Salut tout le monde.
Bon, voici une nouvelle dont l’idée date de 2009, probablement même avant, et grâce au marathon j’ai pu la concrétiser. Normalement, je devais faire ce texte pour un duel contre Titimathy en juillet l’an passé, donc j’ai un peu de retard, mais me voici. C’est en lisant Stephen King que j’ai eu cette idée, et en me promenant à New York j’ai vu mon personnage prendre forme devant moi...
Ce qui est bien c’est qu’elle est pratiquement terminée, que j’ai des chapitres en stock, et les postes seront réguliers.
Bref, bonne lecture.
ORGUEIL
1. Quelqu’un
— Je l’emmerde ! Il n’avait qu’à être à l’heure.
Kent vit alors le visage de son assistante Anita se renfrogner. Loin de l’agacer, ce petit air contrit plaisait à Kent qui constatait à l’occasion son pouvoir.
— Mais monsieur Paxton, insista la jeune femme, c’est le représentant de la lutte contre le sida. Écoutez au moins ce qu’il à vous dire.
— Où est le dossier Unway ? s’enquit-il en balayant la remarque de son assistante.
Kent scruta son immense bureau en acajou, souleva quelques piles de papier, en vain. Il se laisser tomber dans son fauteuil, tandis qu’Anita formuler de sottes explications à propos du retard du service comptabilité. Il se balança d’avant en arrière et observa en silence les volumes géométriques et multiples de la ville de New York. De son bureau, il pouvait même apercevoir la terrasse de son appartement de la tour Seaflax qui donnait sur Central Park. Une merveille qui lui avait coûté pas loin d’un millénaire du salaire d’Anita.
Kent adorait cette ville pour les profits qu’elle engendrait tout en ne supportant pas ses habitants, trop européens à son goût. Il lui arrivait de regretter par moment ses amis de Chicago où il avait fait ses armes dans un grand cabinet d’audit. Il régnait là-bas un esprit plus pragmatique et moins carnassier, il y avait une sorte de bon aloi dans la jungle de la finance alors qu’ici à la grosse pomme, jamais le chacun pour soi n’avait eu pareil hégémonie.
La sonnerie de son portable l’arracha de ses rêveries. Il plongea sa main dans sa poche et porta l’appareil à son oreille dans un geste qui tenait plus du réflexe de l’homme d’affaires que d’une forme de nervosité.
— Kent Paxton.
— Hey Kent ! Bouge-toi le cul et dis-moi si tu vois ce trou à rats qu’on appelle le New Jersey.
Kent esquissa un sourire en reconnaissant son ami Greg Harper et s’exécuta. Il fit quelques pas et se colla à la vitre. Au-delà des canyons de Manhattan et de l’Hudson, il pouvait deviner les pistes de l’aéroport de Newark.
— Quelles conneries tu veux que je voie ?
— Si tu peux le voir, ça veut dire qu’il fait suffisamment beau pour faire une partie de Crosse. Je t’attends au stade de Columbia, 11 h !
Puis il raccrocha. Kent aimait l’esprit direct de Greg et son absence de politesse hypocrite qui lui donnait une assurance peu commune. La perspective d’échanger quelques boules et des plaisanteries grasses le séduisait bien plus que les réunions avec ses employés incompétents. Il rangea son téléphone, prit son veston et se dirigea vers la sortie.
Cependant, au moment de quitter la pièce, Anita l’interpella.
— Vous ne pouvez pas partir, fit-elle l’air réprobateur. La commission de l’International Trust Bank doit venir à 16 heures.
Kent n’avait même pas remarqué que son assistante était toujours là, droite dans son tailleur dans pliure, le coude passablement replié sur plusieurs dossiers. Un vrai pantin sans âme, se dit-il. Il respira et répondit en détournant le regard.
— Je serai à l’heure, au pire, ils attendront car ils ne peuvent pas se permettre de perdre ce contrat.
Sur quoi, il claqua la porte de son bureau et s’éloigna dans les couloirs de l’immeuble. Rien qu’en traversant l’étage, plusieurs personnes lui posèrent des questions quand d’autres tentèrent de lui lécher les bottes. Comme à son habitude, il les ignora soigneusement et se réfugia dans la cabine de l’ascenseur.
Il croisa à l’intérieur la jeune Eva Archer, et ne peut retenir un rictus en la voyant. Une femme dans la trentaine, qui ressemblait vaguement à Marilyn Monroe avec ses cheveux blonds bouclés et son visage fin.
