble que les terrasses "commençaient a briller" est plus correct
  18. qu'il ne voyait qu'une fois la semaine. - le la est un peu soutenu je mettrais par ( vraiment on s'en fout )
  19. quelque mois après la signature
  20. un pacte de paix toute les semaines
  21. bien plus que les délires économiques des marxistes - ca fait partie de ce que je reproche au texte plus loin
  22. vous avez fait saigné ce pays
  23. Je peut vous assurer que la IIIem
  24. son manc6teau
  25. et je n'aurais aucune pitié
  26. . Il se surpris même à s'ennuyer
  27. rester concentrer sur elle
  28. Le temps que ses mains se lèvent de son regard - étrange formulation...
  29. Mourir par ce qu'on a pas de chance
  30. ... Je ne dirais rien.
  31. Puis, il regarda Marco,d'un air suppliant - un espace manquant...

Déjà je trouve ça assez courageux de faire un roman historique. Donc même si ça te sert a rien je t'encourage a continuer.

Quand je lisais forcément je me rappelais un peu ton style d'avant, là y a moins de grandes hyperboles un peu partout, je préfère.

Tu pars parfois trop dans l'oralité. C'est souvent quand on est dans les pensées de marco mais le narrateur alterne entre raconter des faits très froidement et tout d'un coup il s'échauffe. C'est étrange a la lecture.

Je pense que ton texte souffre un peu de tous ces rappels historiques, même dans le texte je veux dire, que ce soit dans les pensées de Marco ou le narrateur. C'est peut etre parce que c'est le début. Mais je ne sais pas, le texte parait parfois trop léger. En fait c'est surtout a partir du deuxième post que je sens ça. La réunion est bien fichue je trouve. Le personnage d'Ivan ne m'a pas choqué, il est en plus précisé qu'il parle pas mal de dialectes d'ailleurs. Aussi je crois que c'est Claude Hagège qui parle une cinquantaine de langue.

Moi je pense que le roman devrait se désolidariser en quelque sorte de l'Histoire et faire comme si le lecteur était un érudit qui savait tout sur cette période. Le roman devrait plus se suffire a lui même, l'histoire devrait plus être en fond. Enfin, c'est facile pour moi de dire ça.

Tu te laches un peu quand Gapone entre on dirait un manga, toute la scène semble très surnaturelle. On verra la suite si y a plus de scènes comme ça, en tout cas ça tranche avec le reste a priori ^^

Bon mon commentaire est un grand n'importe quoi ( c'est très dur de passer après ari... ) mais voilà je lis je devais bien laisser un truc :noel: J'attends la suite.

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
20 août 2010 à 10:05:54

On va pas la faire longue, soit rassuré :noel: . De toute façon, en passant après Ari, Zang et tous les autres, ça me paru compliqué et redondant.

Premièrement, j'aime vraiment ce texte. Au début, j'ai eu un peu de mal à accrocher. Y a une belle palanquée de personnages, c'était un peu trop flou. Mais très intéressant sur le plan e l'intrigue. Par la suite, c'est beaucoup mieux, ça devient plus rapide, plus net, bref, ça bouge davantage.

Habituellement, je suis pas emballé par les textes bâtis sur un coté historique, mais là, avec l'intrigue que tu mènes, les personnages hauts en couleurs et le fond général, c'est vraiment agréable.

Je serais donc de la suite :-) .

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
20 août 2010 à 22:28:52

MErci à vous deux. Décidément, y a des semaines avec, et ça fait plaiz' :-)

Amir :d) Merci de ta lecture, et merci beaucoup pour les fautes: Y en a en effet beaucoup, j'essayerais de me relire plus désormais, et d'accessoirement maîtriser la grammaire. L'oralité aussi, j'y travaille, on verra si ça s'améliore.
Et tu va en plus être content parce que ouais, ça se désolidarise pas mal de l'Histoire avec un grand H aprés: ça se situe plus dans la description de l'époque à la rigueur, mais vu que c'est fait pour être mis en parralléle avec la nôtre, ca passe beaucoup mieux :hap: D'ailleurs aprés, y a plus de note.

Et content aussi de tes réactions sur le persos de Gapone, parce que c'est un peu ce que je voulais faire passer comme atmosphére, beaucoup plus iréel que le reste. Ca s'expliquera par la suite, bien sur :-)

Crazy :d) Merci. J'ai remarqué que y a beaucoup de monde qui n'aime pas l'histoire, et c'est con, parce que c'est un truc vraiment interessant dans le supérieur. C'est juste que les profs d'histoire au lycée sont des sous-merde souvent géographes que c'est comme ça, mais en fait c'est bien, hein :noel:

La suite au prochain post.

Negatum-
Negatum-
Niveau 10
26 août 2010 à 17:35:16
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