Voilà, j'avais envie d'écrire, ça donne ça :
Ça fait quelques jours que ça me taraude, je dois être dans un de ces états de dépression avancés dont j'ai du mal à voir le jour. Vie de merde, c'est le cas de le dire.
Ces derniers temps, rien ne me sourie. D'un point de vue social, ma vie est un monstrueux désastre. Je m'enferme dans mes propres murs, je suis devenue asocial et le peu de relations que j'ai s'avèrent tout sauf amicales. Lentement mais sûrement, je me brouille avec le peu d'amis qu'il me reste.
A quoi bon ? J'ai l'impression de me battre contre une houle déchainée au beau milieu d'une tempête. Et moi, je suis là, en spectateur, indifférent à toutes ces conneries, et à tous ces connards.
Tout me gonfle, je n'ai plus envie de rien, si ce n'est de me barrer à l'étranger, loin de tout, et recommencer une nouvelle vie. Je croule sous le poids des années vécues à vivre enterré dans ce trou.
La seule et unique chose qu'il me reste, et c'est bien la seule chose, je le sais, c'est mon sens critique. Être seul, ça ne m'a jamais fait peur, au contraire même, je préfère la douceur d'une nuit solitaire à la chaleur d'une belle assemblée d'abrutis. J'ai le sentiment d'être comme le dernier d'une espèce qu'on a méthodiquement éradiquée via les programmes télévisés.
Je ne sais pas qui je suis, ni où est ma place, néanmoins, je sais que quelque chose est en train de germer, bien au chaud au fond de mon esprit, quelque chose de puissant, d'obscur et d'implacable. Une logique se met peu à peu en place, je me détache progressivement de tout ce qui me compose, je me désassemble, comme on casse un atome complexe pour le simplifier afin de le soumettre à une autre opération chimique. Je me libère progressivement des entraves qui me gouvernement. Est-ce inconsciemment pour mieux me barrer à l'étranger ? Nier tout ici en bloc pour espérer trouver une réponse ailleurs ?
J'en ai assez de ce pays, j'en ai assez de ces abrutis. Ils ne sont pas foutus de comprendre qu'ils sont les rouages complexes d'un système dont le but est leur asservissement. Gauche, droite, c'est la même chose. Ils sont liés aux mêmes personnes, ces mêmes personnes qui gèrent dans l'ombre l'économie mondiale, et qui un peu plus, chaque jours, vous appauvrissent en s'enrichissant. Ces mêmes groupuscules qui font la pluie et le beau le temps sur notre belle petite planète bleue. Ces mêmes gens, qui en asservissent d'autre pour vous assembler vos réponses modulable au petit bonheur merdique qu'on appelle la société de consommation.
Réveillez-vous, tourne tout de travers. Où sont passés les jeunes filles bien éduquées ? Nos chères têtes blondes ? Notre honneur et nos mœurs ? Je ne vois que des putes ou autres jeunes abâtardis par la culture de l'instantané et du consommable. Notre honneur ? Notre fierté ? Sous le coup d'une économie de marché, nous nous la somme taillés en pointe et enfoncés bien profonds. Sympa, tu travailles toute ta vie comme un chien, pour payer les vacances de monsieur X quelque part dans les iles.
Si l'on devait reprendre la métaphore de Nietzsche sur la société, avec le loup et les moutons, je ne serai ni l'un ni l'autre. Un mouton noir isolé, la proie idéale. Détaché des mimes des autres moutons, mais néanmoins à la merci des prédateurs. C'est bien là une fâcheuse posture.
Voilà, j'ai craché ma haine, j'suis maintenant en panne d'inspiration. J'aurai aimé jouer d'envolées lyriques, mais je n'y arrive plus, mon esprit est trop tourmenté par toutes ces conneries. J'ai envie de partir loin, mais c'est impossible. J'espère que l'avenir pour une fois me tendra les bras. Si j'en ai la possibilité, croyez bien que je me casse dans le sud, ça sera un bon début.
Bien merdique dans le genre hein ? Bref...