— Saut Paxton ! dit-elle d’un plaisir feint.
— Archer... répondit-il d’un mouvement de tête.
Il presse le bouton pour le parking, puis les portes se refermèrent.
— J’ai entendu dire que tu avais quelques difficultés pour le montage de l’affaire Unway.
Deux mois qu’il planchait sur ce dossier complexe sans en voir le bout alors qu’elle travaillait sur des fonds de pension, des placements faciles qui augmenteraient sa côte dans la société. Il était un Mozart de la finance, et elle un Salieri : ennemi du premier jour, ils n’avaient de cesse de se voler mutuellement des affaires, sans jamais qu’un d’eux ne l’admette ouvertement.
— Rien de plus épineux que ton épisode avec les Rockefeller.
La femme se crispa. Touché ! Égalité.
— Tu connais Mathew Talpert ?
Trente-cinq ans, un siège au conseil d’administration grâce à son père, le patron, Hugo Talpert. Bien sûr qu’il le connaissait. Des mois qu’il tentait de se faire inviter à l’une de ses parties de golf ou une de leurs soirées de club.
— Comme tout le monde.
— Je dîne avec lui ce soir. Qui sait ce que la soirée nous réservera ...
Petite salope ! pensa-t-il.
— J’espère qu’il va mieux depuis sa mauvaise toux à Hawaï.
Un mensonge bricolé sur l’instant. Manifestement il fonctionna car le visage de la belle Eva s’obscurcit imperceptiblement avant qu’elle ne sorte au dixième étage.
La cabine poursuivit sa descente. Trois ans à peine qu’il avait intégré cette société de placement et déjà la moitié des effectifs étaient sous ses ordres. Un article dans le Financial Times précisait que si tout ce passait bien, l’immeuble tout entier lui appartiendrait à la fin de l’année prochaine. Toutefois, des personnes comme Eva constituaient des obstacles à son ascension. Kent la détestait pour son exécrable talent à gravir les échelons plus en manipulant que par son travail.
Il y eut ce tintement caractéristique des fours micro-ondes la cuisson terminée et les portes s’ouvrirent sur le parking souterrain de la tour. Kent sortit ses clés et marcha en sifflotant entre les piliers de béton. Il vit alors la voiture du représentant de cette obscure association contre le sida. Il s’arrêta et soupira. Lentement, il sortit son chéquier, griffonna un montant s’apparentant à une décennie du salaire d’Anita et glissa le papier entre les essuies glaces.
— Une heure de supplication en moins, souffla-t-il en bipant son Audi TT décapotable.
Il ressentit de la fierté en voyant la peinture pourpre briller sous l’éclat froid des néons. Kent grimpa à l’intérieur, mit le moteur en marche et sortit du parking.
Par chance, Kent s’abîma dans l’heure creuse du trafic new-yorkais, ce moment subtil juste avant midi. Ce faisant, il enquilla sur la quatrième avenue et circula aisément. Kent avait grandi dans le Kansas, avec ces plaines et ces grands champs de céréales. Il appréciait certes la mégalopole pour ces richesses et son fourmillement, pourtant il lui arrivait de songer avec nostalgie à ces vastes espaces. Il chassa ces pensées en passant la quatrième et filant le long de Central Park. Cheveux aux vents, sourire aux lèvres, il dépasse le musée Guggenheim pour remonter en direction de l’université de Columbia.
Son téléphone sonna à nouveau.
— Oui, je suis sur la route, lança-t-il.
— Monsieur Paxton ?
La voix n’était pas celle de Greg. Kent profita d’un feu rouge pour se reconcentrer.
— En effet, et vous êtes ?
— Doug Hatterford, je viens de voir votre chèque sur ma voiture. Je ne peux pas l’accepter.
Kent pencha la tête en arrière par exaspération. Il voulut passer la première, mais son bras fendit l’air. Ne trouvant pas le levier de vitesse, il détacha son regard du feu de signalisation et ne trouva qu’une touffe d’herbe. Kent sursauta et sentit la colère poindre. Il était au niveau de Harlem et cru qu’un malin avait jeté de la terre dans sa voiture.
— Monsieur Paxton, nous apprécions votre geste, seulement, vous vous êtes trompé d’ordre en le mettant à mon nom, il faudrait...
Mais Kent n’écoutait plus. Lorsqu’il leva la tête pour tenter d’apercevoir une silhouette dans les immeubles, son regard ne trouva d’un ciel chargé de nuage grisâtre. La ville avait disparu, et sa voiture avec. Kent réalisa avec effroi qu’il était assis sur une souche d’arbre au milieu d’une clairière. Il ne restait de son Audi que le volant qu’il tenait de la main droite.
— Putain de merde ! lâcha-t-il en se levant d’un bond.
— Monsieur Paxton, je ne comprends pas...
Les paroles de Hatterford moururent quand Kent lâcha son téléphone. Celui-ci chuta mollement sur un tapis de mousse. En lieu et place de la ville de New York, il n’y avait d’une épaisse et silencieuse forêt de pins.
Premier commentaire !
J'aime pas "juger" ou "commenter" les textes, je suis pas écrivain et j'ai pratiquement rien posté sur ce forum, je vais donc me contenter de te dire mon avis et puis voila.
C'est vachement bien sur plusieurs points, j'aime bien le caractère un peu psychopathe du personnage principal : "Un vrai pantin sans âme, se dit-il." Les psychopathes sont persuadés que les autres ne sont pas réels, ce caractère sans la moindre once d'empathie et aussi visible dans son rapport avec l'association de lutte contre le sida qui est dénué de la moindre moralité, il est d'ailleurs richissime et la plupart des grands patrons d'entreprises sont des psychopathes. J'aime aussi que tu cite plein de lieux et de noms et que tu décrive un peu le contexte New-yorkais vu à travers ton personnage. L'irruption soudaine de l'irréalité rappelle effectivement Stephen King (Dans ça,simetierre, bazaar et autres) et créer un intéressant contraste par l'irruption soudaine d'un décor naturel à la place de la gigantesque métropole qu'est New-York, ce qui relance l'histoire et donne encore plus envie de savoir la suite.
D'autres choses me plaisent moins, je trouve que certaines scènes ne sont pas assez développé, on voudrait savoir plus sur chacun des personnages, des rapports entre eux (très bien montré pour la secrétaire mais moins pour les autres), je trouve que tu aurais pu plus développer ta situation initial en prenant ton temps, mais je comprend que tu devais être pressé de nous présenter la soudaine téléportation de la voiture de Kent.
Pour le style rien de dérangeant, ça glisse c'est agréable (esprits mal tournés s'abstenir
), tu devrais juste moins répéter les noms des personnages (Isaac Asimov le fait beaucoup dans Fondation et je trouve ça désagréable).
Donc voila en espérant que tu écrives vite la suite ! ![]()
Excusez les fautes d'orthographes j'ai pas fais vraiment attention ![]()
J'ai lu aussi.
« Écoutez au moins ce qu’il à vous dire. » a à
« Il se laisser tomber dans son fauteuil, tandis qu’Anita formuler de sottes explications à propos du retard du service comptabilité. » laissa, formulait
« Il régnait là-bas un esprit plus pragmatique et moins carnassier, il y avait une sorte de bon aloi dans la jungle de la finance alors qu’ici à la grosse pomme, jamais le chacun pour soi n’avait eu pareil hégémonie. » pareille
« Si tu peux le voir, ça veut dire qu’il fait suffisamment beau pour faire une partie de Crosse. Je t’attends au stade de Columbia, 11 h ! » onze heures, ce serait mieux
« Vous ne pouvez pas partir, fit-elle l’air réprobateur. La commission de l’International Trust Bank doit venir à 16 heures. » idem seize
« Kent n’avait même pas remarqué que son assistante était toujours là, droite dans son tailleur dans pliure, le coude passablement replié sur plusieurs dossiers. » sans pliure
« Saut Paxton ! » Salut
« Il presse le bouton pour le parking, puis les portes se refermèrent. » pressa
« Deux mois qu’il planchait sur ce dossier complexe sans en voir le bout alors qu’elle travaillait sur des fonds de pension, des placements faciles qui augmenteraient sa côte dans la société » cote
« Il était un Mozart de la finance, et elle un Salieri : ennemi du premier jour, ils n’avaient de cesse de se voler mutuellement des affaires, sans jamais qu’un d’eux ne l’admette ouvertement. » ennemis
« Lentement, il sortit son chéquier, griffonna un montant s’apparentant à une décennie du salaire d’Anita et glissa le papier entre les essuies glaces. » essuie-glaces
« Kent avait grandi dans le Kansas, avec ces plaines et ces grands champs de céréales. » ses plaines et ses grands champs
« Il appréciait certes la mégalopole pour ces richesses et son fourmillement, pourtant il lui arrivait de songer avec nostalgie à ces vastes espaces. » ses richesses
« Il chassa ces pensées en passant la quatrième et filant le long de Central Park. » et en filant
« Cheveux aux vents, sourire aux lèvres, il dépasse le musée Guggenheim pour remonter en direction de l’université de Columbia. » dépassa
« Il était au niveau de Harlem et cru qu’un malin avait jeté de la terre dans sa voiture. » crut
« Lorsqu’il leva la tête pour tenter d’apercevoir une silhouette dans les immeubles, son regard ne trouva d’un ciel chargé de nuage grisâtre. » qu’un ciel chargé de nuages grisâtres
« En lieu et place de la ville de New York, il n’y avait d’une épaisse et silencieuse forêt de pins. » qu’une
Voilà pour les fautes que j'ai repérées. Sinon, j'ai pas grand-chose à dire sur le style, sinon que je suis d'accord avec la remarque de MisterBlueberry concernant le prénom du personnage principal, surtout, que tu répètes beaucoup alors qu'il y a des endroits où ça n'est pas nécessaire et où un simple "il" suffirait. Sur le fond, le personnage est bien brossé, et la fin nous laisse évidemment curieux de connaître la suite... Tu aurais peut-être pu détailler un peu plus le phénomène, mais je trouve déjà ça très bien comme ça, j'ai bien aimé, et en tous cas, ça accroche assez bien et assez vite.
Une très bonne entâme. Pas grand chose à dire, si ce n'est que ton style s'allège considérablement, rendant le texte d'autant plus prenant.
J'aime beaucoup, je lirais la suite
!
Merci d’avoir lu et commenté.
Je te remercie Suledhel pour la correction des fautes. C’est bien utile.
Bon je sais pas trop quoi dire. Je suis content que ça vous plaise et je posterai la suite ce soir.
J'avais lu et commencé a commenter dans un post qui n'a jamais connu de fin et que j'ai d'ailleurs perdu. Soit, j'avais lu et adoré, c'est plutôt excellent et moins guindé que d'habitude on sent que ce mec tiré à quatre épingle et surmené par le travail c'est en quelque sorte toi et j'attends de voir comment tu vas te débrouiller dans cette forêt, ce qu'elle représente etc... On sent une franche évolution, un talent se dessiner peu à peu, et, même si nos rapports ne sont pas aux beaux fixe je pense que ça n'a rien à voir dans le fait que je puisse apprécier ce que tu fais. Même quand c'est mauvais j'aime bien relever tes erreurs mais là je dois dire que c'est quelque chose de plus abouti, peut-être prétentieux.
C'est probablement ma lecture de l'été sur le forum. Mais au final, est-ce que ça ne va pas un peu trop vite ? Tu parles de King et l'ayant lu à plusieurs reprises je pense que ce qui différencie largement ton oeuvre des siennes c'est la vitesse à laquelle se déroule les choses, peut-être pour symboliser le côté pressé et à 100 à l'heure de tes protagonistes mais on n'en sait pas assez sur le perso principal.
J'avais développé tout ça sur deux pages word mais malheureusement je les trouve plus. Bonne chance.
peut-être moins prétentieux.
Merci d’avoir lu et commenté.
Je suis toujours très sceptique de tes analyses... dire que c’est moi, je ne partage pas forcément cette opinion car le personnage diffère sur de nombreux points. Mais bon, je ne vais pas me lancer dans une explication interminable et je vais te laisser penser ce que tu veux.
Pour la vitesse, je préfère que se soit comme ça. Je n’ai jamais vraiment trop aimé que l’action tarde à venir dans une nouvelle qui pour moi se doivent d’être courte et efficace. Et puis, j’ai toujours une fâcheuse manie de faire enfler mes récits car j’ai trop d’idées, donc je me force à les contenir un peu.
Cela dit, ce n’est pas la première fois qu’on me reproche d’aller trop vite. Je n’ai donc peut être pas encore trouvé le bon équilibre... Disons aussi que je suis en train de lire « Juste avant le crépuscule » de King et qu’il met un temps dingue à mettre en marche l’intrigue et que parfois ça me gave.
Aussi, je n’ai pas trop développer dès le début pour éviter le côté « pseudoprologue » de premier chapitre, et rendre les autres chapitres secs. J’aime que les choses soient progressives plutôt que de faire avaler une grosse pullule dès le départ.
Il est retourné dans le passé au temps des dinosaures ? ![]()
« Hébété, Kent observa les arbres sans vraiment les voir, sans mesurer la réalité qu’il constituait pour lui. » qu’ils constituaient, si j’ai bien compris et que tu parles des arbres, si c’est pas le cas je trouve la phrase peu claire
« Kent s’enfonça quelques dizaines mètres pour quitter la clairière. » Il doit manquer des mots quelque part
« Alors qu’il s’attendait à retrouver son Audi pliée en deux, ou l’angle de rues avec les badauds courant en tout sens, il ne s’offrit à lui qu’une vaste entendue sauvage exempte d’immeubles et de voitures. » tous sens, étendue
« Partout où Kent tournait la tête, son regard n’embrassait d’un paysage forestier de pins et de quelques boulots qui émergeaient au travers d’un infini tapis de fougères bien vertes. » qu’un paysage, bouleaux
« Il composa le numéro d’Anita et s’assit sur la souche de la même manière qu’il se serait enfoncé dans son large fauteuil de son bureau au 54eme étage. » Inutile de répéter « son » deux fois, c’est redondant : dans le large fauteuil de son bureau ;
« Au fait, dit-elle, l’International Trust Bank à avancer son rendez-vous et ses représentants seront là à 15 heures, ça pose problème. » avancé, quinze
« Je ne pourrais pas être au bureau, dès qu’ils seront là, nous ferons simplement une conférence audio et verront avec le service juridique pour la paperasse. » pourrai, verrons
« Aussi, Kent savait que l’état de New York, et plus largement la côte ouest des États-Unis se distinguaient par des arbres feuillus, ou alors des cèdres dès qu’on prenait de l’altitude, notamment du côté des Appalaches. » distinguait, ou alors tu peux laisser au pluriel mais il faudrait une virgule après Etats-Unis sinon c’est pas très clair
« Seulement, il était impossible qu’il eut été transporté sur plusieurs milliers de kilomètres en quelques secondes. » eût
« Dites-moi plutôt dans quelle rue vous êtes et je pourrais peut être vous aidez, vous savez, je connais bien la ville et... » pourrai peut-être vous aider
« Kent regarda à nouveau autour de lui, il n’y avait pas lignes de lignes à haute tension. » Un « lignes » de trop.
« Et si, pensa-t-il dans un accès de spéculation, il n’était pas sur terre ? » Terre avec une majuscule, comme tu parles clairement de la planète
« baliverne, il se trouvait bien « quelque part » sans quoi le signal du téléphone ne pourrait être capté. » Balivernes
A part ça, pas grand chose à dire, sinon que j'ai aimé. Le mystère s'épaissit autour de la mystérieuse destination de Kent, le signal du portable, celui du GPS inexistant...et finalement ce craquement qui arrive à la fin. Le suspense et l'action sont pour l'instant bien dosés, je trouve, du moins sur moi ça fonctionne, je suis toujours aussi curieuse de connaître la suite pour voir la situation - peut-être - s'éclaircir un peu...
Ouais, je penche aussi pour les dinos, ou alors New York au temps des Indiens, même si il aurait probablement vu la mer d'en haut (il doit être à Manhattan).
Alors, bah j'ai lu. Comme l'a dit yugoski, tu te "décoinces" enfin: Les personnages sont beaucoup plus vivants dans leur dialogues et dans leurs réactions, même si, bon, c'est pas encore Shakespeare ("Je serai à l’heure, au pire, ils attendront car ils ne peuvent pas se permettre de perdre ce contrat.", beaucoup trop long pour de l'oral). Pareil pour les pensées de Paxton, ça y est aussi (à part quelques métaphores genre Mozart/Salieri, étonnant pour un cadre). Sinon c'est du bon, le style est fluide et efficace, j'ai trouvé la transition entre les deux mondes assez sympa.
Pour le scénario: Ca m'a l'air bon, j'espére que ça décollera et que ça tournera d'avantage autour du fameux lien avec le téléphone que ça refera Tarzan à Dinotopia. Je sens que le persos au SIDA va être présenté comme une sorte d'alter Ego qui vient en aide à Paxton, ou un truc comme ça, en tout cas, ça a l'air assez croustillant. J'attend la suite ![]()